« Là où vont nos pères » de Shaun Tan

Lu il y a quelques temps…

 

« Là où vont nos pères » de Shaun Tan a obtenu le prix 2008 du meilleur album à Angoulême.

 

C’est une bande dessinée sans texte sur l’immigration, sur ce qui pousse des gens à quitter leur pays et leur famille et sur l’étrangeté du monde qu’ils découvrent. Le pays d’origine et le pays d’accueil ainsi que les époques sont indéfinis ce qui rend cet album intemporel.

 

Le dessin est très beau, très sobre, aux couleurs douces. Il évoque des choses très réelles (des objets du quotidien par exemple) et des animaux imaginaires, des aliments inconnus pour représenter le « nouveau monde« .

 

J’étais surprise tout d’abord par l’absence de texte, mais très vite je me suis laissée emporter par la poésie et le réalisme de cette histoire. On comprend, on devine, on ressent

 

Une très belle découverte…Très beau, très poétique et émouvant.

Merci à Bulise de toujours bien me conseiller en bande dessinée…entre autres!

Roaarrr Challenge

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Théâtre : « Oscar et la dame Rose  » de Eric Emmanuel Schmitt avec Anny Dupérey

Voilà où j’étais hier soir :

Une pièce tirée du roman d’Eric-Emmanuel Schmitt mise en scène par Joël Santoni et jouée par Anny Dupérey.

J’ai lu « Oscar et la dame Rose » en 2003 et j’avais été vraiment touchée par l’émotion, et la simplicité de ce petit roman épistolaire très fort. En 2004, je devais voir Danielle Darrieux jouer sur scène mais la représentation a été annulé car l’actrice était souffrante. C’est donc Anny Dupérey que j’ai vu pour me replonger ans l’ambiance du roman.

Oscar et la dame en rose

L’histoire :

Oscar a 10 ans, il est à l’hôpital en phase terminale d’un cancer et il se doute qu’il va mourir même si on essaie de le lui cacher.

Mamie-Rose est une bénévole à l’hôpital qui sort de l’ordinaire avec ses histoires de catcheuses et son franc parler.

Elle conseille à Oscar d’écrire des lettres à Dieu, même s’il ne croit pas en Lui. Il peut lui demander un voeu par jour, pour lui ou quelqu’un d’autre, du moment que ce n’est pas quelque chose de matériel.

Elle lui conseille aussi d’imaginer qu’en une journée il vit dix années. On voit donc Oscar vivre à l’hôpital parmi ses amis, avec Mamie-Rose mais aussi « grandir » et « vieillir« .

La pièce :

Dès son entrée en scène, avant même de parler, Anny Dupérey joue et nous plonge dans l’émotion…Elle est là…

Elle joue Oscar le petit garçon qui se raconte, se dévoile, grandit, a peur se révolte et plaisante dans ses lettres à Dieu.

Elle est Mamie Rose qui raconte les combats de catch et soutient Oscar, l’encourage à se battre pour continuer à voir le positif dans chaque instant vécu.

Elle est Pop Corn et Peggy Blue, les amis de l’hôpital.

Elle est les parents maladroits avec leur fils mourant.

Elle est tous ces personnages et tout ça avec une émotion, un humour, une justesse incroyable. Elle est belle et sincère dans chaque personnage. Pas un instant elle ne tombe dans la caricature, elle EST…

Je suis encore toute émue. Anny Dupérey était elle-même assez émue au moment des applaudissements, et les yeux du public étaient aussi humides de voir cette émotion!

On pleure, on sourit, on rit (oui, on rit aussi!) et on réfléchit…c’était une pièce formidable, servie par une actrice extraordinaire…A voir! J’y étais avec Miss Orchidée qui a aussi beaucoup aimé…allez voir son avis ici

Variation autour d’un muffin : « Muffins aux framboises et aux amandes effilées »

On est d’accord : la framboise n’est pas un fruit de saison…mais les framboises…c’est si bon qu’on en mangerait toute l’année…c’est d’ailleurs pour ça que la nature a inventé les framboises surgelées! (Je crois, c’est pas prouvé scientifiquement non plus...)

Opération chirurgicale :

AVANT :

APRÈS :

Ingrédients : 300 gr de farine / 1 sachet de levure chimique / 100 gr de sucre en poudre / 1 pincée de sel / 25 cl de lait / 2 oeufs / 75 gr de beurre [ça c’est la base] / 200 gr de framboises / 1 sachet de sucre vanillé / 100gr d’amandes effilées [ça c’est la variation]

Four Th 6-7

> Dans un grand bol, mélanger la farine, la levure, le sucre, le sucre vanillé, le sel et les amandes effilées.

> Dans un bol, faire fondre le beurre, ajouter les 2 oeufs (battre) et le lait.

> Puis mélanger bien tous les ingrédients puis y incorporer délicatement les framboises entières et verser la préparation dans les moules à muffins.

> Mettre au four 20-25mn en surveillant.

> Les retirer des moules et les laisser refroidir sur la grille car ils sont dangereusement brûlants!

Avec ces quantités, j’ai rempli 12 moules silicone « coeurs » bien remplis et 6 moules silicone « muffins » peu remplis.

Le Goûteur officiel a adoré…il les mange même trois par trois!

Mamie Gâteaux * : « le gâteau à la banane » **

* « Mamie » n’a que 35 ans 😉 mais c’est le nom que me donne parfois le Goûteur officiel quand je suis dans une phase pâtissière!

** Son vrai nom, c’est « Banana Cake » car c’est une recette de ma « mummy » (d’ailleurs les mesures étaient en « oz » mais j’ai tout traduit!)

Cette recette est idéale quand vous avez une banane presque pourrie très mure et qu’on ne veut pas la manger comme ça.

Je dois aussi dire que je N’aime PAS les bananes (au point que je ne lèche pas le bol de mixture de ce gâteau…c’est pas peu dire!) mais j’aime BEAUCOUP ce gâteau!

Opération chirurgicale :

AVANT :

APRÈS :

Ingrédients : 1 banane presque pourrie très mure / 140 gr de sucre en poudre / 1 oeuf / 55 gr de beurre / 140 gr de farine à levure incorporée / 1 pincée de sel / 1/4 de cuillère à café*** de bicarbonate / 1/4 de cuillère à café*** de cannelle en poudre

TH 6-7

*** Pour mesurer les « 1/4 » de cuillère à café, j’utilise ces « cuillères mesureuses ». Je les ai acheté dans un magasin suédois jaune et bleu mais on les trouve aussi en métal dans un magasin déco-cuisine dont le nom commence par « Ca » et finit par « sa »…et je pense que ça doit se trouver assez facilement et c’est super pratique!

> Peler et écraser la banane avec une fourchette dans un bol et mélanger avec le sucre pour avoir un aspect lisse

> Ajouter l’oeuf et le beurre fondu, bien mélanger.

> Ajouter en tamisant la farine, le sel, le bicarbonate, la cannelle et mélanger le tout.

> Verser dans un moule à gâteau et faire cuire 20-25 mn.

> Quand le gâteau est cuit, le retourner sur la grille à l’air libre.

Week end à La Rochelle

Même si les vacances à La Rochelle se sont transformées en week end à La Rochelle pour des raisons très tristes, cela a été un super moment.

Ça a été l’occasion pour moi de revoir une ville que j’aime bien (et la faire découvrir au Voyageur!), de découvrir l’île de Ré, de voir la nouvelle maison de Fanfan et Stéph et de voir à quelle point ma petite nièce et filleule a changé…(Elle est craquante!), de manger des plats délicieux dont j’ai bien entendu pris les recettes, et d’emprunter les 3 tomes de « Aya de Yopougon »…

Ce fut bref mais bien rempli, et en plus ça m’a vidé la tête…Merci à eux!

L’île de Ré

Le port de La Rochelle

Dire qu’un jour elle aura peut-être les grands pieds de la famille…

« Alexis ou le Traité du Vain Combat » de Marguerite Yourcenar

Alexis ou le traité du vain combat - Le Coup de grâce

Dans le cadre du Challenge ABC 2008, j’ai lu j’ai abandonné « Alexis ou le Traité du Vain Combat » à la moitié…

Le première phrase est : « Cette lettre,mon amie, sera très longue. » Je confirme… très longue, 100 pages, trop longue pour moi!

Alexis écrit donc une longue lettre dans laquelle il s’auto-analyse, pense et parle de lui, raconte sa vie peu intéressante en remontant à la petite enfance…et ce n’était pas un garçon très joyeux :

[…] « j’ai failli une ou deux fois être heureux en toute innocence […] »

[…] « J’ai pu souffrir davantage, je n’ai pas souffert autrement ; et d’ailleurs, chaque fois qu’on souffre, on croit souffrir davantage. »

Je n’ai vraiment pas accroché, je me suis ennuyée.

« Je n’ai jamais aimé les livres. Chaque fois qu’on les ouvre, on s’attend à quelque révélation surprenante, mais chaque fois qu’on les ferme, on se sent plus découragé. »

Voilà exactement ce que j’ai ressenti en essayant de lire ce livre!

« Aya de Yopougon » de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie

Merci à Fanfan et Stéph de m’avoir prêté ces livres.

Aya de Yopougon, Tome 1 :

 

Aya de Yopougon, Tome 2 :

 

Aya de Yopougon, Tome 3 :

 

 

Bande Dessinée en trois tomes (à ce jour) écrite par Marguerite Abouet et dessinée par Clément Oubrerie. (Vous pouvez retrouver « Aya » sur son site!)

Marguerite Abouet est Ivoirienne et « Aya de Yopougon » se situe à Abidjan en Côte d’Ivoire.

Galerie de portraits dans un quartier typique, avec des personnages que l’on retrouve tome après tome, qui nous montre différents aspects de la vie africaine. On voyage rien qu’avec la langue utilisée : le français d’Afrique aux mots inconnus et aux tournures de phrases colorées (il y a même un lexique à la fin!)

Au centre des histoires, Aya -jeune fille sérieuse, intelligente et belle- et ses amies Bintou (toujours à la recherche d’un homme) et Adjoua (un peu naïve) et leurs familles respectives ainsi que les gens du quartier et la famille du grand patron local.

Au fil des trois tomes, on découvre des histoires du quotidien, un enfant né hors mariage, la place du père, la place des enfants dans la famille et dans la communauté, la place de l’homme dans la famille, l’adultère, la recherche d’un homme à épouser, la force tranquille des femmes, les concours de beauté, l’homosexualité, la France lointaine et idéalisée ou au contraire dont on revient déçu etc…

La vie simple et haute en couleur, aussi colorée et chaleureuse que les tenues des femmes et le soleil d’Afrique!

Un joli voyage en dessins…(j’aime beaucoup l’ambiance rendue par les dessins) et même un « bonus ivoirien » à la fin avec un petit plus sur la vie en Afrique et des recettes de cuisine !!

Roaarrr Challenge

« Allumer le chat  » de Barbara Constantine

Merci à Miss Orchidée de m’avoir prêté ce livre!

« Allumer le chat » est un roman de personnages, tous plus ou moins liés.

Raymond et Mine sont les grands-parents de Rémi qui est le fils de Josette et Martial qui est l’amant de Edith qui devient la maîtresse de Josette…et toute une série de personnages hauts en couleur!

Chacun raconte un morceau de l’histoire, des morceaux de vies reliées les unes aux autres, une histoire qui est un enchaînement d’événements anodins et cocasses et d’événements dramatiques et sérieux.

Le roman est à la fois drôle et loufoque, dramatique et émouvant. La quatrième de couverture cite Daniel Picouly : « Bonne nouvelle! Les Deschiens ont fait un enfant à Queneau. […] »

Et c’est vrai : un peu d’absurde et de poésie mêlés.

Edit : Petit plus du roman, les titres de chapitres qui sont parfois des petits bijoux!

« 8- Rémi, un peu nul en foot, découvre le piano »

« 10- Josette fait le ménage en grand. Elle brûle tout »

« 12- Le gendarme croit que c’est son jour de chance, mais en fait, non »

« 30- Raymond aime Mine, c’est tout »

« 34- L’enterrement de Martial, plutôt gai »

« 63- Jack est amoureux et ça fait des notes de téléphone astronomiques »

Tristesse

J’ai appris hier la mort d’un ami, et même si la vie continue, j’ai un poids sur le coeur…une grande tristesse…

Les messages des prochains jours étaient programmés alors ils gardent leur bonne humeur, mais il y a comme un voile…

Good bye Philippe…

Voyage au pays des panneaux exotiques

Inspirée par fantômette voici un petit voyage en Asie du Sud Est … au travers de panneaux exotiques…

> Dans le métro à Bangkok. En Thaïlande, les moines sont prioritaires!

> Toujours dans le métro de Bangkok : Interdît aux vendeurs ambulants, avec leurs paniers caractéristiques.

> Dans le métro à Bangkok (mais aussi dans de nombreux transports en commun en Asie) il est interdit de transporter des « durian » qui sont des fruits qui sentent un peu (beaucoup??) le pourri…Il est précisé qu’il est aussi interdit de transporter tout autre nourriture puante…tant pis pour le camembert bien fait alors!!)

> Voici les jours et horaires de marchés dans une rue de Bangkok

> Panneau d’interdiction de cracher…sur le site d’Angkor au Cambodge…et croyez-moi ce n’est pas un luxe au Cambogde de rappeler aux gens de ne pas cracher par terre!! (beurk!)

> A Luang Prabang au Laos, les femmes-pictogrammes qui traversent la rue sont aussi gracieuses que les femmes elles-mêmes :