Une constellation de phénomènes vitaux : Anthony Marra

J’avais emprunté ce roman à la médiathèque parce qu’il fait partie des livres primés au Prix des Lectrices de ELLE et qu’une très bonne amie me l’avait conseillé et que l’auteur étant Américain, il entrait dans le mois américain en septembre mais malheureusement je me suis arrêtée à la moitié…

Je fais malgré tout un billet parce que ce roman mérite d’être découvert même si je n’ai pas réussi à m’y attacher. Ce roman parle de la Tchétchénie et alterne deux époques : 1994 et 2004, deux périodes de guerre et il décrit un pays complètement dévasté, une population complètement écrasée, qui vit dans la peur et dans la misère… On a du mal à croire que l’histoire se passe aux portes de chez nous quasiment hier…

Les personnages sont un homme, médecin raté, qui essaie de sauver une petite fille dont le père vient d’être emmené par les soldats pour la 2eme fois et qu’il confie à la garde d’une femme chirurgienne, une sorte d’anti héroïne revenue d’une vie facile en Angleterre pour retrouver sa soeur et qui est devenue comme une sauveuse dans un hôpital sans le moindre moyen financier (elle est même contrainte de négocier avec des mafieux pour obtenir des médicaments basiques…)

Je pense que si je n’ai pas réussi à vraiment entrer dans l’histoire c’est qu’elle avait un côté trop documentaire pour moi et terriblement noir… Et pourtant, je suis persuadée que quelqu’un qui s’intéresse plus à l’histoire et aux récits proches de la réalité pourrait sans doute aimer ce roman… Mais ce n’était pas pour moi… En tout cas, il a le mérite de montrer à quel point la vie des Tchétchènes, le peuple ordinaire, vit un calvaire dans cette guerre …

Voici le résumé de l’éditeur :

« Dans un village enneigé de Tchétchénie, Havaa, une fillette de huit ans, regarde, cachée dans les bois, les soldats russes emmener en pleine nuit son père, accusé d’aider les rebelles. De l’autre côte de la rue, Akhmed, son voisin et ami de sa famille, observe lui aussi la scène, craignant le pire pour l’enfant quand les soldats mettent le feu à la maison. Mais quand il trouve Havaa tapie dans la forêt avec une étrange valise bleue, il prend une décision qui va bouleverser leur vie. Il va chercher refuge dans un hôpital abandonné où il ne reste qu’une femme pour soigner les blessés, Sonja Rabina.
Pour Sonja, chirurgienne russe talentueuse et implacable, l’arrivée d’Akhmed et de Havaa est une mauvaise surprise. Exténuée, débordée de travail, elle n’a aucune envie de s’ajouter ce risque et cette charge. Car elle a une bonne raison de se montrer prudente : accueillir ces réfugiés pourrait compromettre le retour de sa sœur disparue. Pourtant, au cours de cinq jours extraordinaires, le monde de Sonja va basculer et révéler l’entrelacs de connexions qui lie le passé de ces trois compagnons improbables et décidera de leur destin.À la fois récit d’un sacrifice et exploration du pouvoir de l’amour en temps de guerre, Une constellation de phénomènes vitaux est surtout une œuvre portée par le souffle profond de la compassion, vers ce qui doit être et ce qui demeure. »

Roman 2015

 chez Titine

Notre Dame de Paris : Victor Hugo (illustré par Benjamin Lacombe)

Je ne suis pas attirée par les classiques (surtout quand ce sont d’énormes pavés!) car ils me font vraiment peur! J’ai acheté ce roman après l’incendie de Notre Dame de Paris quand Folio a décidé de reverser les bénéfices des ventes de l’édition de poche du roman de Victor Hugo pour la reconstruction de la cathédrale. C’est un énorme pavé et je me suis donc dit que cet été était le bon moment pour tenter de le lire un pavé pour le challenge de Brize! Quand ma gentille bibliothécaire m’a dit que je pouvais aussi emprunter la version illustrée par Benjamin Lacombe, je me suis dit que ce serait sympa de varier les supports puisque c’était le texte intégral (mais vu le poids du livre, je ne pouvais le lire que sur une table 😉

J’ai une histoire un peu personnelle avec Victor Hugo, car une partie de ma famille vient de l’île Anglo Normande de Guernesey et j’ai visité de nombreuses fois la maison que l’auteur a habité pendant son exil et j’ai toujours trouvé l’homme fascinant et j’avais même une carte postale de son portrait sur mon murs pendant toutes mes études et pourtant je n’avais encore rien lu de lui car quand en première on était censé lire Notre Dame de Paris (ou était-ce Les misérables ?), je m’étais contentée de lire un résumé chapitre par chapitre (j’ai un peu honte!)…

Bref, il était grand temps que je tente cette lecture… Mais je vais être très honnête avec vous j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans ce texte, tellement de mal que malgré la version avec les illustrations (très belles), j’ai abandonné au bout de 100 pages… Car j’avais l’impression de devoir me concentrer terriblement et je n’avais jamais envie de le reprendre… Ce qui est un peu dommage pour un pavé 😉

Alors je ne vais pas résumer cette histoire que tout le monde connait, je ne peux juste vous dire que quand j’ai parlé de mon potentiel abandon de lecture sur les réseaux sociaux, j’avais autant de réactions de gens qui comme moi n’avaient pas accroché et pas réussi à le lire que de gens qui m’encourageaient à poursuivre parce qu’ils avaient beaucoup aimé! Alors, mon conseil sera d’essayer te le lire et de voir dans quel « camp » vous vous situez 😉

(Version poche)

 chez Antigone

(Version illustrée)

La presqu’île abandonnée (Les Jaxon Vol 2) : Guillaume Le Cornec

Voici le résumé de l’éditeur : « Lyon. Ses palais Renaissance, sa Croix-Rousse, ses traboules et sa gastronomie. Lyon, grande ville densément peuplée, presque à cheval sur la frontière italienne, cadre parfait pour sortir des radars après le demi-fiasco de L’île aux Panthères ? En théorie, oui… En pratique, c’est un peu plus compliqué. Car le Lyon que vont découvrir les JAXON, c’est aussi une vallée dopée à la chimie fine, des réseaux souterrains très secrets, des puissances sombres et tentaculaires et de l’argent radioactif… Un cocktail bien trop attirant pour que Judith, Amara, Xavier, Oscar et Nicolaï ne veuillent y goûter. Au risque de s’étouffer, une arête de poisson coincée dans la gorge ? Une deuxième aventure qui claque comme un coup de feu et qui résonne férocement avec l’actualité. »

*

Avant tout, il faut que je vous dise que j’ai abandonné ce roman au bout d’un tiers. Ce n’est pas parce que c’est un mauvais roman jeunesse, au contraire, mais ce n’était pas mon genre. Il faut aussi savoir que c’est un 2ème volume (ce que je ne savais pas quand je l’ai emprunté à la médiathèque. Tout ce que je savais c’est que l’auteur était un ami de jeunesse d’une de mes amies et que c’était l’occasion d’enfin le découvrir). Alors, les deux histoires sont séparées et les liens entre les personnages récurrents sont expliqués au fil de l’eau au début de l’histoire mais je pense quand même que cela m’aurait permis une entrée plus fluide dans l’histoire si j’avais lu le 1er tome et donc si j’avais connu les « Jaxon », la bande de jeunes héros de cette histoire.

Mais ce qui m’a fait abandonné sera sans doute ce qui plaira à d’autres lecteurs : c’est un vrai roman d’aventures avec un côté « Mission impossible » avec des jeunes héros et moi, je n’aime pas les histoires d’espionnage et d’aventures rocambolesques avec piratages informatiques, enquêtes et autres ramifications internationales… Mais je dois admettre que c’est bien amené pour ceux qui aiment et bien écrit aussi.

Et puis ce qui est, je pense, l’attrait principal de ce roman c’est la touche écologique dans un roman d’aventures et aussi le fait que ce soit orienté dans un environnement qui parlera aux adolescents.

Je ne l’ai pas proposé à Bastien car je l’ai trouvé un peu complexe pour ses 10 ans (surtout avec cette histoire de tome 2) mais je le conseillerai à partir de 12-13 ans.

catégorie « lieu »

Olympe de Gouges : Catel et Boquet

Alors, je vais commencer par vous donner le résumé de l’éditeur : « De Montauban en 1748 à l’échafaud parisien en 1793, quarante cinq ans d’une vie féminine hors-normes, et l’invention d’une idée neuve en Europe : la lutte pour les droits des femmes. Née dans une famille bourgeoise de province, sans doute fille adultérine d’un dramaturge à particule, Marie Gouze dit Olympe de Gouges a traversé la seconde moitié du XVIIIe siècle comme peu de femmes l’ont fait. Femme de lettres et polémiste engagée, elle se distingue par son indépendance d’esprit et l’originalité parfois radicale de ses vues, s’engageant pour l’abolition de l’esclavage et surtout pour les droits civils et politiques des femmes. Opposée aux Robespierristes et aux ultras de la Révolution, elle est guillotinée pendant la Terreur. Comme ils l’avaient fait avec Kiki de Montparnasse, Catel et Bocquet retracent de façon romancée, mais avec une rigueur historique constante, le parcours de vie de cette femme d’exception, dont les idéaux très en avance sur son temps ont forgé quelques-unes des valeurs clés de nos sociétés d’aujourd’hui. En quelque trois cent planches de création exigeante et généreuse, un magnifique portrait féminin et un hommage vibrant à l’une des figures essentielles du féminisme. »

*

De ces auteurs j’avais aimé deux autres BD alors quand j’ai fait ma moisson de livres à la médiathèque avant le confinement, je me suis dit que c’était la bonne occasion de se lancer sur cette BD pavé… Mais je dois dire que j’ai abandonné à la moitié (mais vu la taille, je me suis dit que j’allais quand même en parler 😉

Si je n’ai pas accroché c’est sans doute parce cette BD est très historique et concerne une période historique que je connais mal et qui ne m’intéresse pas beaucoup  (et dans laquelle j’ai du mal à me projeter). Ne connaissant pas bien les personnalités rencontrées dans l’album, je suis passée à coté de beaucoup de choses…

Mais surtout, j’ai trouvé que c’était une BD qui met beaucoup de temps à installer les personnages et l’histoire. Certes c’est une biographie mais j’ai trouvé que l’on passait trop de temps sur l’enfance et la jeunesse et je me suis arrêtée au moment où Olympe de Gouge commence à prendre son ampleur cela devient vraiment encore plus « bavarde » qu’elle ne l’était au début…

Au bout d’un moment, je me suis dit qu’il était quand même dommage de se forcer…

Pourquoi est-ce que j’en parle quand même? Pour vous conseiller « Kiki de Montparnasse«  et « Joséphine Baker » et pour mon challenge « Petit Bac » 😉

catégorie « personne célèbre »

Histoire d’un rêve : Gary Younge

Résumé de l’éditeur : « Le 28 août 1963, devant la foule rassemblée à l’occasion de la célèbre Marche sur Washington, Martin Luther King prononce un discours qui marquera l’histoire des États-Unis et du monde entier. « I have a dream » est une formule connue de tous, mais que se cache-t-il réellement derrière ces mots martelés par King ? Gary Younge nous raconte ce rêve, depuis sa genèse jusqu’à ses résonances contemporaines en nous immergeant au cœur de cette allocution devenue mythique.
Il dépeint le contexte social et politique de l’époque au sein duquel il est bon de redonner à Martin Luther King sa juste place – décrié par beaucoup, adulé par d’autres, ses prises de position n’ont pas toujours fait l’unanimité au sein de la communauté afro-américaine. Le contexte également de la rédaction du discours, avec des anecdotes insolites comme l’intervention d’un de ses conseillers à la veille de la Marche critiquant l’anaphore légendaire  : «  C’est plat, c’est cliché. Vous l’avez déjà trop utilisée.  » Un conseil suivi par King qui se ravisera finalement devant les micros en improvisant avec son talent d’orateur. Puis nous sommes transportés de l’estrade jusqu’à la foule, du bureau de Kennedy jusqu’aux réunions du FBI. Gary Younge nous conduit au plus près de l’événement en nous entraînant dans une narration quasi romanesque qui s’intéresse à toutes les facettes, certaines totalement inconnues, de ce moment historique.
Histoire d’un rêve est un livre passionnant pour comprendre la journée du 28 août 1963 et ses conséquences politiques jusqu’aux élections de Barack Obama puis de Donald Trump. Gary Younge compose un ouvrage documenté avec rigueur et porté par une émotion toute particulière  : celle d’assister au discours de King, puis de confronter son rêve à notre réalité. »

J’ai gagné ce livre au moment du Mois américain sur Instagram et vous pensez bien que j’ai immédiatement pensé à l’African American History Month challenge quand j’ai su que j’allais le recevoir! Mais je dois tout de suite vous avouer que j’ai abandonné cette lecture… Je ne suis pas une adepte des documentaires, je ne sais pas pourquoi mais c’est très rare que j’arrive à vraiment entrer dans un documentaire. Je suis une fille de fiction, les documentaires je les préfère en audiovisuel!

Alors cela n’enlève rien aux qualités de ce texte (j’ai lu le début puis, j’ai zappé sur les différentes parties) qui est très complet et intéressant car il commence par une remise dans le contexte de ce discours en parlant de la ségrégation, des droits civiques et de l’image de Martin Luther King. Il creuse sur la genèse de ce fameux discours (qui ne devait pas parler de rêve au début!) et il parle aussi du jour du discours et analyse ce fameux texte.

Bref, il vaut le coup d’être lu … si on aime les documentaires! Et comme je l’ai gagné et que je veux qu’il est une deuxième vie, je propose de le faire gagner. Pour cela seule condition être quelqu’un qui fréquente et commente assez régulièrement sur le blog. Faites mois signe en commentaire si vous voulez le gagner.

D’autres livres sur Martin Luther King sur le blog :

 

Bilan de mes lectures de décembre 2019

En décembre, j’ai lu :

La guerre de Catherine

Peau de mille bêtes

Le dompteur de lions

Ada et Rosie Mauvais esprit de famille

Les filles du Nord

Amelia

Reste avec moi

Un putain de salopard -Isabel-

Point cardinal

Par Amour

L’autre qu’on adorait

Ghost

Bergères Guerrières T3

*

J’ai abandonné :

Au petit bonheur la chance

C’est la 2eme fois que je tente un roman de cette autrice en audio et la 2e fois que j’abandonne.. Cette fois, l’intérêt du roman était que le personnage principal et sa grand-mère vivent dans mon quartier mais franchement, j’ai trouvé ça assez mauvais et j’ai décidé de ne plus lire cette autrice… Désolée pour ceux qui adorent, mais je me suis beaucoup ennuyée et j’ai trouvé que tout sonnait faux …

*

13 lectures : 5 BD, 0 album jeunesse, 2 romans jeunesse, 6 romans, 0 document, 0 recueil de nouvelles/poésie, 0 nouvelle (dont 3 livres audio, 1 , 1 livre en anglais, 5 livres de ma PAL (je compte les abandons de ma PAL car ils l’ont quand même quittée!) (et 0 de ma PAL Agatha Christie = –56), 0 sur liseuse

Bilan de mes lectures de septembre 2019

En septembre, j’ai lu :

Les passeurs de livres de Daraya

A crier dans les ruines

Et si l’amour c’était aimer?

Tombé dans l’oreille d’un sourd

Le libraire (audio)

Trois saisons d’orage

Bondrée (en audio)

Un été d’enfer!

Une berceuse en chiffons

Manifesto

*

J’ai abandonné :

Le secret du mari

Je m’ennuyais…le démarrage était vraiment lent et il y avait trop de changements de points de vue pour m’intéresser …

La porte du ciel

Je n’arrivais pas à entrer dedans…

*

10 lectures : 3 BD, 1 album jeunesse, 0 roman jeunesse, 5 romans, 1 document, 0 recueil de nouvelles/poésie, 0 nouvelle (dont 3 livres audio, 3, 0 livres en anglais, 3 livres de ma PAL (je compte les abandons de ma PAL car ils l’ont quand même quittée!) (et 0 de ma PAL Agatha Christie = –56), 0 sur liseuse

Bilan de mes lectures de juin 2019

En juin, j’ai lu :

Cassandra Darke

Sang famille

La merveilleuse boutique de crèmes glacées de Viviane

Les mystères d’Avebury

Kaspar, le chat du Grand Hôtel

Nymphéas noirs

L’obsolescence programmée de nos sentiments

Jefferson

Le couple d’à côté

Salina les trois exils

Rapt de nuit

J’ai abandonné :

Envoyée spéciale

J’ai arrêté après une heure d’audiolecture : le style un peu trop loufoque m’empêchait de m’y intéresser.

Le sillon

Encore un abandon de lecture après une heure d’audiolecture : j’ai été gênée par la manière de lecture de l’auteure que j’ai trouvé trop plate pour m’accrocher et le sujet au début de cette histoire est sans doute trop proche d’un documentaire que d’un roman pour moi.

 

11 lectures : 3 BD, 0 album jeunesse, 2 romans jeunesse, 6 romans, 0 document, 0 recueil de nouvelles/poésie, 0 nouvelle (dont 4 livres audio, 1, 0 livres en anglais, 1 livre de ma PAL (je compte les abandons de ma PAL car ils l’ont quand même quittée!) (et 0 de ma PAL Agatha Christie = –56), 1 sur liseuse

L’Art de la joie : Goliarda Sapienza (Lu par Valérie Muzzi)

Résumé de l’éditeur « Viviane Hamy » : « Il était une fois une enfant, Modesta, née le 1er janvier 1900, dans un monde frustre et rapidement englouti… Non, L’Art de la joie résiste à toute présentation. Roman d’apprentissage, il foisonne d’une multitude de vies. Roman des sens et de la sensualité, il ressuscite les élans politiques qui ont crevé le XXe siècle. Ancré dans une Sicile à la fois sombre et solaire, il se tend vers l’horizon des mers et des grandes villes européennes…
« Pourquoi faut-il lire ce livre ? Parce qu’il est un hymne à la joie. A la joie la plus simple qui soit, celle qui émane de la conscience et de l’acceptation sereine de sa propre existence et de celle des autres, personnes et choses, sans lesquelles le bonheur serait absolument impossible. Le XXe siècle, époque de tragédies horribles et d’esprits brillantissimes, se révèle sous un angle différent et les événements qui le caractérisent – guerres et révolutions, sciences et techniques, art et philosophie – portent les stigmates d’une seule femme, Modesta, qui assume les espoirs et la volonté de toutes les autres. » Luca Orsenigo, Corriere della sera.

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Résumé de Audiolib : « Comment pouvais-je le savoir si la vie ne me le disait pas ? Comment pouvais-je savoir que le bonheur le plus grand était caché dans les années apparemment les plus sombres de mon existence ? S’abandonner à la vie sans peur, toujours… Et maintenant encore, entre sifflements de trains et portes claquées, la vie m’appelle et je dois y aller. »
L’Art de la joie est le roman d’une vie, celle de Modesta. Née le 1er janvier 1900 dans une famille miséreuse de Sicile, farouche et insoumise, la jeune femme nous entraîne sur le chemin d’une liberté qui gagne irrésistiblement le lecteur.
L’édition définitive de ce texte, devenu un classique de la littérature italienne, a été établie par Angelo Maria Pellegrino, qui fut le dernier compagnon de l’autrice et sauva ce roman culte de l’oubli. »

*

Je dois commencer par dire que j’ai abandonné «L’art de la joie» … En version audio, ce roman fait 23h (et en version papier plus de 600 pages) et je l’ai abandonné à plus de la moitié… 57 plages sur 107… donc, je pense qu’on peut dire que je lui ai quand même laissé sa chance…

Ce roman a été publié de manière posthume en 1998 car il avait été refusé par tous les éditeurs italiens dans les années 70.

Je vous ai recopié les résumés des éditeurs (broché et audio) et je vais plus me concentrer sur mon ressenti…

Alors pour commencer, je dois parler des aspects positifs de ce roman : il y a des choses très intéressantes, il y a des passages très sensuels, de très belles pages au niveau du style et des idées et des questionnements philosophiques, religieux et politiques et cela raconte l’histoire d’une femme trop indépendante pour son époque, une femme libre, féministe sans doute.

Malheureusement, c’est aussi très long et très « bavard » et je n’en pouvais plus… Ce roman aurait mérité d’être épuré pour garder le fond mais gagner sur la forme… Je pense que j’aurais pu l’apprécier vraiment s’il avait été moitié moins long…

La version audio est réussie, elle donne une voix à Modesta qui correspond bien au personnage.

Et pour contrebalancer mon avis peu enthousiaste, voici un article de Télérama : « Trois raisons de (re)lire “L’art de la joie” de Goliarda Sapienza« !

 Chez Sylire

Voici les avis de quelques co-jurées : Meuraïe

Chez Martine

Bilan de mes lectures de avril 2019

En avril, j’ai lu :

Ca raconte Sarah

On the come up

Yasmina et les mangeurs de patates

Frère d’âme

Appelez-moi Nathan

L’amour, c’est n’importe quoi!

Kérosène

Les beaux étés Tome 4 : Le repos du guerrier

La petite peste philosophe -Anatomie d’une débâcle

Courtes distances

Notre secret à nous

Nom de code Supers pouvoirs

Call me by your name

La croisade des innocents

Martin Eden

Eleanor Oliphant va très bien

L’écorchée

Une mer si froide

 

J’ai abandonné :

L’homme idéal existe. Il est québécois

J’ai abandonné et je ne ferai pas de billet : je n’ai pas aimé le genre « chick litt » qui fait semblant de casser le genre en étant très critique et cliché sur les relations hommes-femmes, un vrai catalogue de récriminations (l’homme est par essence « un connard »??) Je n’ai pas aimé le style que j’ai trouvé très lourd et quand il s’agissait de faire rire avec les différences de compréhension entre les Québécois et les Français, j’ai été exaspérée dès le début… D’abord, pour avoir été au Québec et avoir lu des romans québécois, le personnage décrit ici est vraiment une combinaison de clichés…  Et la française qui ne comprend pas mais qui préfère au mieux rester sur une incompréhension au pire prendre son interlocuteur pour un con plutôt que de lui demander tout simplement ce que ça veut dire… Je n’ai pas compris son attitude… Quand on est allé au Québec, on demandait aux gens quand on ne comprenait pas…. TOUT LE MONDE sait que les deux langues sont différentes quand même… Désolée, mais je n’ai pas pu aller plus loin…

Oh Dear Silvia

Je n’arrivais pas du tout à entrer dedans….

18 lectures : 7 BD, 0 albums jeunesse, 4 romans jeunesse, 7 romans, 0 document, 0 recueil de nouvelles/poésie, 0 nouvelle (dont 5 livres audio, 1  , 3 livres en anglais, 5 livres de ma PAL (je compte les abandons de ma PAL car ils l’ont quand même quittée!) (et 0 de ma PAL Agatha Christie = –54), sur liseuse