« Dora Bruder » de Patrick Modiano (lu par Didier Sandre)

Cette lecture a été ma première rencontre avec Patrick Modiano et contrairement à ce que le timing de ma lecture pourrait laisser croire, ce n’est pas son Prix Nobel tout frais qui m’a donné envie de le lire car il était dans ma PAE (Pile à Ecouter) avant cette consécration. C’est Galéa, en bonne Modianette qu’elle est, qui m’a donné envie de découvrir son auteur chouchou! Et je suis très contente car j’ai beaucoup aimé!

Patrick Modiano raconte l’enquête qu’il a menée pour savoir ce qui était arrivé à la jeune Dora Bruder après avoir trouvé une petite annonce dans un journal de 1941 qui évoquait sa disparition. Cette enquête est un prétexte pour parler de l’occupation, de la façon dont les juifs ont été traités en France à cette époque.

C’est aussi l’occasion de parler de l’adolescence et de relations entre les parents et les enfants, notamment les relations entre Patrick Modiano et son propre père et donc l’adolescence des années 60.

C’est une façon très émouvante de parler de l’occupation, de la déportation. J’ai trouvé cette façon assez factuelle et détachée d’en parler très touchante. Les exemples de femmes citées à la fin (dont une femme qui s’appelle Hena qui dans la version audio s’entend Enna 😉 et l’évocation des femmes non juives ayant porté des étoiles jaunes exprès, par provocation et solidarité, m’ont presque mis les larmes aux yeux (et j’étais au supermarché…)

J’ai aussi beaucoup aimé les déambulations dans la ville. On visualise les rues, les bâtiments. Il y a à mon avis une vraie poésie dans cette promenade immobile.

Pour finir, j’ai beaucoup aimé la voix et la façon de lire de Didier Sandre qui est devenu le narrateur et donc un peu Patrick Modiano pour moi  🙂

Ce n’est surement pas le dernier roman que je lirai de cet auteur.

« Une vie entre deux océans » de M.L Stedman (Lu par Martin Spinhayer)

 

Tom Sherbourne a survécu à la première guerre mondiale et de retour en Australie, il devient gardien de phare sur Janus, une petite île isolée. Juste avant son installation pour une période de 3 ans, il a rencontré Isabel dans la ville portuaire de Pointe Partageuse. Ils s’écrivent, tombent amoureux et se marient. Ils partagent une vie harmonieuse, presque idyllique sur leur île coupée du monde. Malheureusement, Isabelle fait fausse couche sur fausse couche.

Un jour, une barque s’échoue sur Janus et cela va complètement changer la vie de Tom et Isabel.  Par amour pour sa femme, Tom accepte de garder un secret très lourd. Deux ans plus tard, ils reviennent sur le continent pour présenter leur fille à la famille et ils font une découverte qui va changer les choses entre Tom et Isabelle.

Il y a une vraie réflexion sur l’amour que l’on porte à un enfant et sur le sacrifice, le don de soi, la vengeance…

C’est un dilemme  insoluble qui est  au cœur de ce roman car cette petite fille  est aimée mais personne ne peut se mettre d’accord… Qui a raison, qui a tort? On a envie que tous les personnages  soient  heureux  et surtout  la petite  fille.  C’est une vraie torture de prendre une décision. (J’essaie d’être vague… Je ne veux pas gâcher la lecture….)

Sachez juste que j’ai fini ce livre en pleurant -les larmes me coulaient sur les joues… (Heureusement que j’avais fini mon jogging et que j’étais rentre chez moi!)

Il y a peut-être  quelques longueurs au début et c’est sans doute un peu guimauve par moment (surtout au début) mais la deuxième moitié est vraiment passionnante : une vraie réflexion sur ce qui est le mieux pour un enfant…

Les personnages sont à mon avis très bien dépeints et réalistes. On ne veut pas les quitter car ils sont tous attachants.

La version audio est très réussie!

 

 

                                                                                  par Mrs B (Merci!)

La maison atlantique : Philippe Besson (Lu par Karim Robin M’Ribah )

Dès le début du roman on sait que le narrateur est orphelin de mère depuis ses 16 ans et orphelin de père depuis ses 18 ans. Il nous raconte son dernier été avec celui-ci, alors qu’il a justement 18 ans, dans « la maison atlantique », la maison de vacances où il passait du temps avec sa mère.

Ce fils n’éprouve pas beaucoup de sentiments positifs pour son père qui n’a pas été très présent dans sa jeunesse et qui, par sa personnalité très charismatique et charmeuse a tenu son fils à distance. Pendant ces vacances, le jeune va observer la relation qui se noue entre son père et une voisine, mariée. C’est une sorte d’analyse, d’autopsie d’un adultère, avec le regard sans concession de celui qui méprise.

Le narrateur, adulte au moment où il nous raconte cette histoire, observe aussi avec une certaine distance sa jeunesse. Il se penche sur cet été qui marquera un basculement dans sa vie, à plus d’un titre.

C’est un roman à la fois introspectif et ouvert, presque universel, sur l’adolescence. Le personnage de l’adolescent, nonchalant et en rejet de son père est très bien dépeint. J’ai bien aimé cette histoire mais je dois avouer qu’il n’aurait pas fallu qu’il soit plus long.

Le lecteur a très bien su rendre la nonchalance, la distance et la haine froide ressentie par le personnage. Il est vraiment devenu cet adolescent. Par contre, il y a deux lecteurs sur la pochette mais l’un d’entre eux doit dire deux phrases de dialogue, si je ne me trompe pas et du coup je ne vois pas bien l’intérêt… Soit il parlait plus soit il n’intervenait pas…

EDIT : le lecteur est en fait seul et son nom est Karim Robin M’Ribah!

Lecture « bâtiment » pour ma ligne générale du Petit Bac 2014

Dans les bois : Harlan Coben (Lu par Pierre-Marie Escourru)

Quel polar accrocheur! Je crois que c’est la première fois que je lis un Harlan Coben et moi qui lis rarement mes livres audio chez moi, cette fois je ne pouvais pas le lâcher et je mettais mes écouteurs dès que j’en avais l’occasion!

C’est un polar et il ne faut surtout pas trop en dire alors je ne vais pas rentrer dans les détails et me contenter de vous dire des choses que l’on apprend dès le début …

Paul Copeland est procureur et il est au tribunal pour une histoire de viol. Au même moment, la police lui demande d’identifier un corps : un homme a été assassiné et on a retrouvé sur lui des coupures de journaux qui concernent le passé de Paul Copeland. En effet, vingt ans plus tôt, alors qu’il était animateur d’un camp de vacances, sa sœur Camille et trois autres jeunes de 17 à 19 ans ont disparu dans les bois une nuit. Deux ont été retrouvés assassinés mais les corps de Camille et Gil Perez n’ont jamais été retrouvé. Un serial killer a plus tard été considéré coupable de ces crimes mais le poids de la disparition de sa sœur a été très lourd sur toute la famille Copeland.

En parallèle, un professeur d’université, Lucy Gold, reçoit un texte qu’elle croit écrit par un étudiant, qui raconte une scène entre une jeune femme et un certain P, une nuit dans les bois et qui mentionne des cris et du sang… Elle est très perturbée par ce texte…

Le passé resurgit donc dans la vie de nombreux protagonistes de cette fameuse nuit. Cette histoire est comme une pelote de laine bien emmêlée qui va se démêler au cours du roman, petit à petit , de rebondissement en rebondissement, tous les éléments se retrouvant liés…

La version audio est réussie : le lecteur prend plusieurs voix sans que cela soit caricatural et donne une identité à Cop, le personnage central.

Un très bon polar!

Livre audio
Lecture pour le Mois Américain
 Lecture « Couleur » pour ma ligne générale du Petit Bac 2014

« Meurtres en bleu marine » de C.J Box (Lu par Marc-Henri Boisse)

 

J’avais lu ce roman en 2009 pour le Prix de Elle et j’en gardais un bon souvenir. Voilà d’ailleurs ce que j’en disais à l’époque : 

« Dans une petite ville de la campagne de l’Idaho, des personnages bien différents se croisent. On y rencontre des policiers retraités de Los Angeles qui se serrent les coudes, un vieux cow-boy solitaire et déterminé, un banquier qui a un cas de conscience, un autre policier à la retraite en visite à la recherche de réponses sur une affaire vieille de sept ans, une mère de famille dépassée par les événements et surtout deux enfants témoins d’un meurtre.

Deux enfants qui sont contraints de s’enfuir car ils ne savent pas à qui ils peuvent faire confiance dans cette ville où les « gentils » ne sont pas ceux que l’on croit et les « méchants » ne sont pas ceux qu’on voudrait faire croire…

L’intrigue se déroule sur trois jours. Pleine de rebondissements et de révélations, le rythme est soutenu. Construit comme un film, ce polar est très accrocheur et tient en haleine car même si on sait dès le début de qui il faut se méfier on ne sait pas si les « héros » vont s’en sortir…ni comment !

Polar très efficace, avec en toile de fond l’opposition d’une communauté rurale tranquille et soudée qui change au contact du mode de vie plus dur et anonyme apporté par les nouveaux arrivant de grandes villes comme Los Angeles.

Les personnages sont bien campés et pendant toute ma lecture j’ai « vu » le personnage de Jess Rawlins sous les traits de Clint Eastwood qui serait parfait pour ce rôle…« 

 

J’ai vraiment beaucoup aimé cette relecture audio. Marc-Henri Boisse rend vraiment bien l’ambiance de la région assez sauvage de l’Idaho et les deux mondes qui rentrent en collision. Il sait très bien faire passer le côté « rugueux » de tous les personnages : du cowboy solitaire aux flics véreux. C’est une version audio très réussie et qui est très bien lue par Marc-Henri Boisse!  

Je vous recommande ce roman assez classique mais avec du suspense!

 

 

                                                        par Vive les bêtises! Merci! Son billet est ici.

 

Lecture « couleur » pour ma ligne LIVRES AUDIO du 

 

 

« Ecoute la pluie » de Michèle Lesbre (Lu par Kriss Goupil)

Dans ce roman, il vaut mieux savoir qu’il ne se passe pas « grand chose », ou plutôt, si, qu’il se passe quelque chose de bouleversant au tout début et que le reste de cette histoire courte (1h55 d’écoute) est centré sur le ressenti de la narratrice. Au tout début, la narratrice, qui va rejoindre l’homme avec lequel elle vit une relation amoureuse, attend le métro et elle remarque un vieil homme qui lui sourit avant de se jeter sur les rails.

Cette mort est un choc terrible pour la narratrice qui fuit les lieux mais qui semble, le temps d’une nuit, fuir sa vie pour faire le point. Elle profite de cette nuit d’orage, sous la pluie, pour revenir sur son passé, sur sa relation avec l’homme qu’elle devait retrouver, sur ce qu’elle attend de la vie. Elle pense aussi beaucoup à l’homme qui lui a souri avant de partir pour toujours.

J’ai aimé ce roman d’ambiance, très poétique et pourtant écrit sans « fioritures » dans une belle langue, simple, fluide. J’ai aimé cette introspection, ces questionnements, j’ai trouvé que tout sonnait vraiment juste. Nous n’avons pas vraiment de réponse à ses interrogations, comme nous avions juste entrouvert un pan de sa vie.

La version audio est très bien adaptée au texte. Kriss Goupil sait donner les intonations et le rythme qui correspondent parfaitement au ressenti de la narratrice. Pour moi elle est devenue cette femme. 

Une belle découverte. 

J’avais déjà aimé le style de Michèle Lesbre dans « Le canapé rouge », c’est vraiment une belle écriture.

Dans son billet, In Cold Blog m’a fait découvrir une vidéo interview de l’auteur, très intéressante.

 

     Pré-sélection du 

 

« La clôture des merveilles – Une vie d’Hildegarde de Bingen » de Lorette Nobécourt (lu par Karine Girard)

 

Ce livre que j’ai vu classé comme « roman historique », raconte la vie d’une moniale du XIIè siècle, Hildegarde de Bingen, depuis son enfance. C’était une petite fille à part, elle parlait aux plantes et aux pierres, avait des visions plus ou moins prémonitoires, vivait dans son monde. Elle est envoyée au couvent toute jeune et on nous raconte ensuite sa vie là-bas…

Mais je dois avouer que j’ai abandonné ce roman à peu près à la moitié (et pourtant, c’est un livre audio court !)… Je n’étais pas du tout intéressée par la vie d’une religieuse du XIIème siècle, le sujet ne me donnait donc pas du tout envie de poursuivre l’écoute. Et puis, le style était peut-être aussi trop poétique, enflammé, presque mystique (peut-être pour coller au personnage?) et cela m’a ennuyée. 

Mais en plus, je n’ai pas du tout aimé la manière de lire de la lectrice Karine Girard qui prenait des intonation grandiloquentes et dont les intonations étaient irrégulières (parfois exagérées, parfois assez sobres). J’avais parfois l’impression d’écouter un sermon ampoulé… Et la répétition trop fréquente du prénom  « Hildegarde » (prononcé en accentuant la première syllabe et le H) a fini par m’exaspérer. J’ai d’ailleurs été surprise de lire plus tard que l’auteur avait en réalité écrit l’initiale « H » dans le roman et non « Hildegarde » à chaque fois, pourquoi ne pas avoir respecté cet effet d’écriture?

Ce n’était donc pas un livre pour moi à tous les points de vue!

 

     Pré-sélection du 

« La petite communiste qui ne souriait jamais » de Lola Lafon (Lu par Chloé Lambert)

J’ai beaucoup aimé ce roman mais il est assez complexe à évoquer. C’est un roman, qui raconte une histoire fictive : la narratrice est la biographe de Nadia Comaneci et écrit son histoire, creusant le passé et discutant avec elle (des conversations fictives, Nadia est ici un personnage) et pourtant les faits de bases correspondent réellement à la vie de Nadia C.

Lola Lafon raconte donc la vie de la gymnaste mondialement connue, mais au-delà des ses exploits sportifs, c’est l’occasion d’aborder de nombreux sujets : la manière dont  les gymnastes roumaines étaient entraînées dans les années 70-80,  les enfants « stars », Nadia ayant été une idole du pays. Mais c’est aussi un prétexte pour parler des femmes, leurs corps qui changent à la puberté (décrite comme « la maladie » dans le cas des petites gymnastes garçonnes.) Elle évoque la manière dont les femmes sont scrutées et jugées comme des objets, que ce soit dans le sport, dans leur évolution naturelle, dans la Roumanie communiste qui a émis tant de décrets régissant la vie des femmes, même la plus intime mais aussi en Occident où les femmes sont aussi objetisée (ce mot existe-il??) : les règles, le poids, les seins, les cheveux, la peau, la sexualité, tout est observé…

Ce roman permet aussi de présenter la Roumanie communiste depuis les années 70 jusqu’à la chute de Ceausescu et j’ai trouvé cet aspect passionnant et effrayant. Il y a des faits (des textes officiels, des articles mais aussi l’expérience de Lola Lafon qui a grandi en Roumanie) et aussi le ressenti de roumains sur ce qu’ils ont vécu, sur les difficultés de la vie sous le régime mais également les difficultés apparues après, avec cette nouvelle liberté et aussi l’évocation du regret que la nouvelle vie implique de rejeter tout ce qui a été vécu avant, même les bons souvenirs (cet aspect là, une amie ayant grandi en Allemagne de l’Est m’en avait parlé)

Concernant le titre, si on regarde des vidéos, elle souriait parfois la petite communiste, mais elle était surtout toujours concentrée et  ne semblait jamais laisser paraitre sa vraie personnalité. D’ailleurs, Lola Lafon, au travers de son personnage de biographe, parle des aspects troubles de la vie de Nadia C, sans pour autant prendre position, puisque tout est évoqué, mais ces « rumeurs » montrent bien à quel point un personnage adulé par tout un pays peut aussi être déchu.

Comme vous pouvez le constater, mon avis est très confus car le roman est très riche (il y a aussi des comparaisons entre le système communiste et le « système capitaliste » que j’ai trouvé très intéressantes).

J’ai aussi beaucoup aimé la forme, puisque le roman porte aussi sur l’écriture, la narratrice soumettant des passage à la Nadia fictive, qui donne son avis, approuvant ou démentant, réécrivant aussi sa vie.

J’ai écouté la version audio et je l’ai trouvé très réussie. La lectrice Chloé Lambert est devenue pour moi la voix du roman, elle correspondait parfaitement à l’histoire.

A la fin de la lecture du texte, il a deux extraits lu par Lola Lafon et une interview très intéressante.

Interview écrite de Lola Lafon au sujet du roman (Slate)

Interview filmée de Lola Lafon au sujet du roman (Mediapart) : 

 

Nadia Comaneci

 

     Pré-sélection du 

  avec Liliba, SandrineSaxaoul et Sylire. Allons voir leurs avis!

Lecture « verbe » pour ma ligne livre audio du 

« Histoire(s) d’amour(s) : « Nous ne grandiront pas ensemble » suivi de « Je suis la honte de la famille » de/lu par Arnaud Cathrine

 « Nous ne grandirons pas ensemble » 

J’avais déjà lu ce roman mais l’occasion se présentant de l’écouter, je l’ai relu. J’ai plus apprécié cette fois-ci je pense que l’autre fois. J’y ai  vu plus de matière. Sylvain a 12 ans et il est amoureux de Mahalia. Il est très critique sur sa famille, particulièrement son petit frère Martin. Il écrit des lettres à Mahalia pour lui expliquer ce qu’il va écrire à ses parents, car il a prévu de quitter le foyer familiale pour aller vivre dans la famille de son amoureuse. Mais Martin, ne veut pas voir son frère partir alors il tombe malade et le projet est repoussé… Mais à 12 ans l’amour ne dure pas toujours et quand il rencontre Camille, sa vie est à nouveau bouleversée…

Un joli roman sur les amours adolescentes, idéalisées et intenses. Le langage est assez familier mais je pense que pour des lecteurs de 11 à 14 ans, il n’y a rien de choquant 😉

 

 

 « Je suis la honte de la famille » 

Ce roman est la suite du précédent sans vraiment l’être. cette fois-ci le personnage central, le narrateur est Martin, qui a maintenant 10 ans et qui a un gros problème : il n’est pas amoureux! Il pense alors qu’il est la honte de la famille car ses parents sont amoureux et mariés depuis toujours et son grand frère Sylvain a une amoureuse depuis plusieurs années… Pourtant avec son meilleur ami et sa meilleure amie, ils se moquent bien tous de l’amour… Mais là, l’heure est grave, Martin DOIT tomber amoureux pour respecter la tradition familiale. Il pense que s’il le décide, il va y arriver…. Mais tout se complique quand il réalise que son meilleur ami est amoureux de leur meilleure amie… et qu’au même moment Martin s’aperçoit que lui aussi est amoureux d’elle…

Les affres des amours naissantes sont très bien décrites ici avec beaucoup d’humour et d’irrévérence! Le ton est comme pour le roman précédant très familier mais il parera sans doute très bien aux jeunes lecteurs.

Lecture « Famille » pour ma ligne LIVRES AUDIO du 

 

Concernant la version audio, lu par l’auteur, j’ai d’abord trouvé qu’il lisait avec un ton un peu détaché mais finalement, il a vraiment su donner une voix à ses personnages d’adolesecents amoureux qui collait bien.

L’enregistrement est suivi d’un entretien avec Arnaud Cathrine qui apporte un plus.

                                  Merci à  

« Les Hauts de Hurlevent » de Emily Brontë (Lu par Mélodie Richard)

 

Quelques mots sur l’histoire : Mr Earnshow et sa femme ont deux enfants, Hindley et Catherine. Ils recueillent un petit vagabond qu’ils nomment Heathcliff. Catherine et Heathcliff apprennent à se connaître et deviennent très liés, faisant les quatre cents coups dans la lande, courant et jouant comme deux enfants assez libres peuvent le faire. Par contre, Heathcliff et Hindley se détestent, il y a une très forte rivalité entre les deux garçons. 

Quand  Mr Earnshow meurt, les enfants sont laissés à la charge de Hindley qui se marie et qui se met à traiter Heathcliff de plus en mal, très durement. Catherine, elle, a beaucoup d’affection pour son ami d’enfance mais avec le sens des conventions de son époque, elle ne veut pas se marier avec lui car il reste très sauvage.

Elle se marie avec un voisin aisé, Edgar Linton, ce que Heathcliff ne supporte pas et il fuit. Des années plus tard, il revient, mystérieusement riche et s’immisce à nouveau dans la vie de Catherine qui ne peut pas s’empêcher de ressentir des sentiments ambigus pour lui. Quand il réalise qu’il ne pourra pas « avoir » Catherine, il séduit Isabelle la soeur d’Edgar, l’épouse et la maltraite jusqu’à ce qu’elle fuie après avoir eu un fils.

Quand Catherine meurt après avoir donné naissance à une petite fille, Cathy, Heathcliff semble mettre toute son énergie à se venger de tout le monde. Il a le plan de faire en sorte que Cathy épouse son fils Linton pour les déposséder tous les deux de toutes leurs possessions. Il y a aussi le cousin de Cathy, Herton, le fils de Hindley qui a lui aussi été maltraité par son père alcoolique et qui vit auprès de Heathcliff comme un rustre, vengeance également sur son ennemi d’enfance. Mais le souvenir de Catherine le poursuit…

L’histoire est racontée par Nelly, la domestique qui a connu la famille depuis l’enfance de Catherine et Heathcliff, qui a toujours été très proche et qui connaît tous les secrets. Le ton est très irrévérencieux car elle dit les choses comme elles sont et qu’elle a toujours eu des paroles très franches avec Catherine et Heathcliff.

Cela faisait bien longtemps que je voulais lire ce roman, classique de la littérature anglaise car en temps qu’angliciste cela me semblait incontournable… Je suis contente de l’avoir fait mais je dois dire que je ne m’attendais pas à ça… Je savais que c’était sombre mais c’est plus que ça… c’est noir, très noir! La nature humaine est montrée sous son pire aspect… Il dégage de ce roman une vraie méchanceté des caractères, la haine à l’état pur, beaucoup de violence… Catherine est égoïste, colérique, capricieuse, Heathcliff est orgueilleux, fier, manipulateur, il utilise les autres pour arriver à ses fins de vengeance et n’a aucune compassion… C’est un roman terriblement destructeur! Transposé de nos jours ce roman ferait sans doute un thriller assez terrible… Ici, c’est du romantisme (mais je ne suis pas du tout experte dans ce domaine…) J’ai juste trouvé que pour son époque c’était sacrément osé, surtout quand on pense que c’est une jeune femme qui l’a écrit au milieu du 19ème siècle. J’ai lu qu’il avait fait scandale à sa parution et cela ne m’étonne pas.

Je dois quand même dire que j’ai trouvé cela assez long et répétitif, j’ai même fini par m’ennuyer… A la fin, je me demandais quelle autre méchanceté gratuite Heathcliff allait encore inventer pour se venger sur les êtres innocents que sont son propre fils et la fille de Catherine…

La version audio est très réussie. La lectrice, Mélodie Richard, a très bien lu le texte, elle est posée et assez neutre tout en faisant vivre le récit. Si ça n’avait pas été une version audio, j’aurai sans doute abandonné (et j’ai même un peu fait avance rapide à la fin de mon écoute!)

                                                     par Mrs B : Merci!

      

 avec Sylire : Allons voir ce qu’elle en a pensé!

Mais allez donc aussi voir ce que les autres en ont pensé car c’est une    dans le cadre du  (allez donc voir les billets du 30 juin en cliquant sur le logo!)