Max et les poissons : Sophie Adriansen

J’ai lu les billets de Stéphie, Jérôme et Noukette qui m’ont donné envie et peu de temps après quand j’ai vu que Babelio proposait ce titre à son opération Masse Critique jeunesse, je n’ai pas hésité et je l’ai choisi!

Ce roman s’adresse aux jeunes lecteurs à partir de 9 ans et il est précisé « adapté au programme scolaire ». Il est très facile à lire au niveau de la lecture du texte mais je pense vraiment qu’il faut que l’enfant ait des notions sur la deuxième guerre mondiale et la persécution des Juifs à cette époque pour comprendre. Je pense que c’est un roman pour lequel il faut accompagner son enfant dans la lecture pour expliquer les zones d’ombres qu’il pourrait rencontrer.

Max est un petit garçon de 8 ans qui ne sait pas vraiment pourquoi il doit tout à coup porter une étoile jaune (qu’il trouve très jolie et la prend pour une étoile de sheriff). Quand le jour de son anniversaire sa famille et ses voisins sont emmenés au Vélodrome d’Hiver, il ne comprend pas bien qu’ils ne vont pas revenir et pense surtout à son poisson rouge oublié dans sa chambre.

Le roman est très court alors je n’en dis pas plus mais c’est une histoire très touchante, très réelle et émouvante qui est suivie d’une annexe avec des notions historiques très utiles. Les jeunes lecteurs pourront comprendre ces événements en pensant à des enfants comme eux.

Mon seul bémol serait l’âge de Max car je pense (peut-être à tort) qu’à 8 ans un enfant d’une famille juive en France à cette époque aurait été mieux informé de la situation. J’aurai sans doute mieux compris qu’il ait 6 ans (et j’avais eu la même impression quand j’vais lu « Le garçon au pyjama rayé, qui est un roman que je vous recommande aussi sur cette période historique.)

Pour des enfants de 9 à 12 ans. Je l’ai djà prêté à K. le fils de ma copine Mrs B qui a aimé et je vais maintenant le donner au CDI du colège pour permettre aux élève de 6ème de le lire.

Merci à  et NATHAN

Catégorie « prénom » pour ligne jeunesse du Petit Bac 2015

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Rencontre avec Gilles Leroy

Encore une fois, après ma rencontre avec Olivier Adam, grâce au journaliste littéraire et auteur Xavier Houssin (qui écrit dans le Monde des livres) et Amélie Dor-Houssin qui  habitent une petite ville du bord de mer de 800 habitants à quelques minutes de chez moi et qui organisent régulièrement des rencontres avec des auteurs, j’ai pu faire une  belle rencontre littéraire !

Bon habiter tout près, ne veut pas dire ne pas être presque en retard 😉 Mais je suis arrivée exactement en même temps que Xavier Houssin et Gilles Leroy (et son chien qui a été d’un calme exemplaire pendant toute la rencontre malgré les quelques larsen 😉

Xavier Houssin a commencé par faire la lecture d’un extrait du roman « Le monde selon Billy Boy » qui nous replonge dans l’ambiance de l’histoire en mettant en avant Eliane le « personnage » principal. Puis il a résumé le roman et fait un retour sur la bibliographie de l’auteur.

J’ai pris plein de notes à toute vitesse et très mal tout en ouvrant grand mes oreilles. J’ai recopié mes pattes de mouches le soir même pendant que c’était frais dans ma tête et je vais essayer de vous retranscrire le plus clairement tout ce qui a été dit (pas forcement chronologiquement mais plus par thèmes).

 

J’espère être fidèle aux propos de Gilles Leroy que j’ai trouvé très intéressant.

 

 

Le monde selon Billy Boy

Même si les noms et les lieux sont vrais, dès qu’on commence à écrire on échappe à la vérité car on les transpose. Dès qu’on transcrit des souvenirs en mots, on les transforme.

Son grand-père l’appelait « le dernier des Mohicans » et aujourd’hui c’est vrai, il est aujourd’hui le dernier de ce lignage. Il avait déjà écrit sur sa mère (« Maman est morte ») et sur son père (« Machines à sous ») mais il estimait qu’il ne pouvait pas tout dire car ses deux tantes étaient encore en vie. Il voulait raconter la vie des gens qu’il a connus et aimés mais il considère que quand les gens sont en vie il faut avoir des égards pour eux. Il ne trouve pas bien de livrer sa famille en pâture de leur vivant. A la mort de sa tante Myriam (la sœur de sa mère, handicapée mentale, qu’il aimait comme une sœur), ce fut un cataclysme. Il a réalisé qu’il était seul au monde, qu’il n’avait plus de liens de sang et cela a été un choc. Il a eu envie de rendre hommage à sa mère et aussi à sa tante Myriam. Il a senti la nécessité de décrire ce sentiment de solitude car cela lui paraissait incongru d’être encore là, car pour lui, vivre c’est être relié à d’autres.

Cette histoire reste un roman, il le revendique, étant donné qu’il recrée des scènes qu’il n’a pas vécues. Il a été obligé de reconstituer cette période. Par la forme c’est du roman. L’essentiel vient du récit familial même si c’est romancé. Il est précis et généreux dans les détails. Sa mère lui a beaucoup parlé et il a appris beaucoup de choses auprès d’eux. Comme ils étaient de très jeunes parents, ils l’emmenaient partout et il était toujours dans la proximité d’adultes.

Il n’était pas désiré mais il était aimé et reconnu. Il est arrivé par accident mais il a reçu tout l’amour possible. Il dit que ses parents, malgré leur jeunesse, se sont bien débrouillés et que si aujourd’hui il se sent bien dans sa vie c’est qu’ils ont fait un bon travail de parents ! Dans le roman, il s’interroge sur ses origines, sur sa vie s’il avait eu d’autres parents mais il ajoute que si beaucoup d’enfants jouent à ce jeu, c’est un luxe qu’un enfant non désiré mais accueilli et aimé ne peut pas trop se permettre. Il a aussi évoqué son sentiment de culpabilité. Il dit qu’il peut légitiment se poser la question de savoir si sa venue au monde n’a pas été le point d’arrêt de leurs vies.

Alabama Song

Il a voulu écrire sur Scott Fitzgerald et Zela parce que leur histoire est une histoire de rivalité amoureuse et que cela faisait écho à sa vie. Il a pris la colonne vertébrale de leur vie car il voulait parler de la rivalité amoureuse qu’il avait lui-même connue mais dont il n’avait pas envie de parler directement pour ne pas impliquer une personne qui ne demandait rien, il ne voulait pas de règlement de comptes.

Il avait aussi envie de défendre Zelda qui était une femme qui le fascinait car c’était une des premières femmes à avoir payé cher son désir d’être libre et de s’affirmer et qui de tout temps avait subi les critiques violentes de tous ceux qui traitaient Fitzgerald comme une idole et qui accusaient Zelda de tous les maux.

Il a écrit à la première personne, il s’est glissé dans la peau de Zelda car il pensait qu’elle n’avait jamais vraiment eu la parole.

« Alabama song » a été traduit dans 33  langues mais pas en anglais car les américains n’ont pas aimé qu’un « frenchy » se permette d’écorner le monument qu’était Fitzgerald. Récemment, quelques extraits ont été traduits dans une revue et peut-être que 9 ans après, il sera enfin traduit.

Concernant le titre, il explique qu’il n’arrivait pas à en trouver un, jusqu’à ce qu’il se retrouve la nuit sur une route américaine à écouter la chanson des Doors à la radio et ça a été une évidence pour lui, il fallait que son roman s’appelle « Alabama Song ». Les droits de ce titre appartiennent à une descendante de Brecht qui a accepté de le lui donner sans contrepartie financière.

Zola Jackson

Son roman suivant était également écrit à la première personne et ce n’était pas « fait exprès », c’est venu tout seul. Cette vie est totalement inventée, aucun des personnages n’a existé réellement mais ce n’est pas non plus venu par hasard. Il avait envie depuis longtemps d’écrire sur le deuil d’une mère ayant perdu un enfant. Il a évoqué la mort  de deux de ses amis de jeunesse dont il connaissait les mères. Il ne se remettait pas de la mort de ses amis et il ressentait les douleurs des mères mais il ne pouvait pas mettre ces morts en scène par respect pour elles. Quand il a vu un documentaire sur l’ouragan Katrina et qu’il a vu une femme noire avec son chien coincée dans sa maison, il a su immédiatement que ce serait une mère en deuil, c’était comme une évidence et il tout de suite commencé à prendre des notes alors même qu’il n’avait pas fini « Alabama song ».

Nina Simone, roman

Pour parler de Nina Simone, il avait envie de continuer cette mise en scène de vies d’artistes qui peut faire écho dans la vie de gens qui ne sont pourtant pas artistes.

Dans ce qui est souvent appelé « la trilogie américaine », le point commun pour lui c’est que ce sont trois femmes et trois femmes en colère à qui il a voulu donner une voix.

Le Prix Goncourt

Gilles Leroy a eu le Prix Goncourt pour Alabama Song et Xavier Houssin lui a demandé s’il s’y attendait. Mais il a répondu qu’il n’avait aucune idée de pourquoi ce roman a eu plus de succès. Il se souvient qu’avant la sortie, des libraires s’étaient montrés enthousiastes et qu’il avait bénéficié d’un article très positif de Bernard Pivot. Il précise aussi que cela faisait 20 ans qu’il écrivait et qu’il avait déjà été sur des listes de prix sans pour autant remporter quoi que ce soit alors, jusqu’à la fin il s’est forcé à ne pas y croire de peur d’être déçu.

L’écriture

A chaque fois qu’il commence une nouvelle histoire, il se dit que cette fois, il va faire un roman court avec peu de personnages mais il ne peut pas s’empêcher de greffer des personnages secondaires qui s’imposent et qu’il accueille volontiers.

Il a expliqué que souvent, il prend des personnages jeunes car il y a une évolution possible, comme de la glaise que l’on façonne.

Quand au choix de la 1ère personne, il dit qu’il fait des essais de voix pour voir si ça marche. C’était le cas pour Zelda ainsi que pour Zola. Ce n’est pas un choix de procédé narratif, c’est l’intuition que c’est ce qui fonctionnera le mieux.

Quand quelqu’un lui a demandé si l’écriture était facile pour lui, il a répondu que ça ne l’était pas. Parfois, il connait des moments de grâce qui viennent tous seuls mais c’est rare d’écrire plusieurs pages en une journée. Souvent, il faut lutter. Il n’y a pas deux journées d’écriture qui se ressemblent. L’écriture pour lui c’est un travail mais qui va au-delà des moments où il est devant son clavier. C’est aussi sa vie, l’occupation de tout son temps et ça continue dans sa tête même quand il fait autre chose : il est là sans être là. Mais il a aussi dit que quand il n’était pas en pleine écriture, il vivait sa vie entre autre en passant beaucoup de temps à jardiner !

Il a aussi raconté que souvent il sent que le roman qu’il est en train d’écrire touche à sa fin quand il commence à avoir des idées pour une prochaine histoire. En ce moment, il est dans la phase finale de l’écriture de son prochain roman et il se réveille la nuit pour prendre des notes sur autre chose alors il pense qu’il va bientôt le finir !

Dédicace

Après cet entretien que j’ai trouvé vraiment riche et intéressant, je suis allée faire dédicacer mon livre. J’ai dit à Gilles Leroy que je l’avais découvert en l’écoutant à La Librairie Francophone sur France Inter et que sachant qu’il venait aujourd’hui j’ai lu son roman très vite. Et là, il me regarde et me dit « Vous avez écrit sur internet, non ? Parce que ce matin, j’ai eu une alerte Google de Hellocoton avec un billet sur le roman. » Alors je ne vous cache pas que j’étais très étonnée (et agréablement surprise) et je lui ai dit que oui, j’avais un blog et que la veille j’avais parlé de son roman et je lui ai donné une de mes nouvelles cartes de visite. Il l’a regardé et a dit « Ah oui ! Enna, c’est ça ! C’est votre prénom ? » 😉 Nous avons pris un peu de temps pour parler de son roman, je lui ai dit ce que j’avais particulièrement aimé et il m’a écrit une jolie dédicace personnalisée et m’a salué d’un « A bientôt » 😉

 

Ce petit moment a été vraiment très sympathique. J’ai trouvé Gilles Leroy très abordable et simple, souriant et à l’écoute. J’ai aimé sa façon de parler de sa manière d’écrire et aussi de ses romans. Je suis sortie en ayant envie de lire d’autres romans de lui.

Je suis vraiment contente d’être allée à cette rencontre car je suis rentré chez moi avec un grand sourire ! 

Challenge Petit Bac le Swap : Mon colis!

Quand Tiphanie m’a envoyé un message pour me demander si j’étais d’accord qu’elle organise un swap sur le thème de mon Challenge Petit Bac, j’ai bien entendu dit oui tout de suite (quel honneur que ce challenge devienne un swap 😉 ) mais j’ai évidemment souhaité y participer! 

Ma binômette était ma chère Sandrine qui en plus d’être une blogueuse que je suis, une participante fidèle (et acharnée) du Petit Bac, est surtout devenue une amie!

L’idée du swap était de se faire des cadeaux en suivant les rubriques du Petit Bac… Sandrine a eu une super idée, elle a repris des rubriques de toutes les saisons des challenges Petit Bac (Grrrrr, je m’en veux de ne pas y avoir pensé!! ) 😉

Alors voilà à quel point j’ai été gâtée… J’en suis gênée tellement c’est top 😉 C’est tellement parfait : j’aurai pu tout choisir moi-même!!!

 

 

Un peu d’aide pour ouvrir tous ces paquets!!

 

Une très jolie carte!

Miam miam des chocolats!

Caramel au beurre salé fait maison… Miam miam : mon péché mignon!

Du thé qui sent bon!

Une chouette boite!

Pour être propre et sentir bon!

Pour décorer la table

Pour écrire mes billets de blog (et une phrase qui me correspond bien!)

Et des livres… quels bons choix! Ils me font tous aussi envie les uns que les autres!!!

 

Je ne sais pas si vous vous rendez compte de la joie que m’a procuré ce colis! Je sautais de joie! J’ai pris mon temps pour tout ouvrir et pour savourer mes découvertes!

Merci mille fois Sandrine, tu m’as plus que gâtée, j’en suis même gênée!! Je suis vraiment contente d’avoir partagé ce swap avec toi!

Merci à Tiphanie pour son idée 😉

Allons voir les colis des autres swappeuses!

 Sandrine

Manika Cap!ôCapesDoc 

Angelselphie Tiphanie 

 

« L’île du Point Némo » de Jean-Marie Blas de Roblès (Lu par Thibault de Montalembert)

Je n’avais jamais entendu parler de ce roman avant de le recevoir pour le Prix Audiolib et ne savais donc pas du tout à quoi m’attendre. Et je dois tout de suite vous dire que j’ai abandonné assez vite cette lecture. Je pense même si je suis honnête que si ça n’avait pas été un livre audio très bien lu par Thibault de Montalembert je l’aurai abandonné encore plus vite !

Je n’ai pas du tout accroché à cette / ces histoires… en fait je vais encore être honnête (au risque de passer pour une idiote!) : j’avais l’impression que je ne comprenais rien de ce que j’écoutais (ce qui admettez-le, n’est pas très agréable quand on lit pour son plaisir 😉 … Je n’ai pas aimé ne pas savoir à quelle époque on était (apparemment c’est du steampunk… un genre dont je n’avais qu’entendu parler et dont je peux maintenant dire que ce n’est pas mon truc !).

Il y a deux histoires, une qui concerne un vol de bijou et des meurtres (et qui se passe dans une époque Steampunk… entre 19ème siècle et science fiction ?)  et une autre qui se passe de nos jours avec une fabrique de cigares … Il y a tout un tas de nouveaux personnages qui arrivent… on ne sait pas quels sont les liens entre eux… J’avais l’impression que mon ipod était en mode aléatoire tellement c’est décousu… J’ai vraiment eu  l’impression de lire une parodie par moments …

La seule chose que j’ai aimé c’étaient les passages sur la lecture à voix haute faite dans les usines de cigares qui m’ont beaucoup plu.

Vous remarquerez que je ne vous raconte pas l’histoire… Mais c’est parce que ça ne m’accrochait pas du tout et que je n’avais même pas envie de comprendre : je ne me suis attachée à aucun personnage et leurs destins ne m’intéressaient pas plus que ça 😦 Et j’ai pour « politique » de ne pas m’ennuyer en lisant un livre! Je vous renvoie vers le résumé chez Audiolib et les billets des copines du prix!

 Chez Sylire  (Le thème du mois était  « un très bon lecteur »)

                   

Mes copines du Prix Audiolib l’ont lu : EstellecalimSylire Valérie 

lecture « lieu » de ma ligne « audio »

J’inscris ce texte au Défi Livres de Argali 

« Frog Music » de Emma Donoghue

 

Eté 1876, à San Francisco, une ville qui se développe, dans la saleté et les mœurs légères et qui subit une canicule terrible et une épidémie de variole,  nous rencontrons Blanche Beunon, jeune française, danseuse de burlesque (c’est à dire, entre la comédie, le chant et le strip- tease) et également prostituée. Elle vit dans un appartement qu’elle acheté dans Chinatown avec son amant (et son « mac ») et le fidèle compagnon de celui-ci. C’est une femme très libre, qui aime sa vie, qui aime plaire sur scène et qui aime le sexe et qui ne se pose pas beaucoup de questions sur sa vie jusqu’à ce qu’elle croise la route de Jenny (elle est même percutée par le grand Bi, la bicyclette de cette dernière!).

Jenny est un personnage à part : c’est une jeune femme, française elle aussi, chasseuse de grenouilles, qui vit une vie de bohème, habillée en vêtements d’homme (ce qui lui a valu des arrestations), qui passe son temps à chanter et qui est très indépendante, n’ayant pas peur de poser des questions qui dérangent. Cette rencontre et l’amitié qui se tisse entre les deux femmes vont bouleverser la vie de Blanche qui va se pencher sur la question d’où a été placé son fils d’un an qu’elle a complètement mis de côté et sur la place que prennent Arthur Deneve et Ernest Girard ses compagnons. Elle va remettre entièrement sa vie en question.

L’histoire se place sur deux périodes distantes de quelques semaines : entre la rencontre de Blanche et Jenny et la mort de celle-ci,  assassinée à coups de feu dans un saloon à l’extérieur de la ville où les deux jeunes femmes se sont retirées, craignant la réaction des hommes que Blanche a quittés.  Blanche qui a échappé de peu à la mort va faire tout son possible pour que le meurtrier de Jenny soit arrêté.

C’est une sorte de western féminin, un portrait d’une ville américaine en plein essor et de toutes les facettes assez glauques que l’on peut y trouver. C’est aussi une histoire de deux femmes fortes, chacune à sa  manière et une amitié qui fait ressortir du positif.

A la fin, l’auteur explique que presque tous les personnages ont existé et qu’elle a romancé une situation réelle. J’ai beaucoup aimé aussi lire ces informations.

 par Mrs B : Merci!

 

 objectif 2015 : -19

Lecture « animal » pour le

 

Mini vacances en Haute Normandie : Le Havre, Rouen et Giverny

J’ai tendance à faire semblant d’être chauvine et de dire que la « vraie » Normandie c’est la Basse Normandie mais en réalité je n’en pense pas un mot (et surtout maintenant que la Normandie va être réunie 🙂 Nous avons profité, L’Homme et moi, d’avoir quelques jours à deux pendant que Bastien était en vacances chez mes parents pour aller faire un tour « en haut »! Et ce qui est amusant c’est qu’en parlant de cette destination sur la page Facebook du blog, j’ai eu plein de conseils de blogueurs du coin : de bons conseils… Je vous les donnerai à mon tour dans ce billet! J’ai aussi la chance d’avoir un homme qui a du nez pour choisir les chambres d’hôtes car nous avons logé dans deux lieux super : je vous en parle aussi ici!

Le Havre

Une fois passé le Pont de Normandie, nous sommes allés au Havre. J’avais un à priori sur cette ville pour y avoir été quand j’étais jeune, il y a bien 30 ans mais j’ai été agréablement surprise. J’ai trouvé que c’était une ville agréable et aérée (L’Homme n’est pas tout à fait d’accord avec moi mais bon, on était là pour faire du tourisme pas pour y habiter 😉

Nous avons commencé par visiter l’église Saint Joseph, puis nous sommes allés voir l’Espace Niemeyer que j’ai trouvé beaucoup plus élégant que dans mon souvenir d’enfant (j’y repensais comme d’un « petit Tchernobyl » 😉 Un petit tour au fil des rues puis le long de la plage de galets. L’après-midi nous sommes allés aux « Jardins Suspendus » qui est un lieu vraiment beau et paisible et qui permet de s’assoir avec une vue sur tout Le Havre et sur la mer.

Eglise Saint Joseph

Rue piétonne

 

Espace Oscar Niemeyer

Le front de mer

La plage 

Les jardins suspendus

Le midi, sur les conseils de Denis, nous avons mangé sur le front de mer (dans ce qui s’appellerait sans doute une « paillote » si nous étions à Nice) : « Le France » et les moules frites étaient délicieuses, pas chères et suivies pour ma part du plus grand café liégeois jamais vu 😉

Au Havre, j’ai beaucoup apprécié la promenade littéraire proposée comme une chasse au trésor : des bancs sont disséminés dans la ville et on peut y lire un extrait de texte littéraire correspondant au lieu où se situe le banc. J’en ai trouvé 3 mais on aurait pu en chercher bien d’autres !

Notre chambre d’hôte était adorable : comme une cabane dans les bois, sur les hauteurs du Havre. Un charme fou, une déco que j’ai adorée et un cadre fantastique : 

 Le petit déjeuner nous attendait à l’heure prévue devant la porte et nous l’avons pris avec vue sur Le Havre. Je vous recommande ce lieu pour son originalité !

Le soir pour dîner, nous avons descendu des escaliers vers le centre ville pour manger dans un restaurant conseillé par Valou : Le bistrot Parisien. Nous avons TRÈS bien mangé ! 

 

 Rouen

Ensuite, nous sommes allés à Rouen. J’y étais allée il y a une vingtaine d’année et je n’en gardais pas de souvenirs précis mais je savais que c’était une belle ville. Nous n’avons pas été déçus. Nous avons déambulé dans les rues le nez au vent et nous avons beaucoup aimé. Un passage à l’école des beaux-arts au détour d’une cour, l’église Saint Maclou, la Cathédrale, les façades anciennes et colorées, le Gros Horloge… 

L’école des Beaux-Arts

 

 

Eglise Saint Maclou

 

La cathédrale

 

Le Gros Horloge

 Abbatiale Saint Ouen

Balade dans les rues

Et puis bien sûr, sur les conseils de Valou, je ne pouvais pas ne pas aller à la librairie L’Armitière qui est vraiment belle et tentante (j’ai d’ailleurs acheté deux livres 😉

 

J’ai fait une petite pause un peu spéciale à l’heure du thé car j’ai abandonné mon homme pour rencontrer Aifelle au salon de thé « Dames Cakes » (qui m’avait aussi été conseillé par Valou 😉 J’adore les rencontres de blogueuses que je fréquente depuis longtemps : Aifelle et moi sommes presque jumelles : nos blogs ont un jour de différence et nous sommes presque du même jour de naissance (pas la même année, mais franchement, je n’y ai pas pensé une minute !) Nous avons parlé de choses et d’autres : santé, lectures, blogosphère, voyages, visites… Nous étions vraiment sur la même longueur d’ondes et c’est vraiment agréable de se rendre compte que la personne qui est derrière l’écran est bien telle qu’on se l’imaginait quand on la rencontre ! Merci Aifelle pour ce chouette moment en ta compagnie ! J’ai hâte de te revoir, peut-être chez moi la prochaine fois 😉

 Un bon goûter et en cadeau pour vous  : un petit bout d’Aifelle 😉

Et une petite touche littéraire rouennaise : les boites de troc de livres que nous avons croisées à plusieurs endroits dans la ville : j’adore ce concept et j’ai bien envie d’en parler à la mairie de ma ville pour faire voyager des livres !

 

Le soir, nous sommes allés à Isneauville à quelques minutes de Rouen pour rejoindre notre deuxième chambre d’hôtes et nous sommes aussi tombés sous le charme de La Grange d’Isneauville.  Le cadre était superbe, en pleine campagne, l’accueil très chaleureux et agréable, et les petits déjeuners, copieux et jolis (ce qui ne gâche rien), c’est vraiment une adresse que je recommande aux rouennais qui cherchent un endroit pour leurs amis ! 

 

Giverny

Avec le beau soleil nous n’avons pas envie de nous enfermer dans des musées alors peut-être était-ce l’influence de Aifelle (en tout cas c’est en pensant à elle qui aime tellement ce lieu que j’ai pensé à y aller !) nous avons pris le route pour Giverny (1 heure de voiture de Rouen). Cela faisait des années que j’avais envie d’y aller et cela a été un vrai plaisir ! Des jardins magnifiques, une maison pleine de charme, des fleurs sublimes et originales qui explosaient de couleur et des grenouilles qui chantaient (c’était bien le printemps!!), sans oublier un adorable petit village et la tombe de  Claude Monet au pied de la jolie petite église ! Une destination à ne pas manquer ! Grâces aux conseils d’Aifelle nous avons acheté notre billet « coupe file » la veille et fait la visite de la maison et des jardins sur l’heure de midi pour éviter les groupes et mangé des sandwiches achetés à Vernon pour les payer moins chers 😉

 

 

Avant de me faire disputer par les habitués de la maison de Claude Monet, les photos sont maintenant autorisées à l’intérieur de la maison : une dame nous accueille et dit à tout le monde « Tournez à gauche, les photos sans flash » 😉 C’est très récent, car une semaine avant Aifelle n’avait pas eu le droit!

Les jardins

Les jardins d’eau

 

 Le village de Giverny

En fin d’après-midi, en rentrant à la chambre d’hôtes, nous avons profité d’être à deux pas de la Forêt Verte pour aller courir dans un cadre super agréable.

 Avec plein de côtes 😉

Puis le soir nous sommes retournés à Rouen pour dîner dans la dernière adresse conseillée par Valou : La Petite Bouffe (1 Rue des Boucheries Saint-Ouen) Une excellente adresse avec des plats tous tentants et un prix très raisonnable ! On s’est régalé !

 

Nous avons donc passé un très bon moment, très dépaysant, sous un soleil très chaud (je crois bien qu’on a pris des couleurs !) et je remercie Denis, Valou, Aifelle et Estellecalim qui nous accompagnés directement ou indirectement pendant ce séjour et j’embrasse fort Steff qu’un bug de Facebook m’a empêché de rencontrer (mais ce n’est que partie remise !) Tout cela montre bien que les blogs ne sont pas que des espaces virtuels !

Constellation : Adrien Bosc (Lu par Bernard Gabay)

Ce roman porte le nom d’un avion qui a quitté Paris pour New York, en 1949 mais qui n’est jamais arrivé puisqu’il s’est écrasé aux Açores avec ses 48 passagers.

L’auteur présente chaque passager, raconte leurs  histoires, pourquoi ils étaient dans l’avion, leur vie -que ce soit le célèbre boxeur Marcel Cerdan, parti pour une revanche sportive mais aussi pour rejoindre Edith Piaf,   Ginette Neveu violoniste mondialement connue ou des anonymes. Tous ont leur place dans ce roman, tous sont importants.

Mon écoute de ce roman audio s’est déroulée en deux temps. Jusqu’au chapitre 12, je m’ennuyais un peu, je trouvais que le récit ressemblait un peu à un catalogue assez monotone et puis juste quand je commençais à me lasser, au chapitre 13, j’ai accroché à nouveau. J’ai trouvé cela plus rythmé, les personnages étaient plus développés et le récit n’était plus seulement centré sur les individus mais aussi au déroulement des événements liés directement à l’accident et ce qui a suivi le drame. La scène de la découverte de la scène du crash est très forte et j’irai même jusqu’à dire belle. D’ailleurs, même dans la première partie, j’ai aimé le style que j’ai trouvé fin et beau.

Finalement, j’ai bien aimé ce roman même si j’ai eu beaucoup de mal à me décider à écrire ce billet car j’avais l’impression d’avoir oublié beaucoup de choses mais en réalité, je me rends compte que j’en ai gardé un bon souvenir. Celui d’une belle écriture et d’histoire ordinaires et assez touchantes mises en commun par le hasard, le destin. Je regrette juste de ne pas être rentrée dedans plus vite.

Il est à noter que j’ai lu ce roman juste au moment du crash de l’A320 et cela était vraiment étrange de voir le parallèle entre les deux situations.

La lecture par Bernard Gabay est très réussie, correspondant bien à l’ambiance du texte.

Par contre, l’entretien avec l’auteur à la fin de l’écoute ne m’a pas parue utile car très répétitif par rapport à ce que l’auteur raconte déjà dans son récit.

Livre audio
 Pour le Prix Audiolib 2016
Ecoute commune avec Saxaoul : Allons voir son avis!
L’avis des copines du prix Audiolib : Leiloona, Bladelor, Sandrine, Sophie Vicim

« Joseph » de Marie-Hélène Lafon (lu par Marie-Christine Barrault)

Jospeh est un ouvrier agricole de presque 60 ans qui travaille dans des fermes dans le Cantal depuis toujours et vit chez ses patrons. Il est discret et respectueux, sérieux dans son travail.

On découvre la vie quotidienne à la ferme, assez monotone, réglée sur les travaux liés aux bêtes et aux habitudes de toujours. On observe tout ce Joseph observe : la famille des patrons, leurs relations familiales mais on suit aussi le fil des pensées de Joseph qui repense à sa propre famille : son frère jumeau qui avait d’autres ambitions que juste la ferme et qui est parti en Normandie, sa mère qui l’a rejoint. Il regarde aussi en arrière sur ses propres failles, son alcoolisme, sur le fait que depuis son enfance il est un peu décalé, un peu différent.

Le roman se passe de nos jours mais il y a un côté intemporel : que ce soit les années 2000, les années 80 ou les années 60 : la campagne n’a pas forcément beaucoup bougé et sans être de milieu agricole, j’ai reconnu « ma campagne » et les gens qui en viennent dans ce roman.

Ce roman est particulier car on pourrait croire qu’il ne raconte pas grand chose. Ce n’est pas un roman d’action, c’est certain, mas un roman d’introspection. Je dois dire que j’ai été la première surprise d’avoir été si touchée par cet homme qui raconte sa vie et qui finalement devient le symbole de tant d’autres vies. Des vies simples, des gens simples.

Je pense que c’est un roman que je n’aurais peut-être pas autant aimé en version papier mais la lecture par Marie-Christine Barrault a vraiment donné une identité, une douceur, une épaisseur à Joseph qui devient un personnage très humain. 

Une belle découverte pour moi.

 

 

 

L’avisdes copines du prix Audiolib : SylireLeiloonaSaxaoul Sophie Vicim, Estellecalim, Laure, Bladelor, Sandrine

 

« Un hiver à Paris » de Jean-Philippe Blondel

 Le narrateur, Victor, un écrivain bien installé dans sa vie, reçoit un jour une lettre qui le ramène en arrière dans son passé de jeune homme.

Il a 20 ans et débarque à Paris pour faire une classe prépa littérature. C’est un lycée exigeant et élitiste et il se retrouve assez isolé et seul, ne se sentant pas à sa place. En même temps, il ne se sent pas non plus à sa place dans sa ville d’origine, il n’est pas très proche de sa famille qui ne comprend pas bien ses ambitions et n’a pas beaucoup d’amis.

Il s’accroche à ses études malgré la difficulté et l’ambiance pesante de ce genre de prépa. Juste au moment où il est prêt à se lier d’amitié avec Mathieu, un autre étudiant, ce dernier se suicide au lycée et c’est un terrible bouleversement pour Victor. Cette relation qui n’en était pas vraiment une lui fait se poser beaucoup de questions sur sa vie, et comme il est  considéré comme le seul ami de Mathieu, il se retrouve au centre de l’attention. Il devient « intéressant », se fait des amis et surtout il rencontre le père de Mathieu… Celui qui lui a écrit cette lettre des années plus tard.

J’ai vraiment aimé ce roman qui parle très bien de cette grande adolescence où on n’est plus tout à fait un ado et encore tout à fait un adulte. Les affres de l’incertitude de ce que l’on veut faire de sa vie. Je trouve d’ailleurs que Jean-Philippe Blondel sait très bien rendre cet aspect là dans ses romans jeunesse. Il sait bien se mettre dans la peau de jeunes hommes qui se cherchent.

L’autre aspect que j’ai trouvé très bien écrit, c’est le deuil et ce que cela entraîne pour chaque personnage touché de près ou de loin : les équilibres, les relations aussi et il y a de nombreuses façons de gérer son deuil ici.

J’ai beaucoup aimé les personnages et l’ambiance très réaliste. Je vous recommande ce roman.

 

 par Saxaoul, Merci! (Son avis en cliquant sur son nom)

  avec Manika. Allons voir son avis!

Catégorie « lieu »

 objectif 2015 : -21

 

« La vérité et autres mensonges » de Sacha Arango (Lu par Olivier Cuvellier)

Je vais commencer par dire que je ne sais pas comment parler de ce roman audio… Vous allez vous dire : « Encore?! » mais franchement cette fois-ci c’est parce que je ne sais pas trop quoi en dire… Je ne sais pas dans quelle catégorie le classer : Polar? Comédie grinçante? Roman sérieux? Un peu tout ça mais justement, ça ne m’a pas plu de ne pas cerner le genre. 

Au niveau de l’histoire, je dois dire que je me suis un peu ennuyée, au point ou au 3/4 de mon écoute, j’étais en vacances et donc je ne prenais plus ma voiture pour aller au travail et je n’avais plus envie de reprendre mon écoute : savoir comment ce roman aller se finir m’importait peu…J’ai fini mais en me forçant un peu…

Et pourtant, si je vous résume l’histoire, ça peut paraitre attirant : Henry Hayden est un auteur reconnu, il est marié à Martha et sa maîtresse s’appelle Betty… Sa vie pourrait être simple et continuer longtemps ainsi sauf que Betty est enceinte, qu’elle veut prévenir Martha, mais que Henry ne peut pas se séparer de sa femme car c’est elle qui écrit tous ses romans…

Et puis les événements s’enchainent : Martha est portée disparue, on découvre que Henry a de très gros secrets qu’il cache à tout le monde depuis son enfance, qu’un homme fait des recherches sur lui… 

Bref, ça part dans tous les sens, ce n’est pas mauvais mais c’est à mon avis très brouillon. L ‘auteur aurait pu couper plein d’histoires secondaires, et puis trop de coïncidences tuent l’effet escompté … Et surtout il aurait pu choisir si c’était un polar ou une parodie… Bref, je ne suis pas emballée du tout et chose rare pour un livre audio, j’aurai certainement abandonné mon écoute si ça n’avait pas été pour Olivier Cuvellier, le lecteur, qui a rendu l’ensemble plus agréable!

 

                   

Mes copines du Prix Audiolib l’ont lu : Laure, Marjorie, Saxaoul, Bladelor

 avec Sylire et Stephie ! Allons voir leurs avis!

J‘inscris ce texte au Défi Livres de Argali