« 35 kilos d’espoir » de Anna Gavalda

Livre prêté par ma nièce La Belle Jeune Fille.

Grégoire déteste l’école depuis son deuxième jour de maternelle. Il a redoublé deux fois et aujourd’hui en 6ème (sa deuxième 6ème), il n’en peut plus. Il déteste l’école parce qu’il ne comprend rien et parce qu’il s’y ennuie.

Ce que Grégoire aime c’est inventer des choses et fabriquer ses inventions et pour cela il est doué. L’endroit qu’il préfère au monde, c’est le cagibi de son grand-père, lieu aux odeurs magiques de cambouis et de colle où il  bricole avec Grand Léon qu’il adore aussi!

Le quotidien de Grégoire n’est pas rose entre ses parents qui se déchirent autour de ses échecs sans oser s’avouer qu’ils ne s’aiment plus, la boule au ventre qu’il a tous les jours d’école et la déception de son grand-père quand il redouble sa 6ème et qu’il doit changer d’école. Grand Léon était  jusqu’alors celui qui le consolait et l’encourageait.

Cette fois il va falloir qu’il fasse de vrais efforts pour trouver la force de se mettre au travail. L’espoir vient d’un collège technique qui correspond à ses intérêts mais quand son grand père tombe malade il doit vraiment lutter pour trouver la force de se battre seul

Belle histoire qui montre du point de vue du garçon le malaise d’un enfant face à un système éducatif pas forcément adapté à ceux qui ne sont « pas scolaires » – spécialement au collège qui n’a pas vraiment d’alternatives à proposer avant l’apprentissage à 15-16 ans (et en temps que prof de collège, j’ai souvent vu des enfants de 5ème-4ème qui ne pouvaient pas faire autrement que d’attendre d’avoir le bon âge pour changer de voie.)

Belle relation entre le garçon et son grand-père. On voit aussi des parents repliés sur leurs problèmes de couple qui ne semblent pas chercher à comprendre leur enfants.

Petit roman court et facile à lire, à plusieurs niveaux de lecture.

Âge : 10-13 ans