Mon coeur pédale : Simon Boulerice et Emilie Leduc

J’ai eu un gros coup de coeur pour cette BD qui raconte une tranche de vie d’un jeune adolescent des années 80. Simon vit avec ses parents qu’il aime beaucoup. Il a une grande admiration pour sa mère mais encore plus pour sa matante (tante) Chantal la petite soeur de sa mère. Elles viennent de se réconcilier et c’est elle qui gardera Simon pendant l’absence de ses parents pendant un mois.

Simon adore Chantal, la vingtaine décomplexée, très jeune dans sa tête, assez sexy et très attentionnée, un mélange de jeune fille et de femme. Ils vont connaître une grande complicité et Simon, le jeune garçon pas forcément bien dans sa peau et peut-être même en recherche de lui-même, va s’épanouir, grandir et se sentir plus fort au contact de sa tante, en chantant du Samantha Fox, en rêvant de secouristes de « Alerte à Malibu » ou en frissonnant devant des films qui font peur.

Mais  l’équilibre de cette parenthèse enchantée s’effrite quand un homme de l’âge de Chantal rentre dans le tableau et que Simon est relégué à sa place d’enfant et là, c’est une terrible déception pour lui. Car en plus de se sentir sur un nuage en présence de sa tante, Simon est peut-être bien un peu amoureux de cette dernière. Heureusement, le petit garçon n’est pas trop grand pour se réconforter dans les bras de sa mère…

Très belle histoire de cet âge si compliqué qu’est l’entrée dans l’adolescence où on voudrait à la fois grandir plus vite et en même temps que les choses restent comme on les connait. Belles relations amicales et familiales. Il est vraiment touchant ce Simon et Chantal est une belle personne aussi, même si elle ne se rend pas forcément compte de tout ce qui repose sur ses épaules dans la relation avec Simon.

J’ai adoré les dessins et les couleurs, pastels acidulés (si, si, c’est possible!) et traits délicats tout en mouvements. J’avais envie de photographier toutes les pages 😉

Une très belle découverte!

Du même auteur, j’avais lu le roman jeunesse « Jeanne Moreau a le sourire à l’envers »

Merci 

 chez Karine:) et  Yueyin

   chez Stephie

21 jours en octobre : Magali Favre

Ce roman se passe à Montréal en octobre 1970. Gaétan est un jeune de 15 ans d’une famille très modeste qui travaille à l’usine pour aider sa famille. Son père, au chômage ne supporte plus de voir son quartier détruit par le maire. Dans l’entourage de Gaétan, familiale ou amical, mais aussi au sens large, au Québec, il y a un ras le bol de la domination de l’anglais dans la vie quotidienne des « canadiens français » comme ils sont appelés à l’époque et particulièrement dans la hiérarchie professionnelle. Il y a les syndicats et les étudiants qui se battent pour la fin de cette injustice.

Mais à cette époque, la révolte a pris un tour plus révolutionnaire quand un groupe politique extrême a kidnappé des hommes importants et cela a entraîné la mise en place d’une « loi exceptionnelle des mesures de guerre » qui permet à la police d’arrêter arbitrairement n’importe qui sans justification pour 21 jours (d’où le titre).

Luc, un ami de Gaétan, a été arrêté et s’en suivent ces 21 jours qui vont à la fois nous montrer la vie des québécois (donc francophones) dans une vie où l’élite parle anglais, la vie d’un quartier populaire et la rencontre avec des étudiants politisés (et une étudiante en particulier). Cette tranche de vie est à la fois pleine de quotidien et de l’Histoire du pays.

J’ai apprécié ce roman même si je n’étais  pas trop au fait des détails de l’histoire mais je pense que c’est un roman qui devrait intéresser les jeunes lecteurs québécois mais sans doute moins les jeunes français car cette tranche d’histoire est vraiment très ciblée. Par contre pour un lecteur adulte français, cela permet de prendre conscience de certains aspects de l’histoire dans une thématique culturelle très intéressante.

 chez Karine:) et  Yueyin

 autour de la littérature jeunesse québécoise

Qui veut la peau de Barack et Angela? : Guillaume Nail (Billet avec Bastien)

J’ai acheté ce roman à l’occasion de la rencontre avec Guillaume Nail dont je vous parle aussi aujourd’hui.

Léa a 10 ans et elle n’est pas du tout contente d’aller en vacances dans le Cotentin avec ses parents. Persuadée qu’elle va s’ennuyer à mourir, elle rejette toutes les propositions de ses parents et passe son temps à bouder et à râler. Un soir, elle va se cacher dans le hangar de la ferme voisine et assiste à une scène qui l’effraie : était-ce un kidnapping ou un meurtre? En tout cas, quelqu’un ou quelque chose a été assommé par trois individus inquiétants…

Le lendemain, elle accepte d’accompagner ses parents à la ferme d’à côté pour faire des cueillettes de légumes et elle essaie de mener son enquête mais elle tombe sur Paul, le fils de la ferme qui a son âge. Elle s’aperçoit que l’homme vu la veille dans le hangar est en fait le fermier et elle sent qu’on cherche à lui cacher quelque chose dans cette ferme.

Quand, dans le journal, elle voit un article sur la disparition d’un mouton noir dans une exploitation voisine, elle se dit qu’elle a peut-être trouvé une clé du mystère.

Elle va donc poursuivre son enquête et sans en dévoiler plus, je peux juste vous dire que les vacances de Léa ont finalement été le contraire d’ennuyeuses!

J’ai bien aimé cette histoire pleine d’humour et d’action. Léa est une petite pré-ado qui a du caractère -que ce soit pour faire enrager ses parents ou pour découvrir la vérité!

Pour la petite histoire, Guillaume Nail nous a dit qu’il avait été inspiré par un fait divers dans un journal de la Manche et quand j’ai lu le roman, je me suis tout de suite souvenue de cette information que j’avais lue moi aussi! Je l’ai d’ailleurs retrouvée ici.

Bastien a choisi de garder ce roman pour lui alors c’est celui-ci que l’auteur lui a dédicacé :

Voici maintenant l’avis de Bastien (8 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« Ça parle d’une petite fille qui part en vacances dans le Cotentin et elle a peur de s’ennuyer et finalement, elle va dans un hangar où elle voit des gens assommer quelque chose -un corps vivant- sous un drap et après, elle va mener une petite enquête et elle va voir que c’est un mouton et elle va découvrir les coupables. Mais je laisse du suspens pour ceux qui vont le lire.

J’ai tout aimé dans l’histoire mais en particulier que ce soit une enquête parce que j’aime ce genre de truc avec des détectives. J’ai bien aimé les illustrations dans le journal -la tête de la fermière était très drôle!

Guillaume Nail m’a écrit en dédicace qu’il fallait que j’essaie de trouver la réponse avant Léa mais je n’ai pas réussi! »

Bastien et moi avons aussi lu le deuxième roman de Guillaume Nail : « Bande de zazous »

 catégorie « personne célèbre »

Bande de zazous : Guillaume Nail (Billet avec Bastien)

J’ai acheté ce roman à l’occasion de la rencontre avec Guillaume Nail dont je vous parle aussi aujourd’hui. Bastien a choisi qu’on offrirait ce roman à sa cousine mais nous l’avons quand même lu tous les deux avant de l’offrir 😉

Philippe a 10 ans et sa mère l’emmène à Paris pour la journée le 24 décembre. Il est excité par le fait de prendre le TGV et de voir la capitale pour la première fois mais il est également inquiet car il va voir un spécialiste qui va déterminer s’il peut être opérer pour l’empêcher de boiter. Philippe est inquiet car il croit que ses parents et surtout sa mère auraient préféré avoir un enfant en « bon état de marche » pas un enfant « cassé » et il s’est persuadé qu’ils voudront se débarrasser de lui après ce rendez-vous et même que sa mère va l’abandonner  à Paris.

Plutôt que de subir cela, il fugue alors qu’il est dans les grands magasins et se retrouve seul à Paris. Le hasard lui fait rencontrer une bande de jeunes adultes un peu fantasques de tous horizons qui font la fête dans un bar. Ils le prennent sous leur aile et il leur raconte quelques mensonges pour ne pas leur dévoiler qu’il est seul dans la capitale.

De fil en aiguille, de hasards en rencontres, les uns et les autres se dévoilent et montrent les failles derrière la joie et la « bande de zazous » et Philippe se lient d’une belle amitié -certes fugace, le temps de quelques heures,  mais intense dans leurs rapports. Ils s’apportent mutuellement, malgré -ou grâce- à leurs différences et personne ne juge personne.

Un style moderne, facile à lire sans être cucul, ce roman jeunesse saura parler aux plus jeunes (Bastien à 8 ans a beaucoup aimé, vous pouvez lire son avis à la suite) comme aux adultes. Il y a un côté intemporel qui fait que chacun peut s’imaginer à la place de Philippe. Ça a été une bonne découverte pour moi en tant qu’adulte. Ce roman soulève la question des relations entre personnes d’horizons différents et le fait qu’on peut s’entendre et se soutenir même si on se croit différent mais aussi le fait que des paroles peuvent avoir un poids très lourd si elles sont mal interprétées, particulièrement entre parents et enfants.

J’ai beaucoup aimé et je vous le recommande entre 8 ans (pour des bons lecteurs curieux de romans ancrés dans la réalité) et jusqu’au collège mais aussi pour les adultes!

Voici maintenant l’avis de Bastien (8 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est l’histoire d’un enfant qui croit que ses parents ne l’aiment pas alors il part lui-même et dans un bar il rencontre une bande de zazous qui vont l’adopter pour quelques jours. Les zazous c’est une bande d’amis très sympas, des adultes.

J’ai adoré car j’ai trouvé que l’histoire est bien choisie : un enfant qui fuit sa famille mais qui la fuit pas vraiment parce qu’en fait, il croit que ses parents veulent qu’il parte alors il part de lui-même.

Avec les zazous, ça se passe bien parce qu’ils sont très sympathiques. Ils sont vite devenus amis même si au début Philippe se méfiait un peu. Il y a un des adultes qui s’appelle Philippe aussi.

J’ai aimé tout le livre, j’ai juste trouvé bizarre qu’on donne du champagne à un enfant. Ils vivent quelques petites aventures mais c’est pas vraiment des aventures. »

Bastien et moi avons aussi lu le premier roman de Guillaume Nail : « Qui veut la peau de Barack et Angela? »

Le jour des baleines (Why the whales came) : Michael Morpurgo

L’histoire se passe dans les  îles Scilly, au large de l’Angleterre, un endroit très sauvage et assez isolé. Nous somme en 1914 et Gracie et Daniel sont un petit garçon et une petite fille assez aventureux qui parcourent leur île de Bryher de long en large pour faire naviguer leurs bateaux de bois. Sur l’île, il y a aussi un homme étrange que tous les habitants appellent « The Birdman » (je l’ai lu en anglais mais j’imagine que ça a été traduit « L’homme oiseau ». Il est considéré comme une sorte de fou mais surtout il traîne derrière lui une réputation de danger et de malédiction. Les gens disent que lui et l’île de Samson dont il est le dernier survivant sont maudits et qu’il faut absolument les éviter.

Mais le hasard fait que Gracie et Daniel commencent à communiquer avec lui par messages en coquillages sur le sable tout d’abord puis en direct et ils deviennent amis. L’homme, passionné d’oiseaux, est un grand solitaire qui porte un secret en lui et qui porte une culpabilité qui explique son retrait du monde mais c’est un homme bon.

Zachariah Woodcock, puisqu’il a un nom, n’a qu’un objectif : éviter qu’une malédiction arrivée des dizaines d’années auparavant ne se reproduise et pour cela, il faudra que les enfants et lui arrivent à persuader les gens de l’île qu’il faut se montrer solidaires et raisonnables.

En toile de fond, il y a la guerre, le père de Gracie s’étant engagé dans la Marine. Comme souvent avec Michael Morpurgo, la place des animaux est essentielle comme lien entre les hommes et la nature.

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 chez Antigone

 chez Titine

 catégorie « animal »

Mon amie Anne Frank : Alison Leslie Gold

Comme tout le monde j’ai entendu parler d’Anne Frank (même si au moment de lire ce roman je n’étais pas sûr d’avoir lu « Le journal d’Anne Frank » -chose que j’ai corrigée -en partie » depuis et dont je vous parle aussi aujourd’hui).

Ce roman raconte l’histoire d’Hannah Goslar -qui était amie avec Anne Frank. Elles allaient à l’école ensemble et se fréquentaient en dehors. Hannah est déçue d’apprendre que Anne est partie en Suisse (c’est l’explication que la famille Frank a donné avant de se cacher) alors qu’elle doit rester à Amsterdam.

Au travers du quotidien d’Hannah, on découvre la vie des Juifs à Amsterdam, l’évolution de leur statut puis l’arrestation.

Sa famille est envoyée dans les camps et c’est toujours aussi poignant. Là, Hannah revoit brièvement Anne.

Lire l’histoire -vraie- d’Hannah, c’est un peu lire l’histoire qu’aurait pu être celle d’Anne Frank si elle n’avait pas été cachée.

Un roman jeunesse qui raconte un pan poignant mais nécessaire de l’Histoire.

 Personne connue

L’été des pas perdus : Rachel Hausfater

J’avais lu et été très touchée par le magnifique « Yankov » de Rachel Hausfater et quand j’ai lu les billets de Noukette et Jérôme sur « L’été des pas perdus » j’ai su qu’il fallait que je le lise!

L’histoire est celle d’un grand-père et de sa petite fille. Un grand-père très aimant et très présent pour Madeleine, une pré-ado qui se sent un peu délaissée par ses parents et passe beaucoup de temps avec son Gramps.

Mais ces derniers temps, Gramps oublie, se perd dans le présent et revient plus facilement vers le passé et il redevient même parfois Grégoire, le petit garçon qu’il était et qui avait une grande soeur qui s’appelait Madeleine.

LA petite fille et le vieil homme profite de l’été pour partir sur les traces de l’enfance et de la deuxième guerre mondiale et du débarquement en Normandie que Gramps (ou plutôt Grégoire) a vécu et qui le hante aujourd’hui.

Je m’attendais à être plus émue -mon propre père était aussi un petit garçon au moment du débarquement en Normandie et sa soeur s’appelait aussi Madeleine (heureusement, il a encore toute sa tête!) et tous les éléments étaient là pour que ce roman me parle personnellement, mais après mon grand coup de coeur pour Yankov, j’en attendais peut-être trop.

Cela reste cependant une belle histoire qui sonne juste et qui permet d’aborder des thème importants comme les relations entre différentes générations, Alzheimer, la deuxième guerre mondiale… C’est un joli roman sur la transmission que je recommande dès 11 ans.

Les quatre filles du Dr March : Louisa May Alcott

Pour me faciliter la vie, je vous recopie le résumé de chez Gallimard :
« Une année, avec ses joies et ses peines, de la vie de Meg, Jo, Beth et Amy March, quatre sœurs âgées de onze à seize ans. Leur père absent – la guerre de Sécession fait rage et il est aumônier dans l’armée nordiste -, elles aident leur mère à assumer les tâches quotidiennes. Ce qu’elles font avec leur caractère bien différent : Meg, la romantique, qui va éprouver les émois d’un premier amour; Jo, qui ne se départit jamais d’un humour à toute épreuve; la généreuse Beth; la blonde Amy, enfin, qui se laisse aller parfois à une certaine vanité… »
Quand j’ai acheté ma liseuse, j’ai téléchargé quelques romans libres de droits, des classiques, et celui-ci manquait à ma culture de littéraire angliciste !
Je dois avouer que j’ai eu un peu de mal à rentrer dedans, au début, j’avoue que je trouvais le roman un peu «cucul la praline» mais une fois remis dans son contexte de roman jeunesse du 19ème, j’ai plus apprécié car on y apprend beaucoup de choses sur la société américaine de cette époque -avec le poids des conventions et la place de l’argent- , la vie de famille -avec un père absent-, la place dans la société -en particulier dans une famille honorable mais désargentée- et la place des femmes, ou en l’occurrence des jeunes filles.
J’ai finalement plutôt apprécié cette lecture mais je ne suis pas persuadée que ce roman puisse encore beaucoup parler aux jeunes lecteurs. Il y a un côté «leçon de morale».
Personnellement, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à un épisode de Friends qui parler de ce roman (« Little Women » en anglais) !

 chez Titine

Baby-sitter blues : Marie-Aude Murail

Emilien est un ado qui veut se payer un magnétoscope (oui… il y a quelques aspects de ce roman qui sont très datés : magnétoscope, walkman, francs…) et son argent de poche ne lui suffit pas alors il commence à faire du baby-sitting. Enfant unique, il n’y connait rien en petite enfance mais il a beaucoup de bon sens et il improvise avec les enfants plus grands qui l’apprécient ainsi que leurs parents. Il aime particulièrement le petit Anthony, un bébé de 6 mois, pour lequel il va même jusqu’à lire des guides pour jeunes parents.

Quand il doit arrêter cette activité pour ne pas empiéter sur ses études, la filleule de sa mère, Martine-Marie lui conseille de donner des cours de français. C’est à cette époque, il tombe sous le charme d’Amandine, la cousine de Martine-Marie qui a un secret pas très moral qu’il a promis de garder jusqu’à ce que cela ait des répercussions dans sa propre vie et qu’il cherche à se venger.

J’ai pris ce roman au CDI purement sur le nom de l’auteur et encore une fois, ce roman de Marie-Aude Murail sait parler de la vie des adolescents entre futilité, humour, émotions douces amères et faits de société.

A découvrir dès 12 ans.

On me signale en commentaire un fait très intéressant : la série des « Emilien » a fait l’objet d’une réédition complète en 2006, retravaillée par son auteur qui a soigneusement converti les francs en euros, le magnétoscope convoité en PC, le match France-URSS (sic) et France-Belgique, etc. Après Baby-sitter blues, il y en a six autres. Emilien vieillit au long des sept épisodes comme, dix ans après, un certain Harry Potter vieillira lui aussi au long de sept livres… Tous les détails ici : http://marieaude.murail.pagesperso-orange.fr/1niveau/central/3niveau/221emiliens.htm 

Challenge Petit Bac 2017 : catégorie « Loisir » pour ma ligne jeunesse

« Verte » de Marie Desplechin et Magali Le Huche

J’avais lu il y a longtemps « Verte » le roman jeunesse de Marie Desplechin et j’en gardais un bon souvenir alors j’ai eu envie de découvrir la BD dessinée par Magali Le Huche.

L’histoire est celle de la petit Verte, qui a 11 ans et vit avec sa mère. Elle n’a jamais connu son père. Elle vient d’une famille de sorcière, de mère en fille mais elle ne veut pas en entendre parler : elle, elle voudrait juste être normale, pouvoir avoir un petit copain et être avec ses copines. Elle trouve d’ailleurs que la sorcellerie n’est pas très réjouissante quand elle voit sa mère s’en servir pour être méchante. Elle trouve d’ailleurs sa mère assez aigrie à cause de la sorcellerie. Ce qu’elle aimerait aussi c’est retrouver son père…

Ursule, la maman de Verte, confie à sa propre mère, Anastabotte, la mission de transmettre ses dons à Verte  pour qu’elle devienne enfin une sorcière. En passant une journée par semaine ensemble, la petite fille et sa grand-mère vont découvrir le talent de Verte mais aussi, avec l’aide de son copain de classe amoureux d’elle, partir à la recherche de son père.

C’est une histoire touchante sur le fait qu’on n’accepte pas forcément sa culture familiale et aussi sur le fait des faire des compromis dans une famille pour que tout le monde soit heureux.

J’ai aimé les dessins et les couleurs mais dans mon souvenir, le roman était un peu plus détaillé. Mais c’est une approche vraiment intéressante.

Bastien a bien aimé aussi.

catégorie « Couleur » pour ma ligne jeunesse