Exposition Norman Rockwell et les quatre libertés au Mémorial de Caen

Jusqu’au 27 octobre 2019, au Mémorial de Caen, se tient une exposition exceptionnelle de tableaux du peintre Américain Norman Rockwell. Je ne vais pas vous faire un cours d’histoire de l’art mais plutôt vous renvoyer vers le site du Mémorial qui donne de nombreuses explications ainsi que vers un article de France 3 Normandie avec des vidéos et des informations intéressantes aussi. Les photos qui suivent sont celles que j’ai prises lorsque j’ai visité l’expo fin juin avec les élèves de 3eme du collège.

Norman Rockwell était un artiste américain qui a eu plusieurs vies d’artiste : une grande partie de son oeuvre a été celle d’un observateur de la vie quotidienne américaine qu’il mettait en avant sur les couvertures du magazine « Saturday Evening Post » :

Puis il a aussi eu une période artistique beaucoup plus politique quand il a travaillé pour Look durant laquelle il a notamment exprimé des opinions fortes contre le racisme et la guerre du Vietnam.

Avec mes élèves de 3e, j’avais travaillé sur « Le triple autoportrait » quand on a travaillé sur l’autoportrait et parler de soi (qui n’était pas à l’expo), sur « The Problem We All Live With »  quand on a travaillé sur les droits des Noirs aux Etats-Unis (dont je vous parlerai plus longuement en février dans le cadre de l’African American History Month Challenge) et sur « Liberty Girl » quand j’ai parlé du sexisme et de la place des femmes dans la société (et j’aurais aussi pu parler de « Rosie the riveter ») :

L’exposition sur à Caen s’appelle « Les quatre libertés », car suite à un discours du Président des États-Unis, Franklin D. Roosevelt, ayant pour sujet « les Quatre Libertés » le 6 janvier 1941, Norman Rockwell a voulu illustrer ces libertés fondamentales pour les américains.

Cette vidéo que j’ai fait étudier à mes 3e avant d’aller voir l’exposition est en anglais et elle n’est pas traduite mais pour ceux qui comprennent l’anglais, elle est très instructive et pour ceux qui ne comprennent pas, elle a le mérite de mettre en avant les tableaux dans leurs détails et c’est aussi très intéressant :

Voici ce que dit le site du Mémorial sur ces 4 tableaux : c’est très complet (je recopie ici leur présentation mais les photos sont les miennes) :

Ces quatre tableaux ont une histoire propre. 
Norman Rockwell, pendant la guerre, comme Tex Avery, Walt Disney, Charlie Chaplin, Frank Capra, Ernst Lubitsch, Clark Gable ou Arthur Szyk, a participé à l’effort de guerre.
Grâce à ces quatre tableaux qui circulaient en Amérique pendant la guerre – les « war bond shows » -, 132 millions de dollars furent recueillis.
Norman Rockwell les réalise non sans difficultés en 1943, au plus fort de l’engagement militaire américain en Asie et bientôt en Europe.

1. Freedom of Speech (Liberté d’expression), 1943

Norman Rockwell (1894-1978)

Pour illustrer cette liberté, Norman Rockwell s’est inspiré d’une scène à laquelle il avait assisté peu de temps auparavant : lors d’une réunion du conseil municipal, un homme s’est levé pour prendre la parole sur un sujet à l’ordre du jour. Il s’agissait de la fermeture d’une école. Il n’a pas obtenu l’approbation de l’assemblée, mais les concitoyens présents l’ont écouté respectueusement, sans l’interrompre.
Rockwell a pris pour modèle l’un de ses voisins pour représenter cet homme, qui incarnait la liberté d’expression. Sa veste de cuir sera également présentée dans l’exposition.

2. Freedom of Worship (Liberté de conscience), 1943

Norman Rockwell (1894-1978)

La « Liberté de conscience » représenta un vrai défi pour Rockwell, car la religion était pour lui un sujet profondément personnel. Il voulait réaliser une peinture transmettant des valeurs d’unité et proposant la vision d’un monde sans discriminations religieuses.
Son projet initial représentait une scène dans un salon de coiffure de campagne. Rockwell trouva son approche trop stéréotypée et peu satisfaisante. Il abandonna donc ce premier travail.
La peinture que nous connaissons aujourd’hui aborde l’acte de foi. Le tableau montre des personnes de différentes croyances, dans un moment de recueillement, qui souligne l’idée d’une communauté américaine. Norman Rockwell estimait que, comme l’expression des visages, la position et la gestuelle des mains ont une grande importance dans la peinture. Le tableau « Liberté de conscience » est une illustration de ce principe.

3. Freedom from Want (Liberté de vivre à l’abri du besoin), 1943

Norman Rockwell (1894-1978)

Sur ce tableau, une famille aisée partage un repas de Thanksgiving. À gauche de la table, l’épouse de Norman Rockwell, Mary, décédée en 1959, et face à elle, la mère du peintre. Les autres personnages sont des habitants d’Arlington que le peintre a choisis pour compléter la composition de sa toile.
Norman Rockwell, optimiste par nature, avait ici des doutes. Avait-il eu raison de peindre une dinde aussi grosse quand une grande partie de l’Europe était affamée, envahie et déportée ? Si des critiques s’expriment sur la surabondance de nourriture dans ce tableau, elles notent aussi que cette peinture met en valeur la famille, la convivialité et la sécurité, et elles étaient d’accord pour dire que l’abondance était la meilleure réponse à la notion de besoin.

4. Freedom from Fear (Liberté d’être protégé), 1943

Norman Rockwell (1894-1978)

Cette oeuvre est la dernière de la série des « Quatre Libertés ». Elle a été réalisée pendant les bombardements de Londres. On remarque que le père tient un journal dont les gros titres font référence à ces événements. La poupée gisant sur le sol rappelle les enfants d’Europe privés de sécurité.
Ce tableau, qui n’était pas considéré par Norman Rockwell comme une oeuvre d’une force exceptionnelle, a retrouvé une actualité après les attentats du World Trade Center. À cette occasion, le New York Times a publié « Liberté d’être protégé » en Une, en substituant au titre de Norman Rockwell un titre faisant référence aux attentats de New York, de Washington et de Pennsylvanie.

Si vous avez l’occasion d’aller à Caen pour visiter cette expo, n’hésitez pas mais il faut la programmer et s’inscrire pour un jour et une heure précise : la billetterie est ici. Je vous la conseille vraiment! D’ailleurs j’ai la grande chance d’y retourner avec ma Best le 21 septembre pour prendre plus de temps pour tout observer!

 chez Titine

« Like a King » de Ben Harper : Rodney King et les émeutes de Los Angeles de 1992

Alors que j’étais en train de lire « The Hate U Give« , cette chanson de Ben Harper est passée à la radio et j’ai trouvé que c’était un hasard très intéressant. En effet, c’est une chanson que j’ai utilisée une année avec mes 3e quand je parlais des droits des Noirs aux Etats-Unis et elle colle bien à la thématique du roman et toutes les recherches que j’ai fait es sur les émeutes de Los Angles en 1992 aussi.

Voici les paroles et une traduction :
« Like a King » de Ben Harper

Well Martin’s dream
Has become Rodney’s worst
Nightmare
Can’t walk the streets
To them we are fair game
Our lives don’t mean a thing

Like a king, like a king, like a king
Rodney King, Rodney King, Rodney King
Like a king, like a king, like a king
How I wish you could help us Dr. King

Make sure it’s filmed
Shown on national T.V.
They’ll have no mercy
A legal lynch mob
Like the days strung up from the tree
The L.A.P.D.

Like a king, like a king, like a king
Rodney King, Rodney King, Rodney King
Like a king, like a king, like a king
How I wish you could help us Dr. King

So if you catch yourself
Thinking it has changed for the best
You better second guess
Cause Martin’s dream
Has become Rodney’s worst
Nightmare

Like a king, like a king, like a king
Rodney King, Rodney King, Rodney King
Like a king, like a king, like a king
How I wish you could help us Dr. King

*

Like A King (Comme Un Roi… ou comme un « King » (Martin ou Rodney)

Et bien le rêve de Martin
Est devenu le pire cauchemar de Rodney.
Impossible de marcher dans la rue,
Pour eux nous sommes des proies,
Nos vies ne signifient rien.

Comme un roi, comme un roi, comme un roi.
Rodney King, Rodney King, Rodney King
Comme un roi, comme un roi, comme un roi.
Comme j’aimerais que vous puissiez nous aider Docteur King.

Assurez-vous que ce soit filmé,
Montré à la télévision nationale.
Ils n’auront aucune pitié.
Un lynchage légal organisé,
Like the days strung up from the tree
Comme aux jours où l’on était pendus aux arbres
La police de Los Angeles.

Comme un roi, comme un roi, comme un roi.
Rodney King, Rodney King, Rodney King
Comme un roi, comme un roi, comme un roi.
Comme j’aimerais que vous puissiez nous aider Docteur King.

Si vous vous prenez
à penser que la situation s’est améliorée,
Vous feriez mieux d’y penser à deux fois
Parce que le rêve de Martin
Est devenu le pire cauchemar de Rodney.

Comme un roi, comme un roi, comme un roi.
Rodney King, Rodney King, Rodney King
Comme un roi, comme un roi, comme un roi.
Comme j’aimerais que vous puissiez nous aider Docteur King.

La chanson parle de Rodney King et des émeutes raciales et sociales de Los Angeles en 1992.

Voici un extrait d’un article qui explique la situation : « Le 3 mars 1991, Rodney King était arrêté en état d’ivresse après une course poursuite à plus de 160 km/h. Les quatre policiers font alors preuve d’une violence inouïe pour le maîtriser, lui assénant plus de cinquante coups de matraque et de coups de pied. […] ce jour-là, la scène est enregistrée. Un plombier, vidéaste amateur, alerté par le bruit, filme pendant dix minutes l’arrestation plus que musclée. Et apporte la cassette à une télévision locale. La vidéo est ensuite reprise par les grandes chaînes et scandalise l’opinion publique. Pour la première fois le pays entier se retrouve témoin du délit. Le procès est inévitable. […] Le jury est composé de dix Blancs, un Asiatique et un Hispanique. Rodney King, toxicomane, déjà condamné pour braquage, ne fait pas le poids. Les quatre policiers sont blanchis. »

Dans cet article du National Geographic, on peut lire : « Acquittés. La sentence résonne comme l’injustice de trop. Rodney King est devenu le symbole de la lutte contre les violences policières et la discrimination. Combien faudra-t-il encore de Rodney King pour que les Noirs soient traités avec le même respect que les autres citoyens ? Los Angeles s’embrase, les émeutes crient l’exaspération de la communauté afro-américaine. L’état d’urgence est déclaré. Les bâtiments sont détruits par le feu et les explosions, les coups sont rendus un à un, les forces de l’ordre prises à partie, tenues pour responsables. Le déchaînement de violence ne faiblit pas pendant six jours et se propage à Seattle, Oakland, San Francisco, Las Vegas, San Diego, New York, Philadelphie et Atlanta. Mais rien n’atteint la gravité des émeutes de Los Angeles. Trop de ressentiment, de frustration et d’espoirs meurtris ne peuvent être contenus. »

Voici la bande annonce d’un documentaire National Geographic intitulé « L.A 92 » (en cliquant sur le lien vous pourrez trouver le documentaire complet sur Youtube) constitué uniquement d’images d’archives et de documents authentiques de cette période. La bande annonce est doublée en français dans cet article du National Geographic. Je dois dire que rien que la bande annonce est impressionnante…

Il y a aussi le documentaire « Let It Fall : LA 1982-1992 », réalisé par John Ridley (le réalisateur de « Twelve years a slave) :

Et j’ai découvert le film « Kings »  de Deniz Gamze Ergüven qui se situe à Los Angles en plein dans cette période et qui a l’air très fort aussi :

« Moonlight » de Barry Jenkins (film)

Résumé de Allociné :

« Après avoir grandi dans un quartier difficile de Miami, Chiron, un jeune homme tente de trouver sa place dans le monde. Moonlight évoque son parcours, de l’enfance à l’âge adulte. »

Tout d’abord, j’avais entendu parler de film au moment des Oscars 2017. En effet, « Moonlight » a reçu trois Oscars : Oscar du Meilleur film, Oscar du Meilleur acteur dans un second rôle (Mahershala Ali : le personnage de Juan) et Oscar du Meilleur scénario adapté (Tarell Alvin McCraney et Barry Jenkins). Mais il avait aussi été nommé pour l’Oscar du Meilleur réalisateur (Barry Jenkins), Oscar de la Meilleure actrice dans un second rôle (Naomie Harris : la mère de Chiron), Oscar de la Meilleure photographie (James Laxton), Oscar du Meilleur montage (Joi McMillon et Nat Sanders), Oscar de la Meilleure musique (Nicholas Britell).

Et pourtant, je ne savais pas trop de quoi cela parlait et c’est en m’intéressant à « Si Beale Street pouvait parler » du même réalisateur que je me suis laissée tenter.

Le film est composé de trois parties dans lesquelles le personnage principal Chiron est joué par 3 acteurs différents : Alex R. Hibbert : « Little » (enfant), Ashton Sanders : « Black » (adolescent) et Trevante Rhodes : « Black » (adulte).

L’histoire est donc celle de Chiron, d’abord enfant, puis ado puis adulte, Afro-Américain qui grandit à Miami avec une mère droguée. Il est un petit garçon solitaire et silencieux qui est la cible de brimades des enfants du quartier et de l’école. Il rencontre par hasard un dealer du quartier, Juan, qui avec sa femme Teresa, va le prendre sous son aile et s’occuper de lui comme un père. Kevin, un garçon de sa classe lui fait comprendre qu’il ne doit pas se laisser faire par les autres.

Adolescent, Chiron est toujours un grand taiseux et un solitaire. Il est toujours pris à partie par des jeunes du lycée et sa mère est toujours droguée. Un soir, sa relation avec Kevin prend une tournure très intense et inattendue et révèle en lui des choses qu’il ne soupçonnait pas. Quand, poussé par la bande, Kevin participe aux brimade contre Chiron (qu’il surnomme « Black »), celui-ci finit par exploser.

Dix ans plus tard, Chiron est devenu une sorte d’armoire à glace et surtout un dealer. Sa mère s’est sortie de la drogue mais lui reste toujours aussi seul. Quand il reçoit un coup de fil de Kevin, il va prendre une décision presque malgré lui et qui va entraîner des retrouvailles et une fin vraiment extrêmement touchante, sensible et belle.

Je ne veux pas trop en dire sur ce film mais juste vous dire que c’est un très beau film, lent et poétique. C’est un film qui montre un portrait de l’Amérique avec ses problèmes de drogue, de harcèlement, de recherche d’identité. Les acteurs sont formidables, la lumière est belle et la musique habille bien l’ambiance… Bref, un film à voir!

Je trouve aussi l’affiche très belle car elle représente bien l’évolution du personnage car le visage qu’on y voit est composé de parties des visages des 3 acteurs.
(Anecdote relevée sur Allociné : Le réalisateur « n’a pas voulu que les comédiens choisis se croisent sur le plateau car il souhaitait que ces derniers ne s’influencent pas entre eux afin qu’ils livrent leur propre interprétation du rôle. Pour camper Chiron enfant, Jenkins voulait un jeune comédien issu de Miami. »)

Racines (Roots) saison 1 : série télévisée réalisée par Marvin J. Chomsky, John Erman, Gilbert Moses et David Greene (1977)

Informations techniques trouvées sur Wikipédia :
Aux États-Unis, la mini-série a été diffusée durant huit soirées consécutives, entre le 23 et le 30 janvier 1977, dont quatre épisodes de 90 minutes et quatre épisodes de 45 minutes. Elle a été ensuite ré-éditée en six épisodes de 90 minutes pour sa sortie en vidéo. À la surprise générale, le feuilleton a rencontré un succès considérable et a fait l’objet d’une suite (saison 2) de 7 épisodes qui se conclut lorsque l’auteur retrouve la trace de son ancêtre. En France, elle a été diffusée à partir du 10 janvier 1978.
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Cette série a été tirée d’un livre écrit par Alex Haley qui a fait des recherches sur ses ancêtres et qui a retrouvé la trace de son aïeul, esclave venu d’Afrique. C’est donc un récit proche de la réalité des esclaves aux Etats-Unis que l’on trouve dans cette série.
Je vais juste dire quelques mots sans trop rentrer dans les détails sur chaque épisode, juste pour situer géographiquement et dans le temps et l’évolution des personnages. J’ai regardé la première série en format DVD « L’édition du 30ème anniversaire  » composé de 6 épisodes. Ne sachant pas comment ils étaient découpés à l’origine, je vous dis quelques mots sur la série telle que je l’ai vue.
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Episode 1 : Nous sommes en 1767 en Gambie. Nous suivons la vie d’un village et plus particulièrement la famille de Kunta Kinte, un garçon qui grandit paisiblement. A l’adolescence, il passe les rituels traditionnels pour devenir un guerrier. Il est capturé ainsi que d’autres Africains par des négriers et vendu à un transporteur qui va les emmener en Amérique.
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Episode 2 : Kunta Kinte arrive à Annapolis et il est vendu à un planteur. Fiddler, un autre esclave de la plantation est chargé de lui apprendre les rudiments du travail et de le mater. Il est renommé « Toby » par son maître mais il ne l’accepte pas et ne se plie pas facilement à sa nouvelle vie d’esclave.
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Episode 3 : En 1776, toujours sur la plantation, Kunta Kinte s’évade mais quand il est retrouvé par des chasseur d’esclaves, il est amputé d’un pied pour le punir. De retour dans la plantation, il se marie et a une fille qu’il appelle Kizzy qui signifie « Tu ne partiras jamais » dans sa langue.
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Episode 4 : A 16 ans, Kizzy qui avait une relation privilégiée avec la nièce du maître a appris à lire et elle espère se marier avec Noah, un garçon de la plantation qui a des désirs d’évasion. Les révoltes d’esclaves et les abolitionnistes sont évoqués. Mais Kizzy est vendue et a un enfant de son nouveau maître. Ce fils, George, devient un proche du maître, loin d’avoir envie de s’émanciper, c’est un garçon insouciant, dresseur de coqs de combat. Kizzy qui a un espoir de nouvelle vie auprès de Sam est une femme forte et déterminée qui transmet l’histoire africaine de son père à son propre fils mais aussi le désir de liberté.
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Episode 5 : « Chicken George » rêve de liberté. Dans cet épisode, l’histoire de Nat Turner est évoquée car il est recherché juste après la rebellion contre les Blancs et cela renverse les relations entre George et Tom Moore son maître avec qui il avait jusqu’alors de bonnes relations. Plus tard, il est envoyé en Angleterre en paiement de dettes de son maître. Quatorze ans plus tard, il rentre chez lui libre mais il ne peut rester avec sa famille. Il continue la transmission de l’histoire de Kunte Kinte à ses fils adultes. La guerre de Sécession éclate et entraîne le chaos dans le Sud.
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Episode 6 : La guerre de Sécession est terminée et les esclaves commencent par se réjouir de l’abolition de l’esclavage mais il y a un vrai questionnement sur comment vivre après avec cette nouvelle liberté. Et finalement, la vie des anciens esclaves n’est pas si facile car les blancs du Sud ne sont pas prêts à accepter de partager leurs vies et encore moins leurs terres… Il y a beaucoup de terreurs et de dangers avec le prémices du Ku Klux Klan et les lynchages. Ce dernier épisode se termine par la transmission de l’histoire de Kunta Kinte au petit-fils de George.
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Ce DVD se termine par un bonus qui explique en quoi cette série a été un phénomène aux Etats-Unis à sa sortie. (Vous pouvez activer les sous-titres en français) :
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J’ai aussi lu un article très intéressant (en anglais) qui explique l’impact de cette série. J’ai aussi écouté une captation d’une table ronde au Festival America  (que j’avais ratée parce qu’il y avait trop de monde) « E… comme Esclavage : Un devoir de mémoire » où Colson Whitehead explique qu’il a pris conscience de ce qu’était l’esclavage à 8 ans, en regardant cette série avec ses parents.
Il faut bien se rendre compte que quand cette série a été diffusée, le 23 janvier 1977, elle a été regardée par 29 millions de foyers et au fil des 8 soirées consécutives, 36 millions de foyers regardaient soit environ 100 millions de personnes. Dans la vidéo au-dessus, on apprend que les gens regardaient la série tous les soirs, des restaurants fermaient ces soirs-là et certains bars diffusaient la séries. La série a aussi eu pour impact un grand intérêt pour la généalogie pour une grande partie de la population américaine. Cette série est considérée comme la première à mettre en avant l’histoire des Afro-Américains du point de vue des Noirs. A l’origine, le livre avait aussi été extrêmement bien accueilli :  il était resté 4 mois sur la liste des meilleures ventes du New York Times, vendant plus de  6 millions d’exemplaires et avait obtenu le National Book Award et le prix Pulitzer.
Introduction et final de la série :

 

Cette série, historique, à plus d’un titre, a été refilmée en 2016.

LeVar Burton, qui jouait le rôle de Kunta Kinte adolescent en 1977, en est un des producteur. Il explique que si la série de 1977 restait un incontournable, les jeunes d’aujourd’hui ont changé et la série d’origine avait un peu vieillie, elle était un peu datée (ce qui est aussi mon avis, au niveau des images, des costumes, il y a un petit côté vieillot qui ne passe moins bien aujourd’hui.). Or, il voulait que cette histoire puisse continuer à être vue et ils ont alors décidé de la retourner pour la mettre au goût du jour au niveau des images et des acteurs. Après avoir regardé la bande annonce, je pense pouvoir dire que la série de 2016 est très fidèle à la série d’origine au niveau du contenu mais qu’effectivement, les images sont plus modernes.
Dans la vidéo suivante (en anglais), on apprend notamment qu’à la suite de la diffusion de cette série, beaucoup de prénoms des personnages ont été donnés car ils représentaient des personnages forts.

Bande annonce de la nouvelle version :

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La table ronde  « E… comme Esclavage : Un devoir de mémoire » du festival America, qui donne la parole à plusieurs auteurs sur l’esclavage, est passionnante :

Et pour continuer sur la thématique de l’esclavage, je vous renvoie vers deux romans que j’ai lus il y a quelques temps (et dont les auteurs interviennent dans la vidéo au-dessus) :

« Underground Railroad » de Colson Whitehead

et « No home » de Yaa Gyasi

Mais aussi l’album jeunesse dont je parle aussi aujourd’hui :

« Green Book, sur les routes du Sud » de Peter Farrelly (film) (+les Green books et Don Shirley)

C’est mon amie et collègue Titi qui m’a parlé de ce film fin janvier car elle pensait que ça m’intéresserait par son lien avec l’African American History Month challenge et elle avait bien raison! Nous sommes d’ailleurs allées ensemble le voir en VO avec Mrs B une autre amie et collègue qui s’intéresse à ce sujet!

Résumé de Allociné : « En 1962, alors que règne la ségrégation, Tony Lip, un videur italo-américain du Bronx, est engagé pour conduire et protéger le Dr Don Shirley, un pianiste noir de renommée mondiale, lors d’une tournée de concerts. Durant leur périple de Manhattan jusqu’au Sud profond, ils s’appuient sur le Green Book pour dénicher les établissements accueillant les personnes de couleur, où l’on ne refusera pas de servir Shirley et où il ne sera ni humilié ni maltraité.

Dans un pays où le mouvement des droits civiques commence à se faire entendre, les deux hommes vont être confrontés au pire de l’âme humaine, dont ils se guérissent grâce à leur générosité et leur humour. Ensemble, ils vont devoir dépasser leurs préjugés, oublier ce qu’ils considéraient comme des différences insurmontables, pour découvrir leur humanité commune.  »

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J’ai beaucoup aimé ce film! D’abord avec les acteurs sont vraiment bons : Viggo Mortensen, Mahershala Ali sont vraiment excellents!

J’ai aussi aimé voir le Sud des Etats-Unis de cette période dans toutes ses contradictions : il y a la ségrégation partout mais les riches blancs s’enorgueillissent de revoir ce pianiste réputé pour faire bonne impression tout en lui refusant les mêmes droits que s’il était Blanc. C’est assez terrible… Il y a aussi le problème de voyager quand on est Noir aux Etats-Unis : le fait de devoir « choisir » ses logements et restaurants en fonction des lois régissant la séparation des Blancs et des Noirs et le fameux « Green Book » mais aussi la manière dont la police traitent différemment les gens selon qu’ils soient Blancs ou Noirs dans le Sud…

Mais surtout ce que j’ai aimé c’est le renversement des clichés : le Blanc ici est plutôt rustre, c’est un Italo-Américain du Bronx, qui ne s’exprime pas avec beaucoup de finesse et qui a le coup de poing facile et le Noir est un homme riche, cultivé et très raffiné. Ils sont en contraste total avec les clichés de l’époque. Et d’ailleurs, Tony, le chauffeur / garde du corps s’étonne que Don, le pianiste réputé ne soit pas plus comme les autres Noirs mais Don, lui souffre de n’avoir sa place nulle part : pas assez « noir » dans sa façon d’être pour se sentir de points communs avec sa « communauté » et trop noir pour être accepté par les Blancs… Et pourtant, à sa façon, il lutte, choisissant de venir dans le Sud pour montrer qu’un Noir peut jouer cette musique différente de celle que l’on pouvait imaginer qu’il joue.

Au fil du film, Tony va dépasser ses propres préjugés (lui qui ne n’avait au début pas beaucoup de tolérance pour qui que ce soit qui ne soit pas italien et encore moins un Noir).

C’est un film historique et drôle par moments mais aussi très touchant quand il s’agit de constater les injustices liées à la ségrégation et aussi émouvant quand on se penche sur la psychologie du personnage de Don.

Pour revenir sur le vrai « Green Book » ou « The Negro Motorist Green-Book », , vous pourrez trouver des informations plus précises en cliquant sur la photo. Dans la vidéo suivante (en anglais mais vous pouvez activer la traduction automatique en français) vous pourrez en apprendre plus sur la traversée des villes sur la Route 66 qui étaient régies par les lois Jim Crow en les informant de tous les commerces acceptant de servir les Noirs et aussi sur les « Sundown Towns » (les villes à couvre feu) c’est à dire les villes qui n’acceptaient pas que des Noirs soient sur la route après la tombée de la nuit.

L’histoire est basée sur l’histoire vraie entre Don Shirley et Tony « Lip » Vallelonga, raconté par Nick Vallelonga d’après les histoires racontée par son père et l’artiste. Ils étaient amis dans la vraie vie.  (Cliquez pour voir un article de Paris Match sur les deux hommes).

Dans cette vidéo (en anglais mais vous pouvez activer la traduction automatique en français), on peut écouter Don Shirley raconter sa vie d’artiste noir aux Etats-Unis et voir des images et des films d’époque, c’est vraiment intéressant après avoir vu le film!

Borgen (Saison 1) Une femme au pouvoir : série danoise

Pour connaître le casting cliquez sur l’image du DVD.

Je ne suis pas une grande fan de séries car je ne suis pas assez rigoureuse et je finis toujours par rater un épisode mais si je les trouve en DVD, je peux me laisser tenter et le Mois Nordique était le moment rêver pour enfin regarder la série « Borgen » dont tout le monde disait du bien (même si je m’y mets 1000 ans après tout le monde!)

Il y a 10 épisodes dans cette saison 1. Je ne vais pas rentrer dans les détails pour ne pas déflorer la série mais juste vous recopier le synopsis :

« Leader du Parti centriste au caractère bien trempé, Birgitte Nyborg accède au pouvoir après une bataille électorale pleine de rebondissements et sur fond de scandales. Cette quadragénaire idéaliste et honnête a permis à son parti d’obtenir une victoire écrasante. Elle doit maintenant répondre à deux questions fondamentales : comment utiliser au mieux cette majorité et jusqu’où peut-on aller pour obtenir le pouvoir ?… Borgen nous révèle les rouages d’une démocratie moderne et les conséquences que le combat politique implique pour ceux qui s’y sont engagés, tant sur le devant de la scène publique que dans leur vie personnelle. »

J’avais un peu peur que ce soit trop politique et que je n’y comprendrais rien mais en fait, les parties purement politiques sont très compréhensibles et il y a bien plus que ça.

C’est très humain : on s’intéresse et on s’attache à tous les personnages pour leurs vies privées aussi et leurs liens les uns avec les autres. On constate les liens qui existent entre les politiques, les journalistes, les gens de l’ombre derrière les politiciens et également les familles de ces derniers, ceux qui souffrent de la place médiatique que prend leurs vies.

J’ai vraiment beaucoup aimé cette série et avant même de l’avoir terminée j’ai vérifié à la médiathèque et je suis ravie : ils ont la série 2 et 3!

 chez Cryssilda (Danemark) 

Où étais-je la semaine dernière et où va le blog cette semaine ? Quelques jours à Lyon inside!

Bonjour à tous! Avant de vous parler de ce qui va se passer sur le blog la semaine prochaine, je vais vous raconter deux trois choses sur la semaine passée!

Je suis allée à Lyon voir ma meilleure amie et sans rentrer dans les détails de notre virée entre filles (shopping et apéros en ont fait partie, je l’avoue 😉 voici quelques moments marquants!

  • Tout d’abord entre deux trains, j’ai retrouvé ma copine Coralie des Bibliomaniacs, juste à temps (ceux qui suivent le podcast, comprendront si je leur dis qu’elle ne participera pas au prochain enregistrement!).

 

  • Ensuite à l’arrivée à Lyon, en attendant de rejoindre mon amie, j’ai eu la grande chance de rencontre pour la première fois Lasardine! On se connaissait virtuellement par blogs et FB mais comme souvent, j’avais l’impression de déjà la connaître pour de vrai en la découvrant « pour de vrai »! On a bavardé de tout et de rien une partie de l’après-midi! J’espère qu’on aura l’occasion de recommencer plus longuement!

Et j’ai été gâtée!

 

A Lyon, j’ai vu deux expos qui valent le coup d’oeil :

  •   (cliquez pour en savoir plus) au Musée Urbain Tony Garnier : évolution de l’habitat depuis les années 30.

  •  (cliquez pour en savoir plus) : Une expo sur Martin Luther King à la Bibliothèque Municipale de Lyon (gratuit) 

Une expo parfaite pour clôturer l’

 

  • J’ai aussi fait un tour dans une belle librairie dans laquelle on peut manger (bien manger en plus!) : Librairie « Raconte moi la terre« 

 

 

  • Mais j’ai aussi fait un peu de tourisme!

 

Où va le blog cette semaine?

Les vacances continuent pour moi. Je vais profiter de ma famille, lire et ranger ma maison mais aussi travailler (d’ailleurs, je vais commencer par m’occuper des bulletins du 2ème trimestre dès que ce billet sera en ligne!)

Aujourd’hui, c’est le jour de la photo du 3/3 à 15h03 et je pense vous montrer ce que je faisais!

Demain, dimanche 4 mars, je vous donnerai mon avis sur « Arrête avec tes mensonges » en version audio.

Mardi 6 mars, vous pourrez lire deux billets à quatre mains avec Bastien : « Le pingouin volant » (un billet écrit à SA demande!) et « Azadah » un bel album.

Mercredi 7 mars, je vous proposerai 3 billets à la thématique « féministe » pour célébrer avec un jour d’avance la journée des DROITS des femmes (j’insiste sur les DROITS car je sens que je vais être exaspérée par les publicités pour les sous-vêtements, parfums et autres roses pour la « journée de la femme »!). Pour cela, exceptionnellement, je participerai au rendez-vous de la BD de la semaine un jour impaire ;-), avec deux BD : « Culottées » (en LC avec Blandine) et « Conduite interdite » mais aussi avec l’essai « Chère Ijeawele, ou un manifeste féministe en quinze points » (bon, maintenant que j’ai décidé de publier tout ça ce jour-là, il va falloir que je me dépêche d’écrire les billets!!)

Jeudi 8 mars, c’est le rendez-vous photographique #ennalit #ennavit, avec le tirage au sort du Book Jar. La recette du mois sera celle des choux de Bruxelles au chorizo.

Vendredi 9 mars, ce sera normalement la mosaïque des photos du 3/3 à 3h03 et/ou 15h03.

Et enfin, dimanche 11 mars, il y aura le tirage au sort du Book Jar.

En ce moment, je lis sur ma liseuse « L’if et la rose » de de Mary Westmacott (alias Agatha Christie) et en audio, je suis en train de lire « Couleurs de l’incendie » de Pierre Lemaitre (lu par l’auteur). Ma prochaine lecture papier sera « ADN » de Yrsa Sigurdardóttir et en audio, j’attendrai les derniers titres pour le prix Audiolib.

A bientôt! Bonne semaine et bonnes lectures!

Cinéma : quelques films pour l’African American History Month Challenge

Je ne suis pas experte en cinéma, je ne vais pas rentrer dans les détails de ces films mais voici une petite sélection de films que j’ai vu ou revu ces derniers mois et qui me paraissent importants à connaître quand on s’intéresse à l’histoire des Afro-Américains.

« Dans la chaleur de la nuit » (« In the heat of the night ») de Norman Jewison :

Résumé de Allociné : « Dans une petite ville du Mississippi, un crime vient d’être commis. L’adjoint du shérif arrête un inconnu assis dans le hall de la gare. Il est directement accusé du meurtre : il est Noir et a beaucoup d’argent sur lui. Après vérification de son identité, il s’avère que cet homme est Virgil Tibbs, un policier, membre de la brigade criminelle de Philadelphie. Il est alors relâché sans un mot d’excuse.
Son supérieur lui ordonne alors de rester à Sparta et de collaborer avec le shérif Gillepsie pour retrouver le meurtrier en question. Tibbs est hostile à cette idée, car il sait que les habitants de la ville se montrent méfiants à son égard. Mais il accepte et commence son enquête. »

Tourné et sorti juste après la fin officielle de la ségrégation, ce film montre très bien qu’on ne change pas les mentalités des gens si facilement. Dans le Sud des Etats-Unis, un Noir est forcément un criminel potentiel même si dans ce cas, c’est un inspecteur de police respecté et reconnu dans le Nord… Les gens sont méfiants et hostiles envers les Noirs.

Ce film est très fort pour montrer ces tensions, ces injustices. Mais au-delà de cela c’est un film qui a dû bousculer les américains à sa sortie car comme je le disais il est sorti à une période charnière de l’histoire des droits civiques et on y montre non seulement un homme noir qui est à égalité, sinon supérieur aux policiers blancs mais aussi le vrai visage de certains blancs, un racisme ordinaire ainsi qu’un passé ségrégationniste. J’ai trouvé aussi qu’avec le personnage du shérif on voyait les frémissements d’un changement de mentalité avec ce personnage qui s’interroge sur la séparation entre les Blancs et les Noirs.

C’est un film que j’ai trouvé vraiment puissant! Je vous le conseille bien évidement en VO et je dois dire que les acteurs sont excellents, particulièrement Sidney Poitier qui joue l’inspecteur Noir et Rod Steiger qui joue le shérif blanc.

« Mississippi burning » de Alan Parker :

Résumé de Allociné : « En 1964, trois militants pour les droits civiques des noirs disparaissent mystérieusement. Ce sont deux agents du FBI qui sont chargés de l’affaire. Très vite, les questionnements et les méthodes d’intimidation d’Alan Ward et de Rupert Anderson dérangent, en particulier le Ku Klux Klan. »

Ce film a pour point de départ un fait divers réel. Trois jeunes militants pour les droits civiques qui encourageaient les Noirs des Etats du Sud à s’enregistrer pour le droit de vote disparaissent. Ils ont été tués par des membres du Ku Klux Klan. Quand le FBI débarque pour résoudre cette disparition l’enquête est menée pour les retrouver.

Alors c’est très « américain », film avec beaucoup de moyens qui en fait des tonnes, c’est sans doute très irréaliste sur la forme (on n’imagine pas qu’il y ait eu des centaines d’agents fédéraux pour retrouver ces trois étudiants par exemple). Après, ce n’est pas un documentaire, mais par contre le film montre bien le climat de haine et de peur dans lequel les gens vivaient dans le Sud des Etats-Unis. La ségrégation mais surtout la violence liée aux différences raciales et ça, c’est flagrant et poignant dans ce film.

« Les figures de l’ombres » (« Hidden figures ») de Theodore Melfi :

Résumé de Allociné : « Le destin extraordinaire des trois scientifiques afro-américaines qui ont permis aux États-Unis de prendre la tête de la conquête spatiale, grâce à la mise en orbite de l’astronaute John Glenn. 
Maintenues dans l’ombre de leurs collègues masculins et dans celle d’un pays en proie à de profondes inégalités, leur histoire longtemps restée méconnue est enfin portée à l’écran. »

Ce film met en avant non seulement la ségrégation raciale dans le quotidien des Noirs aux Etats-Unis dans les années 1960 mais aussi la double peine des femmes noires : impossibilité d’être reconnues pour leurs qualités intellectuelles à cause de la couleur de leur peau mais encore plus parce qu’elles sont femmes étant donné que même les femmes blanches n’étaient pas nombreuses à être présentes dans leur domaine à cette époque.

Ce film m’a beaucoup touchée et je vous le recommande tant pour son côté militant anti-racisme que féministe!

Et pour en savoir plus sur les vraies femmes qui ont participer à cette avancée technologique : allez donc voir cet article (en cliquant sur la photo)

Broadchurch -saisons 1, 2, 3- Série télévisée réalisée par Chris Chibnall avec David Tennant et Olivia Colman

Danny Latimer, un garçon d’environ 10 ans, est découvert mort sur la plage au pied des falaises de la petite station balnéaire de Broadchurch. On découvre très vite que ce n’est ni un accident ni un suicide mais un assassinat.
 
Alec Hardy (inspecteur chef, je ne me souviens pas de son grade exacte) -joué par David Tennant- qui vient d’arriver dans la région et sa collègue Ellie Miller, qui elle, vit dans ce village et connaît tout le monde et qui est même très proche de la famille de Danny (son propre fils étant un très bon ami de la victime).
 
Toute la communauté de Broadchurch va être interrogée et scrutée. Les relations entre les personnes vont être analysées, le passé va être examiné, des secrets vont faire surface et tout le monde va devenir un potentiel coupable…
 
Et pourtant, quand on découvre le coupable on est surpris (par contre ne faite surtout pas comme moi : avant la fin de la série, je suis allée sur la page wikipedia anglaise pour voir où était tournée la série et ils donnaient le coupable !!!! ça m’a gaché la surprise mais je n’aurai jamais pu deviner toute seule.)
 
Cette saison était purement addictive ! Excellent polar, beaucoup de portraits de personnages très riches, très bonne analyse psychologique et de bons acteurs.
 
Bande annonce (en français et en anglais)
*
 
La saison 2 de Broadchurch est la suite de la première puisqu’il s’agit du procès de la personne accusée du crime du petit Danny. Je ne vous donne pas la bande annonce de France 2 de cette deuxième série car elle commence en donnant le nom de celui que la première série réussi à garder secret tout le long alors si vous n’avez pas vu la première série, surtout ne regardez pas cette bande annonce française !! (La bande annonce anglaise est, elle, restée mystérieuse!)
 
Mais en parallèle de ce procès qui remue pas mal les évènements qui ont entourés la mort du jeune Latimer et l’enquête, il y a aussi un retour sur l’enquête inachevée de Alec Hardy dans son précédant poste. Avec l’aide de Ellie Miller, il reprend son enquête, replonge dans cette affaire pour essayer de résoudre le meurtre d’une enfant. Il est dans l’urgence aussi parce qu’il a un problème cardiaque.
 
J’ai bien aimé mais beaucoup moins que la première série car j’ai trouvé que cela se dispersait trop. Je pense que j’aurais préféré que seule soit traitée l’enquête du meurtre d’enfant. J’ai beaucoup moins aimé le retour sur le meurtre de Danny, j’avais un peu l’impression de tourner en rond.
*
 
La troisième (et dernière) saison est sortie cette année et j’étais vraiment contente de retrouver Hardy et Miller qui sont toujours à Broadchurch. L’histoire commence quand Trish Winterman  une femme de la cinquantaine, vient au commissariat pour déclarer un viol, même si elle ne se souvient de presque rien. Le soir de son attaque, elle était invitée à une grande fête de 50 ans d’une de ses très bonnes amies et il y avait énormément de monde présent, beaucoup d’hommes que Trish connaissait de près ou de loin. L’enquête cette fois encore commence très vite à révéler des secrets plus ou moins bien enfouis de chacun. Dès le début on se dit que chaque homme que l’on croise pourrait être le coupable.
 
Les habitants de Broadchurch sont aussi présent mais de façon moins centrale que dans la saison 2. Ils sont comme la toile de fond, on les voit évoluer, essayer de s’en sortir de ce deuil très compliqué deux ans seulement après la mort de Danny.
 
J’ai bien aimé cette saison que j’ai trouvé très bien joué et qui aborde le viol « ordinaire », celui d’une femme qui pourrait être n’importe quelle femme et la façon dont la police gère ça. 
 
*
 
Pour la petite histoire, quand j’ai regardé la 3ème série de Broadchurch, cela avait une saveur particulière pour moi car l’été dernier, je suis allée à West Bay dans le Dorset. Ce n’était pas un hasard, j’avais imposé cette destination à mes hommes. Et du coup, je reconnaissais les lieux de toutes les scènes qui ont été tournées à West Bay. C’était vraiment sympa ! La petite station balnéaire est vraiment agréable pour passer la journée ! On a profité de la plage (sous les falaises où le corps de Danny a été découvert!), on a acheté un fish and chips dans les petites cabanes où travaille un personnage de la série 3, on a mangé ce fish and chips juste à coté du commissariat (qui n’en est pas un dans la vraie vie), on acheté une glace dans la petite boutique du port… Bref, j’y étais !! 😉

Cliquez sur la photo ci-dessus pour lire un article sur le vrai village et la série (en anglais)

       chez Lou et Cryssilda

Commentaires laissés sur canalblog à l’époque :
Je n’ai pas encore vu la saison 3 mais j’ai déjà adoré les deux premières. Tu as de la chance d’avoir été sur place !
J’ai bien aimé la deuxième saison aussi et ce décalage entre « justice » et « justice des hommes » finalement. Très bien vu et de manière toujours très sobre, à l’anglaise. Bref un régal.
Posté par Manu, jeudi 22 juin 2017
bienvenue ici! Tu as raison, cet aspect là est intéressant! Et d’ailleurs on rebondit dessus dans la 3eme saison! J’ai adoré mon passage là-bas, avec cette impression d’être dans les coulisses Posté par ennapapillon, jeudi 22 juin 2017
J’aime bien cette série. Je suis d’accord avec toi, la saison 2 s’essouffle un peu. Ils ont bien fait de partir sur un autre sujet sur la troisième. Je ne l’ai pas encore vu. On s’attache aux personnages et aux lieux. La balade sur le lieu du tournage a du être sympa.
Posté par lilas, jeudi 22 juin 2017
C’était un bon renouvellement pour une troisième saison et j’aurais bien aimé une 4ème quand même 😉Posté par ennapapillon, jeudi 22 juin 2017
un jour peut-etre…mais il y a deja 3 saisons…cela risque difficile a rattraper….en tout cas de chouettes souvenirs pour  oi..chouettes…Posté par rachel, jeudi 22 juin 2017
il n’y a que trois saisons de 8 épisodes, il n’y en aura pas d’autres Posté par ennapapillon, jeudi 22 juin 2017
oui mais je regarde tellement de series…j’ai toujours pas rattrape « silk »..de meme 3*8…et je sais que je ne verrais pas cette serie…sauf si je tombe dessus a la tele…Posté par rachel, jeudi 22 juin 2017
Je comprends 😉 Posté par ennapapillon, jeudi 22 juin 2017
il y a beaucoup trop de series…beaucoup trop…lol Posté par rachel, jeudi 22 juin 2017
oh oui Posté par ennapapillon, samedi 24 juin 2017
Il faut que je vois cette troisième saison… Comme toi un peu déçue par le second volet. Sympa ce voyage sur les lieux, c’est sûr que ce doit être étrange de les voir ensuite dans le film… Posté par Antigone1, jeudi 22 juin 2017
C’était vraiment sympa de reconnaître les lieux, l’impression d’avoir un petit avantage sur les autres spectateurs 😉 Posté par ennapapillon, jeudi 22 juin 2017
Rhoooo y’a même la petite maison bleue de mes rêves ! Il faut vraiment que j’y aille, c’est le genre d’endroit qui m’attire, même s’il n’y avait pas eu la série de tournée là-bas !Vivement la saison 3 ! Posté par Cryssilda, jeudi 22 juin 2017
oh oui, c’est trop bien! J’ai adoré ces vacances! http://ennalit.canalblog.com/archives/2016/08/30/34205175.html Posté par ennapapillon, samedi 24 juin 2017
Quand j’ai vu passer cette série, je n’ai même pas essayé de la regarder en pensant : « bon, encore un duo de flics qui vont mener des enquêtes, une par épisode, tout en essayant de mettre de l’ordre dans leurs vies respectives bien compliquées ! ».
 
Visiblement, j’ai vraiment eu tort ! Ça semble vraiment bon. Je vais de ce pas tenter la première saison ! Merci Enna ! Posté par Marion, jeudi 22 juin 2017
Non, non, c’est vraiment une très bonne série où on creuse toutes les facettes et les personnalités d’un village. très bien fait!
Posté par ennapapillon, samedi 24 juin 2017
C’est toi qui m’as appris qu’il y avait une saison 3 et j’ai hâte de la découvrir! j’ai préféré la saison 1 mais bien aimé quand même la saison 2… par contre je n’arrive pas à trouver une date de diffusion en France? Posté par Eva, vendredi 23 juin 2017 |
je ne sais pas du tout quand il sera diffusé : quand j’ai vu qu’il sortait sur ITV, j’ai regardé le premier épisode à la télé mais avec 4 coupures pub par épidode j’ai fini par regarder en streaming. Peut-être à la rentrée? Je ne sais pas du tout, désolée Posté par ennapapillon, samedi 24 juin 2017
Bon ben, première saison terminée en deux soirées. Gorge nouée nouée nouée à la fin devant toutes ces lumi… Oups ! Je me tais.
Je me demande bien comment ils vont faire ces deux-là pour revenir à la deuxième saison parce que là tout de même, à la fin, ils sont plutôt mal en point !!! Posté par Marion, samedi 24 juin 2017
Et bien dis donc, tu ne fais pas les choses à moitié! J’ai à peine le temps de répondre à ton premier commentaire pour  t’encourager à les regarder que hop! c’est fait! Et bien, la 3ème saison arrive bien à raccrocher tout ça tout en s’en détachant assez pour que ça ne soit pas redondant. C’est très réussi! je te souhaite de pouvoir bientôt la voir! Posté par ennapapillon, samedi 24 juin 2017 |
Aaah! Je viens de voir, à l’instant la bande-annonce pour la saison 3 sur France 2 ! L’annonçant pour bientôt! Ca sera très certainement pour septembre, car je les vois mal la diffuser durant le mois d’août? Posté par riwa16, dimanche 16 juillet 2017 |
Bienvenue ici! J’ai vu aussi la bande annonce et je me suis dit que les fans français n’allaient pas avoir à attendre trop longtemps! Je suis d’accord avec toi, ça m’étonnerait qu’ils la mettent en été. Bonne découverte! Posté par ennapapillon, dimanche 16 juillet 2017

« Sherlock » (Saison 1) : série crée pour la BBC par Mark Gatiss et Steven Moffat avec Benedict Cumberbatch et Martin Freeman

 

Comme je vous l’ai déjà dit, je ne regarde pas beaucoup la télévision et j’achète même quelques DVD et j’avais entendu beaucoup de bien de cette série (notamment pas mes élèves !). Cette série est  l’adaptation moderne de l’œuvre de Conan Doyle. Je ne connais pas bien les romans avec le personnage de Sherlock Holmes (je pense n’en avoir lu que deux) mais je connais malgré tout le personnage et son acolyte le Docteur Watson. Je dois dire que les deux gros points forts de cette série sont les acteurs et la façon de filmer Londres : on voyage vraiment dans la capitale !

Les deux acteurs sont Benedict Cumberbatch et Martin Freeman et ils sont parfaits pour les rôles. Sherlock Holmes, joué par Benedict Cumberbatch est une sorte de surdoué déconnecté de tout ce qui concerne l’affectif. Il a une capacité d’analyse extraordinaire et est capable de déduire des choses à partir de détails qui échappent à tout le monde et à la police, qui fait souvent appel à lui pour l’aider dans des enquêtes compliquées même s’il n’est pas forcément apprécié car il est terriblement sûr de lui et prétentieux et froid.  Docteur Watson, joué par Martin Freeman est un médecin militaire qui a été blessé en Irak. Le hasard le met en présence de Holmes et ils vont vivre en colocation et former une équipe lors des enquêtes prises en charge par Holmes. Watson est un homme ordinaire mais qui ne s’en laisse pas conter par Holmes et qui le remet parfois à sa place. Les deux hommes apprennent à se connaître et se respectent.

Dans cette première série, il y a trois épisodes : « Une étude en rose », « Le Banquier aveugle » et « Le Grand Jeu ». Je ne vais pas rentrer dans les détails car justement, étant donné que ce sont des enquêtes policières qui sont basées sur des détails ce serait trop risqué d’en dire trop. Et puis, les relations entre les personnages sont importantes. Je vais juste vous dire que l’on rencontre Moriarty, l’ennemi de Sherlock Holmes dans un des épisodes !

C’est une excellente série, particulièrement si vous aimez Londres (vous aurez envie d’y aller en touriste !) dont je pense voir d’autres épisodes !

 Le mois anglais chez  Cryssilda et  Lou