A toi : Kim Thùy et Pascal Janovjak (lu par les auteurs)

Ce texte est en réalité une correspondance entre les deux auteurs. Ils sont tous les deux romanciers, ils se sont rencontrés à Cannes (si je ne me trompe pas, je n’ai pas le livre papier pour feuilleter et vérifier), ils se connaissent à peine mais ils ont envie d’échanger et de poursuivre une conversation commencée dans la vraie vie mais ils habitent l’une à Montréal et l’autre à Ramallah. Il n’y a pas d’histoire amoureuse ou de séduction entre les deux « personnages », non, ils sont vraiment dans un échange en tant qu’êtres humains.

Ils se parlent de toutes sortes de sujets, intimes ou universels, sur le passé avec les origines de Kim Thùy et de la famille de Pascal Janovjak, sur leur présent et particulièrement la vie de Pascal Janovjak. Il y a aussi des choses très quotidiennes et des réflexions très poétiques. Il y a comme une urgence à se livrer et à regarder le monde.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce texte, je ne saurai vous citer d’exemples (problème de l’audio) mais j’ai trouvé ça vraiment beau, très humain.

Je ne saurais que vous recommander de découvrir ces lettres en audio si vous aimez ce support de lecture car les auteurs lisent leurs lettres eux-même et j’avais vraiment l’impression d’être avec eux au moment où ils racontaient les différents événements ou livraient leurs réflexions.

Pour vous en savoir plus, voici ce que l’édition Libre Expression en dit :

« 8823 KM. Kim dort. Je suis seul face à ses derniers mots. Tous les jours, ils tombent dans ma boîte. Ce ne sont pas des lettres, juste des signes tapés sur un écran, envoyés à la vitesse de la lumière, par-delà mers et continents. Si cela avait été des lettres, il y aurait sur le papier des parfums d’océan, des traces de nuages. »

Et voici ce que l’édition Liana Levi en dit :

« Ils ne se connaissent pas, ils n’ont encore rien lu l’un de l’autre, lorsqu’un prix littéraire les réunit à l’automne 2010. Quelques heures entre parenthèses, à des milliers de kilomètres de leur quotidien respectif, durant lesquelles Kim Thúy et Pascal Janovjak nouent une complicité rare. Quand la première regagne Montréal et le second Ramallah, ils décident de poursuivre la conversation par-delà un océan et six fuseaux horaires. Au rythme des souvenirs et des anecdotes, leur correspondance esquisse le parcours de deux enfants de l’exil et du nomadisme. Elle aborde aussi le thème de la filiation et l’appétit d’écrire. 
Tissant adroitement l’intime et l’universel, À toi est une subtile méditation sur la fragilité de la vie et l’ouverture au monde. »

 Cliquez sur la photo pour lire un article intéressant sur les deux auteurs!

J’ai aussi lu « Ru » de Kim Thùy et je l’avais aussi écouté lire ce même texte.

Grâce à ICI-Radio-Canada qui propose (gratuitement) des livres québécois

  chez Karine:) et  Yueyin

Voyage au Québec : du côté du Saguenay et un tour chez les baleines

Suite de mon voyage au Québec, après mon passage à Québec avec Jules, nous voici avec Karine! Vous avez pu voir quelques photos de Karine et moi dans un premier billet mais voici maintenant un petit compte rendu en photos de la suite du voyage!

Le 14 août, nous avons quitté Québec dans la petite voiture de Karine (qui fonctionnait très bien, cette information aura son importance plus tard dans le voyage) pour prendre la route touristique jusqu’à La Baie dans le Saguenay.

Nous nous sommes arrêtés à Sainte Anne de Beaupré pour voir l’église assez impressionnante (par ses miracles et par le nombre de messes chaque jour!)

 

Puis nous sommes allés à Baie Saint Paul, une très jolie petite ville avec de belles maisons traditionnelles, beaucoup de galeries d’artistes et un glacier délicieux dans une boutiques de confiseries absolument hors du temps!

Le 14 août, Karine s’est renseignée et il y a une opportunité de voir les baleines aux Escoumins à condition de partir tout de suite au saut du lit alors nous sautons dans nos vêtements chauds  et dans la voiture et nous avons filé dans la voiture de Karine pour presque 200 km.

La route s’est bien passée et nous sommes arrivés juste à temps mais la voiture a commencé à peiner sur les derniers kilomètres, les vitesses semblant avoir du mal à se passer…

Nous nous sommes équipés de gros blousons et de gilets de sauvetage et avons rejoint une vingtaine de passager sur un bateau et nous avons attendu. Tout d’abord nous avons juste vu quelques souffles de baleines, je me disais qu’on devrait s’en contenter, après tout, la nature fait ce qu’elle veut mais nous avons eu la chance de voir quelques dos et à un moment, petit miracle, une baleine s’est approchée de notre bateau et elle est sortie tout près de nous! C’était magique! Plus tard nous avons pu voir aussi le dos d’une baleine bleue ce qui est encore plus rare! Une expérience géniale!

La vue sur la Baie des Escoumins est superbe!

Nous restons manger là-bas et quand nous reprenons la voiture nous constatons qu’elle n’allait plus bien du tout et elle a fini par complètement lâcher en haut d’une côte, Karine ayant juste réussi à la mettre sur le bas côté. A ce moment-là, un charmant policier a fait demi tour pour nous rejoindre et après avoir sécurisé la route, il a commencé par ouvrir le capot pour voir d’où venait le problème. Puis, il a amené Karine chez le garagiste puis quand ils sont revenus, il appelé le dépanneur et quand Karine et L’Homme sont partis avec la dépanneuse jusqu’à Tadoussac, il nous a emmené avec Bastien dans la voiture de police et il a même brièvement mis la sirène exprès pour Bastien! Nous avons eu une très bonne impression de la police québécoise!

 

La voiture devant rester chez le garagiste (pour ne jamais en sortir malheureusement), le père de Karine vient nous chercher à Tadoussac. Nous nous consolons en nous disant que nous sommes dans un magnifique endroit sous un beau soleil et que ça aurait pu être pire! Nous allons donc faire un tour à Tadoussac et nous finissons la journée chez un brasseur à dessiner avec Bastien, bavarder et boire des bières!

Au retour avec le père de Karine, nous avons pris le traversier (le bac) sur le Saguenay et la vue dans le soleil couchant était magnifique!

Cette journée a été extraordinaire, par la nature que nous avons vu mais aussi par « l’aventure » vécue avec Karine (elle est connue pour ses aventures rocambolesques et je suis contente d’en avoir vécue une avec elle, même si j’aurais préféré pour elle que sa voiture soit réparable!)

Karine a écrit un billet qui raconte cette journée « Miss Catastrophe » 😉

Le 15 août, le ciel était très couvert et il y avait du vent mais cela ne nous a pas empêchée, Karine et moi d’aller faire un petit jogging le long de la baie qui malgré les nuages était spectaculaire!

Puis nous sommes allés manger en ville mais admirez la vue en route :

L’après-midi, il s’est mis a pleuvoir sérieusement mais nous avons visité le Musée du Fjord pour le plus grand bonheur de Bastien qui aime tant les insectes et L’Homme et moi avons appris pas mal de choses sur le Québec.

Ensuite, nous avons rencontré un souffleur de verre qui était passionné.

Avant de rentrer, Karine nous a emmené à Chicoutimi pour qu’on prenne nos billets de bus pour le lendemain et pour nous montrer la « petite maison blanche » rescapée du déluge de Saguenay de 1996 dont nous avons entendu parler dans le musée et que Karine avait vécu en direct.

Et enfin, le soir, avant de rentrer, le ciel s’est dégagé pour nous offrir une belle dernière vue de La Baie

Le 16 au matin, Karine est retournée travailler et une amie de sa mère a eu la grande gentillesse de nous emmener à Chicoutimi pour notre car et elle a pris la peine de nous emmener par une route touristique pour finir notre voyage en beauté!

Le matin, en l’attendant, j’ai profité de la verrière de Karine pour bouquiner avec « sa » vue!

Passer du temps avec Karine, chez elle, fut un moment inoubliable de nos vacances. J’ai vraiment eu le sentiment qu’on se connaissait depuis longtemps « pour de vrai » et Bastien et L’Homme se sont sentis aussi « comme chez eux » (Bastien a adoré jouer au baby-foot et il a eu la chance de lire plein d’album et jouer avec les petites figurines de Karine!). Merci mille fois Karine!

 

chez Karine:) et  Yueyin

Nous étions le sel de la mer : Roxanne Bouchard

J’ai choisi de lire ce roman pour la lecture commune autour du polar parce que j’avais vu sur internet qu’il y avait une enquête mais je dois vous dire que le côté « policier » est presque anecdotique et que le roman est vraiment très riche et que finalement, c’est plus une quête de soi, une recherche d’identité qu’une enquête policière.

Pas simple de vous en parler du coup  car je ne veux pas trop en dire… Alors, le roman commence avec la rencontre de Catherine qui ne va pas très bien, elle est déprimée et quitte la ville pour aller à Caplan en Gaspésie car elle a reçu une lettre dont nous ne savons rien au début.

Caplan est un petit port de pêche en peu en dehors des sentiers touristiques de la Gaspésie et les gens qui y vivent sont une petite communauté où tout le monde connaît tout le monde, avec des histoires un peu cachées, des hommes un peu bourrus, à l’accent et au patois assez prononcé (il y a un petit côté marins bretons chez ces pêcheurs de Gaspésie!) Catherine arrive et fait petit à petit sa place dans cet univers où on prône la lenteur et qui semble hors du temps. Elle n’est pas forcément acceptée facilement, surtout quand elle explique qui elle cherche…

Un pêcheur revient un jour avec un corps dans ses filets et cette personne est justement celle que Catherine voulait rencontrer…

Le sergent Moralès, qui vient de s’installer à Caplan, est d’office mis sur l’enquête mais il se trouve confronté à la difficulté d’essayer de mener une enquête dans un village où les gens ne veulent rien révéler.

J’ai beaucoup aimé ce roman. J’ai aimé la langue, le style qui est vraiment beau, souvent poétique. Il y a de très beaux passages sur le temps qui passe, sur les relations humaines, sur l’amour, que ce soit l’amour amoureux ou l’amour filial. La nature a une grande place aussi.

Je vous le recommande (peut-être après vous être peu familiarisé avec le québécois car il y a des passages qui sont peut-être difficiles à comprendre ou à apprécier pour une première incursion dans cette langue mais ça ne m’a pas gênée personnellement) et je pense que je lirai un autre roman de cette auteur! Si vous en avez un à me recommander pour Québec en novembre 2018, je suis preneuse 😉

  chez Karine:) et  Yueyin

« polar »

S’enfuir -Récit d’un otage : Guy Delisle

Christophe André travaille dans une ONG et il est enlevé en Tchétchénie. Guy Delisle raconte sa captivité, jour après jour (111 jours) en décrivant tout ce qui se passe … ou ne se passe pas, tout ce qui passe par la tête de l’otage.

Il pense d’abord que cela va être régler en quelques jours, puis il compte les jours, les semaines et les mois en commençant à croire qu’il ne sortira jamais.

Il ne comprend pas la langue de ses ravisseurs et ne peut donc ni nouer de contact ni comprendre ce qui se passe autour de lui. Il subit absolument tout.

Nous sommes à la place de l’otage, on n’en sait pas plus que lui sur sa situation. On est dans la même attente, dans le même ennui des jours qui se ressemblent et où il ne se passe rien pour ensuite accélérer au moment de la libération.

Je connaissais Guy Delisle pour « Pyongyang » (lu avant le blog), « Chroniques Birmanes », « Chroniques de Jérusalem » et j’avais beaucoup aimé ces récits très instructifs, réalistes et sérieux mais qui contenaient aussi une part de légèreté et d’humour qu’évidemment, vu le sujet, on ne trouve pas dans ce récit. « S’enfuir » est réellement le témoignage d’un otage mais le parti pris de l’auteur de nous montrer chaque journée m’a un peu ennuyée même si j’ai bien conscience que c’était sans doute nécessaire pour rendre compte de l’enfermement et de l’incertitude ressentie par Christophe André.

Alors c’est un sentiment un peu mitigé : l’effet recherché est atteint car on se met à la place de l’otage enfermé ce qui est vraiment intéressant mais cela a aussi pour conséquence une certaine lassitude pour le lecteur.

Sur le site de Guy Delisle (clic clic), il y une rubrique qui concerne cet album dans laquelle on peut entendre des témoignages audio de Christophe André.

    chez Mo

 chez Karine:) et  Yueyin

Conversation avec un enfant curieux : Michel Tremblay

Je connaissais Michel Tremblay de nom et je crois même avoir tenté de lire un de ces livres il y a longtemps mais je crois qu’à l’époque je n’étais pas assez familiarisée avec le « phrasé québécois » et la retranscription de l’accent et je n’avais pas dû le finir. Mais je suis ravie de lui avoir donné une nouvelle chance grâce à Québec en Novembre car j’ai beaucoup aimé!

Comme je le disais, la langue typiquement québécoise est forcément très présente dans ce récit d’enfance québécoise mais je pense aussi que j’ai plus apprécié car je connais mieux le Québec et son histoire, la place de l’église catholique par exemple, et du coup je comprenais mieux pas mal d’aspects de ce roman.

Donc, c’est l’histoire d’un certain Michel Tremblay (j’imagine que c’est autobiographique? mais est-ce romancé? je laisse les experts québécois me répondre!) un jeune garçon très très curieux, qui passe son temps à poser des question et à remettre en question tout ce qui lui est dit car il veut COMPRENDRE.

Il est question de la famille puisque la famille de Michel est très nombreuse et très présente. On parle beaucoup de la religion et de l’école (Michel ne passe pas loin de l’excommunication plus d’une fois à force de poser des questions pour mieux comprendre les incohérences de la religion, pour notre plus grand plaisir! D’autant plus que les parents seraient plutôt d’accord avec lui, mais il ne faudrait surtout pas aller trop loin et blasphémer… on ne sait jamais!) Le cinéma et la lecture sont aussi au coeur des préoccupations de Michel et de sa famille.

C’est vraiment drôle (le problème de lire sur ma liseuse c’est que je ne sais pas encore comment corner des pages et revenir en arrière pour copier des passages… Si c’est possible et que vous savez, dites le moi : j’ai une Kobo) mais c’est aussi une tranche de la vie au Québec à cette époque (les années 50 je pense) et c’est vraiment très intéressant de ce point de vue aussi!

Bref une très bonne découverte et je pense qu’en novembre prochain je lirai un autre titre de cet auteur québécois emblématique.

  chez Karine:) et  Yueyin

 autour de Michel Tremblay

Karine a d’ailleurs lu le même titre

Tarte aux pacanes

Voici la deuxième recette que je vous propose en ce mois québécois tiré de   (cliquez pour en savoir plus sur ce livre) :

Ingrédients :

  • 100 à 150 g de noix de pécan
  • 1 pâte brisée
  • 200 g de sucre en poudre (ou pour ma part 100 g de sucre complet)
  • 190 ml de sirop d’érable (peut être remplacé par du miel)
  • 125 g de beurre ramolli
  • 3 oeufs
  • 1 pincée de sel

Préchauffer le four Th 6

  • Dans une casserole, mélanger le sucre, le sirop d’érable et le beurre. Porter à ébullition sans cesser de remuer.
  • Dans un saladier, battre les oeufs.
  • Ajouter le mélange de sirop aux oeufs en fouettant et ajouter une pincée de sel.
  • Etaler la pâte brisée dans un moule et verser la préparation liquide.
  • Déposer les noix de pécan sur la préparation.
  • Mettre au four pendant 30 à 40 mn (en surveillant)

 

 Les dimanches en cuisine chez Syl

  chez Karine:) et  Yueyin

Mon coeur pédale : Simon Boulerice et Emilie Leduc

J’ai eu un gros coup de coeur pour cette BD qui raconte une tranche de vie d’un jeune adolescent des années 80. Simon vit avec ses parents qu’il aime beaucoup. Il a une grande admiration pour sa mère mais encore plus pour sa matante (tante) Chantal la petite soeur de sa mère. Elles viennent de se réconcilier et c’est elle qui gardera Simon pendant l’absence de ses parents pendant un mois.

Simon adore Chantal, la vingtaine décomplexée, très jeune dans sa tête, assez sexy et très attentionnée, un mélange de jeune fille et de femme. Ils vont connaître une grande complicité et Simon, le jeune garçon pas forcément bien dans sa peau et peut-être même en recherche de lui-même, va s’épanouir, grandir et se sentir plus fort au contact de sa tante, en chantant du Samantha Fox, en rêvant de secouristes de « Alerte à Malibu » ou en frissonnant devant des films qui font peur.

Mais  l’équilibre de cette parenthèse enchantée s’effrite quand un homme de l’âge de Chantal rentre dans le tableau et que Simon est relégué à sa place d’enfant et là, c’est une terrible déception pour lui. Car en plus de se sentir sur un nuage en présence de sa tante, Simon est peut-être bien un peu amoureux de cette dernière. Heureusement, le petit garçon n’est pas trop grand pour se réconforter dans les bras de sa mère…

Très belle histoire de cet âge si compliqué qu’est l’entrée dans l’adolescence où on voudrait à la fois grandir plus vite et en même temps que les choses restent comme on les connait. Belles relations amicales et familiales. Il est vraiment touchant ce Simon et Chantal est une belle personne aussi, même si elle ne se rend pas forcément compte de tout ce qui repose sur ses épaules dans la relation avec Simon.

J’ai adoré les dessins et les couleurs, pastels acidulés (si, si, c’est possible!) et traits délicats tout en mouvements. J’avais envie de photographier toutes les pages 😉

Une très belle découverte!

Du même auteur, j’avais lu le roman jeunesse « Jeanne Moreau a le sourire à l’envers »

Merci 

 chez Karine:) et  Yueyin

   chez Stephie

Voyage au Québec : Québec et environs

(J’ai trouvé une solution pour que les photos soient visibles! Enfin… je n’ai rien trouvé, c’est Sophie Hérisson qui m’a à nouveau bien aidée!) 

Vous avez pu voir quelques photos de Jules et moi dans un premier billet mais voici maintenant un petit compte rendu en photos du voyage!

Le 8 août, nous sommes arrivés à Québec et c’est Jules qui nous a accueilli au car et qui nous a fait une visite de Québec en voiture avant de rejoindre notre appartement. Elle nous a non seulement fait une visite guidée mais aussi prévu un sac de courses pour notre arrivée 😉

Le 9 août, nous sommes allés nous promener dans la ville de Québec. Nous avons tout fait à pied, c’était vraiment chouette. Après un tour à la gare du Palais,

nous sommes allés dans la Haute ville en passant par les escaliers de Québec où nous avons croisé un joueur de cuillères musicales québécoises :

Nous avons mangé sur la place de l’Hôtel de Villes et ses fontaines qui ont beaucoup plu à Bastien!

Jolie vue sur le Saint Laurent :

On a échappé à une grosse averse en allant faire un tour au Château Frontenac (un grand hôtel chic!)

Puis un petit tour sur terrasses entre deux averses

Le soleil revient et nous nous promenons dans les rues du vieux Québec (très encombrées par les touristes, dont nous 😉

Place Royale :

Nous avons pris le « traversier » (= le ferry) pour faire l’aller retour sur le Saint Laurent : vue superbe sur le fleuve et sur Québec

Le 10 août, le jour de mon anniversaire, le soleil est revenu!

Nous commençons la balade du jour par le quartier Saint Roch et la rue montante nous a forcément fait penser à San Francisco!

Avenue Jacques Cartier (et pas « rue Jacques Quartier »… private joke avec Jules!) avec ses superbes lampadaires

Un tour aux Champs de Bataille, les Plaines d’Abraham

Nous sommes montés en haut de l’hôtel Concorde et nous sommes redescendus par l’ascenseur panoramique et la vue était superbe!

 

Un passage devant le Parlement

 

Puis visite interactive des remparts pour les enfants :

 

Le soir, nous avons retrouvé Jules et sa famille au restaurant pour fêter mon anniversaire et c’était vraiment super sympa!

Le soir, quand Jules nous a ramené, on est repassé par l’avenue Jacques Cartier by night :

Le 11 août, nous avons rejoint le Vieux Québec en passant par le marché du Vieux Port

Ce jour-là, sur le Vieux Port, il y avait des démonstrations pour les fêtes de la Nouvelle France :

Puis balade des les rues de Québec

Le soir, Jules nous a emmené aux galeries de la capitale, un endroit assez étonnant pour nous : un centre commercial avec en bas une patinoire pour le hockey, à un étage des attractions et manèges pour les enfants et à un autre étage des tas de restaurants à emporter avec des tables communes. C’était du tourisme un peu différent et surtout un très bon moment pour Bastien et le fils de Jules.

Le 12 août, Jules vient nous chercher pour passer la journée ensemble! Au programme tourisme aux Chutes de Montmorency. Chutes qui nous ont impressionnées même si d’après Jules, elles étaient  « toutes petites » 😉 Quand on est arrivé presque sous les chutes, on est littéralement trempés par les éclaboussures des chutes! Puis nous avons pris le funiculaire pour arriver jusqu’en en haut et admirer les chutes d’en haut, depuis un pont!

Le midi, nous avons mangé un délicieux repas préparé par le mari de Jules et nous avons passé un très agréable moment dans le jardin à papoter pendant que les enfants jouaient ensemble.

Ensuite, nous sommes allés voir les Chutes de la Chaudière :

Le 13 août, notre dernier jour à Québec. Le matin, Jules nous emmène à l’aquarium de Québec pour le plaisir des petits et des grands

Regardez, on dirait que cet ours polaire fait un bisou à L’Homme :

Le midi, Karine nous a rejoint chez Jules et notre aventure au Québec a continué mais je vous en parlerai un autre jour!

Nous avons beaucoup aimé notre séjour à Québec qui est vraiment une très belle ville avec des gens charmants et de chouettes visites à faire même si nous n’avons pas fait beaucoup de musées car il a fait très beau presque tout le temps. Mais le fait d’y aller pour rencontrer une amie et sa famille (car même si je ne connaissais Jules que virtuellement, on s’est très vite rendue compte qu’en réalité on se connaissait bien, comme de vieilles amies qui se retrouvaient et pas des filles qui se rencontraient pour la première fois!) Merci mille fois Julie!

  chez Karine:) et  Yueyin

Avis de tempête : Angéla Morelli (nouvelle)

Comme je vous le disais dans mon billet sur « Pourquoi pars-tu, Alice? », je ne suis pas une grande fan de chick litt mais à l’occasion d’une LC autour de la chick litt pour Québec en Novembre et après avoir passé du temps avec Karine cet été, je ne pouvais pas ne pas lire Angéla Morelli, sa grande amie!

Et franchement, dès le début, je ne pouvais pas ne pas pas penser à Karine puisque l’histoire se passe chez elle et que la cousine de l’héroïne s’appelle Karine! C’est d’ailleurs notre Karine qui a aidé Angéla a fignoler les dialogues québécois pour qu’ils sonnent juste et les lecteurs français qui sont déjà allés au Québec reconnaitront les questionnements face à certaines expressions (pendant mon séjour, je notais les choses que j’allais demander à Jules et Karine pour être sure d’avoir compris!)

Alors, il faut savoir que c’est une nouvelle, et j’avoue que comme je l’ai lu sur ma liseuse, je ne m’attendais pas du tout à ce qu’elle soit si courte. J’aurais aimé que ça soit plus long car forcément, tout va un peu trop vite et perd en réalisme et d’épaisseur.

Candice (pourquoi ce prénom? j’avoue que je ne comprends pas pourquoi les personnages de chick litt doivent avoir ces prénoms improbables) est une parisienne pur jus qui quitte la France sur une coup de tête pour aller voir sa cousine Karine au Québec. Le fait que ce soit en plein hiver, en février, et qu’il fasse -30° ne l’a pas effleuré et elle débarque dans le Saguenay, à La Baie, uniquement vêtue de bottines, d’une minijupe et d’une petite veste (et l’auteur raconte dans les remerciements que cette anecdote est véridique, c’est ce qu’elle-même a fait en allant au Québec pour la première fois en hiver!).

Sa cousine n’étant pas à l’aéroport, elle est recueillie par le pilote de l’avion (un ami du « chum » de Karine) qui voulant l’amener chez sa cousine dans la tempête de neige se retrouve à devoir la sauver de l’hypothermie en l’hébergeant après un accident de la route. Leur soirée sera l’occasion de quelques malentendus de langage, quelques gaffes de la part de Candice et un réchauffement grâce au feu de cheminée mais pas que… Bref, un peu de séduction et d’humour…

Mais la nouvelle s’arrête au lendemain matin avec un goût de trop peu! Je suis persuadée que cela aurait fait un bon petit roman que j’aurais eu plaisir à lire (mais je pense que je relirai Angéla Morelli quand j’aurai envie d’un peu de légèreté car j’ai bien aimé ce premier aperçu de sa plume!)

Allez donc lire l’avis de Karine!

  chez Karine:) et  Yueyin

 autour de la chick litt

Pourquoi pars-tu, Alice? : Nathalie Roy

La chick litt, ce n’est pas trop mon truc mais de temps en temps, ça ne fait pas de mal! Et je dois dire que j’ai été agréablement surprise par ce roman. Peut-être parce que le personnage principal est une prof de 43 ans (j’en ai 44 🙂 ) et que même s’il y a bien une rencontre avec un homme dans l’histoire ce n’est pas l’essentiel.

Alice Dansereau, est donc prof, mère de deux ados et compagne d’un homme dont le travail d’avocat prend une grade place dans la vie. Elle attendait avec impatience ses vacances en amoureux en Italie avec Martin qui partage sa vie depuis plus de 20 ans, se disant qu’enfin, ils allaient pouvoir se retrouver un peu sans enfants. Quand Martin lui annonce qu’à cause d’un procès ils ne pourront pas partir en vacances, Alice est tellement déçue qu’elle se retrouve presque malgré elle sur la route, laissant derrière elle sa famille.

Elle était pourtant juste partie faire une course sur le scooter de sa fille (partie aux Etats-Unis pour les vacances) mais sur un coup de tête, elle décide de ne pas rentrer : un peu pour faire râler son homme, un peu pour prouver qu’elle peut le faire et penser un peu à elle plutôt qu’aux autres comme elle le fait en permanence.

Ce vent de liberté, d’abord en scooter, puis en voiture, ce tour du Canada va lui permettre de se regarder en face, de réfléchir à qui elle est, ce qu’elle veut dans sa vie. Elle va se poser la question de sa place dans sa famille, dans son couple mais également dans sa propre vie. Elle va se façonner une nouvelle image, prendre confiance en elle.

Elle fait des rencontres : des étudiants musiciens, qui l’embarquent dans leur sillage pour chanter dans un festival, une collègue en vacances qui l’encourage à se poser les bonnes questions sur ce qu’elle veut tirer de cette escapade et puis il y a Raphaël. Leur rencontre (ou plutôt leurs rencontres puisqu’ils se croisent plusieurs fois par hasard dans le périple d’Alice) va participer à l’épanouissement d’Alice qui va se découvrir sous de nouvelles facettes au travers du regard de cet homme très séduisant.

Donc, il y a pas mal de codes du genre qui sont respectés dans ce roman mais sous la légèreté teintée d’humour et de séduction, il y a aussi un peu plus de profondeur dans l’histoire car qui, a 40 et quelques années, n’est pas déjà passé par ces questionnements? J’ai trouvé ça très réaliste et sympathique : une bonne surprise.

Et puis il ne fat pas oublier que l’on voyage au Québec dans les paysages (j’ai envie de visiter la Gaspésie maintenant!) et dans la langue! Et pour finir sur une note québécoise, si vous avez vu la vidéo de Karine et moi où je dois deviner des expressions typiques, vous comprendrez mon amusement en lisant au moins deux expressions proposées par Karine dans ce roman  « tirer une bûche » et « écœurant » 🙂

Et puis autre anecdote, c’est grâce à Jules que j’ai eu envie de découvrir cette auteur car elle l’apprécie beaucoup et forcément j’ai aimé retrouver parmi les lieux cités dans ce roman la ville de Jules (je ne vous dis pas laquelle pour garder le mystère) et pour moi ça avait une saveur particulière! Allez donc lire l’avis de Jules!

 

  chez Karine:) et  Yueyin

 autour de la chick litt