Tarte aux pacanes

Voici la deuxième recette que je vous propose en ce mois québécois tiré de   (cliquez pour en savoir plus sur ce livre) :

Ingrédients :

  • 100 à 150 g de noix de pécan
  • 1 pâte brisée
  • 200 g de sucre en poudre (ou pour ma part 100 g de sucre complet)
  • 190 ml de sirop d’érable (peut être remplacé par du miel)
  • 125 g de beurre ramolli
  • 3 oeufs
  • 1 pincée de sel

Préchauffer le four Th 6

  • Dans une casserole, mélanger le sucre, le sirop d’érable et le beurre. Porter à ébullition sans cesser de remuer.
  • Dans un saladier, battre les oeufs.
  • Ajouter le mélange de sirop aux oeufs en fouettant et ajouter une pincée de sel.
  • Etaler la pâte brisée dans un moule et verser la préparation liquide.
  • Déposer les noix de pécan sur la préparation.
  • Mettre au four pendant 30 à 40 mn (en surveillant)

 

 Les dimanches en cuisine chez Syl

  chez Karine:) et  Yueyin

Kuessipan : Naomi Fontaine (lu par Marie-Ève Trudel)

Comment vous parler de ce roman? D’abord est-ce un roman ou un témoignage? Ou bien est-ce que c’est un document sociologique? Ou bien un recueil de poésie? Ou bien des tableaux de mots? Bref, cet ovni est bien difficile à présenter mais surtout c’est un peu tout ça et c’est une merveille!

Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre en le commençant, mais il faut savoir que « Kuessipan » est un mot innu signifiant « à toi » ou « à ton tour » et que Naomi Fontaine raconte ici la vie dans les réserves Innu mais elle en parle de l’intérieur, elle parle du passé et du présent, elle parle des femmes, des hommes, des enfants. Elle parle des rêves et des désillusions, elle parle des espoirs et du désespoir. Elle raconte les bons côtés, les bons souvenirs et les belles histoires mais elle raconte aussi ce qui ne va pas.

Ce texte inclassable est un magnifique hommage à un peuple, à une nature et à une histoire. C’est passionnant et émouvant, instructif et dépaysant : un vrai voyage géographique et humain!

Et que dire des mots choisis pour raconter ces vies? La langue de Naomi Fontaine est  plein d’une belle poésie. C’est  un style à la fois fluide et direct et des images vraiment belles, presque comme un chant. C’est rythmé et naturel, le style porte vraiment bien des scènes très visuelles.

Bref, je suis sous le charme et j’aurai presque envie de le relire. Je l’ai découvert lu par Marie-Ève Trudel et c’était vraiment très bien lu, elle accompagne parfaitement les mots de l’auteur.

A découvrir!

 Chez Sylire

Grâce à ICI-Radio-Canada qui propose (gratuitement) des livres québécois enregistrés par des québécois

  chez Karine:) et  Yueyin

La bête à sa mère : David Goudreault (lu par l’auteur)

Alors attention, âmes sensible soyez prêtes, car ce roman est loin d’être tendre! Il est trash et glauque et noir mais en même temps, ce cynisme est souvent drôle (humour noir, hein!) et aussi plutôt triste au fond car c’est un constat d’échec de notre société.

Voici la quatrième de couverture qui est en réalité le début du roman :

« Ma mère se suicidait souvent. Elle a commencé toute jeune, en amatrice. Très vite, maman a su obtenir la reconnaissance des psychiatres et les égards réservés aux grands malades. Pendant que je collectionnais des cartes de hockey, elle accumulait les diagnostics. »

Le personnage principal commence sa vie dans un environnement tellement peu propice qu’il est placé de famille d’accueil en famille d’accueil… car n’étant pas un garçon simple ou facile à vivre, il ne reste jamais longtemps… Alcool, drogues, jeux vidéos, rap, petits larcins, et maltraitance sur animaux (il ne fait pas bon être un chat en sa présence)… Il grandit pour devenir une petite frappe désabusée, déviant et totalement en dehors de la société…

Un jour, il pense avoir retrouvé sa mère et sa quête pour entrer en contact avec elle est à la fois drôle et pathétique, désespérée et dramatique…

Je ne veux pas en dire plus mais si vous aimez les anti-héros, l’humour noir et les sujets de société traités de manière décalée, ce roman devrait vous plaire. Moi je l’ai trouvé jubilatoire mais vraiment je ne pense pas qu’il soit pour tout le monde (j’insiste sur le fait que les chats prennent cher!)

Je l’ai lu en audio, lu par l’auteur et c’était vraiment un gros plus car l’accent québécois marié à l’écriture du québécois m’a vraiment fait voyagé, mais même si vous le lisez en version papier, vous retrouverez la langue québécois dans les tournures de phrases et vous pourrez voyager aussi!

 Chez Sylire

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  chez Karine:) et  Yueyin

Mon coeur pédale : Simon Boulerice et Emilie Leduc

J’ai eu un gros coup de coeur pour cette BD qui raconte une tranche de vie d’un jeune adolescent des années 80. Simon vit avec ses parents qu’il aime beaucoup. Il a une grande admiration pour sa mère mais encore plus pour sa matante (tante) Chantal la petite soeur de sa mère. Elles viennent de se réconcilier et c’est elle qui gardera Simon pendant l’absence de ses parents pendant un mois.

Simon adore Chantal, la vingtaine décomplexée, très jeune dans sa tête, assez sexy et très attentionnée, un mélange de jeune fille et de femme. Ils vont connaître une grande complicité et Simon, le jeune garçon pas forcément bien dans sa peau et peut-être même en recherche de lui-même, va s’épanouir, grandir et se sentir plus fort au contact de sa tante, en chantant du Samantha Fox, en rêvant de secouristes de « Alerte à Malibu » ou en frissonnant devant des films qui font peur.

Mais  l’équilibre de cette parenthèse enchantée s’effrite quand un homme de l’âge de Chantal rentre dans le tableau et que Simon est relégué à sa place d’enfant et là, c’est une terrible déception pour lui. Car en plus de se sentir sur un nuage en présence de sa tante, Simon est peut-être bien un peu amoureux de cette dernière. Heureusement, le petit garçon n’est pas trop grand pour se réconforter dans les bras de sa mère…

Très belle histoire de cet âge si compliqué qu’est l’entrée dans l’adolescence où on voudrait à la fois grandir plus vite et en même temps que les choses restent comme on les connait. Belles relations amicales et familiales. Il est vraiment touchant ce Simon et Chantal est une belle personne aussi, même si elle ne se rend pas forcément compte de tout ce qui repose sur ses épaules dans la relation avec Simon.

J’ai adoré les dessins et les couleurs, pastels acidulés (si, si, c’est possible!) et traits délicats tout en mouvements. J’avais envie de photographier toutes les pages 😉

Une très belle découverte!

Du même auteur, j’avais lu le roman jeunesse « Jeanne Moreau a le sourire à l’envers »

Merci 

 chez Karine:) et  Yueyin

   chez Stephie

L’oiseau de Colette : Isabelle Arsenault (Billet avec Bastien)

Quelle joie de retrouver le trait d’Isabelle Arsenault découvert dans Jane le renard et moi et Louis parmi les spectres. Cette fois, la BD s’adresse à un public un peu plus jeune (ou aux adultes qui aiment la poésie de l’enfance).

Colette est une petite fille qui vient d’emménager dans un nouveau quartier et qui est vraiment déçue de ne pas avoir d’animal de compagnie. Elle part explorer son nouveau quartier et quand elle croise deux garçons, elle invente une histoire sur le moment : elle a perdu sa perruche. Ensemble, ils vont partir à sa recherche et au fil de la journée, Colette va étoffer son mensonge et les rangs des nouveaux amis vont grossir et le quartier va être ratissé.

L’imagination débordante -presque onirique à la fin- de Colette va servir de ciment à cette bande d’enfants parmi lesquels elle va trouver sa place.

C’est un très joli album sur l’amitié, le pouvoir de l’imagination et l’art de conter. Les dessins sont vraiment très délicats, rehaussés de motifs et de touches de jaune et de bleu. Quand on referme cette BD, on aimerait bien avoir une perruche comme celle de Colette!

Voici maintenant l’avis de Bastien (8 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« Je trouve que d’abord, en fait, elle ment parce qu’elle dit qu’elle a une perdu un animal de compagnie alors qu’au début de l’histoire les parents disent bien qu’ils ne veulent pas en acheter.

Par contre, une perruche, c’est bien imaginé comme mensonge parce qu’une perruche, c’est un animal de compagnie qu’on ne voit pas souvent. Moi, j’aurais surement dit un chat!

Des enfants qui ont l’air assez sympa mais qu’elle ne connait pas vont l’aider à retrouver sa perruche. Le but de cette histoire ce n’est pas de retrouver une perruche qui n’existe pas mais de se faire des amis et de découvrir le quartier comme lui a dit de faire sa mère.

J’ai bien aimé car j’aime bien les animaux et avec les indices que Colette donne sur sa perruche, je pense qu’elle doit être assez jolie.

Je trouve que les dessins de la perruche que Colette a dessiné est rigolo et bizarre mais celui que l’illustratrice a fait pour de vrai est très joli! »

Merci 

 

 chez Karine:) et  Yueyin

   chez Stephie

 catégorie « animal »

 

Voyage au Québec : Québec et environs

(J’ai trouvé une solution pour que les photos soient visibles! Enfin… je n’ai rien trouvé, c’est Sophie Hérisson qui m’a à nouveau bien aidée!) 

Vous avez pu voir quelques photos de Jules et moi dans un premier billet mais voici maintenant un petit compte rendu en photos du voyage!

Le 8 août, nous sommes arrivés à Québec et c’est Jules qui nous a accueilli au car et qui nous a fait une visite de Québec en voiture avant de rejoindre notre appartement. Elle nous a non seulement fait une visite guidée mais aussi prévu un sac de courses pour notre arrivée 😉

Le 9 août, nous sommes allés nous promener dans la ville de Québec. Nous avons tout fait à pied, c’était vraiment chouette. Après un tour à la gare du Palais,

nous sommes allés dans la Haute ville en passant par les escaliers de Québec où nous avons croisé un joueur de cuillères musicales québécoises :

Nous avons mangé sur la place de l’Hôtel de Villes et ses fontaines qui ont beaucoup plu à Bastien!

Jolie vue sur le Saint Laurent :

On a échappé à une grosse averse en allant faire un tour au Château Frontenac (un grand hôtel chic!)

Puis un petit tour sur terrasses entre deux averses

Le soleil revient et nous nous promenons dans les rues du vieux Québec (très encombrées par les touristes, dont nous 😉

Place Royale :

Nous avons pris le « traversier » (= le ferry) pour faire l’aller retour sur le Saint Laurent : vue superbe sur le fleuve et sur Québec

Le 10 août, le jour de mon anniversaire, le soleil est revenu!

Nous commençons la balade du jour par le quartier Saint Roch et la rue montante nous a forcément fait penser à San Francisco!

Avenue Jacques Cartier (et pas « rue Jacques Quartier »… private joke avec Jules!) avec ses superbes lampadaires

Un tour aux Champs de Bataille, les Plaines d’Abraham

Nous sommes montés en haut de l’hôtel Concorde et nous sommes redescendus par l’ascenseur panoramique et la vue était superbe!

 

Un passage devant le Parlement

 

Puis visite interactive des remparts pour les enfants :

 

Le soir, nous avons retrouvé Jules et sa famille au restaurant pour fêter mon anniversaire et c’était vraiment super sympa!

Le soir, quand Jules nous a ramené, on est repassé par l’avenue Jacques Cartier by night :

Le 11 août, nous avons rejoint le Vieux Québec en passant par le marché du Vieux Port

Ce jour-là, sur le Vieux Port, il y avait des démonstrations pour les fêtes de la Nouvelle France :

Puis balade des les rues de Québec

Le soir, Jules nous a emmené aux galeries de la capitale, un endroit assez étonnant pour nous : un centre commercial avec en bas une patinoire pour le hockey, à un étage des attractions et manèges pour les enfants et à un autre étage des tas de restaurants à emporter avec des tables communes. C’était du tourisme un peu différent et surtout un très bon moment pour Bastien et le fils de Jules.

Le 12 août, Jules vient nous chercher pour passer la journée ensemble! Au programme tourisme aux Chutes de Montmorency. Chutes qui nous ont impressionnées même si d’après Jules, elles étaient  « toutes petites » 😉 Quand on est arrivé presque sous les chutes, on est littéralement trempés par les éclaboussures des chutes! Puis nous avons pris le funiculaire pour arriver jusqu’en en haut et admirer les chutes d’en haut, depuis un pont!

Le midi, nous avons mangé un délicieux repas préparé par le mari de Jules et nous avons passé un très agréable moment dans le jardin à papoter pendant que les enfants jouaient ensemble.

Ensuite, nous sommes allés voir les Chutes de la Chaudière :

Le 13 août, notre dernier jour à Québec. Le matin, Jules nous emmène à l’aquarium de Québec pour le plaisir des petits et des grands

Regardez, on dirait que cet ours polaire fait un bisou à L’Homme :

Le midi, Karine nous a rejoint chez Jules et notre aventure au Québec a continué mais je vous en parlerai un autre jour!

Nous avons beaucoup aimé notre séjour à Québec qui est vraiment une très belle ville avec des gens charmants et de chouettes visites à faire même si nous n’avons pas fait beaucoup de musées car il a fait très beau presque tout le temps. Mais le fait d’y aller pour rencontrer une amie et sa famille (car même si je ne connaissais Jules que virtuellement, on s’est très vite rendue compte qu’en réalité on se connaissait bien, comme de vieilles amies qui se retrouvaient et pas des filles qui se rencontraient pour la première fois!) Merci mille fois Julie!

  chez Karine:) et  Yueyin

Avis de tempête : Angéla Morelli (nouvelle)

Comme je vous le disais dans mon billet sur « Pourquoi pars-tu, Alice? », je ne suis pas une grande fan de chick litt mais à l’occasion d’une LC autour de la chick litt pour Québec en Novembre et après avoir passé du temps avec Karine cet été, je ne pouvais pas ne pas lire Angéla Morelli, sa grande amie!

Et franchement, dès le début, je ne pouvais pas ne pas pas penser à Karine puisque l’histoire se passe chez elle et que la cousine de l’héroïne s’appelle Karine! C’est d’ailleurs notre Karine qui a aidé Angéla a fignoler les dialogues québécois pour qu’ils sonnent juste et les lecteurs français qui sont déjà allés au Québec reconnaitront les questionnements face à certaines expressions (pendant mon séjour, je notais les choses que j’allais demander à Jules et Karine pour être sure d’avoir compris!)

Alors, il faut savoir que c’est une nouvelle, et j’avoue que comme je l’ai lu sur ma liseuse, je ne m’attendais pas du tout à ce qu’elle soit si courte. J’aurais aimé que ça soit plus long car forcément, tout va un peu trop vite et perd en réalisme et d’épaisseur.

Candice (pourquoi ce prénom? j’avoue que je ne comprends pas pourquoi les personnages de chick litt doivent avoir ces prénoms improbables) est une parisienne pur jus qui quitte la France sur une coup de tête pour aller voir sa cousine Karine au Québec. Le fait que ce soit en plein hiver, en février, et qu’il fasse -30° ne l’a pas effleuré et elle débarque dans le Saguenay, à La Baie, uniquement vêtue de bottines, d’une minijupe et d’une petite veste (et l’auteur raconte dans les remerciements que cette anecdote est véridique, c’est ce qu’elle-même a fait en allant au Québec pour la première fois en hiver!).

Sa cousine n’étant pas à l’aéroport, elle est recueillie par le pilote de l’avion (un ami du « chum » de Karine) qui voulant l’amener chez sa cousine dans la tempête de neige se retrouve à devoir la sauver de l’hypothermie en l’hébergeant après un accident de la route. Leur soirée sera l’occasion de quelques malentendus de langage, quelques gaffes de la part de Candice et un réchauffement grâce au feu de cheminée mais pas que… Bref, un peu de séduction et d’humour…

Mais la nouvelle s’arrête au lendemain matin avec un goût de trop peu! Je suis persuadée que cela aurait fait un bon petit roman que j’aurais eu plaisir à lire (mais je pense que je relirai Angéla Morelli quand j’aurai envie d’un peu de légèreté car j’ai bien aimé ce premier aperçu de sa plume!)

Allez donc lire l’avis de Karine!

  chez Karine:) et  Yueyin

 autour de la chick litt

Pourquoi pars-tu, Alice? : Nathalie Roy

La chick litt, ce n’est pas trop mon truc mais de temps en temps, ça ne fait pas de mal! Et je dois dire que j’ai été agréablement surprise par ce roman. Peut-être parce que le personnage principal est une prof de 43 ans (j’en ai 44 🙂 ) et que même s’il y a bien une rencontre avec un homme dans l’histoire ce n’est pas l’essentiel.

Alice Dansereau, est donc prof, mère de deux ados et compagne d’un homme dont le travail d’avocat prend une grade place dans la vie. Elle attendait avec impatience ses vacances en amoureux en Italie avec Martin qui partage sa vie depuis plus de 20 ans, se disant qu’enfin, ils allaient pouvoir se retrouver un peu sans enfants. Quand Martin lui annonce qu’à cause d’un procès ils ne pourront pas partir en vacances, Alice est tellement déçue qu’elle se retrouve presque malgré elle sur la route, laissant derrière elle sa famille.

Elle était pourtant juste partie faire une course sur le scooter de sa fille (partie aux Etats-Unis pour les vacances) mais sur un coup de tête, elle décide de ne pas rentrer : un peu pour faire râler son homme, un peu pour prouver qu’elle peut le faire et penser un peu à elle plutôt qu’aux autres comme elle le fait en permanence.

Ce vent de liberté, d’abord en scooter, puis en voiture, ce tour du Canada va lui permettre de se regarder en face, de réfléchir à qui elle est, ce qu’elle veut dans sa vie. Elle va se poser la question de sa place dans sa famille, dans son couple mais également dans sa propre vie. Elle va se façonner une nouvelle image, prendre confiance en elle.

Elle fait des rencontres : des étudiants musiciens, qui l’embarquent dans leur sillage pour chanter dans un festival, une collègue en vacances qui l’encourage à se poser les bonnes questions sur ce qu’elle veut tirer de cette escapade et puis il y a Raphaël. Leur rencontre (ou plutôt leurs rencontres puisqu’ils se croisent plusieurs fois par hasard dans le périple d’Alice) va participer à l’épanouissement d’Alice qui va se découvrir sous de nouvelles facettes au travers du regard de cet homme très séduisant.

Donc, il y a pas mal de codes du genre qui sont respectés dans ce roman mais sous la légèreté teintée d’humour et de séduction, il y a aussi un peu plus de profondeur dans l’histoire car qui, a 40 et quelques années, n’est pas déjà passé par ces questionnements? J’ai trouvé ça très réaliste et sympathique : une bonne surprise.

Et puis il ne fat pas oublier que l’on voyage au Québec dans les paysages (j’ai envie de visiter la Gaspésie maintenant!) et dans la langue! Et pour finir sur une note québécoise, si vous avez vu la vidéo de Karine et moi où je dois deviner des expressions typiques, vous comprendrez mon amusement en lisant au moins deux expressions proposées par Karine dans ce roman  « tirer une bûche » et « écœurant » 🙂

Et puis autre anecdote, c’est grâce à Jules que j’ai eu envie de découvrir cette auteur car elle l’apprécie beaucoup et forcément j’ai aimé retrouver parmi les lieux cités dans ce roman la ville de Jules (je ne vous dis pas laquelle pour garder le mystère) et pour moi ça avait une saveur particulière! Allez donc lire l’avis de Jules!

 

  chez Karine:) et  Yueyin

 autour de la chick litt

L’impureté : Larry Tremblay

Voici un roman bien difficile à présenter… Quand je l’ai commencé je ne savais presque rien sur l’histoire, j’avais juste lu la quatrième de couverture et je savais que l’histoire était celle de la vie après la mort de la romancière à succès, Alice Livingston, qui laisse un roman inédit derrière elle, un roman qui allait bouleverser la vie de son mari…

Voilà, j’ai presque envie de vous laisser avec ça et de vous dire que j’ai beaucoup aimé sans en dire plus car ce que j’ai aimé est lié à la surprise de lecture.

Mais je vais essayer d’être plus précise sans trop en dire et surtout à ne pas dévoiler des choses que je ne savais pas en le lisant (ceux qui l’ont lu comprendront mon embarras!).

Donc au début du roman, on suit la vie actuelle de Antoine, le mari d’Alice, juste après la mort de celle-ci. Il a du mal à faire son deuil et qui porte un regard désabusé sur le succès littéraire de sa femme qu’il ne comprend pas vraiment. Ses relations avec son fils Jonathan sont très compliquées, ils ne se voient plus même depuis la mort de la romancière. On alterne ces moments avec un retour en arrière sur la jeunesse d’Antoine quand il était un étudiant un peu cynique et nihiliste qui se lie d’amitié avec Félix un jeune homme très pieux et idéaliste dont il bouscule les croyances et les idéaux amoureux, impliquant dans cela Alice qu’il a rencontrée à cette époque.

Et puis, il y a un roman dans un roman : « Un cœur pur », le roman posthume d’Alice qui s’avère être largement inspiré de la vie d’Antoine et Félix, même si les noms sont modifiés. Ce roman se termine sur une fin coup de poing dont Antoine ne devrait pas sortir indemne…

Cependant, ce n’est  pas pour autant la fin du roman « L’impureté » mais je n’en dirai pas plus.

J’ai beaucoup aimé tout le jeu sur la  fiction et la réalité et la fiction dans la fiction (cela peut vous paraître étrange mais en lisant vous comprendrez). J’ai aimé toutes les réflexions sur la morale, sur la valeur que certains personnages donnent à certaines pensées par rapport à d’autres, sur le fait que certaines personnes s’arrogent le droit de déterminer la vie d’autres, comme une toute puissance, sur les non-dits … Comme je vous le disais, il n’est pas simple d’en parler mais c’est un court roman qui amène à se poser des questions.

J’ai vraiment envie de lire d’autres romans de cet auteur dont j’ai aimé le style.

   chez Karine:) et  Yueyin

J’inscris ce texte au Défi Livres de Argali

Biscuits à la mélasse du Bas Fleuve

Voici la première recette que je vous propose en ce mois québécois tiré de   (cliquez pour en savoir plus sur ce livre) :

Ingrédients (pour 15 gros biscuits)  :

  • 124 ml de mélasse (j’ai acheté exprès du « black trickle » à Jersey)
  • 240 g de farine
  • 1 c à café de levure
  • 1 c à café de bicarbonate de soude
  • 1 pincée de sel
  • 1 pincée de piment
  • 1 c à c de gingembre moulu
  • 120 g de beurre ramolli (pour moi de la margarine vegan sans lait)
  • 60 g de sucre
  • 2 oeufs
  • 1 c à café d’arôme de vanille (comme je n’en avais pas j’ai ajouté un sachet de sucre vanillé)

Préchauffer le four TH6

  • Dans un bol, mélanger la farine, la levure, le bicarbonate, le sel, le piment et le gingembre
  • Dans un autre bol, battre la mélasse, le beurre, les oeufs et la vanille
  • Mélanger les deux préparations.
  • Sur une feuille de cuisson sur la plaque du four, déposer une cuillère de pâte (personnellement, je pense que la prochaine fois je laisserai la pâte un peu au frigidaire pour la durcir et j’ai fait des boules avec une cuillère à soupe, espacées, et comme vous pouvez le voir, les biscuits se sont bien étalés! J’aurai pu les faire plus petits et en deux fournées, j’aurai pu en faire plus)

  • Laisser cuire 12 mn et laisser reposer avant de les manger.

Je ne sais pas si c’est normal, mais ces biscuits n’étaient pas croustillants du tout, ils étaient moelleux. Mais cela ne les empêchaient pas d’être très bons!

 

  chez Karine:) et  Yueyin

 chez Syl