Rencontre avec Eric Simard

Vous avez peut-être remarqué que depuis un an, j’ai beaucoup lu de romans jeunesse écrits par Éric Simard13 en tout (sur les 17 présents au CDI) et c’était en prévision de la venue de l’auteur au collège pour rencontrer des élèves de 6ème, de 6ème SEGPA et ULIS (enseignement adapté) et … le club lecture!

Lors de notre dernière réunion, les membres de l’atelier lecture ont préparé les questions qu’ils voulaient poser à Éric Simard. Je leur ai aussi proposé de lui faire un petit cadeau. Un livret souvenir de sa visite dans lequel nous présentons le club lecture avec une photo de groupe. Puis une compilation de nos avis sur tous les livres présents au CDI (Vive les bêtises et moi-même avons repris nos avis sur nos blogs 😉 et puis j’ai proposé aux volontaires de jouer au jeu « Des titres et un texte » (Mon texte en l’honneur d’Éric Simard est ici) Vive les bêtises et une élève de 4ème ont tenté l’expérience!

Le club lecture était la première rencontre de la journée avec l’auteur. Il a été très sympathique : il a fait installer les chaises pour que tout le monde puisse le voir et qu’il voit tout le monde. Il leur a demandé leurs prénoms et leur a posé des questions sur le fonctionnement de l’atelier lecture. Les élèves ont posé leurs questions, soit sur sa vie, sur sa façon d’écrire ou sur les livres qu’ils avaient lu de lui. C’était un chouette moment d’échanges!

Les élèves du club lecture qui viennent de classes différentes avaient tous été libérés de cours pour cette heure de rencontre (les collègues sont très conciliants quand il s’agit d’actions de ce genre, Eric Simard s’en est même étonné, trouvant cela vraiment positif) et ils étaient vraiment ravis. Ils ont trouvé la rencontre très intéressante et ont découvert plein de choses!

Le reste de la journée, l’auteur a rencontré 2 classes de 6ème et un groupe de 6ème segpa et d’ulis et j’ai assisté à deux de ces rencontres. Ce que j’ai vraiment apprécié, c’est que même si les réponses aux questions des élèves étaient sensiblement les mêmes, il a toujours répondu avec patience et sérieux adaptant son langage aux élèves mais en leur parlant normalement. Il a d’ailleurs répondu à un élève qu’il n’écrivait pas forcément pour un âge précis et qu’il pense que des adultes peuvent aimer des livres « jeunesse » autant que des jeunes et c’est vrai qu’en lisant ses romans je me suis souvent dit que ça pouvait autant plaire aux jeunes qu’aux adultes.

Avec les élèves d’enseignement adapté, il a lu un extrait de son prochain livre qui sortira en août : un peu du début, un peu juste avant la fin et il a fait mouche : les élèves étaient accrochés! Il a aussi parlé de ce que gagnait un auteur sur la vente d’un livre… (Autant dire qu’il vaut mieux les vendre en millions d’exemplaires 😉 Quand ils lui ont demandé un autographe, il a fait une signature en direct que l’on a ensuite photocopiée (à son initiative) pour tout le monde : ils étaient fiers! 

Avec le groupe d’élèves de 6ème que j’ai accompagné, il a aussi répondu à toutes leurs questions. Il a aussi lu un texte avec plein de jeux de mots qui leur a beaucoup plu et ils ont fait un travail d’écriture... Ils en gardent également un très bon souvenir.

Il a parlé des couvertures de ses livres, de sa façon d’écrire, de la part de lui-même qu’il y a dans ses personnages, de ce qui lui a donné envie d’écrire, de son inspiration, de ses voyages…

A tous les groupes, il a montré des manuscrits de ses 3 derniers romans, avec toutes les corrections. Il a expliqué qu’il écrivait beaucoup de brouillons car il était perfectionniste.

Tous les adultes qui l’ont rencontré sont d’accord pour dire qu’il a su s’adapter aux élèves et qu’il était vraiment très intéressant, à l’écoute des élèves, tenant compte de tous. C’est vraiment un homme abordable, passionnant et passionné!

Je suis vraiment contente de cette rencontre! Merci Vive les bêtises d’avoir tant œuvré pour que cette rencontre soit possible et merci M. Simard pour votre gentillesse!

Des titres et un texte « spécial Eric Simard »

 

Voici une variante du jeu mensuel « Des titres et des textes ». Al’occasion de la venue d’Eric Simard, auteur jeunesse, dans mon collège, j’ai essayé d’écrire un texte en intégrant les titres de ses romans présents au CDI. Pour la petite histoire, j’en ai lu 13 / 17 😉

 

 Voici les titres : 

Les aigles de pluie

L’arche des derniers jours

Les chimères de la mort

Cinq heures pour le sauver

Écoute la terre te parle

L’enfaon

Je suis un homme Martin Luther King

Les larmes d’Ithaques

Lettre au président du monde

La malédiction des petites racailles

Marie Antoinette à fleur de peau

On a volé mon vélo

Robot mais pas trop

Rosa Parks la femme noire qui refusa de se soumettre

Sohane l’insoumise

Les soldats qui ne voulaient plus se faire la guerre

Le souffle de la pierre d’Irlande

   

« Des tensions se faisaient sentir entre nos deux mondes. Depuis qu’Ithaques, le frère d’Elicta, était revenu chez lui en pleurant, et en expliquant entre deux sanglots : « On a volé mon vélo », on savait que la malédiction des petites racailles était à nouveau à l’ordre du jour….Même les enfants ne seraient pas épargnés…

Cette malédiction ancestrale avait été oubliée pendant quelques années mais les larmes d’Ithaques avaient tout réveillé…

Et pourtant, il y a des années, nos pères avaient décidés qu’ils allaient écouter les soldats qui ne voulaient plus se faire la guerre. Nos mères, Marie Antoinette à fleur de peau, Sohane, l’insoumise, et Rosa Parks, la femme noire qui refusait de se soumettre, avaient écrit une lettre au président du monde, Martin Luther King, pour qu’il arrête les combats. Elles lui avaient dit : « Écoute, la terre te parle! Le monde change, il faut changer avec lui et tu n’as plus que cinq heures pour le sauver! Jusqu’ici tu as agis comme un robot mais pas trop tard pour changer! Rappelle tes soldats! Retiens les chimères de la mort! Arrête les aigles de pluies acides qui bombardent les villes ennemies! »

Le président King fut saisi par ces mots. Il ne voulait pas être responsable de la destruction de la planète. Il ne voulait pas être le bâtisseur de l’arche des derniers jours du monde… Il s’écria : « Je suis un homme! Martin Luther King sera connu comme un homme juste et bon! »

Malheureusement, aujourd’hui, l’enfaon, le symbole de notre monde uni entre les hommes et les animaux, avec des peuples unis et harmonieux, était en train de se fissurer à nouveau…

Aujourd’hui, nous espérons seulement que le souffle le la pierre d’Irlande, si puissant et apaisant saura faire cesser ces débuts d’émeutes pour que nous restions en paix. »

 

EDIT : Voici le texte de Véronique!

JE SUIS UN HOMME MARTIN LUTHER KING, voilà comme je me définissais, je voulais la liberté pour nous , Peuple d’Irlande, tout comme lui j’espérais que le monde se lèverait et viendrait à notre secours de peuple asservi par une puissance .

J’avais beau être du pays où LE SOUFFLE DE LA PIERRE D’IRLANDE , qui véhiculait l’odeur de la guerre, je considérais devoir être traité en soldat même si mon action n’était pas militaire. Souvent, on se réunissait chez Connla , pour boire une pinte et on entonnait un hymne de mon invention qui ressemblait à quelque chose prêt à ça , sur la musique française du champs de partisans :

« Enfant entends-tu le souffle de la terre d’Irlande,

Enfant entends-tu LES AIGLES DE PLUIE sur la lande ,

Soldat pense donc à Ryan ce grand et brave guerrier

Soldat tu auras seulement CINQ HEURES POUR LE SAUVER

Soldat écoute donc LA TERRE de tes ancêtres qui TE PARLE

Soldat entends-tu soldat Louis qui chante ton pays et te parle,

A vous LES SOLDATS QUI NE VOULAIENT PLUS FAIRE LA GUERRE,

A vous fiers soldats qui vous êtes battus pour cette terre ,

Demain debout sera notre grande armée sur la lande

Demain humera la Nation le parfum de la terre d’Irlande »

En plus de ce chant patriotique, j’aurais voulu écrire une LETTRE AU PRESIDENT DU MONDE , à Hubert Beuve-Mer, pour que le monde entier sache ce qui je passais ici. Les disparitions. Les meurtres. Les arrestations. Mais, oui, mais oui, au fameux créateur de ce journal lu par les plus grands, mais comment pouvais-je faire sortir un courrier du territoire. Comment informer le monde extérieur ? Je voulais que la vérité soit connue au moins jusqu’en Amérique, pays de Martin Luther King, ou bien jusqu’en France, terre des droits de l’homme.

Comment aurais-je pu expliquer autrement que par mes pamphlets que j’appartenais à l’IRA de façon passive ? Que je ne voulais pas tuer, même un anglais ? Que ma lutte à moi, c’était par l’écriture, par les mots que je la voyais ? Que je ne m’étais pas engagé pour n’être qu’un robot tueur aux mains d’activistes ! Moi je voulais me battre pour la liberté, pour leur liberté, pour ma liberté , de façon intellectuelle. Parfois, je savais bien que j’étais manipulé mais souvent je me disais «  ROBOT oui MAIS PAS TROP « , tout de même  pensaient-ils que j’étais dupe ??

L’idée me vint d’utiliser le réseau ITHAQUES dont ROSA PARKS était la tête, si j’arrivais à les contacter car prudents comme ils étaient, rentrer en contact était plus que difficile . Rosa , c’était une beauté de 40 printemps , le charme à l’état pur . Pour moi, Rosa PARKS était la femme noire qui refusa de se soumettre.. Certains bruits qui couraient sur son compte. En réalité , elle se serait appeler Sohane et on pensait tous que son nom de code aurait dû être SOHANE L’INSOUME .

Un jour, un soldat anglais qui la harcelait par des avances lourdes et assidues, avait voulu la faire s’agenouiller devant lui, pour l’humilier, pour lui rappeler qu’ici ce n’était pas les irlandais qui avaient le contrôle de ce quartier. Eh bien, elle avait préféré se faire tabasser plutôt que de plier .

Rosa s’habillait toujours de noir de puis la mort de son mari, et ne s’offrait pour seule fantaisie de porter un collier. Son collier, elle l’avait hérité de sa grand-mère. Il avait été confectionné avec des célèbres perles, LES LARMES D’ITHAQUES.

Rosa, cette femme si secrète, aimait dès qu’elle le pouvait lire, c’était une autodidacte. Depuis longtemps, elle courait dès qu’elle le pouvait à la bibliothèque de la ville , y empruntait tout ce existait. « On peut tout nous faire subir mais nous garderons la liberté de penser » se plaisait-elle à dire.

Son dernière livre lu avait été « le parfum » ,un ouvrage de poèmes portant sur l’histoire des tenues vestimentaires françaises au temps de Louis XVI . Je crois que le début c’était «  Parfum d’automne, humé par la couronne, que porte MARIE-ANTOINETTE A FLEUR DE PEAU, pour plaire à… «, la suite j’ai oublié, je vous l’avoue.

Pour s’y rendre Rosa empruntait toujours le vélo de son père. Elle avait pris pour habitude de le laisser au pied de la porte cochère. Mais un jour en sortant , elle fut vraiment contrariée , il avait disparu, volé. Comment pourrait-elle expliquer à son père, qu’elle , cette femme hors du commun, à la tête d’un réseau de militants irlandais, qu’elle venait de se faire voler son vélo ? Tout ça pour lire L’ARCHE DES DERNIERS JOURS, un roman futuriste sur fond de conflit nucléaire.

Elle avait contacté et mis toute sa troupe sur les recherches « ON A VOLE MON VELO, ON A VOLE MON VELO «  tiens un anagramme avait-elle ajouté « VOLE, VELO » , cette pensée la fît sourire un bref instant .. Allez ma petite racaille , que la MALEDICTION DES PETITES RACAILLES irlandaises s’abattent sur mon voleur de vélo . Allez cours vite Léon, cours vite LENFAON, avec tes jambes de gazelle, fais nous des étincelles ! Mais retrouvez moi mon vélo, nom d’une souris verte !!

J’avais pris rendez-vous avec Rosa. Pour nous contacter, nous avions mis en place un code. Elle devait s’asseoir près de la fenêtre à gauche de la porte et ne pas ouvrir son journal. Si elle s’asseyait à droite de la porte, je devais immédiatement partir. Si le journal était déployé, je devais partir. Elle resterait 30 mn pas plus.

Je bus donc ma bière bien tranquillement et m’apprêtait à quitter le pub tout en lui glissant ma lettre quand elle replia son journal vite fait. Elle partit plus vite que prévu…. Il y avait danger , c’était certain. Qu’avait-elle aperçu dans la rue ? Je quittais donc le pub en prenant soin de partir dans l’autre sens et espérant que nous pourrions reprendre contact …

« Les chimères de la mort » de Eric Simard

Je vais commencer par dire que je n’aime pas la science fiction mais il y a toujours des exceptions car j’ai bien aimé ce roman.

Nous sommes à la fin du 21ème siècle, Sorg Lancray est un combattant qui se bat dans une guerre lunaire à l’aide de ses « chimères de la mort », des êtres hybrides génétiquement modifiées moitié tigres, moitié gorilles crées par son père.

Son frère Bran, qui a disparu de sa vie il y a plusieurs années vient de mourir et s’est manifesté un dernière fois auprès de son frère en lui « léguant » une créature étrange, une sorte de panthère aux bras d’enfant. Sorg est horrifiée à l’idée que le nom de Lancray soit sali par cette découverte car les croisements génétiques d’humains avec d’autres espèces sont formellement interdits.

Contre sa volonté grâce à Octavio, le fidèle serviteur de la famille, il décide de garder cette créature et de la dresser. Mais le dressage se révèle beaucoup plus dur que prévu, il ne comprend pas du tout le fonctionnement de cet être étrange, ni le pouvoir qu’elle a sur les chimères de la mort. Il va devoir remettre beaucoup de choses en question…

Cette histoire est vraiment intéressante. D’un côté il y a l’aspect scientifique /science fiction, plein de rebondissements. Mais ce qui m’a le plus plu ce sont les relations humaines entre ces deux frères et leur père, le côté humaniste aussi, la réflexion sur ce qui est bien ou non, dans la recherche scientifique.

Sorg est un homme qui se cherche et qui s’est toujours positionné en fonction de ce qu’il pensait que son père attendait de lui. Il va apprendre à se connaître en apprenant des choses sur son frère.

Et comme j’ai pu le constater depuis que je lis Eric Simard : c’est très bien écrit, ce qui ne gâte rien!

Je conseillerai ce roman aux jeunes de 12-15 ans.

                                                   

Ce roman est ma 2ème lecture « végétal« (en botanique, les chimères sont des boutures)  de ma catégorie « Petit Bac Jeunesse » pour le  

 

« Marie Antoinette à fleur de peau » de Eric Simard

Dans ce roman historique, on entend deux voix : celle d’un homme qui semble très bien connaître  Marie Antoinette qui raconte sa vie depuis sa jeunesse en Autriche jusqu’à sa mort et toutes les étapes de sa vie de femme et de reine de France, et la voix de Marie Antoinette elle-même (en italiques) qui ressemble à des lettres ou des pages de journaux intimes car ces passages sont beaucoup plus personnels.

On découvre la femme publique et la femme plus intime.

J’ai lu cette histoire comme une histoire fictive et on se laisse vraiment prendre au jeu de cette vie hors du commun dans une période historique très intense! Il y a des passages qui se lisent comme un roman d’aventures. J’avais en tête des images du film de Sophia Coppola sur Marie Antoinette. 

C’est assez court à lire mais le style et les deux voix me font penser que ce récit s’adresse plus à des 4ème -3ème (13-15 ans).

 

                                                   

Ce roman est ma 2ème lecture « Partie du corps » de ma catégorie « Petit Bac Jeunesse » pour le  

« Les larmes d’Ithaques » de Eric Simard

Alexandros est un jeune grec de 15 ans qui vit sur l’île d’Ithaques, de nos jours. Il est né avec une malformation : un œil beaucoup plus gros que la normale et il en souffre beaucoup ce qui a fait de lui un jeune solitaire qui passe beaucoup de temps en mer avec son père et qui a lu de nombreuses fois l’odyssée d’Ulysse (qui est sensé être né sur son île)

Un jour, alors qu’il pêche avec son père, il trouve une médaille à l’effigie de Ulysse et sa vie bascule lorsqu’il se retrouve dans un monde parallèle au notre, un monde où les Dieux grecs existent bel et bien.

Il doit se battre contre des cyclopes qui cherchent à se venger des actions d’Ulysse. Il rencontre Circée sur l’île d’Aiaié et surtout Kelya une jeune nymphe. Il vivra des aventures extraordinaires, terrifiantes, horribles. Il fera des rencontres terrifiantes et d’autres très belles. Il reviendra transformé à jamais.

Ce roman est un très bon roman d’aventure sur fond de mythologie grecque. C’est vraiment très rythmé et accrocheur et -ce qui ne gâche rien- c’est bien écrit!

J’ai beaucoup aimé et je pense que ça pourrait plaire aux jeunes de 11 à 14 ans.

                                                         

Ce roman est ma 2ème lecture « Lieu » de ma catégorie « Petit Bac Jeunesse » pour le  

« La malédiction des petites racailles » de Eric Simard

Gaël est très vexé d’être envoyé chez sa grand-mère au fin fond de la Bretagne pendant que ses parents vont à Tahiti. Mais une fois là-bas, il est bien obligé, malgré ses réticences, de croire aux légendes celtes, à un monde surnaturel où les Korrigans effrayent les villageois pour qu’ils leur rendent leur menhir.

Après une première rencontre effrayante avec les petits lutins des landes, pas si méchants que ça, Gaël, sa grand-mère et un ami de la famille font plus ample connaissance avec ces êtres magiques.

Grâce à eux, ils apprennent à découvrir et préserver la nature, à plus l’écouter.

C’est une histoire sur les légendes de la Bretagne mais aussi sur l’écoute et la tolérance, et aussi l’écologie avec une évocation des OGM.

Un moment agréable de lecture pour les 10-13 ans.

 

                                                  

Ce roman est ma 2ème lecture « Gros mot » de ma catégorie « Petit Bac Jeunesse » pour le  

« Le souffle de la pierre d’Irlande -Tome 1 Le feu » de Eric Simard

William est à moitié irlandais par son père. Ce dernier est mort quelques mois auparavant en Irlande alors qu’il faisait des recherches archéologiques, son corps n’a jamais été retrouvé. La mère de William décide de partir en Irlande avec lui pour poursuivre les recherches que faisait John, son mari, car elle a trouvé un vieux manuscrit qui une fois traduit du gaélique permettra de trouver une tombe ancienne et mystérieuse. Elle est aidée par George, un ami de John.

William commence le collège et tombe sous le charme de Fiona une élève de sa classe, aveugle et très étrange. Ils deviennent amis et grâce à elle, il découvrira beaucoup de choses sur l’Irlande avec tous les aspects surnaturels qu’il croyait n’appartenir qu’aux légendes.

Ce roman commence comme un roman contemporain d’un adolescent qui doit apprendre à vivre sans son père et qui découvre un autre pays et une amitié amoureuse mais se transforme en roman fantastique. Moi qui ne suis pas une grande adepte de ce genre, j’ai pourtant trouvé cela très bien amené et j’ai vraiment accroché. Il faut dire que William n’est pas prêt tout de suite à accepter toutes les choses étranges qui l’entourent.

J’ai aussi beaucoup apprécié que le style ne soit pas faussement « jeune ». C’est un français littéraire, accessible mais correcte, avec du passé simple et je trouve ça vraiment agréable de voir un auteur qui croit en ses lecteurs : oui, ce n’est pas parce qu’ils n’utilisent pas le passé simple au quotidien qu’ils ne le comprennent pas!

Il y a une suite que je ne lirai sans doute pas car je ne suis pas très « série » mais je pense que les lecteurs de 11-14 ans apprécieront beaucoup!

 

                                                  

Ce roman est ma lecture « Lieu » de ma catégorie « Petit Bac Jeunesse » pour le 

« Cinq heures pour le sauver -Pékin : une médaille d’or pour le Tibet » de Eric Simard

Lodrö est Tibétain mais il vit en France avec sa fille adolescente Yangchen depuis plusieurs années. Il est même naturalisé Français et va concourir pour la France au tir à l’arc aux JO de Pékin… ce pays ennemi qui l’a contraint à fuir le Tibet.

Mais la Chine n’est pas le seul ennemi de Lodrö… Il y a aussi Cho avec qui il y a eu une rivalité puissante dans le passé et qui menace Yangchen et lui soumet une énigme pour sauver son père de la mort.

Commence alors une course contre la montre pour la jeune fille, qui doit absolument trouver un moyen de sauver son père… elle n’a que 5 heures devant elle…et elle n’a pas le droit d’appeler la police faute de quoi elle mourra aussi.

Entre une interviewe de Lodrö qui explique beaucoup de choses sur la situation du Tibet et de la Chine et les découvertes de Yangchen fait sur sa famille et son pays d’origine alors qu’elle cherche à résoudre l’énigme de Cho, on apprend beaucoup de choses sur ces deux pays.

C’est un vrai petit thriller jeunesse mais c’est aussi très instructif sur le Tibet. C’est encore un roman de la collection Oskar Jeunesse, qui propose un petit cahier d’informations à la fin. Un bon mélange de fiction et de réalité!

Je conseillerai ce roman pour les 12-15 ans.

 

 

                                                                          3ème lecture du challenge

Ce roman est ma 2ème lecture « objet » de ma catégorie « Petit Bac Jeunesse » pour le  

1ère lecture pour

« Les soldats qui ne voulaient plus se faire la guerre -Noël 1914 » de Eric Simard

La quatrième de couverture explique que cette fiction est inspirée de faits réels.

Scott Blackwood est un jeune soldat Écossais pendant la première guerre mondiale. Il raconte l’horreur de la guerre de tranchées, l’incompréhension face aux combats.

Et puis, il y a Noël 1914 quand les soldats Allemands et Britanniques ont fait une trêve. Ils ont fraternisé, se sont parlés, ont échangé et surtout se sont rendus compte qu’ils n’étaient pas si différents qu’on voudrait leur faire croire. Cette courte parenthèse dans la guerre a complètement changé Rob au point où à la fin de sa vie il n’a pas oublié Kurt, son éphémère ami de Noël 1914.

C’est une histoire instructive du point de vue historique et émouvante du point de vue humain. Eric Simard prône l’amitié entre les hommes malgré les conflits entre des pays.

A la fin, il y a un cahier avec des faits et des photos d’époque qui apporte un bon complément. J’ai déjà lu plusieurs livres de la collection Oskar Jeunesse, je trouve qu’ils sont bien réalisés.

Très bien dès la 5ème mais parfait pour des 3ème qui étudient cette période en histoire.

 

 

                                                  

Quatre petits romans d’Eric Simard dans la collection Mini Syros

La collection « Mini Syros » propose des nouvelles pour les enfants en un volume. J’ai déjà lu cette collection pour Claire Gratias  ici et ici.

Le CDI de mon collège a acheté plusieurs titres de cette collection écrits par Eric Simard car nous allons le rencontrer l’année prochaine avec le Club Lecture.

J’ai lu les quatre à la suite, ils sont totalement indépendants, avec leur propre unité mais comme ils sont très courts et que j’ai trouvé un peu frustrant de n’en lire qu’un à la fois, je vous en parle en un seul billet, comme un mini recueil de nouvelles.

« Grâce » à leur taille, ces petits romans vraiment courts peuvent  permettre à des jeunes qui ne sont pas attirés par la lecture de se lancer mais je dois dire aussi, que « malgré » leur taille, ces romans abordent des thèmes vraiment riches et peuvent déclencher des discussions et méritent d’être approfondis avec de jeunes lecteurs.

 

« On a volé mon vélo » de Eric Simard

Kévin s’est fait voler son vélo dans la rue mais pour que ses parents puissent toucher l’assurance, il fait croire que ce vol a eu lieu dans la cave de son immeuble. Malheureusement, tout le monde croit que c’est le nouveau voisin -un arabe- qui a commis le délit et Kévin a vraiment mauvaise conscience.

Cette histoire est donc une réflexion sur le racisme et les stéréotypes qui est bien amenée.

Ce roman est ma lecture « Objet » de ma catégorie « Petit Bac Jeunesse » pour le 


« Les aigles de pluie » de Eric Simard

Tirdyk et Choden sont deux enfants qui appartiennent à un groupe qui vit très proche de la nature et des esprits. Mais leur peuple est écrasé par les Kins qui développent les technologies à outrance sans respecter l’environnement. Ils sont séparés et doivent vivre en ville ou en prison ce qui les rend très malheureux… Mais leur amour et leur lien avec la nature ne peut pas être brisé.

Un parallèle se fait immédiatement avec les Indiens d’Amérique. Une belle réflexion sur l’écologie, le respect des animaux et de la nature. Beaucoup de poésie.

Le format est un peu frustrant car on a envie d’en savoir plus sur ce que vont devenir les deux héros et leur peuple.

 

Ce roman est ma lecture « Animal » de ma catégorie « Petit Bac Jeunesse » pour le 

 

« Robot mais pas trop » de Eric Simard

Dans le futur, Adam vit avec ses parents dans une maison avec beaucoup de robots et avec un domestique androïde qui ressemble beaucoup à un humain. Un jour le directeur de l’école et sa femme viennent prendre le thé mais c’est une catastrophe car les robots de la maison sont presque tous défectueux et tout va de travers.

Après un accident lors de cette soirée, Adam commence à être bizarre et il se pose des questions sur ce qui ne va pas chez lui.

Cette histoire commence comme une comédie avec les clowneries des robots qui déraillent mais se termine par un vrai questionnement sur l’identité, sur l’appartenance à une famille, sur la modernité de la technologie.

J’ai juste un peu peur que la fin qui est plutôt émouvante passe un peu inaperçue auprès des jeunes car elle arrive vite à la fin et est pleine de non dits.

 

« L’enfaon » de Eric Simard

L’enfaon est un enfant qui ayant une maladie grave a été soigné en étant génétiquement modifié pour grandir avec les gènes du cerf qui n’est pas affecté par cette maladie. Il est donc à moitié enfant humain et à moitié faon.

Il est intégré dans une école « normale » mais ce n’est pas facile d’être différent : on se moque de lui, il ne s’intéresse pas aux matières enseignées, il est toujours en décalage avec les autres. Leïla, qui est dans la même classe que lui est tombée amoureuse de l’enfaon. Elle a du mal à l’aborder mais l’enfaon qui est très sensible aux autres finit par lui faire confiance.

C’est une très jolie histoire sur la différence – que l’on pourrait rapprocher du handicap- et sur la tolérance. C’est plein de douceur et d’émotion.

  24 (allez, j’en compte un pour les 4 😉