Le mystère de Lucy Lost : Michael Morpurgo (Billet avec Bastien)

En mai 1915, sur une île inhabitée de l’archipel des Scilly, des îles Britanniques très isolées, Jim et son fils Alfie découvrent une jeune fille seule, complètement à bout de force, affamée et déshydratée. Elle ne dit qu’un seul mot et Alfie et sa famille qui vont s’occupent d’elle l’appellent donc par ce nom : Lucy, Lucy Lost (perdue)

En parallèle, à la même époque, nous suivons la vie d’une petite fille nommée Merry qui vit à New York avec sa mère pendant que son père, Canadien, se bat en Europe dans la grande guerre. Elle joue du piano, s’occupe de leurs chevaux mais son père lui manque beaucoup. Ils se sont promis de penser l’un à l’autre en regardant le lune chaque soir et chantant leur chanson fétiche. Mais un jour, une lettre leur apprend que le père est blessé et qu’il est en convalescence en Angleterre. Contre l’avis général, la mère de Merry organise pour elle et sa fille une traversée de l’Atlantique pour aller en Angleterre. Elles voyagent sur un paquebot de prestige : le Lusitania.

On va suivre les histoires des deux filles avec plus de détails sur celle de Lucy sur les îles Scilly : une vie rude par son aspect austère et sauvage mais aussi dans le caractère des îliens qui ont parfois du mal à accepter l’étrange petite fille qui parle pas et qui en plus a été trouvée avec une couverture allemande… La question de pose de savoir qui elle est. La famille de Alfie la protège.

Les deux histoires se rejoignent et c’est vraiment touchant. Les lecteurs adultes se douteront de beaucoup de choses en connaissant l’histoire du Lusitania mais le jeune lecteur qui ne connait pas sera vraiment plongé dans le mystère.

Encore un très bon roman jeunesse de Michael Morpurgo qui parle de la guerre du point de vue des civiles et des enfants. A découvrir!

Voici l’avis de Bastien (9 ans et demi) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

C’est l’histoire de deux pêcheurs qui trouvent une petite fille à moitié morte de faim sur une île abandonnée. Elle ne peut prononcer qu’un seul mot : « Lucy ».

Pendant ce temps, il se passe une autre histoire : celle de Merry MacIntyre…

L’histoire se passe sur les îles Scilly en 1915…

J’ai adoré ce livre car il y a beaucoup d’aventures et de suspense mais je suis un peu déçu pat la fin car il y a vraiment beaucoup moins de mystère (ça fait un peu « ils se marièrent et ils eurent beaucoup d’enfants… ») [Note de la maman : il parle des deux derniers chapitres qui racontent comment ont évolué les personnages!]

chez Lou et Titine

avec avec Alexielle : Allons voir son avis!

Miss Marple au club du mardi + Le club du mardi continue : Agatha Christie

Ces deux recueils de nouvelles regroupent 13 nouvelles qui étaient à l’origine un seul volume quand Agatha Christie les a publiées sous le titre anglais « The Thirteen Problems ». Ces nouvelles sont liées par une trame : elles se situent toutes à St. Mary Mead. Les premières (1 à 6) se passent auprès de Miss Marple, il y a son neveu Raymond West, qui est écrivain, Joyce Lemprière, une jeune artiste, Sir Henry Clithering, ancien haut fonctionnaire de Scotland Yard, Dr Pender, un pasteur de la paroisse et Mr. Petherick, un avoué. Les autres nouvelles (7 à 12) ont lieu un an après chez le Colonel Arthur Bantry et sa femme Dolly chez qui leur ami Sir Henry Clithering est de passage et il y a à nouveau Miss Marple ainsi que l’actrice Miss Jane Helier et le Dr Lloyd. La dernière nouvelle remet en contact Sir Henry Clithering avec Miss Marple à Saint Mary Mead.

J’ai retrouvé ces détails sur internet et je me suis rendue compte que si j’avais parfois confondu Joyce Lempière et Jane Helier c’était normal car l’édition « Club des masques » que j’ai lue n’a pas respecté l’ordre des nouvelles d’origine et donc il y a quelques confusions sur les personnages réunis. Ce n’est pas très grave pour la compréhension des histoires car elles sont toutes indépendantes mais c’est quand même dommage pour l’unité du recueil.

Le point commun de toutes ces nouvelles est que chaque personnage va proposer une histoire criminelle et demander aux autres participants de dénouer cette affaire à partir des quelques indices et indications données. Tout le monde émet des hypothèses mais c’est toujours Miss Marple qui, tout en donnant l’impression de ne pas vraiment être concentrée, en tricotant, apporte la solution à toutes les enquêtes évoquées, argumentant comme d’habitude qu’elle a juste observé la vie à Saint Marie Mead qu’elle n’a jamais quitté et que la nature humaine peut se retrouver partout.

Je ne vais pas vous parler de chaque nouvelle car elles sont assez courtes et je ne voudrais pas trop en dévoiler mais ce que je peux vous dire c’est que j’ai vraiment apprécié ces nouvelles et ce format qui fait que l’on a vraiment une mini enquête policière à chaque fois. Je vous recommande ces deux titres ou « Miss Marple et le club du mardi » dans lequel les 13 nouvelles sont maintenant regroupées en un seul volume. Mais au cas où vous auriez la même édition que moi, voici l’ordre à suivre :

  1. Le Club du Mardi (The Tuesday Night Club)
  2. Le Sanctuaire d’Astarté (The Idol House of Astarte)
  3. Les Lingots d’or (Ingots of Gold)
  4. Le Perron sanglant (The Blood-Stained Pavement)
  5. Motif contre occasion (Motive vs Opportunity)
  6. Le Pouce de saint Pierre (The Thumb Mark of St Peter)
  7. Le Géranium bleu (The Blue Geranium)
  8. La Demoiselle de compagnie (The Companion)
  9. Les Quatre Suspects (The Four Suspects)
  10. Une tragédie de Noël (A Christmas Tragedy)
  11. L’Herbe de mort (The Herb of Death)
  12. L’Affaire du bungalow (The Affair at the Bungalow)
  13. Une noyée au village (Death by Drowning)

55e et 56e Agatha Christie de ma collection

chez Lou et Titine

catégorie « objet » (=club de golf)

Rencontre avec Léonor de Récondo

Vendredi 7 juin, avec ma copine Mrs B, j’ai eu la chance d’assister à une rencontre avec Léonor de Récondo organisée par la librairie Le Détour, comme d’habitude : dans le bar juste en face! Je connaissais l’auteure pour avoir lu (en audio) « Pietra Viva » en 2015 et tout récemment, pour préparer cette rencontre, j’avais aussi audiolu « Amours« . C’est Fanny, ma libraire, qui a mené l’entretien, même si Léonor de Récondo n’avait pas besoin de beaucoup de questions : elle parlait avec beaucoup de facilité et c’était comme écouter une amie échanger avec beaucoup de simplicité et de rires!

L’entrée dans l’écriture

Léonor de Récondo est violoniste, c’est son métier. Elle a commencé l’apprentissage du violon et elle a su très tôt qu’elle voudrait en faire son métier, en vivre, mais la lecture l’a toujours accompagnée. C’était un territoire précieux. Entre l’adolescence et ses 20 ans, elle a tellement travaillé le violon qu’il n’y avait pas de place pour autre chose mais elle a toujours tenu des journaux intimes, très longtemps, jusqu’à ce que la fiction entre dans sa vie il y a environ 10 ans. A l’époque, elle écrivait pour se comprendre mais pas pour être lue. Il y a eu quelques ébauches, des tentatives d’écriture de fiction mais sans aller au bout. Et il y a environ 10 ans, à un moment de sa vie où elle était installée et où il y avait de la place, de l’espace mental, elle s’est dit qu’elle allait essayer d’aller au moins au bout d’un roman.

Publication, le monde de l’édition et Sabine Wespieser

Une fois qu’elle a fini son premier roman, elle l’a envoyé à un grand nombre d’éditeurs et elle a reçu autant de réponses négatives que d’envois mais elle a aussi reçu des encouragements de la part de Christian Bobin qui l’a complimenté sur son écriture et qui lui a conseillé de prendre de la distance par rapport à elle-même.

Puis, elle s’est lancée dans un autre roman, historique cette fois (en prenant de la distance dit-elle en riant). C’était romanesque, un conte autour du mythe d’Orphée. Elle a reçu des lettres de refus mais aussi des encouragements de plusieurs éditeurs et notamment un courrier de Sabine Wespieser, écrit à la main, qui lui disait qu’elle pourrait lui envoyer son prochain roman car elle était intéressée par son style. « La grâce du cyprès blanc » a été édité aux Editions « Le temps qu’il fait », une petite maison d’edition avec un beau catalogue, notamment Christian Bobin.

Ensuite quand elle a écrit « Rêves oubliés », elle ne l’a envoyé qu’à Sabine Wespieser, en lui rappelant le courrier qu’elle lui avait écrit.  Après avoir envoyé son manuscrit, elle est partie au Japon en famille et là-bas, elle a fait un rêve dans lequel Sabine Wespieser l’appelait pour lui dire qu’elle allait éditer son livre et le soir même elle a reçu un mail de Sabine Wespieser elle-même qui souhaitait le publier s’il était toujours disponible!

Léonor de Récondo nous explique toute l’organisation du monde de l’édition, des rentrées littéraires (avec une préférence pour la rentrée de janvier qui est moins dans la course à la promotion et aux prix).

Elle nous raconte qu’entre elle et Sabine Wespieser c’est une belle histoire éditoriale, une belle histoire de confiance car c’est une vraie maison d’édition, dans laquelle le mot « maison » a tout son sens, car elle a cette sensation d’être dans un lieu accueillant. C’est une petite maison d’édition indépendante qui a peu de textes (une dizaine par an) et un désir de soutenir ses textes avec un vrai accompagnement de l’auteur. Elle travaille beaucoup en lien avec les libraires.

D’ailleurs, à partir de « Pietra Viva » il y a eu une rencontre avec les libraires et la presse qui a fait qu’avec « Amours » le terrain était prêt pour qu’un succès se fasse. Elle a reçu « le prix RTL Lire » et « le Prix des Libraires » et à cette époque « Pietra Viva » est sorti en poche et a connu un grand succès. Elle s’est beaucoup déplacée en librairies (pour « Amours », ça a été 6 mois de promotion et 60 librairies visitées) et un vrai lien s’est tissé entre elle, les libraires et le public. Elle s’amuse en disant qu’elle n’avait pas réalisé qu’un écrivain voyageait autant sinon plus qu’un musicien!

Manifesto

Son roman « Rêves oubliés » racontait l’histoire de l’exil de sa famille venue d’Espagne et restée en France avec un récit qui se situe de 1936 à 1949.

Dans « Manifesto », son dernier roman, elle raconte une histoire aussi très personnelle. En plein promotion pour « Amours » juste après les prix, elle était dans un grand mouvement de promotion quand elle a reçu un appel de l’hôpital pour annoncer que son père subissait une infection générale après une opération et qu’il fallait venir tout de suite…

C’est la dernière nuit de son père et c’est un livre qui lui rend hommage. Hommage à l’artiste et à l’homme qu’il était. Elle voulait faire son portrait, un livre sur ce qu’il lui a transmis. Ce roman est donc en partie autobiographique. Il y a une alternance entre des passages qui se passent la nuit dans la chambre avec l’attente et par ailleurs, des conversations imaginaires entre son père et Ernest Hemingway.

Dans ce roman, elle a laissé les prénoms pour être sincère puisqu’il s’agissait bien d’elle, Léonor, et de Cécile et Félix, sa mère et son père, mais elle voulait quand même faire éclater cette forme et elle a imaginé cette conversation avec Ernest Hemingway pour retourner dans la fiction.

L’alternance de textes correspond aussi à l’alternance dans laquelle elle était en tant qu’auteure. La forme a donné le texte. Avant, elle se cognait dans le réel, il fallait qu’elle sorte du linéaire. Elle voulait redonner une voix à Félix. Dans ce roman, c’était la première fois qu’elle écrivait à la première personne et il y a 3 premières personnes : Léonor, Félix et Hemingway. L’alternance lui permet d’expliquer des choses dans l’écriture, une temporalité qu’elle voulait exploser, être dans la nuit, dans le réel de la dernière nuit du corps. Elle ne voulait pas oublier, elle voulait garder les détails : c’est donc une écriture détaillée, du corps, de la peau par exemple. Dans les parties avec les conversations avec Hemingway, elle voulait donner une épaisseur poétique au texte.

Son père était un artiste engagé, elle a toujours vu ses parents, artistes, à l’œuvre chez elle. Il y avait toujours chez eux une circulation de parole, de pensée, un désir artistique qui l’a éduquée à voir le monde et à donner à voir le monde. Elle voulait rendre hommage à cela. C’est pour cela qu’elle a choisi Hemingway : il y avait son engagement politique sur l’Espagne, la guerre, la mort, l’écriture, le deuil. Une fois le choix d’Hemingway fait, elle s’est rendue compte que quand cet auteur allait en Espagne,  il allait régulièrement manger chez la sœur de sa grand-mère. Il y avait même des photos de lui là-bas donc son père a vraiment connu Hemingway. Elle pense qu’elle devait le savoir au fond d’elle mais ça ne lui est apparu qu’après avoir choisi de l’utiliser dans son roman.

Le titre du roman lui est venu après un rêve qu’elle raconte début de l’histoire. Elle voit sa mère lui demander si elle avançait dans son « manifesto » en parant de son livre et c’est le mot qui lui a paru le mieux correspondre à ce qu’elle voulait transmettre alors elle l’a gardé.

La musique des mots et la voix

La musicienne qu’elle est estime qu’il y a des mots communs entre la musique et l’écriture comme par exemple la notion de silence qui est essentielle à la fois dans la musique et dans l’écriture. Elle a envie de créer de l’espace à travers l’écriture. Elle estime aussi qu’il y a une communion de regards entre le lecteur et le texte. Elle a travaillé longtemps à essayer de trouver une fluidité, à entrer dans une sorte de mouvement littéraire car quand on s’embarque dans un texte ce sont des voyages immobiles extraordinaires.

Mon amie Claire est intervenue en revenant sur le fait qu’elle ait dit que pour elle, la voix avait de l’importance dans son écriture  et elle lui a raconté qu’elle avait lu « Amours » en version audio et que nous avions été toutes les deux bouleversées par sa façon de lire. J’ai ajouté que ce n’était pas toujours réussi quand un auteur lisait son propre texte et que là, elle avait vraiment donné vie à ses personnages et qu’on entendait bien le beau style.

Elle a eu l’air très touchée par cela et elle nous a raconté qu’elle avait enregistré la version audio à la demande des éditions Sixtrid. C’était suite à sa grande tournée de 6 mois pour le roman et après la mort de son père. Elle avait l’impression d’avoir épuisé son texte, qu’elle était arrivée au bout et qu’elle ne connaissait plus que ça… Mais en le lisant pour la version audio, elle s’est réconciliée avec ce texte, elle a redécouvert son propre texte. Elle a alors pris conscience que finalement le cœur de texte, c’est le texte, pas ce pas ce qu’on en dit autour. Cette lecture audio s’est faite en une journée et il y a eu beaucoup d’émotions pour elle et pour les personnes qui enregistraient (et comme l’a ajouté Claire : pour l’audiolecteur aussi!).

Elle nous a annoncé qu’Audiolib allait publier « Manifesto » et c’est elle qui lira la partie se passant à l’hôpital (elle venait juste de finir l’enregistrement la veille) et c’est un acteur qui lira la partie entre son père et Hemingway. Elle ne pense pas qu’elle lira tous ses livres en audio mais pour celui-ci, cela lui paraissait juste et elle était très heureuse de l’avoir fait.

L’écriture

Quelqu’un lui demandé quel était le point de départ de l’écriture pour elle et elle a répondu que c’était sa curiosité. C’étaient des questions qui l’intéressaient et qu’elle avait envie de creuser. Pour « Pietra Viva », elle avait envie d’écrire sur le paysage de ces carrières de marbre qu’elle connaissait grâce à son père et sur la création artistique. Pour « Amours », elle est allée dans le début du 20e siècle du côté des femmes et c’était en plein dans le débat pour le mariage pour tous. Elle avait envie de s’intéresser à l’éducation féminine. « Point cardinal » est son premier roman contemporain sur une femme trans. Elle se posait beaucoup de questions sur le corps et comment on pouvait ne pas être sûr d’être dans le bon corps. D’ailleurs dans tous ses romans, elle a conscience qu’il y a une grande importance du corps que ce soit par la création ou le corps physique.

Elle aime se plonger dans ce questionnement pendant un certain temps. En général un roman lui prend deux ans : un an de recherche et d’élaboration narrative et un an d’écriture. Quand elle démarre la partie narrative, c’est qu’elle est prête et elle écrit donc directement la forme définitive, elle ne change pas la trame qu’elle a imaginé. Elle enlève plus qu’elle ne rajoute (ce qui explique, dit-elle, qu’elle écrive surtout des romans courts). Elle travaille à une sorte de transparence, de légèreté, pour que la langue ne fasse pas écran au texte.

*

J’ai beaucoup aimé cette rencontre, c’était naturel et joyeux, il a eu un vrai échange entre l’auteur et les lecteurs et même entre les lecteurs (Claire et moi avons conseillé aux autres de découvrir « Amours » en audio!) Au moment de la dédicace, j’ai pu ajouter que j’avais aussi audiolu « Pietra Viva » et que j’avais été très touchée par son écriture et que curieusement, j’avais l’impression que sa voix « parlée » était différente de sa voix lors de la lecture de « Amours », comme si elle était chargée d’émotion, plus littéraire.

Je remercie encore Fanny et Raphaël de  la librairie Le Détour qui permettent de beaux moments littéraires comme ceux-là! Merci à l’auteure aussi pour sa simplicité! Je compte bien poursuivre la découverte de son oeuvre : j’ai acheté « Point cardinal » et Claire a acheté « Rêves oubliés » et nous nous les prêterons! Si vous avez l’occasion de croiser la route de Léonor de Récondo, je vous conseille de faire sa connaissance!

Tirage au sort du Book Jar

Vous avez été 21 à avoir répondu à l’appel pour m’aider à piocher une prochaine lecture issue de ma PAL anglaise (mes Agatha Christie inclus) en me donnant  un chiffre entre 1 et 13 dans les commentaires ou sur la page Facebook du blog.  Merci à tous de votre participation!

J’ai noté tous ces chiffres et les titres correspondants et j’ai fait le tirage avec Bastien :

C’est donc le numéro 1 : « La renverse » de Olivier Adam qui est dans ma PAL depuis Noël 2018 quand L’Homme me l’a offert (pioché dans ma LAL 😉 ) et qui a été proposé par Martine et Isabelle Ribambelle d’Histoires (merci d’avoir participé!)!

Je vais le lire pour le 12 août! (car le blog sera en pause le 12 juillet) Si vous voulez le lire avec moi, n’hésitez pas!

Brexit romance : Clémentine Beauvais

Résumé de l’éditeur : « Juillet 2017 : un an que « Brexit means Brexit » ! Ce qui n’empêche pas la rêveuse Marguerite Fiorel, 17 ans, jeune soprano française, de venir à Londres par l’Eurostar, pour chanter dans Les Noces de Figaro ! À ses côtés, son cher professeur, Pierre Kamenev. Leur chemin croise celui d’un flamboyant lord anglais, Cosmo Carraway, et de l’électrique Justine Dodgson, créatrice d’une start-up secrète, BREXIT ROMANCE. Son but ? Organiser des mariages blancs entre Français et Anglais… pour leur faire obtenir le passeport européen. Mais pas facile d’arranger ce genre d’alliances sans se faire des noeuds au cerveau et au coeur ! »

*

Ouh la la pas facile de parler de ce roman qu’avec du recul j’ai trouvé très fouillis et qui pendant ma lecture m’a paru un peu « too much »… J’ai l’impression que l’auteur avait envie de parler de plein de choses … et a tout mis dans le même roman… Il y a le Brexit, il y a les relations entre Français/Britanniques avec tous les stéréotypes possibles et imaginables… pour les dénoncer certainement, les «bobos» avec leurs conversations politiquement correctes, de la politique franco-britannique (qui à mon avis passera bien au-dessus des jeunes lecteurs et qui sera sans doute très vite daté)… Je n’ai pas vraiment adhéré aux personnages et aux situations que j’ai trouvé à la fois irréalistes et exagérés au point de n’être qu’une accumulation de clichés… et j’ai trouvé que c’était un peu longuet…

Un autre aspect du roman qui était plutôt original, c’est le jeu sur la langue car l’auteur, qui maîtrise bien l’anglais, a joué sur les expressions, les traductions mot à mot et les parallèles entre les langues, les mélanges entre le français et l’anglais et c’était intéressant et amusant… au début mais là encore j’ai fini par me lasser…

Alors, la lecture de ce roman ne m’a pas déplue sur le coup mais avec du recul je n’en retiens pas grand chose à part une certaine confusion alors que de cette auteure j’avais beaucoup aimé « Les petites reines » que je vous conseille vraiment!

chez Lou et Titine

Où va le blog cette semaine?

Où va le blog cette semaine?

Je suis en weekend prolongé mais cette fois-ci je ne vais pas m’occuper QUE des travaux de maison car on part une partie du weekend chez une amie!

Alors quel est le programme de la semaine?

Demain, lundi 10 juin, vous pourrez lire mon avis sur « Brexit romance ».

Mardi 11 juin, vous trouverez le tirage au sort du Book Jar (d’ailleurs si vous ne m’avez pas envoyé un chiffre entre 1 et 13 pour m’aider à piocher dans ma PAL de plus de 6 mois, n’hésitez pas!).

Si j’ai le temps, il y aura aussi le compte rendu de ma rencontre avec Léonor de Récondo (sinon ça sera le 13 🙂

Mercredi 12 juin, je vous parlerai de deux recueils de nouvelle d’Agatha Christie : « Miss Marple au club du mardi » et « Le club du mardi continue ».

Jeudi 13 juin, si tout va bien vous pourrez voir la mosaïque des photos du 6/6 à 6h06 et/ou 18h06. (Sinon ça sera le 15!)

Vendredi 14 juin, Ce sera un billet à quatre main avec Bastien et en LC avec Alexielle pour « Le mystère de Lucy Lost » et si nous avons eu le temps de le finir (et d’écrire le billet) Bastien et moi parlerons aussi de « Kaspar le chat du Grand Hotel » (sinon, ça sera plus tard dans le mois 😉

Et enfin, dimanche 16 juin, je vous parlerai de la version audio de « Raison et sentiments ».

En ce moment, avec les yeux, je suis en train de lire « Les Mysteres d’Avebury » de Robert Goddard et j’enchaînerai avec « Nympheas Noirs » de Fred Duval et Didier Cassegrain et « L’obsolescence programmée des sentiments » de Zidrou et de Jongh (des BD de la médiathèque) et avec les oreilles rien pour l’instant… mais après avoir écouté la nouvelle émission des Bibliomaniacs (qui ont une guest star avec elles!) je pense que je vais audiolire « Envoyée spéciale » de Jean Echnoz. Ma prochaine lecture avec les yeux sera « Jefferson » de Jean-Claude Mourlevat (emprunté au CDI pur le lire avec Bastien en avance pour les Incos 2020) et « Salina : les trois exils » de Laurent Gaudé (prêté par une collègue).

Bonne semaine à tous et bonnes lectures! 🙂

Battenberg cake

Pour la petite histoire, ce gâteau a une place à part pour moi… Ma maman est Britannique et mon mon anniversaire tombe toujours en plein milieu des vacances que nous passions toujours en bateau avec mes parents. Ma mère achetait presque toujours un Battenberg cake du commerce qui a donc été très longtemps associé à mon anniversaire : un gateau rien que pour moi!

Cela faisait longtemps que je voulais essayer de le faire moi même pour en faire une version sans lactose car j’évite maintenant ceux du commerce. J’aurais pu attendre le mois d’août pour enfin le faire mais comme je en sais pas si je pourrai cuisiner car si tout va bien, je devrais être entre deux cartons de déménagement!) alors je profite du mois anglais pour enfin me lancer!

Ingrédients :

  • 150 g de beurre ramolli (margarine végane pour moi)
  • 150 g de sucre
  • 3 oeufs battus
  • 1 cuillère à café d’extrait de vanille (mais comme je n’en avais pas, j’ai mis un sachet de sucre vanillé et pris du lait de soja à la vanille)
  • 150 g de farine
  • 30 ml de lait (lait de soja à la vanille pour moi)
  • un peu de colorant alimentaire rose
  • 75 g de confiture d’abricot
  • 200 g de pâte d’amande

Préparation :

  • Préchauffer le four TH 6-7
  • Dans un bol, mélanger au fouet la farine, les 3 oeufs battus, le sucre (+ le sucre vanillé si vous n’avez pas d’extrait de vanille), le beurre ramolli, le lait, (et l’extrait de vanille si vous en avez) jusqu’à ce que le mélange soit bien lisse.
  • Dans un autre bol, verser la moitié de la pâte et ajouter un peu de colorant alimentaire rose et bien mélanger pour que la pâte rose soit uniforme. (Moi j’ai utilisé un sachet de colorant bio et ce n’était pas suffisant, il faudrait sans doute que la pâte soit presque rouge dans le bol pour que la couleur rose soit plus marquée une fois cuit…)

  • Utiliser deux moules à cake de même taille. Verser la pâte blanche dans un moule et la pâte rose dans l’autre (ou faire cuire les deux pâtes l’une après l’autre.) (Je n’avais pas deux moules identiques et je n’ai pas eu le courage de les faire cuire l’un après l’autre!)

  • Faire cuire les deux gateaux 25 à 30 minutes. Laisser refroidir et démouler les deux gateaux.

Assemblage :

  • Placer les gateaux l’un sur l’autre de façon à les égaliser pour qu’ils soient exactement de la même taille. (Ca fait plein de petites chutes de gâteaux, qui sont tout à fait mangeables 😉 )
  • Couper les deux gateaux dans le sens de la longueur.
  • Dans une casserole, faire chauffer la confiture d’abricot avec un peu d’eau jusqu’à ce que la confiture devienne liquide.
  • Prendre une partie rose et avec un pinceau, placer de la confiture sur la longueur. Faire la même chose avec une partie blanche. Coller les deux bandes ensemble.
  • Recommencer l’opération avec les deux autres bandes.
  • Badigeonner le dessus des deux ensembles bicolores et coller l’une sur l’autre côté confiture, en faisant attention à mettre la bande rose sur la blanche pour faire un damier.
  • Badigeonner de confiture tout l’extérieur du gateau reconstitué.

  • Étaler la pâte d’amande avec un rouleau à patisserie pour obtenir une pâte plus grande que le gateau.
  • Recouvrir le gateau avec la pâte d’amande.

Et voilà, un gateau surprise!

Bon, esthétiquement, il est un peu raté mais j’ai manqué de temps et je n’ai pas pu refaire un essai plus présentable et une recette plus proche de ce que je voulais  😉 Celui que je mangeais petite, il ressemble à ça  : (Celui-ci c’est la marque « Mr Kipling » mais on peut en trouver partout en Angleterre!)

Au niveau du coup, c’est agréable mais ne nous voilons pas la face : c’est sucré! Parfait avec une bonne cup of tea 😉

 Les gourmandises en cuisine chez Syl

  chez Lou et Titine

10 ans de coups de coeur d’Enna : juin

Cela fait donc 10 ans que ce blog existe et cette année, pour le rendez-vous mensuel du 8 de chaque mois, j’ai eu envie de mettre en avant les coups de coeur dont j’ai parlé sur le blog chaque mois depuis 2008, en espérant que vous aurez envie d’y jeter un oeil pour trouver des idées de lecture! J’ai été inspirée par Antigone qui met en avant les coup de coeur des blogueurs chaque mois.

Cliquez les images pour lire les billets :

Juin 2009

Trois ombres

Be safe

Lignes de failles

Juin 2010

Une prière pour Owen

Juin 2011

Les noceurs

Juin 2012

Brise-Glace

Juin 2013

La lettre qui changea le destin d’Harold Fry arriva un mardi

 Cinquante nuances de Grey (Un coup de griffe…J’ai détesté et abandonné mais je me suis bien amusée à écrire ce billet!)

Juin 2014

Histoire familiale et historique qui pourrait être un roman mais qui est une histoire vraie. Voici trois billets sur une quête incroyable : 1) celle du parachutiste américain que mon grand-père a aidé en 1944 après le débarquement, 2) les retrouvailles et 3) malheureusement, sa mort.

(Coup de poing) En finir avec Eddy Bellegueule

Juin 2015

Maisie Dobbs

Juin 2016

En cas de fortes chaleurs

Juin 2017

ÉtuŋwAŋ : Celui-Qui-Regard

Juin 2018

Le crime de l’Orient Express

 

 Et comme il n’y a pas que les coups de coeur de lecture dans la vie, voici de quoi manger (pour le mois anglais) un Battenberg cake   :  (Cliquez sur la photo)

Enfin, le « Book Jar »  aidez moi à choisir le prochain livre issu de ma PAL à être photographié en train d’être lu. Ce mois-ci je vous demande de me donner un chiffre entre 1 et 13 pour me permettre de choisir un livre de ma PAL de plus de 6 mois dans les commentaires ou sur la page FB du blog!

Qu’est ce que je faisais le jeudi 6/06 à 06h06 et/ou à 18h06??

LE  06/06 à 06h06 : 

J’étais dans mon lit, mon réveil n’avait pas encore sonné mais je tournais en rond depuis 5h45… (Photo prise avec le flash car j’étais dans le noir!)

LE  06/06 à 18h06  :

Je venais de sortir d’un rendez-vous avec des parents d’élèves et je chargeais dans mon coffre une caisse de prospectus donnés par une collègue pour la benne de papier recyclé rémunérée de l’école de Bastien.

Si vous avez joué, envoyez moi votre photo AVANT le 11 juin en racontant ce que vous faisiez (pensez aussi à me donner votre pseudo et l’adresse de votre blog si vous en avez un pour le recap’, précisez aussi à quel moment de la journée c’était, matin ou soir) à cette adresse :

 ENNALIT@GMAIL.COM
Vous trouverez la mosaïque le 13 ou le 15 JUIN si tout va bien!

A bientôt!

Une mer si froide : Linda Huber (Lu par Hélène Lausseur)

Il va être très compliqué de parler de ce livre car je ne veux pas trop en dire…

Nous sommes en Cornouailles en Angleterre mi-août et nous suivons une famille : Maggie, Colin les parents, et leurs enfants, Olivia qui a trois ans et son grand frère Jo. Malheureusement, un instant d’inattention fait qu’Olivia a disparu et personne ne l’a vue après le moment où elle a quitté sa mère sur la plage pour rejoindre son père et son frère dans les mares dans les rochers. Maggie, percluse de culpabilité n’arrive pas à supporter cette disparition et après avoir accepté qu’elle a dû se noyer, elle ne peut pas vraiment reprendre le cours de sa vie avant d’avoir retrouvé le corps de sa fille.

En parallèle, nous suivons aussi Jenifer et sa petite fille Hailey, qui a cinq ans et qui commence l’école dans une nouvelle maison et une nouvelle ville. Jennifer, enceinte de jumeaux, est seule car son mari est aux Etats-Unis pour des affaires familiales. La plus grande partie du roman va être centrée sur Hailey qui a du mal à s’adapter à l’école et sa maîtresse Katie va essayer de l’accompagner au mieux.

Le lecteur sait très vite qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez Jenifer qui a beaucoup de choses à cacher… Et qu’elle se cache à elle-même d’ailleurs.

C’est un thriller qui ne joue pas vraiment sur le mystère car on sait ce qui se passe assez vite mais plus sur la psychologie des personnages et sur l’empathie qu’il crée. En effet, comment ne pas être angoissé comme les parents de Olivia? Comment ne pas ressentir le malaise qui émane de Jennifer comme Katie? Comment ne pas souffrir avec Hailey? En tout cas, j’ai vraiment apprécié cette audiolecture dont j’ai aussi aimé la lectrice qui sait faire vivre l’histoire.

Une bonne découverte vers laquelle je ne serais peut-être pas allée si je m’étais basée sur le titre et la couverture pour être tout à fait honnête!

par Mrs B! Merci!

 Chez Sylire

chez Lou et Titine