Là où elle repose : Kimberly McCreight (lu par Martine Lucciani)

Résumé de l’éditeur : « À Ridgedale, petite ville aisée du New Jersey, le corps d’un bébé est retrouvé dans les bois voisins de l’université. Malgré toutes les rumeurs et les hypothèses que ne manque pas de susciter le drame, personne ne connaît l’identité de la fillette et encore moins les raisons de sa mort. Molly Anderson, journaliste indépendante récemment arrivée avec son mari et sa fille, est recrutée par le journal local pour couvrir le fait divers. Une affaire, pour la jeune femme, qui réveille un tourment douloureux. En effet, elle a perdu un bébé et ne s’est jamais vraiment remise de cette épreuve… Or, ses investigations vont mettre à jour certains secrets bien enfouis de cette petite communauté aux apparences si convenables. »

*

J’ai attendu un peu trop longtemps avant d’écrire mon billet et je me retrouve un peu embêtée car je ne sais plus trop ce qu’il faut ou ne faut pas dire pour ne pas dévoiler trop de choses sur l’intrigue, alors je n’en dirai pas plus que le résumé.

Ce que je peux dire c’est que sur le moment j’ai vraiment aimé cette lecture, je me suis vraiment laissée prendre par l’histoire et j’ai pensé que cela ferait une très bonne série télé. Alors ce n’est pas un chef d’oeuvre loin de là, c’est même sans doute un peu « déjà vu », d’ailleurs, j’ai pensé à la série « Murders » sur Netflix, à « Blood Orange« , à « Petits secrets et grands mensonges » par exemple.

Mais cela a fonctionné avec moi et je peux vous le conseiller pour une lecture de vacances ou entre deux lectures plus sérieuses.

Chez Sylire

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Et toujours les forêts : Sandrine Collette (Lu par François-Eric Gendron)

Résumé de l’éditeur : « Corentin, personne n’en voulait. Ni son père envolé, ni surtout sa mère, qui rêve de s’en débarrasser. Traîné de foyer en foyer, son enfance est une errance. Jusqu’au jour où sa mère l’abandonne à Augustine, l’une des vieilles du hameau. Au creux de la vallée des Forêts, ce territoire hostile où habite l’aïeule, une vie recommence.
À la grande ville où le propulsent ses études, Corentin plonge sans retenue dans les lumières et la fête permanente. Autour de lui, le monde brûle. La chaleur n’en finit pas d’assécher la terre. Les ruisseaux de son enfance ont tari depuis longtemps.
Quelque chose se prépare.
La nuit où tout implose, Corentin survit miraculeusement, caché au fond des catacombes. Revenu à la surface dans un univers dévasté, il est seul. Humains ou bêtes : il ne reste rien. Guidé par l’espoir insensé de retrouver la vieille Augustine, Corentin prend le long chemin des Forêts. Une quête éperdue, arrachée à ses entrailles, avec pour obsession la renaissance d’un monde désert, et la certitude que rien ne s’arrête jamais complètement. »

*

Après un démarrage un peu long pour moi (et qui finalement n’apporte pas tant que ça au coeur de l’intrigue) sur la mère de Corentin et sa petite enfance, on entre dans le vif du sujet quand Corentin, le personnage principal a la vingtaine et est étudiant dans une grande ville.

On ne sait pas à quelle époque on est exactement mais c’est vraiment un monde proche du nôtre et quand une catastrophe détruit une grande partie du monde, des humains et de la nature se déclenche, Corentin qui fait partie des survivants ne sait pas quoi faire à part partir à pied pour essayer de retrouver sa grand-mère Augustine qui vivait dans ce qui représente pour lui un havre de paix.

Arriver là-bas est une véritable aventure humaine et une fois sur place, la vie avec Augustine et celle avec qui il essaiera de reconstruire un nouveau monde est loin d’être simple…

Ce roman post apocalyptique très réaliste car très ancré notre société actuelle est vraiment noir. Il montre la nature humaine sous toutes ces facettes et pas forcément les plus belles…

J’ai trouvé que c’était très bien écrit et très bien lu.

J’ai forcément pensé à « La route« , « Station eleven » et « Dans la forêt« , trois autres romans de ce genre que je vous conseille aussi!

Chez Sylire

pour ma ligne lieu

Les Suprêmes : Edward Kelsey Moore

« Les Suprêmes », ce sont Odette, Clarice et Barbara Jean, trois amies inséparables depuis le lycée et qui à la cinquantaine sont toujours amies. Elles se sont connues dans les années 60 et le récit nous fait faire des allers retours entre le passé et le présent de la petite bande : les maris, les amis, les amants… Toutes leurs vies actuelles sont dessinées par les évènements de leurs histoires respectives.

Chacune a son caractère et chacune a eu son lot de drames et pourtant elles sont toujours là les unes pour les autres.

Je ne vais pas rentrer dans les détails mais ce roman est un peu un « feel good » avec beaucoup de moments « feel bad » car les Suprêmes ont vraiment traversé des coups durs et pourtant, le roman garde toujours une part de légèreté et d’humour, et surtout beaucoup de bienveillance tout en touchant des sujets sérieux comme les relations interraciales interdites, la perte d’un enfant, l’alcoolisme, un cancer et des choses plus anecdotiques comme un mari volage, un mariage de convenance, des mères envahissantes, l’importance de l’église. C’est aussi un roman qui raconte la séparation des Noirs et des Blancs, les quartiers radicalement séparés dans les années 60 et l’évolution sur le temps sans appuyer artificiellement sur le sujet. Et une petite touche très présente dans la littérature afro-américaine : des fantômes qui s’immiscent dans la vie d’un des personnages!

C’est un savant mélange qui fait du bien, je dirai que c’est un livre « doudou » : pas trop mièvre mais pas trop noir non plus. J’ai beaucoup aimé me retrouver parmi ces personnages!

 chez Antigone

Pour le rendez-vous : « Une histoire avec une (des) héroïne(s) afro-américaine(s) »

catégorie « aliment » (partie d’une volaille)

Friday Black : Nana Kwame Adjei-Brenyah

Résumé de l’éditeur : « Avec ce premier livre incroyablement inventif, Nana Kwame Adjei-Brenyah s’est imposé aux États-Unis comme une nouvelle voix explosive dans la lignée de Colson Whitehead et Marlon James. Entremêlant dystopie, satire et fantastique, et ses nouvelles donnent à voir avec une effarante lucidité la violence et la déshumanisation de notre monde.

Qu’il mette en scène le procès d’un Blanc accusé du meurtre effroyable de cinq enfants noirs (et qui sera acquitté), le parcours d’un jeune qui tente de faire diminuer son « degré de noirceur » pour décrocher un emploi, le quotidien d’un vendeur de centre commercial confronté à des clients devenus zombies, ou celui des employés d’un parc d’attractions faisant du racisme ordinaire une source de divertissement, Adjei-Brenyah le fait avec une maîtrise et une maturité stupéfiantes. On renferme ce livre hébété : si la fiction peut contribuer à bousculer les mentalités, alors Friday Black est une puissante arme littéraire. »

*

Ce recueil de nouvelles est vraiment intéressant et d’une grande richesse. C’est assez violent, il faut le savoir, mais la violence est toujours justifiée que ce soit dans l’horreur de ce que les Noirs ont a subir vis à vis des blancs (comme dans la nouvelle d’ouverture « Les 5 de Finkelstein » qui montre l’aberration d’un système judicaire où un homme blanc peut massacrer des enfants noirs en toute impunité ce qui engendre une dérive vengeresse, ou dans « Zimmer land » un parc d’attraction où les blancs peuvent vivre leurs pires instincts racistes) ou dans les dérives de la société de consommation américaine où l’argent et la possession transforment les gens en monstres (comme dans « Friday Black » ou « Comment vendre un blouson selon les recommandations du Roi de l’hiver »).

Mais il y a aussi des nouvelles qui représentent un futur imaginaire très noir, dystopie où le lavage de cerveau a fait des ravages dans la société comme dans « L’ère » ou quand un univers sans fin qui se répète entraîne une violence terrible comme dans « Après l’éclair ».

Je ne cite pas toutes les nouvelles mais elles ont toute leur intérêt. Ce qui aurait pu me perdre, c’est le côté un peu fantastique ou science fiction qui n’est pas mon genre de prédilection mais ces nouvelles sont assez bien écrites pour m’avoir fait rentrer dans l’univers de l’auteur. Il a aussi le mérite d’être varié dans ses choix.

Je suis très curieuse de découvrir l’auteur dans un roman!

Titine en parle aussi!

Pour le rendez-vous : « Livre publié en 2020-2021 »

Merci aux éditions Albin Michel!

Toni Morrison

Aujourd’hui c’est l’anniversaire de Toni Morrison et si j’ai eu un coup de coeur pour « Beloved« , pour « Home » et pour « Un don« , j’ai moins aimé « Délivrances » et j’ai abandonné « Tar Baby » et « L’oeil le plus bleu » ce mois-ci alors je pense que ma relation avec cette autrice est contrastée 😉

Je pense que je tenterai encore de la lire, au cas où je tomberais à nouveau sur un coup de coeur 😉

Cliquez ici pour trouver plein d’article sur Toni Morrison sur France Culture!

Cannibale : Didier Daeninckx

Didier Daeninckx est auteur dont j’ai déjà lu plusieurs livres et que j’ai aussi rencontré donc quand j’ai trouvé ce titre dans une boite à livres je n’ai pas hésité.

Didier Daeninckx aborde souvent des sujets à fort fond politique et c’est encore le cas ici avec un contexte historique également. Le narrateur est un vieil homme, un Kanak, qui raconte une partie de son passé qui se déroule à Paris en 1931. Il faisait partie d’un groupe d’une trentaine de Kanaks envoyés en France pour l’Exposition Coloniale. Officiellement, ils devaient représenter la culture traditionnelle de Nouvelle Calédonie mais en réalité, les officiels français vont parquer les Kanaks dans les jardins d’acclimatation du Bois de Vincennes transformés en zoo humain et vont même les faire passer pour des anthropophages.

Quand Gocéné, le narrateur, alors jeune homme, voit sa fiancée et un groupe de leur tribu être emmenés en bus pour une destination inconnue, il va partir à l’aventure dans Paris avec un compagnon d’infortune pour retrouver leurs camarades.

C’est donc à la fois un roman historique et social qui montre la position de la France vis à vis de ses colonies mais c’est aussi une aventure, presque épique, pour ces deux jeunes si éloignés de la vie française dans leur mode de vie, qui pourtant vont réussir à se débrouiller. C’est aussi une belle leçon de solidarité.

J’ai aimé ce roman qui, même s’il est très court, est très riche et vraiment percutant et qui fait mal au passé français!.

 chez Antigone

avec Nath Sci : allons voir son avis!

Radicales : Coralie Bru

Julia, mère de deux adolescents, est une femme assez solitaire qui voit ses enfants se détacher d’elle petit à petit. Son fils est en terminale et semble ne penser qu’à son Bac et sa fille est déjà en couple depuis assez longtemps pour une jeune fille de 16 ans, ils sont tous les deux prêts à se lancer dans des études contraignantes et semblent à mille lieues des préoccupations et des aspirations de Julia. Très contemplative, elle les observe prendre leurs distances et pourtant un matin, la routine bien réglée de sa famille ne lui semble pas tout à fait la même. Elle sent que sa fille lui cache quelque chose.

Lucie finit par d’avouer à sa mère -à condition que Julia ne dise rien à son père et son frère- qu’elle veut avorter. C’est alors que commence une période de tourmentes pour les deux femmes : le mensonge d’abord entre Julia et son mari à qui elle ne cache en général rien, mais surtout les difficultés à se faire entendre pour faire valoir ce droit pour les femmes. Elles vont trouver refuge auprès de Rose, une amie de Julia, plus âgée, qui va les accueillir pendant ces quelques jours qui vont les changer.

Cette « aventure » du quotidien, parenthèse dans leur vie familiale, va se transformer en une rencontre entre une mère et une fille qui vont apprendre à se connaître, entre tension et tendresse, mais aussi une prise de conscience du féminisme assez radical de la jeune Lucie. La relation entre entre Rose et Julia, en miroir de la relation entre Julia et Lucie, va permettre de revenir sur le passé de Julia et ses propres liens avec sa mère. Avec Rose, c’est une relation quasi maternelle en plus d’être amicale.

C’est vraiment un très beau roman sur les relations mère-fille, un très beau portrait de femmes de différentes générations, un roman contemporain sur le féminisme, sur les relations humaines et familiales. C’est un roman qui pourra parler aux femmes de la quarantaine, de la soixantaine et aux jeunes filles aussi.

Quand j’ai terminé le roman, j’étais triste de quitter les personnages et c’est pour moi un vrai signe d’un roman réussi car je me suis attachée! Pendant toute ma lecture, j’ai eu envie de faire lire ce roman à toutes les mères de filles et toutes les jeunes filles !

Je ne vais pas faire semblant : Coralie Bru est une copine à moi et si vous pensez que lire le roman d’une amie et en parler sur son blog est facile : détrompez-vous! Tout d’abord, quand j’ai commencé le roman, je n’avais qu’une peur : « Et si je n’aimais pas autant que les deux autres romans que j’ai lus d’elle? ». Je ne lui ai d’ailleurs pas dit tout de suite que je le lisais, en me disant : « Si je n’aime pas, je ferai profile bas, je ne dirai rien, ni à elle, ni sur le blog » 😉 Mais quand je me suis rendue compte que j’oubliais complétement que c’était elle qui l’avait écrit et que je le lisais en me disant que j’aimais et que je trouvais ça vraiment bien écrit sans penser à Coralie, j’ai su que c’était encore une réussite!

J’ai lu « Radicales » une première fois en « avant première » en janvier 2020 quand Coralie voulait encore faire quelques corrections (mais moi, je n’ai rien vu à redire au texte à ma première lecture, j’ai juste beaucoup aimé!). Je n’en ai pas parlé tout de suite sur le blog car le roman n’était pas encore disponible à la vente. Alors je l’ai relu quand elle a trouvé l’opportunité de diffuser son roman par Librinova (en auto-édition). Il est maintenant disponible partout en numérique et vous pouvez commander une version papier auprès de vos librairies sans problème (en passant par Hachette) même si elle n’est pas encore publiée (ce que je trouve vraiment incompréhensible quand on pense à l’existence de livres parfois très médiocres…). Moi qui ne relis presque jamais, je l’ai relu (une version encore meilleure que la première) et non seulement j’ai aimé mais j’ai même encore plus aimé : j’ai eu un coup de coeur!

J’espère vous avoir donné envie de découvrir « Radicales » même si j’ai toujours beaucoup de mal à écrire mes billets coup de coeur et j’espère que vous pourrez lui donner de la visibilité en le lisant et en en parlant autour de vous !

Après « Deux minutes » et « Cet être exceptionnel » que j’ai aussi adorés : une plume à découvrir absolument !

catégorie « adjectif »

La sorcière (Tome 10) : Camilla Läckberg

C’est le 10e tome de la série « Erika Falk » que je lis et je ne sais pas si Camilla Läckberg en a écrit d’autres ou va en écrire d’autres mais même si ces romans sont loin d’être parfaits, je continue de les lire, un par an environ, pour retrouver une ambiance et des personnages.

Je ne vais pas vous raconter la situation des personnages récurrents, je vous conseille de les lire dans l’ordre pour les suivre) mais je dois quand même dire que ce roman fait plus de 780 pages et que c’est sans doute un peu trop… J’ai lu ce livre en deux semaines et en deux temps : la première moitié m’a pris 13 jours et j’ai lu la deuxième moitié en un weekend… Alors, peut-être que c’était parce que j’étais fatiguée et que je me suis accordé un weekend de lecture intense pour finir mais je dirais aussi que c’est parce que le démarrage est assez lent et moyennement intéressant et s’accélère de façon assez spectaculaire à partir de la moitié ; plein de pistes s’ouvrent, des personnages jusqu’ici effacés prennent de l’importance, les situations deviennent plus riches.

Il faut dire aussi que l’autrice a voulu alterner des passages historiques remontant au 17e siècle et si d’habitude les passages historiques qu’elle glisse dans ses romans ont un lien avec l’histoire actuelle, je peux vous spoiler un peu en vous disant qu’à part pour le titre du roman, ces passages ne font pas vraiment sens avec l’enquête et pour moi, ça m’a vraiment donné l’impression que l’autrice « se faisait plaisir » mais que ça rajoutait surtout beaucoup de pages…

Alors je ne veux pas paraître trop critique car j’ai vraiment dévoré la deuxième moitié mais mon bémol c’est le démarrage trop lent et la partie historique.

Je vous donne le résumé de l’éditeur pour avoir une idée de l’histoire quand même 😉

« Une petite fille de quatre ans est retrouvée assassinée dans la forêt, sous un tronc d’arbre. Fait troublant : la fillette gisait à l’endroit où, trente ans plus tôt, avait été découvert le corps sans vie de Stella, une enfant du même âge qui habitait la même ferme que la défunte. À l’époque, deux adolescentes, Marie et Helen, avaient été condamnées pour le meurtre. Désormais mariée à un militaire autoritaire et psychopathe, Helen mène une vie recluse, non loin de la ferme, dans l’ombre des crimes passés. La belle Marie, quant à elle, est devenue une star du cinéma à Hollywood ; pour la première fois depuis la tragédie, elle revient à Fjällbacka pour un tournage. Cette coïncidence et les similitudes entre les deux affaires sont trop importantes pour que Patrik Hedström et son équipe puissent les ignorer… De son côté, Erica Falck écrit un livre sur l’affaire Stella. Une découverte la trouble : juste avant son suicide, le policier responsable de l’enquête à l’époque s’était mis à douter de la culpabilité des deux adolescentes. Pourquoi ?« 

Plusieurs thématiques intéressantes sont développées : le poids des secrets qui peuvent avoir des répercussions sur d’autres personnes, la souffrance des enfants/jeunes qui se sentent mis à l’écart par leurs parents, le mal-être adolescent, le harcèlement et les violences entre jeunes qui peuvent avoir des conséquences dramatiques et il y a aussi un aspect social avec la place des migrants en Suède.

LA SÉRIE D’ERIKA FALCK :

La princesse des glaces (Tome 1)

Le prédicateur (Tome 2)

Le tailleur de pierre (Tome 3)

L’oiseau de mauvais augure (Tome 4)

L’enfant allemand (Tome 5)

La Sirène (Tome 6)

Le gardien de phare (Tome 7)

La Faiseuse d’anges (Tome 8)

Le dompteur de lions (Tome 9)

par ma copine Titi : merci!

chez Cryssilda (Suède)

Brouillages : Jón Hallur Stefansson

Avant de vous dire deux mots sur l’histoire, il faut que je vous donne mon impression de lecture. Le roman est composé de chapitres courts et alterne des points de vue et des personnages à chaque chapitre, ce qui donne un peu le tournis, on a à peine le temps de découvrir un personnage ou une situation que l’on en change. Et puis, le fait que les noms des personnages islandais ne me soient pas du tout familier et ne me permettent pas de distinguer au premier coup d’oeil si c’était un homme ou une femme (ou un lieu, pendant qu’on y est…) et le fait qu’ils soient durs à lire, je m’y perdais vraiment beaucoup…

Et du fait de ces bémols, je dois aussi dire que j’ai beaucoup de mal à résumer l’histoire car ça a fini par être un peu fouillis… Il y a un policiers un peu torturé, un jeune homme dont le père trompe sa femme avec une très jeune fille. Le père est retrouvé gravement blessé dans le chalet familial et le fils découvre le corps de la maîtresse dans le chalet et décide sur un coup de tête de cacher le corps… Le père de la jeune fille, un alcoolique avec des difficultés financières pense que sa fille a été kidnappée à cause de lui… Ah oui, j’oubliais, il y a un tueur à gage japonais qui fait du tourisme en Islande en attendant de mettre son contrat à execution …

Bref, vous avez compris, mon avis est très mitigé car j’ai trouvé le fond tout aussi confus et fouillis que la forme. Cela manquait vraiment de crédibilité et les personnages ne sont pas assez approfondis.

La seule chose que j’ai aimé c’était le dénouement auquel je ne m’attendais pas, donc, ma lecture s’est bien finie mais ce n’est pas forcément un roman que je conseille à moins d’être absolument fan de littérature islandaise.

 chez Antigone

ma librairie « Le Détour » lors d’une commande lors du 1er confinement

 chez Cryssilda (Islande)

Thanks for the memories (Merci pour les souvenirs) : Ceclia Ahern

Résumé de l’éditeur : « Après un accident qui a bouleversé sa vie et détruit son mariage, Joyce Conway ne doit la vie qu’à une transfusion sanguine. Mais des phénomènes étranges commencent à se produire. Elle se souvient de choses qu’elle n’a pas vécues. Elle peut parler des heures durant des rues pavées et sinueuses de Paris, ville qu’elle n’a jamais visitée, ou disserter sur l’architecture baroque. Et, toutes les nuits, elle rêve d’une petite fille aux cheveux blonds. Dès lors, Joyce n’aura plus qu’un but : découvrir à tout prix qui lui a donné son sang, dans l’espoir de comprendre ce qui lui arrive. Et retrouver le charmant Américain dont elle a fait la connaissance le jour de sa sortie de l’hôpital. Un roman plein d’esprit, profondément humain, qui vous fera rire, pleurer et réfléchir sur ce qui fait la beauté de la vie. »

C’est un roman que je n’ai pas choisi mais qui m’a été prêté par ma mère et je l’ai lu pour le mois celte puisque l’autrice est irlandaise.

J’ai écrit mon billet juste après l’avoir lu mais je n’arrive pas à vous raconter l’histoire… Je l’ai lu sans déplaisir mais là, je ne sais pas comment en parler car avec du recul, l’histoire me parait trop incohérente pour la raconter et les personnages juste effleurés et surtout j’ai trouvé qu’il y avait des longueurs… Au début, le côté léger m’a plutôt convenu car je l’ai lu à une période un peu stressante mais je dois avouer que je me suis un peu lassée à la fin et j’ai lu les 100 dernières pages un peu en accéléré. Ce que je retiendrai de positif c’est la relation entre Joyce et son père vieillissant.

Ce roman m’a fait penser à une comédie légère qu’on regarde d’un oeil, qu’on apprécie sur le moment malgré les incohérences mais qu’on oublie aussitôt. Je me doutais bien que je ne serais pas emballée car à chaque fois que je lis un livre qui est un peu « feel good », je finis par m’ennuyer, je crois que je ne suis pas du tout bon public.

par ma maman

chez Cryssilda