« Le parfum de ces livres que nous avons aimés » de Will Schwalbe

Will Schwalbe raconte les derniers moments passés avec sa mère, en phase terminale d’un cancer. Mais loin d’être un livre larmoyant, c’est plus une ode à l’espoir. Will et sa mère Mary Ann ont une relation très forte –c’est d’ailleurs une famille très unie- et ils ont toujours beaucoup partagé- mais ces moments liés à la maladie sont l’occasion de parler d’un sujet qui les passionne tous les deux : leurs lectures. Ils parlent de livres qu’ils lisent, qu’ils ont aimé, ils échangent. C’est d’ailleurs très dommage que le titre anglais n’ait pas été conservé : « The end of your life book club » (« Le club de lecture de la fin de ta vie ») qui est non seulement plus joli mais plus proche du contenu du livre.

C’est une histoire d’amour pour les livres mais surtout une histoire d’amour d’un fil pour sa mère. Mary Ann Schwalbe est une femme assez extraordinaire : impliquée dans de nombreux projets essentiels dont le dernier, qu’elle mènera malgré la maladie : la création d’une bibliothèque à Kaboul. Elle a toujours été très impliquée auprès des réfugiés. C’est une femme ouverte d’esprit et investie dans tout ce qu’elle entreprend…

Et pourtant, malgré toutes les qualités que je peux reconnaître à ce livre, je dois dire que je n’ai pas pu aller au bout de ma lecture parce que j’ai fini par me lasser…

La relation mère-fils parfaite (« Maman et moi » à toutes les pages) devient presque caricaturale, les relations familiales semblent idéales (vous en connaissez beaucoup des familles avec 3 enfants adultes où tout le monde s’entend à merveille et où il n’y aurait aucun conflit vous ?). La mère est PARFAITE aussi, jusque dans sa gestion de sa fin de vie… elle finit même par paraitre un peu « donneuse de leçon » et même les évocations des livres ont fini par me lasser…

En fait, si le livre s’était arrêté à la page 250, j’aurai sans doute plus apprécié ma lecture mais l’idée qu’il fallait que j’en lise encore un tiers a été au-delà de mon envie : j’étais un peu écœurée comme devant un gros gâteau trop sucré et coloré –j’ai finalement trouvé l’ensemble un peu dégoulinant de mièvrerie… J’ai trouvé tout cela un peu « trop » : dans un roman de fiction on aurait trouvé cela irréaliste. J’ai aussi pensé à mon fils de 4 ans et demi qui me dit souvent « Maman, tu es la plus merveilleuse des mamans du monde »… J’espère qu’à 40 ans passés il tiendra un autre discours.

Dommage car ce roman montre la fin de vie sous une lumière positive ce qui ne peut qu’apportera du réconfort à certaines personnes.

Lu dans le cadre du  2014

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Lecture « objet » pour ma ligne générale du 

J‘inscris ce texte au Défi Livres de Argali 

« En même temps, toute la terre et tout le ciel » de Ruth Ozeki

Ruth qui vit en Colombie Britannique (au Canada) trouve un sac en plastique sur la plage dans lequel il y a le journal d’une jeune japonaise, Nao, qui écrit en anglais.

Ruth a une vie assez isolée au milieu de la nature sauvage auprès de son compagnon après avoir vécu une vie bien plus animée à New York. Elle peine à reprendre l’écriture de son roman et se plonge dans la lecture de la vie de Nao.

Nao est une adolescente qui a grandi aux Etats Unis mais qui est rentrée au Japon quand son père a perdu son emploi. Elle est maltraitée au collège par les autres élèves et son père est dépressif et suicidaire. Elle raconte sa vie mais parle aussi de sa grand-mère Jiko, nonne zen centenaire.

Les passages concernant Nao et Ruth s’alternent et autant j’aimais découvrir Nao un peu plus à chaque fois, autant je ne me suis pas du tout intéressée à Ruth qui ne m’a pas plu. J’ai même été tentée de ne lire que la vie de Nao… mais cela n’aurait pas eu beaucoup de sens. J’avais pourtant envie d’aimer ce livre (l’évocation sur la quatrième de couverture de Murakami qui est un auteur que j’aime bien m’avait attirée) mais je me suis surtout ennuyée. Je n’avais aucun enthousiasme à retrouver les personnages (surtout Ruth et son compagnon qui ne passionnaient décidément pas) et j’ai trouvé que l’alternance trop répétée des deux parties faisait que j’avais à peine le temps de « m’installer » dans la vie d’un personnage. Et puis j’ai trouvé que cela manquait de rythme. Je dois admettre que je ne suis pas allée au bout de ma lecture.

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« Passion Arabe » de Gilles Kepel

Je n’ai pas réussi à rentrer dans ce document très universitaire dans la forme comme dans le fond. Politique, géopolitique, politique internationale : je ne suis pas du tout attirée par  ces sujets et mes yeux sautaient d’une ligne à l’autre sans réussir à me concentrer ou m’intéresser.

Je vais donc être tout à fait honnête : je n’ai pas lu Passion Arabe. J’ai essayé mais je n’ai pas pu me forcer, je n’avais vraiment pas envie de le lire.

Je n’ai d’ailleurs pas du tout su comment le noter car je ne pouvais pas juger de la qualité de ce livre, si je l’ai abandonné ce n’est pas que parce que je ne l’ai pas aimé ou que je l’ai trouvé mauvais mais parce qu’il n’était tout simplement pas pour moi. J’ai préfère ne pas le noter.

J’ai quand même eu l’impression d’être un peu inculte de ne pas avoir l’envie de m’intéresser à ce sujet mais L’Homme qui me connaît m’a dit en voyant le sujet  : « Mais ce n’est vraiment pas pour toi, tu ne lis jamais ce genre d’article dans les magazines »… Oui, j’avoue je m’intéresse plus à la fiction…Et j’ai été honnête avec le Prix de ELLE (ce billet est celui que je leur ai envoyé, mis à part ce dernier paragraphe sur mon inculture) et voilà ce qu’elles m’ont répondu : «  L’absence de note ne peut être qu’exceptionnelle, cependant, Nous comprenons votre difficulté à noter le document « Passion Arabe »… J’avoue que je me suis sentie un peu moins bête en lisant ça!

Les autres jurées ont souvent trouvé ce documentaire exigent et sérieux mais elles ont souvent aimé…

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« Dictionnaire amoureux de Marcel Proust » de Jean-Paul et Raphaël Enthoven

Ce dictionnaire porte parfaitement son nom : « Dictionnaire AMOUREUX de Proust » mais devrait peut-être avoir comme sous-titre « POUR les amoureux de Proust » car franchement, pour quelqu’un comme moi qui ne connaît pas du tout l’œuvre de Proust (et qui n’a jamais été attiré par celle-ci) et qui ne connait rien à la vie de l’homme, ce document n’a pas vraiment d’intérêt. En effet, une grande partie des entrées de ce dictionnaire évoque des personnages, des lieux ou des événements appartenant à l’œuvre de Proust (et donc ne me parlaient pas du tout) et d’autres entrées du dictionnaire étaient vraiment anecdotiques ou faisaient des suppositions peu étayées qui même sans connaître Proust m’ont parues un peu légères…

Je dois dire que ce livre n’était pas pour moi mais qu’il n’est pas non plus un livre « tout public » : il s’adresse vraiment à des initiés et j’ai un peu de mal à voir sa place dans un prix de lectrices qui ne sont pas forcément portées sur Proust.

Par contre, le style est plaisant, facile à lire et les rubriques pas trop longues. D’ailleurs, peut-être qu’un spécialiste de Proust n’y trouverait pas son compte justement. Ce qui m’a manqué, c’était quelques mots sur son œuvre et sa vie, une sorte de mini biographie… Mais ce n’était pas le propos de ce livre.

En sortant de ce livre j’ai surtout envie d’en savoir plus sur l’homme et sur son texte mais je n’ai pas particulièrement accroché …

J’ai trouvé très difficile de noter car je ne suis pas la cible de ce livre, je ne dénigre pas ses qualités mais je le note en fonction de mon plaisir de lecture…

 7/14

 

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« Tout ce que je suis » de Anna Funder

Je n’ai pas réussi à rentrer dans ce roman. J’ai laborieusement essayé de m’attacher aux personnages, à leurs histoires, à l’Histoire même, mais en vain

Ce qui m’a le plus gênée, c’est la confusion entraînée par les allers-retours temporels et géographiques entre aujourd’hui en Australie, 1939 aux Etats-Unis et pendant l’entre-deux guerres en Allemagne. J’avais beau me concentrer, j’étais perdue à chaque nouveau chapitre, entre les personnages et les périodes.

Je pense que la confusion est en grande partie due au fait que je n’ai pas « entendu » de voix différentes pour chaque personnage. Ils n’avaient pas, pour moi, une identité assez marquée, ils manquaient tous d’une certaine épaisseur.

J’ai trouvé la partie historique sur les pacifistes de la première guerre mondiale, l’entre-deux guerres et la montée d’Hitler intéressante mais noyée dans des histoires personnelles, dans le désir un peu artificiel de l’auteur de créer une saga entre passé et présent. Sans compter que ça finit par ressembler à une autobiographie croisée de plusieurs personnages, réels ou fictifs.

Encore une fois, pour moi, je regrette que la forme ait primé sur le fond et les personnages aient été négligés.

Je me suis ennuyée et c’est donc une rencontre ratée pour moi.

 

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« Fille de la campagne » de Edna O’Brien

Je dois commencer par dire que je n’ai pas pu finir cette autobiographie. Je n’ai vraiment pas réussi à m’intéresser à la vie d’Edna O’Brien.

Elle commence par parler de son enfance en Irlande mais j’ai trouvé que c’était une succession d’anecdotes sans lien les unes avec les autres et à vrai dire sans grand intérêt. Il n’y a aucune date, on ne sait jamais quel âge elle a ou à quelle époque on est et cela m’a beaucoup gênée pour visualiser cette femme qu’on est sensé découvrir dans ce texte.

On passe d’un sujet à l’autre sans savoir pourquoi car il n’y a jamais d’explications ou de justifications du choix des faits racontés. Elle ne développe pas d’émotions liées à ces événements. J’ai trouvé toutes ces tranches de passé très froides et finalement assez impersonnelles.

Je ne connais pas le style de Edna O’Brien dans ses romans alors je ne sais pas si c’est son style ou celui de la traduction que j’ai trouvé assez lourd.

D’autant que j’ai été surprise par des expressions ou des traductions qui m’ont paru maladroites. Par exemple, le fait de parler de « Bohémienne » ou  de « Roms » m’a semblé totalement anachronique car je pense qu’il s’agit des « travellers » ou « tinkers » qui sont des nomades irlandais mais qui n’ont rien à voir avec les Roms… Le choix du mot « bistrotiers » est aussi un peu bancal et veut sans doute tenter de parler des propriétaires de pubs (mais on est en Irlande… pas à Paris, il n’y a pas de « bistrots »…) et lire « le gâteau éponge » m’a un peu hérissée aussi, car il s’agit du « sponge cake » que l’on appelle plutôt de la « génoise » en français… Ce ne sont que des détails, certes, mais si j’ai commencé à relever ce genre de détails, je crois que c’est parce que je m’ennuyais profondément

 

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Valérie a aimé! Et l’avis de Galéa en cliquant sur son nom!

 

« Le monde libre » de David Bezmozgis

Alors, il faut que je commence par dire que j’ai abandonné ce roman au bout d’un tiers de ma lecture… Je dois avouer que je m’ennuyais, les personnages n’arrivaient pas à m’accrocher… pour tout dire, je me moquais bien de ce qui allait leur arriver… ce qui n’est pas très engageant pour un roman centré sur 6 personnages principaux!

Durant l’été 1978, nous suivons la famille Krasnansky, une famille juive qui profite de l’ouverture des frontières pour quitter l’URSS et essayer d’émigrer aux États Unis. Ils ne sont pas seuls dans ce cas et Rome est une ville charnière pour les demandes de visas et c’est donc là qu’ils devront rester plusieurs mois pour attendre de savoir dans quel pays ils pourront aller. États Unis? Canada? Israël?

La famille est assez éclectique. Il y a les parents, plutôt âgés avec la mère qui s’occupe de ses grands fils et de ses petits enfants et le père, officier de l’armée rouge, fervent communiste qui est parti à contre cœur et qui ne supporte pas qu’on critique le parti ou qu’on évoque la religion devant lui (je n’ai d’ailleurs pas bien compris pourquoi il est parti car il semble aussi avoir du mal à supporter sa famille…). Il y a aussi les deux fils adultes avec leurs femmes et les enfants d’un des deux couples. Eux ont envie de voir autre chose, de découvrir, quelque soit le lieu. Et puis toute une galerie de personnages qui gravitent autour d’eux… petits voyous ou idéalistes…

On découvre donc plusieurs choses. Tout d’abord la vie des émigrants, les contacts avec l’administration, les petits deals qui se mettent en place, les tracas du quotidien, la barrière de la langue etc… Et puis il y a les histoires individuelles, puisque l’on revient aussi sur le passé de tous ces personnages en URSS. Les relations humaines mais aussi la vie quotidienne.

Ce roman avait de quoi être très intéressant mais vraiment je n’ai pas réussi à m’y plonger. Je dois dire que je n’ai pas été charmée non plus par le style que je sentais « traduit » (je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire?)

Bref, dans ces cas là, on parle d’un rendez-vous manqué? Ce n’est pas un mauvais roman mais je n’ai pas aimé…

Mirontaine m’avait donné envie, elle vous motivera sans doute plus que moi 😉

Je vous laisse écouter David Bezmozgis parler de son livre (c’est sous-titré) car il vous donnera surement plus envie de le lire que moi!

Merci aux éditions 

 

 5 / 7                              -29    

« Two lives » (« Deux vies ») de Vikram Seth

Ce livre m’a été offert par Valérie il y a déjà bien longtemps et elle m’a permis de le sortir de ma PAL historique à l’occasion d’une lecture commune. Malheureusement, ce fut un rendez-vous manqué entre moi et ce gros livre (bien que ça ait bien commencé!) .

J’explique cet abandon de lecture par plusieurs facteurs (en plus de la fatigue au moment de la lecture!). Ceci n’est pas un roman mais la biographie de l’oncle et la tante de Vikram Seth et bien que cela soit bien écrit, j’ai toujours du mal avec les biographies. Il y a beaucoup de lettres pour illustrer la vie des personnes évoquées qui entrecoupent le récit et si cela rend le texte authentique, j’avoue que ça m’a plutôt coupée dans ma lecture. Enfin, je dois aussi avouer que mon intérêt s’est émoussé pendant la partie sur la seconde guerre mondiale. Peut-être parce que j’ai trop lu ou vu de choses sur le sujet ces derniers temps…Cela devenait trop historique pour moi. A vrai dire j’ai sauté pas mal de pages quand il y avait des longueurs sur la famille indienne de l’oncle ou les connaissances de la tante car cela devenait un peu pesant.

Alors, de quoi s’agit-il? Vikram Seth est indien et il a passé quelques années chez son oncle Shanti et sa tante Henny en Angleterre pendant ses études. Après la mort de sa tante, il décide d’écrire la biographie de son oncle. Il découvre son passé et parle de sa famille en Inde, ses études de dentiste en Allemagne pendant les années 30, son rôle dans l’armée britannique pendant la deuxième guerre mondiale, comment il a réussi à être dentiste malgré son bras amputé et sa vie avec Henny. Il parle aussi de sa tante, juive allemande que Shanti a rencontré lorsqu’il était étudiant, réfugiée en Angleterre à l’époque nazi, qui a perdu sa mère et sa sœur dans les camps

Après, je ne sais pas, je me suis arrêtée à la moitié. Il y avait effectivement de quoi écrire un roman, ils ont eu des vies assez hors du commun dans une période particulière… Mais en fait, Vikram Seth n’a pas écrit un roman et je crois en fait que ce qui m’a le plus coûté c’est qu‘il a voulu être exhaustif et que ça devenait vraiment trop long et détaillé pour moi.

Je vous recommande le billet de Valérie qui est plus positif!

 

   autour de Vikram Seth avec Valérie dans le cadre du challenge sur la littéraure indienne  … Allons voir son avis! 

 – 14

 

 

 

 

« Saba Ange de la mort » de Moira Young

J’ai abandonné ce roman jeunesse au bout de 40 pages mais je ne peux même pas vous dire si le sujet me plaisait ou non car ce n’est pas l’histoire qui m’a déplu… Je n’ai pas pu aller plus loin car j’ai été vraiment trop gênée par le style. Je n’arrivais pas du tout à me concentrer sur le fond tant la forme me gênait…me « faisait mal aux yeux »…

Je ne saurai vous dire si c’est mal écrit ou mal traduit (ça vaudrait le coup de jeter un œil sur la version original car si c’est du à la traduction, c’est vraiment dommage…)

Alors qu’est-ce qui m’a tant posé problème ?

Tout d’abord, l’absence quasi systématique de négations. Je ne sais pas si c’était pour faire « langage parlé » mais ce n’était à mon avis pas nécessaire car le narrateur à 18 ans et pas 8 ans et parfois je commençais à lire certaines phrases pensant qu’elles étaient affirmatives pour passer immédiatement à une négation :

« Pa a jamais dit ce qu’il voyait. » « Y a pas eu une goutte de pluie. » « Ça a pas suffit » (etc, etc…..)

Et puis c’est une succession de phrases très (trop) courtes. Ce qui pourrait être pour donner du rythme perd tout son sens quand le procédé est utilisé tout le temps. Voici un court extrait parmi tant d’autres car tout ce que j’ai lu est écrit comme ça :

« T’as pas encore compris? Tout est dans sa tête. Il a tout inventé. Y a rien d’écrit dans les étoiles. Y a pas de grand projet. La terre tourne, c’est tout. On est en train de gâcher notre vie dans ce coin désert, c’est tout. Et ça va continuer jusqu’à notre mort, Saba. J’arrive plus à le supporter. »

Et la dernière chose qui m’a beaucoup gênée, c’est l’absence de signes de ponctuation pour marquer les dialogues, pas de guillemets ou de tirets et une accumulation à outrance d’incises, sorte de catalogue de synonymes de « dire » et sans inversion sujet verbe

« […] J’en ai une, il annonce.

Je m’approche en courant.

Elle est pas aussi bien que la mienne, je commente.

Je vais faire huit ricochets aujourd’hui, il déclare. Je le sens dans mon corps.

Dans tes rêves, je proteste. Moi je dis sept.[…] « 

Bref, je n’ai pas pour habitude « d’analyser » l’écriture d’un roman comme ça, sans doute parce que j’ai rarement été aussi dérangée par des problèmes de style de ce genre. Mais j’ai choisi d’en parler quand même parce que je suis vraiment ennuyée qu’un roman jeunesse, inscrit dans la sélection des Incorruptibles accumule autant de défauts d’écriture

Je suis peut-être la seule à avoir été autant gênée, je verrai ce qu’en pensent les élèves qui le liront…

 

              

Lu dans le cadre du prix des  2012-2013, sélection 5ème – 4ème.

  avec Mrs B : Allons voir de quoi parle ce roman 😉

 

« Jayne Mansfield 1967 » de Simon Liberati

Ceci est un roman qui a comme personnage central Jayne Mansfield, l’actrice/pin-up américaine des années 60. Ou est-ce un documentaire? Une biographie? Franchement, j’ai du mal à le dire…

Le récit commence par la mort de Jayne Mansfield dans un accident de la route. L’auteur raconte les instants qui ont suivi (sans nous épargner les détails…). On se croirait dans un magazine à sensations.

Puis, il revient un peu en arrière pour nous montrer que l’actrice était devenue une « has been », et même une épave et qu’elle n’était plus reconnue dans le milieu du cinéma. Encore un flash back et l’auteur nous parle de la relation de Jayne Mansfield avec Anton La Vey, un gourou sataniste... Et après? Je me suis arrêtée là… à 50 pages de la fin car je m’ennuyais vraiment trop!

Simon Liberati nous dépeint une femme en bout de course qui vit dans des excès permanents et qui cherche à se faire remarquer sans cesse. Mais je n’ai rien ressenti pour cette femme, ni compassion, ni curiosité, ni exaspération… Je n’ai vraiment pas compris ce que l’auteur voulait nous faire passer comme message

Il y a énormément de noms -de gens connus ou inconnus et j’ai trouvé cela assez laborieux à lire… Je me suis ennuyée comme si je lisais la biographie d’un illustre inconnu. Et le style n’a pas réussi à me faire tenir… Je me demande vraiment comment ce roman à eu le prix Femina…

Pour être tout à fait honnête, si le titre n’avais pas été parfait pour le Petit Bac, je crois que je n’aurais même pas fait de billet 😉

En gros, vous l’aurez compris, je ne vous conseille pas ce livre!

Et pour visualiser, Jayne Mansfield c’était elle : 

 

 par Marianne (je n’ai pas trop de scrupules à l’abandonner car elle-même n’a pas accroché 😉 

       -18

 14/14 (J’ai atteint les 2%… Je sais, je sais…le challenge 2011 est fini mais j’ai lu ce roman en août et j’ai prévenu Hérisson que j’allais tricher un peu!)   

Ceci est ma 2ème lecture « Personne connue«  pour le