Sur le toit de l’enfer : Ilara Tuti (lu par Nathalie Hons)

Résumé de l’éditeur : « Les tueurs voient l’enfer que nous avons sous nos pieds, tandis que nous, nous ne voyons que les fleurs… » Dans les montagnes sauvages du Frioul, en Italie, le commissaire Teresa Battaglia, la soixantaine, la langue acérée et le coeur tendre, est appelée sur les lieux d’un crime pour le moins singulier : un homme a été retrouvé mort, les yeux arrachés. À côté de lui, un épouvantail fabriqué avec du cuivre, de la corde, des branchages… et ses vêtements ensanglantés. Pour Teresa, spécialiste du profilage, cela ne fait aucun doute : le tueur frappera à nouveau. Elle va devoir rassembler toute son énergie et s’en remettre à son expérience pour traquer cette bête humaine qui rôde dans les bois. Si tant est que sa mémoire ne commence pas à lui faire défaut… »

*

Dans ce polar italien, il y une commissaire au caractère bien trempé qui a beaucoup d’expérience et une grande intuition concernant la personnalité des tueurs mais qui est malade et doit accepter de se sentir diminuée.

Un jeune inspecteur vient d’arriver dans l’équipe et il doit faire sa place et apprendre à cerner sa nouvelle patronne.

Dans ce roman, il faut aussi dire que les lieux ont leur importance et sont un personnage à part entière. Village de montagne proche de la nature, c’est un lieu où les gens sont est taiseux et ne se laisse pas approcher facilement même si c’est pour être protégés.

L’enquête en elle-même porte sur plusieurs crimes assez sordides qui laissent penser à un psychopathe. La commissaire avait d’ailleurs pressenti dès le premier crime qu’il y pourrait en avoir d’autres et elle a senti que le tueur suivait un schéma. En même temps, une presence est ressentie dans la forêt, hostile ou protectrice?  Les enfants du village forment une petite bande et les adultes ont sans doute des choses à cacher…

En parallèle, il y a un retour dans le passé qui montre un hôpital isolé dans laquelle se passe quelque chose d’étrange qui bien sûr aura un lien avec les crimes du présent.

Un polar sans doute au démarrage un peu lent, il est bien lu et donne envie de poursuivre pour connaître les liens entre les différentes situations.

 Chez Sylire

« gros mot »

Chez Martine

Le silence de Grace (Before the poison) : Peter Robinson

Un « Book Tree »

En 2010, Chris Lowndes est un compositeur de musique de film qui revient s’installer dans le Yorkshire où il est né après avoir passé la plus grande partie de sa vie à Los Angeles. A 60 ans, veuf depuis peu, il vient de s’acheter une belle demeure dans la campagne, assez isolée. En creusant un peu, il apprend l’histoire de cette maison. « Kilnsgate House » appartenait au couple Fox, jusqu’à ce que le docteur Ernest Fox meurt et que sa femme Elizabeth soit accusée de son meurtre et condamnée à mort en 1953. Le fait que cette femme de 40 ans avait une relation extraconjugale avec un jeune artiste de 18 ans ayant empiré les choses pour elle lors de son procès.

Chris, qui sent comme une présence dans la maison, comme une atmosphère particulière, profite de son temps libre pour s’interroger sur cette affaire appartenant au passé et il commence à mener son enquête. Il va interroger un homme qui était présent à l’époque des faits, lire le compte rendu du procès, rencontrer l’amant de Grace Fox, et chercher à se faire son idée sur la culpabilité de cette femme qui a pris beaucoup d’importance dans sa nouvelle vie.

Il va remonter dans le passé, apprendre beaucoup de choses sur son passé  à elle, mais aussi sur la guerre que ce soit à Kilnsgate House ou dans les zones de guerre car Grace était infirmière dans l’armée et elle tenait un journal qui raconte toutes les horreurs qu’elle a vécues… Et son enquête va lui faire faire des recherches dans la vie de cette femme qui n’est rien pour lui mais envers qui il se sent des attaches malgré tout. Il y a le desir de l’innocenter ou au moins lui trouver de « bonnes » raisons d’avoir commis ce crime. Mais c’est aussi pour Chris un moyen d’occuper sa nouvelle vie à laquelle il doit s’habituer.

Le lecteur découvre l’histoire par des alternances entre le compte-rendu du procès en 1953, la vie de Chris en 2010 et le journal d’infirmière de Grace pendant la deuxième guerre mondiale.

J’ai plutôt apprécié ce roman qui n’est pas un roman d’action mais plutôt un mélange de mystère et de roman historique. La partie « enquête » est assez tranquille mais la partie historique est intéressante.

 chez Antigone

chez Lou et Hilde

catégorie « crime »

Tirage au sort du Book Jar

Vous avez été 21 à avoir répondu à l’appel pour m’aider à piocher une prochaine lecture issue de ma PAL « anglaise » en me donnant un chiffre entre 1 et 28 dans les commentaires ou sur la page Facebook du blog. Merci à tous de votre participation!

J’ai noté tous ces chiffres et les titres correspondants et j’ai fait le tirage avec Bastien

C’est donc le numéro 25 : « This must be the place » (« Assez de bleu dans le ciel ») de Maggie O’Farrel qui est dans ma PAL depuis que je l’ai acheté à Londres en mars 2017 et qui a été proposé par Violette et Alexielle (merci d’avoir participé!)!

Je vais essayer de le lire pour le 12 juin!  Si vous voulez le lire avec moi, n’hésitez pas!

« Haïkuvertures » ou « Cadavres Exquis de titres »

En ce jour particulier de « déconfinement » où va falloir essayer de recommencer à vivre comme avant mais pas vraiment, je partage avec vous un petit jeu auquel j’ai pris goût ces derniers jours : il s’agit d’empiler des livres pour faire un poème ou un texte en utilisant uniquement les titres des livres! Je me suis beaucoup amusée à le faire et je pense que j’en referai!

  • Le premier pour parler du bonheur de lire :

« Les jolies choses :

Bouquiner deux minutes l’histoire de l’amour, dans la forêt…

Je vais bien ne t’en fais pas ! »

*

  • Le deuxième pour parler de moi, qui vais me retrouver coincée chez moi au moment où on est censé retrouver notre liberté avec le déconfinement :

« Petit éloge du running,

Accès direct à la plage :

Un brillant avenir,

Une promesse !

La fille quelques minutes avant l’impact :

Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage : délivrez-moi ! »

*

  • Et le troisième, la veille du déconfinement :

« La petite et le vieux,

La Grand mère de Jade,

L’homme qui voulait vivre sa vie à l’abri de rien…

Eux, c’est nous !

Cent ans de solitude

Le jour d’avant l’usage du monde à contretemps. »

Robe de marié : Pierre Lemaitre

On commence le roman avec Sophie et au début tout est confus mais c’est normal car tout est très confus pour Sophie elle-même. Elle est persuadée qu’elle sombre dans la folie, oublie tant de choses qu’elle ne se souvient plus avoir faites.

Cette folie culmine quand elle réalise que le petit garçon dont elle s’occupait a été assassiné pendant la nuit et qu’elle seule peut avoir commis ce crime sans qu’elle n’en garde pourtant le moindre souvenir.

Elle décide alors de fuir… Pendant cette fuite, d’autres meurtres accompagneront Sophie et elle cherche alors à changer de vie, à changer d’identité à tout prix en se mariant pour disparaître. Pendant son récit, on revient aussi sur son passé, et sur le commencement de cette folie, de sa vie avec son mari et elle s’interroge : a-t-elle été aussi la cause de la mort de son mari et de sa belle-mère?

Cette première partie est suivie d’autres avec d’autres narrateurs et le thriller noir devient de plus en plus noir et de plus en plus angoissant!

Une vraie réussite!

Je dois dire que j’aime vraiment les polars ou thrillers que j’ai lu de Pierre Lemaitre et j’aimerai bien qu’il revienne un peu vers ses premières amours car il est doué dans le domaine (Travail soigné, Alex, Sacrifices, Trois jours et une vie)

chez Antigone

« objet »

Où va le blog cette semaine?

Où va le blog cette semaine?

La semaine dernière était ma dernière de « continuité pédagogique » même si je vais encore donner du travail lundi et mardi à mes élèves et que je récupérerait sans doute des travaux pendant mon arrêt maladie mais je ne compte pas rester devant l’ordinateur à travailler comme avant! Mon projet pour les semaines à venir sera de lire le plus possible (et de récolter les liens du Petit Bac en retard ! 😉 Je me fais opérer mercredi, c’est encore une situation bizarre, même si le déconfinement aura commencé, car je dois y aller seule (avec un taxi-ambulance). J’appréhende un peu cette journée toute seule en clinique (et particulièrement l’anesthésie locale… j’apporte de la musique qui fait du gros son pour être sure de ne rien entendre 😉 Je ne vous cache pas que d’être limitée dans mes déplacements (car je suis opérée du pied) juste au moment où on peut officiellement recommencer à circuler librement me coûte un peu (mais au moins je pourrai voir du monde chez moi!). Lundi, je finis des choses liées au déménagement et mardi Bastien reprend l’école et moi je retourne au collège pour chercher toutes mes affaires laissées sur place à la va-vite le 13 mars quand on pensait revenir quelques semaines plus tard!

Demain, dimanche 10 mai, vous trouverez mon billet sur « Robe de marié ».

Lundi 11 mai, il y aura le tirage au sort du Book Jar.

Mardi 12 mai, je vous parlerai du roman « Le silence de Grace ».

Jeudi 14 mai (billet programmé!), ce sera le roman audio « Sur le toit de l’enfer » pour le mois Italien.

Vendredi 15 mai (ou dimanche 17), vous pourrez voir la mosaïque du 5/5.

Et enfin, samedi 16 mai (billet programmé!), ce sera un coup de coeur jeunessse (mais pas que) pour « Mon père des montagnes ».

En ce moment, avec les yeux je lis « L’Odyssée d’Hakim » de Fabien Toulmé et ensuite, je lirais « Pour seul refuge » de Vincent Ortis et avec les oreilles, je viens juste d’abandonner « Celle qui fuit et celle qui reste » de Elena Ferrante et je vais commencer « Jours sans faim » de Dephine de Vigan (Lu par l’autrice). Je pense que je vais aussi écouter les émissions en retard des Bibilomaniacs. (Je vous encourage vivement d’écouter l’émission avec Jean Hegland et moi dans la version française)

Je vous souhaite à tous bon courage pour ce déconfinement qui, même s’il va nous laisser plus de liberté, n’est pas forcément simple à appréhender. Prenez soin de vous et gardez le moral!

Bonne semaine et belles lectures à tous! A bientôt!

Tarte au citron de Bastien (et d’Astrapi)

Pendant le confinement, Bastien et moi avons un peu cuisiné ensemble et un jour qu’il était en train de relire ses anciens Astrapi, il a trouvé cette recette qui lui a rappelé une tarte au citron qu’il aime beaucoup à « Dame Gourmande » un salon de thé de chez nous! Alors il a écrit les ingrédients sur la liste des courses et dimanche matin, je suis devenue son marmiton pour l’aider un peu (et lui donner des petits conseils de « coup de main » et c’est lui qui a fait le « gâteau du dimanche »! Je suis particulièrement contente car un de mes gâteaux au chocolat fétiche était déjà tiré d’un Astrapi que je lisais aussi quand j’étais enfant!

Ingrédients :

  • 3 citrons bio
  • 1 paquet de biscuits (petits beurres ou comme nous des galettes bretonnes)
  • 100 g de beurre mou (margarine végétale pour nous)
  • 50 g de farine
  • 1 cuillère à soupe de maïzena
  • 110 g de sucre
  • 4 oeufs
  • 1 cuillère à soupe d’eau

Préparation :

  • Beurrer un moule à tarte (mais nous on a plutôt mis une feuille de cuisson dans le moule à tarte pour être sûr que ça n’attache pas!)
  • Mixer les biscuits au robot et mélanger avec la farine.
  • Ajouter la moitié du beurre (on a écrasé avec une fourchette d’abord pour faire un peu comme une pâte de crumble)
  • Ajouter un oeuf et la cuillère d’eau et bien mélanger.
  • Préchauffer le four à 180° (TH 6)
  • Tapisser le moule avec la pâte et laisser reposer au frigidaire.
  • Retirer le zest des citrons et presser le jus.
  • Dans un saladier, battre le sucre avec les 3 oeufs.
  • Ajouter le reste du beurre fondu, les zestes et le jus de citron et la maïzena
  • Mélanger et verser dans une casserole
  • Faire chauffer doucement en fouettant jusqu’à ce que cela devienne crémeux.
  • Verser dans le moule et mettre à cuire 20 mn (en surveillant : la notre a pris un petit coup de chaud sur le dessus mais ce n’est qu’esthétique : elle était très bonne!)

Les tags d’Enna : « Spectacles » (Et une recette et le tirage au sort du Book Jar)

(Cliquez sur l’image pour trouver tous les tags du rendez-vous)

Je me suis rendue compte qu’à mes débuts de blog entre 2008 et 2010, il y avait beaucoup de tags, ces questionnaires qui permettaient aux uns et aux autres de mieux se connaître! Avec ce nouveau rendez-vous tous les 8 de chaque mois, je vous proposerai chaque mois un nouveau tag.

Vous pourrez d’abord découvrir des choses sur moi en lisant le tag mais ceux qui suivent ce blog depuis un moment savent que j’aime les rendez-vous où on partage des choses alors je vais vous faire participer 😉 Je taguerai donc quelques blogueurs pour qu’ils répondent au même tag chez eux ou dans les commentaires mais je propose que chacun se sente libre de répondre à ces tags dans les commentaires ou sur leur blog (ou sur Facebook ou Instagram!)

Les règles du jeu sont 1) répondre aux questions, 2) taguer quelques personnes 3) les prévenir qu’elles sont taguées 4) aller lire leurs réponses à ces mêmes questions!

On ne peut plus aller au spectacles alors faisons remonter les souvenirs des spectacles passés!

Spectacles…
  • Le dernier concert que tu as vu (avec un adjectif pour le qualifier) :

Le tout dernier concert a été Alexis HK en famille (le 6 mars… ça s’est joué à peu de choses!) en famille (parce que Bastien aime beaucoup!) J’adore cette chanson et le clip est très « confinement » : nonchalant 

Et peu de temps avant j’avais aussi vu Philippe Katherine avec L’Homme et ma Best : déjanté  et Catherine Ringer : jubilatoire

  • Le dernier film que tu as vu (avec un adjectif pour le qualifier) :

C’était Woman que j’ai vu avec ma twin Mrs B : un coup de coeur que je ne peux que recommander : essentiel

  • Le dernier spectacle vivant (hors concert) que tu as vu (avec un adjectif pour le qualifier) :

Un spectacle de lecture, musique et dessin vu en famille Black Boy : passionnant

  • Le premier concert que tu as vu :

Pour mes 18 ans, mon frère et ma belle-soeur m’ont emmenée voir Barbara une artiste que j’aimais beaucoup.

  • Le premier film que tu as vu au cinéma :

C’était Amadeus. je me souviens que j’avais gagné des places à la radio (sur NRJ?)

  • Le concert que tu aurais aimé pouvoir voir mais ce n’est plus possible :

The Doors que j’ai écouté en boucle depuis mes 17 ans et que j’écoute encore régulièrement car le hasard a voulu que L’Homme aussi soit fan!

D’ailleurs la semaine dernière, le hasard a voulu qu’alors que ce billet était déjà tapé, je descende dans le salon pour trouver L’Homme en train de regarder le concert de 1968 au Hollywood Bowl. On a profité de notre nouvelle télé pour regarder en écran assez grand et avoir l’impression d’être au concert!

  • Un film/concert/spectacle associé à un événement de ta vie :

Quand j’ai passé mon brevet des collèges en 1987, l’après-midi libre après la dernière épreuve je suis allée au cinéma voir Le Grand Bleu et dans la salle il n’y avait que des 3e qui sortaient de leur épreuve!

  • Un film/concert/spectacle marquant :

J’ai assisté à une représentation de « Twelfth Night » de William Shakespeare en extérieur, un soir, dans le parc du zoo de Jersey avec de temps en temps des cris d’animaux qui résonnaient!

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Pour ce tag « Spectacles! » : je ne tague personne (de toute façon, je crois que je ne taguerai plus personne, je n’ai pas beaucoup de retour des personnes citées 🙂 Mais en cette période de confinement où beaucoup d’entre nous ont un peu plus de temps, je vous invite tous à parler de vos spectacles sur vos blogs, sur Instagram ou sur Facebook!

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Et pour accompagner la lecture de ce tag et réfléchir à vos propres réponses, voici une recette de proposée par Bastien : une tarte au citron  (cliquez pour trouver la recette!)

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Enfin, le « Book Jar »  aidez moi à choisir le prochain livre issu de ma PAL à être photographié en train d’être lu. Ce mois-ci je vous demande de me donner un chiffre entre 1 et 28 pour me permettre de choisir un livre de ma PAL « anglaise » pour le mois anglais en juin (je ne sais pas s’il aura lieu mais j’anticipe 😉 (je compte mes Agatha Christie ce que je ne fais pas dans ma PAL habituelle ce qui explique la « grande » PAL du mois 😉 dans les commentaires ou sur la page FB du blog!

Les Bibliomaniacs invitent Jean Hegland

Cliquez sur l’image pour accéder au site des Bibliomaniacs et à l’émission 

Mes copines du podcast littéraire « Bibliomaniacs » ont une invitée de prestige aujourd’hui car elles ont la chance de discuter avec Jean Hegland l’autrice du roman « Dans la forêt ». Et si je vous en parle aujourd’hui plus particulièrement, ce n’est pas seulement parce que j’ai aimé le roman (même si j’ai adoré) mais parce que je suis impliquée dans cette émission en particulier!

En effet, l’emission a été enregistrée en anglais par les Bibliomaniacs et Jean Hegland et j’ai ensuite traduit les interventions de Jean Hegland et enregistré la version française. Ca a été pour moi une très belle experience (même si elle m’a causée un peu de stress, j’avoue, car j’avais vraiment peur de ne pas être à la hauteur de cette belle rencontre!) Merci aux Bibliomaniacs pour leur confiance!

Je ne peux que vous conseiller d’écouter cette émission en anglais si vous parlez anglais mais aussi en français (même si vous l’avez écoutée en anglais avant juste pour que je n’ai pas fait tout ça pour rien 😉 parce que c’est réellement un bel échange, très naturel , comme si Jean Hegland était une des Bibliomaniacs! Les sujets abordés sont vraiment intéressants!

Si vous aimez les rencontres d’auteurs comme moi, c’est la version « confinée » de la rencontre d’auteurs!! Si vous avez aimé « Dans la forêt », vous allez aimer entendre son auteur et si vous ne l’avez pas encore lu, vous découvrirez une femme passionnante!

J’en profite pour dire que cette expérience d’enregistrement a été une révélation de mon point de vue passionnée de lecture audio : mon admiration vis à vis des lecteurs et acteurs qui enregistrent des livres audio est décuplée car c’est vraiment très dur d’enregistrer sans bafouiller, se couper et tout rater 😉

Les Bibliomaniacs sont aussi sur Facebook et sur Instagram!

Martha Jane Cannary Tome 1-Les années 1852-1869 La vie aventureuse de celle que l’on nommait Calamity Jane : Matthieu Blanchin et Christian Perrissin

Comme le sous-titre de la BD l’indique, cette histoire est une biographie de Calamity Jane, mais pour ce premier tome c’est en réalité la vie Martha Jane Cannary. Elle est née dans une famille de Mormons très pauvre avec de nombreux enfants. Ses parents décident de quitter leur ferme pour aller vers l’Ouest à Salt Lake City. A cette époque aller vers l’Ouest était une véritable aventure, surtout en famille. Malheureusement, après des péripéties et la mort de ses deux parents, Martha, à 15 ans, doit élever seule ses petits frères et soeurs dans une grande précarité. Elle refuse de se marier avec un Mormon plus âgé qui cherchait une deuxième épouse et elle part sur un coup de tête en laissant derrière elle les enfants.

C’est le début d’une grande aventure et un grand changement de vie car elle s’est habillée en garçon, cheveux courts, avec son fusil et son cheval et elle traverse la nature hostile, mal préparée. Les gens la prenne pour un garçon même si de temps en temps elle doit subir sa condition de femme en chemin…

Elle traverse les Etats-Unis et cet album a cela de passionnant de voir la vie des Américains qui vont vers l’Ouest, toujours plus à l’Ouest, qu’ils soient civiles ou militaires. Elle va redevenir femme pour pouvoir travailler mais en gardant son caractère bien trempé et presque viril et son envie de ne pas se laisser enfermer dans les rôles féminins réducteurs de l’époque.

C’est vraiment passionnant, peut-être pas tant pour la vie de « Calamity Jane » dans ce premier album parce que finalement, ce ne sont que ses années de jeunesse mais pour le contexte historique et social américain. Malheureusement la médiathèque n’a pas les tomes 2 et 3, il va falloir que je trouve un moyen de mettre la main dessus!

Et pour la petite anecdote, j’ai lu cette BD le 1er mai et le hasard veut que Martha Jane soit née le 1er mai 1852 😉

  chez Stephie

catégorie « personne connue »