« Le voyage de Phoenix » de Jung

Il n’est pas simple de parler de ce roman graphique car il raconte deux histoires qui se croisent sans réellement avoir de lien. Jennifer est une Américaine qui travaille dans un orphelinat en Corée du Sud. Au fil du récit on va apprendre des choses sur sa vie, car son père, soldat pendant la guerre de Corée n’est jamais revenu et Jennifer a beaucoup souffert dans sa jeunesse de cette absence et de tout le flou qui existait autour de son père. Elle va en apprendre plus sur lui plus tard dans sa vie, un destin qui sera indirectement lié à celui de son mari qui a fui la Corée du Nord.

Dans le cadre de son travail à l’orphelinat elle rentre en contact avec Aron et Helen, un couple d’Américains qui adoptent Kim un petit garçon auquel Jennifer était très attachée. On découvre la vie de Kim, très aimé par toute sa famille, notamment par sa demi-sœur, la fille d’Aron.

Mais quand un drame arrive, Aron ne le supporte pas et sombre dans la dépression et l’alcool. Il semble avoir perdu sa place de père et c’est alors sa fille qui doit lutter pour retrouver un père.

Cet album aborde des questions de filiation, d’adoption, de place des uns et des autres dans une famille. Il y est aussi question de culpabilité et de recherche de son identité. Mais aussi de secrets et de résilience.

Un bel album aux traits fins et aux dessins délicats.

 

 

catégorie « Sport /Loisir »

« Roudoudou Blues » de Arnaud Le Roux et Marion Laurent

J’ai acheté cette BD un peu par hasard dans une solderie (Noz pour ne pas la nommer !) car quand on trouve des BD neuves de chez Futuropolis à 2,99 € on ne peut pas résister ! Je n’en avais jamais entendu parler mais je vais commencer par dire que ce n’est pas une BD qui m’a beaucoup marquée, ni par l’histoire, ni par le dessin. Dix jours après l’avoir lue, j’ai un peu de mal à m’en souvenir pour être tout à fait honnête.

Alors je vous recopie le résumé de l’éditeur :

« Samuel Rives est un romancier à succès Quand on lui demande quel est le secret de son imagination fertile, il répond de façon évasive que c’est comme si quelqu’un se tenait derrière lui et lui dictait les mots, phrases après phrases. Une boutade, mais qui le ramène des années en arrière, durant les années soixante-dix…
Samuel a 8 ans. Ses parents dirigent une petite troupe de théâtre qui connaît un certain succès. Si cela permet de voir du pays, cela ne l’aide pas à avoir des amis de son âge. Ainsi, le seul ami de Samuel est un ours en peluche, répondant au nom de Roudoudou. Répondant est le terme exact, car quand Samuel lui parle, l’ours lui répond !
Pourtant un jour, la troupe est chamboulée par l’arrivée d’une nouvelle comédienne et de sa fille Estelle, 9 ans.
La fillette, au départ intriguée, devient jalouse des relations entre Samuel et Roudoudou.
Arrivés à l’adolescence, les sentiments des trois principaux protagonistes vont s’exacerber… »

Bon, je n’ai rien à ajouter sur l’histoire, à part que je l’ai trouvé pleine d’incohérences et que la relation de Samuel avec son « Roudoudou » était un peu tirée par les cheveux. Et surtout, je ne peux pas dire que j’ai été très touchée par les personnages qui m’ont tous semblés assez égoïstes et pas attachants.

De plus, je n’ai pas particulièrement aimé les dessins que j’ai trouvés assez grossiers tant dans les traits que dans les couleurs.

En bref, vous l’aurez compris, je ne vous recommande pas particulièrement cette BD…

 

 

       BD de la semaine saumon chez Mo

 Objectif 2017 :  -12

« Médée » (T1 L’ombre d’Hécate-T2 Le couteau dans la plaie -T3 L’épouse barbare) de Blandine Le Callet et Nancy Peña

Pour commencer je dois vous dire que j’ai eu un peu de mal à entrer dans le premier tome que j’ai failli abandonner mais en poursuivant ma lecture j’ai beaucoup plus aimé et j’ai enchaîné les trois albums. Mais je dois aussi dire que trois semaines après la lecture, au moment d’écrire mon billet, j’ai eu un peu de mal à me souvenir en détails de ces BDs. Pour tout dire je ne suis pas très férue de mythologie et cela m’aurait peut-être aidé à être plus intéressée et surtout à vous en parler mieux aujourd’hui et comme je n’ai plus les livres sous les yeux, il a fallu que je me rafraichisse la mémoire des noms des personnages et des lieux avec des sites de BD mais je ne suis plus trop sure d’où s’arrêtent et commencent les différents tomes… Ne m’en voulez pas trop si je me trompe (Shame on me… ) Ceux qui auraient lu les albums pourront me corriger 😉

Dans le tome 1, il est question de l’enfance de Médée. Son père est Aiètes, roi de Colchide. C’est lui qui possède la Toison d’Or, un bien convoité par tous et qu’il protège avec violence. Il a aussi une fille ainée, mariée et mère de fils qui ont presque le même âge que Médée et un jeune fils malade et sans doute un peu handicapé qu’il souhaite pourtant voir prendre sa succession.

Médée est une petite fille libre et indépendante. Elle est formée à la magie. Le roi commence à vouloir tuer tout le monde autour de lui. Les cousins de Médée réussissent à fuir l’île avec un bateau.

Dans le tome 2, ils reviennent avec un mystérieux Jason qui vient de Grèce avec ses Argonautes pour voler la Toison d’Or. Avec l’aide de la magie de Médée, il y parvient et ils doivent tous fuir à nouveau avec Médée à bord cette fois, déclenchant la fureur du roi. Dans ce tome, Médée est une jeune femme, au caractère bien trempé qui sait ce qu’elle veut. Elle est fière et pense à elle.

Dans le tome 3, Jason retourne en Thessalie avec Médée.  Phélias qui est roi lui avait promis la couronne mais ne veut plus lui céder. Jason tente de se débarrasser des héritiers mais il échoue. C’est Médée qui mélange ses dons de manipulation et sa magie pour tuer le roi. Elle prend une dimension plus noire, elle gagne en puissance.

 

Les dessins sont vraiment très beaux (même s’ils sont assez classiques) et les couleurs sont vraiment très belles. Médée est une belle femme forte (mais sans pitié).

J’ai vu qu’un quatrième tome était prévu mais je ne sais pas pour quand.

Pour avoir une idée des dessins, je vous conseille le blog de Nancy Pena la dessinatrice.

 

 par Ma Best

Catégorie couleur (« ombre ») de ma ligne BD / Catégorie « personne célèbre » (« Médée ») / « G mot » (« barbare ») rosde ma ligne BD

« Quatre soeurs -T3 Bettina » de Cati Baur d’après Malika Ferdjoukh

J’ai lu le roman « Quatre sœurs » de Malika Ferdjoukh qui englobe les quatre volumes aux noms de quatre des sœurs Verdeleine et puis j’ai lu les versions BD par Catie Baur : « Enid », « Hortense » et aujourd’hui Bettina.

Cette famille de filles de 23 à 11 ans est vraiment attachante. Pour ceux qui ne connaîtrait pas, il s’agit de 5 sœurs qui vivent ensemble après la mort accidentelle de leurs parents (qui reviennent les voir sous forme de fantômes).

Les temps commencent à être durs et Charlie, la grande sœur qui s’occupe de ses sœurs se voit contrainte de louer une partie de la maison à un logeur. Elle tombe sous le charme de celui-ci, ce qui vient bouleverser l’harmonie qui existait entre la famille et Basile son amoureux d’avant, quasiment un père pour elles… Mais Charlie a sans doute besoin de se sentir belle et insouciante.

Bettina de son côté ne se remet pas d’avoir laissé filer le garçon parfait et Hortense attend avec impatience des nouvelles de son amie Muguette, très malade, qui lui maque beaucoup.

Les petits cousins de Paris mettent de l’ambiance.

Il y a de beaux moments touchants dans cet album, des doutes, des malheurs et des réflexions sérieuses tout en étant émaillé d’humour et de légèreté. Les personnages mis en lumière sont montrés avec pas mal de profondeur.

Les dessins sont toujours aussi agréables, comme croqués et aux couleurs pleines de fraicheur. C’est un plaisir de retrouver cette maison et ses habitants !

          

 catégorie « Famille » pour ma ligne BD

Jane, le renard et moi : Fanny Britt et Isabelle Arsenault

     

 

Hélène est une jeune adolescente qui subit les brimades des autres filles de son école. Geneviève, Sarah, Anne-Julie et Chloé étaient ses amies avant mais elles se sont retournées contre elle en grandissant. Hélène aimerait être transparente et traverser les couloirs sans avoir peur d’entendre du mal d’elle. Elles lui font se sentir grosse, laide et sans intérêt et c’est très dur à vivre.

Sa vie est triste et morne (et les dessins sont en noir et blanc) et sa seule échappatoire c’est la lecture de « Jane Eyre » qui redonne légèreté et couleur à sa vie (et les pages de la BD sont alors en couleur). Jane est pour elle une sorte d’alter ego en qui elle se reconnait, elle se plonge dans sa vie et y trouve de la force même si dans sa vie quotidienne, elle est toujours tête baissée…

Un jour, elle apprend qu’elle doit aller une semaine en voyage scolaire et qu’elle ne pourra pas y échapper. C’est la mort dans l’âme, triste et inquiète qu’elle se prépare y aller… Il y a l’épreuve des magasins avec sa maman, l’achat du maillot de bain pour Hélène qui n’est plus tout à fait une petite fille mais pas encore une jeune fille, un peu plus potelée que la moyenne de ses « amies » et elle résout à y aller mais avec dans ses bagage « Jane Eyre ».

Là-bas, bien entendu, l’isolement continue. Jane Eyre est son réconfort mais aussi la rencontre avec un renard dans la forêt… Et puis, il y a la rencontre avec Géraldine, une autre fille du groupe qui a assez de personnalité pour ne pas suivre bêtement la « meute » et qui devient amie avec Hélène. Et c’est alors la possibilité d’une nouvelle vie qui s’ouvre à elle, où elle peut prendre confiance en elle.

J’ai beaucoup aimé cet album. Tout d’abord par la thématique du harcèlement, de l’isolement des jeunes qui ne savent pas dire que ça ne va pas. J’ai trouvé très bien traité cet âge charnière entre l’enfance et l’adolescence et la cruauté des gens « cools » envers ceux qui ne rentrent pas dans le moule. J’ai adoré le fait que la lecture soit montrée comme une bulle de bienêtre et de réconfort.

Et puis, les dessins sont superbes. J’avais déjà eu un coup de cœur pour  « Louis parmi les spectres » des mêmes auteurs. Les traits sont délicats, légers et transmettent des émotions avec beaucoup de finesse. Et les passages sur Jane Eyre sont aussi très beaux et vivants.

A découvrir, c’est une vraie pépite !

Merci 

Challenge Petit Bac 2017 Catégorie « prénom » de ma ligne BD

J’inscris ce texte au Défi Livres de Argali  

Au fil de l’eau : Juan Díaz Canalès

J’avais repéré cet album chez Mo et Noukette, et quand je l’ai vu dans le Masse Critique BD j’ai donc sauté sur l’occasion.

Cette histoire c’est celle d’une bande de retraités espagnols, dans l’Espagne d’aujourd’hui. Durs à cuire, anciens résistants de l’Espagne franquiste et anticléricaux, ils sont maintenant très âgés et font des petits trafics, revendent des objets volés (parfois même à leur famille) et dépensent l’argent gagné ainsi en jouant aux cartes et en buvant des coups.

Niceto se fait prendre par la police mais son petit-fils, sur le point d’avoir un bébé le prend sous son aile car pour lui, c’est un une sorte de héros, tandis que son fils, médecin légiste sur le point de partir en retraite est plus inquiet pour son père.

Les uns après les autres, les amis de la bande tombent morts … mais pas de vieillesse : ils sont assassinés… Niceto disparait sans laisser de trace. Il semblerait que les vieux amis partageaient un secret et que quelqu’un soit après eux…

Il y a du polar dans cette BD, dans le sujet et dans l’ambiance mais ce n’est pas seulement ça. Il y a aussi un côté un peu philosophique (sachez que si vous n’êtes pas attentif, vous pourriez passer à côté du secret… je suis moi-même revenue en arrière pour être sûre d’avoir compris…), il y a même quelques passages presque fantastiques où les morts se parlent. Et puis c’est aussi une peinture de l’Espagne actuelle, avec un aspect social intéressant. Mais je dois avouer que j’aurais préféré que le « dénouement » soit un peu plus clair ou au moins un peu plus développé. J’ai un peu le sentiment que l’auteur voulait dire beaucoup dans son album sans réussir à faire de choix.

Ça n’empêche que c’est une BD que j’ai eu plaisir à lire et dont j’ai bien aimé les dessins en noir et blanc aux traits dynamiques.

Merci à   et Rue de Sèvres 

  chez Moka 

catégorie « objet » de ma ligne BD du Petit Bac 2017

« Haytham une jeunesse syrienne » de Nicolas Hénin et Kyungeun Park

 

Chez Dargaud : « À Deraa, en Syrie, Haytham est le fils d’un des leaders de la jeune révolution. À 14 ans, il est sur les premières barricades, mais bientôt il doit fuir. Il arrive en France, un pays dont il ne parle pas la langue. Quatre ans plus tard, après une mention bien au bac, le jeune réfugié est devenu un élève de maths sup. Cette histoire vraie, à la fois tragique et porteuse d’espoir, est racontée par Nicolas Hénin, grand reporter et spécialiste de la Syrie qui fut pendant près d’un an otage de Daesh, et mise en images par le dessinateur de Yallah Bye. Haytham a activement participé à l’écriture du scénario, donnant à ce récit passionnant toute sa vérité. »

 

(4ème de couverture)

J’ai trouvé cet album très intéressant : j’ai appris beaucoup de choses sur les conflits en Syrie (oui, n’ayons pas peur des mots, je ne suis pas une as de la géopolitique et je ne comprends pas toujours très bien ce qui se passe dans le monde) et surtout c’est une situation vue par le regarde de l’enfant qui participe activement et qui est impliqué par son père dans les conflits. On est au cœur de la crise syrienne, on vit ce que les gens ordinaires vivent et on constate ce qu’il en est d’avoir des opinions divergentes…

Et puis il y a la vie en France pour Haytham, la découverte d’un nouveau mode de vie et surtout l’apprentissage d’une nouvelle langue et la reconnaissance de ce jeune pour ceux qui savent lui ouvrir les bras (même s’il y a aussi la bureaucratie kafkaïenne…)

C’est donc un message d’information sur un conflit, d’explication sur la raison de la venue de tant de Syriens et aussi un beau message d’amour pour un pays d’accueil et d’espoir pour l’avenir…

 

 

Et voici une vidéo de l’UNICEF qui me tire les larmes car en lisant cette BD, je ne pouvais que penser aux enfants qui sont au coeur des conflits sans y être pour quoi que ce soit … 

       BD de la semaine saumon chez Mo

Louis parmi les spectres : Fanny Britt et Isabelle Arsenault

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Louis

Je pourrai me contenter de vous dire que cet album est une vraie merveille et qu’il faut absolument le lire tant pour ses dessins que pour l’histoire car c’est exactement ce que je pense !

Cet album est tout d’abord d’une grande beauté : traits délicats, dessins d’une grande légèreté et aussi d’une grande force. Les couleurs sont subtiles : noir et blanc et éclats de jaunes. Et l’écriture des textes qui change en fonction de qui parle.  J’ai adoré ! J’avais envie de photographier toutes les pages !

Et puis il y a l’histoire de Louis. Louis est un jeune garçon, entre l’enfance et l’adolescence. Louis s’inquiète pour son père qui boit trop et qui est tellement malheureux d’être séparé de sa femme. Il s’inquiète pour sa mère qui n’est plus tout à fait la même depuis la séparation, qui s’inquiète tant pour ses fils et qui tente de cacher cela.

Et puis, il y a surtout Billie…  Billie, cette jeune fille de l’école qui vient en vélo, Louis l’aime de loin car il n’ose pas lui dire et pourtant, il l’aime avec une grande maturité. Il est vraiment beau cet amour !

Et toutes ces inquiétudes sont comme des spectres qui entourent Louis.

Et puis il y a de l’espoir. L’espoir de retrouver une vie de famille normale, l’espoir d‘oser parler à Billie.

Des touches d’humour et de légèreté avec Truffe, le petit frère de Louis, trop jeune pour réaliser les difficultés ressenties par le grand-frère, fou de musique et insouciant.

Je n’ai pas envie d’en dire plus en fait, j’ai envie que vous tombiez sous le charme de ce garçon et de sa vie pas simple. Il y en a des choses dans la tête de Louis et elles sont magnifiquement racontées !

Bravo aux auteurs ! J’ai hâte maintenant de découvrir « Jane, le renard et moi » !

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Merci à Mo  de m’avoir fait découvrir cet album dans son bar à BD et merci beaucoup la pastèque pour cette merveilleuse découverte!

2016 objectif 2016 : -45

7169085-une-collection-de-bulles-de-discours-de-style-bd-illustration       BD de la semaine saumonchez Moka

québec  chez Karine:) et  Yueyin

« La voix des hommes qui se mirent » de Vassant et Larher

Cet album se présente un peu comme un recueil de nouvelles -chaque chapitre donne la parole à un homme, comme un reportage. Ils parlent au dessinateur de la BD comme ils le feraient à un réalisateur, à un journaliste.

Ils commencent tous par se présenter puis ils racontent un épisode de leur vie en rapport avec les femmes. C’est une sorte de radioscopie des hommes de la vingtaine à la cinquantaine, leurs relations aux femmes que ce soit affectivement, sexuellement ou tout simplement humainement. Il y est question de relations, de grand amour, de frustration, de fantasmes, de grands moments et de petits riens.

C’est souvent touchant mais c’est parfois un peu longuet parce que comme ce sont des histoires indépendantes, il n’y a pas de suivi et j’aurais peut-être préféré si je ne les avais pas toutes lues les unes à la suite des autres.

J’ai beaucoup aimé les dessins au crayonné très délicat.

 

       BD de la semaine saumonchez Noukette

 objectif 2016 : -36

« Coïtus Interruptus » de Filipré

J’ai gagné cette BD chez Stéphie. J’avais choisi l’album parlant des enfants mais j’ai eu la surprise de trouver celui-ci dans ma boite aux lettres cet été.

Alors c’est une BD qui raconte la sexualité dans un couple avec deux enfants -toujours interrompus et très souvent dans la frustration. L’homme est montré comme un obsédé du sexe et la femme soit indifférente (presque toujours avec un livre à la main, même en pleine action) soit critique.

Je dois avouer que je n’ai pas été très emballée -mais c’est sans doute parce que j’ai un peu de mal avec le mélange « humour/sexe ».

Je n’ai pas beaucoup ri et je dois dire que j’ai parfois été mal à l’aise… Pas à cause des dessins qui sont loin d’être réalistes mais plus à cause du fond. J’ai été gênée par le côté souvent imposé de la sexualité dans ce couple et de la place des enfants qui se retrouvent très souvent entre leurs parents en plein dans leurs relations sexuelles. Et puis je n’ai pas aimé les rapports humains de ce couple qui semblent vivre côte à côte avec elle qui passe son temps à lui envoyer des piques et lui qui passe son temps à essayer de prendre (littéralement) sa femme par surprise… Mais j’ai peut-être trop pris ça au premier degré.

Cependant, l’auteur ayant eu la gentillesse de me l’envoyer, je suis un peu gênée d’avoir un avis si négatif (mais bon, je ne vais pas vous mentir non plus) et peut-être que vous pourriez être plus réceptif à son humour et son trait (Stéphie a beaucoup ri, elle !)… Alors si une dédicace à mon nom (le vrai) dans la couverture ne vous rebute pas, je me propose de donner ce livre à un ou une lectrice de mon blog pour lui donner une deuxième chance. Si vous êtes un visiteur régulier, laissez-moi un message dans les commentaires et si vous êtes plus d’un, Bastien fera un tirage au sort ! (Je limite à la France pour des questions de frais postaux, j’espère que vous ne m’en voudrez pas).

 

Et pour finir, pour la petite histoire, c’est sur cette BD que Bastien est tombé  le mois dernier et que je lui ai repris vite fait en lui disant que c’est un livre pour les grands. Son commentaire avaité été : «C’est des gens amoureux et qui sont souvent tous nus…» 😉

 objectif 2016 : -34

 Stéphie chez qui je l’ai gagné (cliquez sur son nom pour voir son avis) et à l’auteur (désolée pour mon avis si négatif)

 chez Stephie