« Le mec de la tombe d’à côté » de Katarina Mazetti

(Lu en 2009)

Deux personnages, Désirée et Benny, deux narrateurs, deux points de vue : une histoire commune. Une histoire avec deux personnes si différentes que l’un comme l’autre se demandent ce qu’ils font ensemble.

C’est donc l’histoire d’une femme assez rangée, plutôt intellectuelle, un peu snob, citadine et indépendante et d’un homme un peu rustre, agriculteur très occupé par sa ferme, incapable de se débrouiller seul au quotidien.

Ces deux-là n’auraient jamais dû se rencontrer mais il a suffit d’un sourire dans un cimetière pour qu’il y ait une connexion entre eux…mais est-ce que cet amour est vraiment possible?

Au niveau du style, on entre dans les pensées des deux narrateurs à tour de rôle et on voit chaque situation avec son regard. On suit l’évolution de leurs sentiments, leur vision de l’autre et d’eux-même.

C’est un roman à la fois drôle et touchant. Un savant mélange de légèreté et d’émotion. Une lecture très agréable.

Bonne année et bon anniversaire!

Je vous souhaite à tous et à toutes une très belle année 2010!

Qu’elle soit pleine de tous les bonheurs que vous souhaitez et de belles lectures aussi!

Sur une note plus personnelle, je souhaite un très joyeux anniversaire à mon Papounet, qui cette année a un nouveau genou et un nouveau petit-fils

Qu’ils t’apportent tous les deux beaucoup de joie 😉

Happy Birthday Bastien! 2 mois!

Aujourd’hui Bastien a deux mois et j’ai du mal à y croire… Déjà deux mois? Seulement deux mois? Je ne sais pas trop quoi penser!

Il grandit bien, il grossit bien, finies les inquiétudes des premières semaines…

A la place nous avons eu une période difficile avec des pleurs assez horribles car on voyait qu’il souffrait… Et pourtant ce n’était rien que de très banal pour un bébé de cet âge là  : un peu de reflux et un peu de coliques… Après deux passages chez le docteur et un passage de nuit à la pharmacie de garde (Aaah…pauvres jeunes parents désemparés…qui en plus du médicament de bébé en ont profité pour acheter des cachets contre le mal de tête!!), ça va plutôt mieux, les crises ont presque disparues.

Il est de plus en plus actif, observe tout autour de lui et maintenant, il joue avec le portique sur son transat, il aime beaucoup le mobile musical qu’on lui a acheté pour Noël (ben oui, à cet âge là, on peut lui donner ses cadeaux en avance!)

Et il a changé de catégorie… Finies les couches « nouveau-né » : on est passé à la taille 2 (et ça c’est pas rien dans la vie d’un bébé 😉

Et depuis une dizaine de jours, nous avons aussi le droit à de vrais sourires!

« Haka » de Caryl Férey

Plus qu’un polar, c’est un roman noir… très noir.

Des histoires de femmes tuées et mutilées sans doute par un psychopathe, des crimes rituels macabres, des personnages en prise à des crises de démence, des maoris qui vivent en marge de la société moderne, les bas-fonds de Auckland… Les situations qui font la trame de ce romans sont assez glauques et sordides.

Le personnage principal, Jack Fitzgerald, l’enquêteur de la police d’Auckland, est un homme torturé par son passé (sa femme et sa fille ont disparu mystérieusement 25 ans auparavant) et c’est un homme qui n’a rien à perdre, presque aussi violent et paumé que ceux qu’il pourchasse.

Accrochez vous bien, ce n’est pas la Nouvelle Zelande des cartes postales que l’on visite dans ce polar!

Au niveau du style, Caryl Férey a une vraie écriture, presque poétique parfois, qui apporte un plus au roman.

Au niveau de l’intrigue, il y a quelques incohérence et quelques exagérations mais le livre se dévore malgré une impression de malaise laissée à la fin de part les thèmes abordés.

J’avais beaucoup aimé « Zulu » son dernier roman, très noir et sanglant aussi. Celui-ci lui est antérieur et il est moins abouti que Zulu mais très fort malgré tout.

Lu dans le cadre du challenge

Ça y est j’ai fini le challenge (en modifiant un peu ma liste…)

: (PAL d’origine16 / 71)

« Les pintades à Téhéran » de Delphine Minoui

(« Lu » en 2009)

Je suis allée en Iran en 2007 et j’ai rencontré plusieurs femmes avec qui nous avons pu parler librement de leur vie quotidienne, notamment une jeune fille aisée de Téhéran et une jeune fille plus modeste de Ispahan, et c’est ce qui m’avait donné envie de lire de livre.

Mais je n’ai pas du tout accroché.

J’ai abandonné pour deux raisons. Delphine Minoui habite à Téhéran depuis plusieurs années et je ne doute pas qu’elle connait bien cette ville et les gens qui y vivent mais j’ai quand même eu l’impression qu’elle parlait surtout d’une certaine catégorie de femmes, les femmes aisées d’une grande ville. Ça m’a autant gênée que si dans un livre sur les parisiennes on ne me parlait que des « branchées friquées » de certains quartiers…

L’autre chose qui m’a gênée, c’est que j’ai trouvé cela assez mal écrit. J’avais l’impression de lire un article de magazine de près de 300 pages… Trop long…Je sentais que parfois elle tirait à la ligne pour faire du volume…

Bref, ce n’était pas pour moi! Mais par contre l’Iran EST un très beau pays et les gens y sont formidables!

Pour ne pas vous fier qu’à mon avis négatif allez voir chez Keisha qui l’a lu (et qui est aussi allée en Iran!), chez A Girl From Earth et chez Saxaoul.

: (PAL d’origine18 / 71)

« Digging to America » (« Les petites filles du soleil ») de Anne Tyler

Ce roman commence à l’aéroport de Baltimore où deux familles accueillent le même jour leurs petites filles adoptées de Corée.

Ce sont deux familles très différentes, une très « américaine » et extravertie et l’autre d’origine iranienne plus discrète. A partir de cette rencontre fortuite, les Donaldson et les Yazdan, qui ne se seraient sans doute jamais connus sans cela, commencent à se fréquenter et deviennent des amis très proches. Il y a des incompréhensions et des maladresses dues à leurs différences culturelles et sociales, leurs façons différentes de voir l’éducation et aussi une certaine compétition vis à vis de leurs petites filles adoptives : laquelle fera mieux que l’autre…que ce soit pour les filles ou les mères…

En plus de l’histoire de l’adoption et de cette amitié développée sur plusieurs années avec ses hauts et ses bas, ce roman est aussi une histoire sur le sentiment « d’étrangeté », d’appartenance à un nouveau pays. Il y a des questionnements sur ce que c’est qu’être américain du point de vue de ceux qui ont dû s’adapter à ce pays et ce que c’est qu’être iranien alors même qu’on ne connaît plus vraiment son pays.

Les personnages sont très bien travaillés : par moments énervants, par moments très touchants. L’auteur dépasse la caricature en donnant plusieurs voix dans les différents chapitres et on découvre ainsi tour à tour la face « publique » et la face « privée » de chacun.

C’est un roman que j’ai beaucoup aimé. Entre deux moments de lecture, je pensais aux personnages avec l’envie de les retrouver.

: (PAL d’origine15 / 71)