Bilan de mes lectures de septembre 2019

En septembre, j’ai lu :

Les passeurs de livres de Daraya

A crier dans les ruines

Et si l’amour c’était aimer?

Tombé dans l’oreille d’un sourd

Le libraire (audio)

Trois saisons d’orage

Bondrée (en audio)

Un été d’enfer!

Une berceuse en chiffons

Manifesto

*

J’ai abandonné :

Le secret du mari

Je m’ennuyais…le démarrage était vraiment lent et il y avait trop de changements de points de vue pour m’intéresser …

La porte du ciel

Je n’arrivais pas à entrer dedans…

*

10 lectures : 3 BD, 1 album jeunesse, 0 roman jeunesse, 5 romans, 1 document, 0 recueil de nouvelles/poésie, 0 nouvelle (dont 3 livres audio, 3, 0 livres en anglais, 3 livres de ma PAL (je compte les abandons de ma PAL car ils l’ont quand même quittée!) (et 0 de ma PAL Agatha Christie = –56), 0 sur liseuse

Bilan de mes lectures de juin 2019

En juin, j’ai lu :

Cassandra Darke

Sang famille

La merveilleuse boutique de crèmes glacées de Viviane

Les mystères d’Avebury

Kaspar, le chat du Grand Hôtel

Nymphéas noirs

L’obsolescence programmée de nos sentiments

Jefferson

Le couple d’à côté

Salina les trois exils

Rapt de nuit

J’ai abandonné :

Envoyée spéciale

J’ai arrêté après une heure d’audiolecture : le style un peu trop loufoque m’empêchait de m’y intéresser.

Le sillon

Encore un abandon de lecture après une heure d’audiolecture : j’ai été gênée par la manière de lecture de l’auteure que j’ai trouvé trop plate pour m’accrocher et le sujet au début de cette histoire est sans doute trop proche d’un documentaire que d’un roman pour moi.

 

11 lectures : 3 BD, 0 album jeunesse, 2 romans jeunesse, 6 romans, 0 document, 0 recueil de nouvelles/poésie, 0 nouvelle (dont 4 livres audio, 1, 0 livres en anglais, 1 livre de ma PAL (je compte les abandons de ma PAL car ils l’ont quand même quittée!) (et 0 de ma PAL Agatha Christie = –56), 1 sur liseuse

L’Art de la joie : Goliarda Sapienza (Lu par Valérie Muzzi)

Résumé de l’éditeur « Viviane Hamy » : « Il était une fois une enfant, Modesta, née le 1er janvier 1900, dans un monde frustre et rapidement englouti… Non, L’Art de la joie résiste à toute présentation. Roman d’apprentissage, il foisonne d’une multitude de vies. Roman des sens et de la sensualité, il ressuscite les élans politiques qui ont crevé le XXe siècle. Ancré dans une Sicile à la fois sombre et solaire, il se tend vers l’horizon des mers et des grandes villes européennes…
« Pourquoi faut-il lire ce livre ? Parce qu’il est un hymne à la joie. A la joie la plus simple qui soit, celle qui émane de la conscience et de l’acceptation sereine de sa propre existence et de celle des autres, personnes et choses, sans lesquelles le bonheur serait absolument impossible. Le XXe siècle, époque de tragédies horribles et d’esprits brillantissimes, se révèle sous un angle différent et les événements qui le caractérisent – guerres et révolutions, sciences et techniques, art et philosophie – portent les stigmates d’une seule femme, Modesta, qui assume les espoirs et la volonté de toutes les autres. » Luca Orsenigo, Corriere della sera.

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Résumé de Audiolib : « Comment pouvais-je le savoir si la vie ne me le disait pas ? Comment pouvais-je savoir que le bonheur le plus grand était caché dans les années apparemment les plus sombres de mon existence ? S’abandonner à la vie sans peur, toujours… Et maintenant encore, entre sifflements de trains et portes claquées, la vie m’appelle et je dois y aller. »
L’Art de la joie est le roman d’une vie, celle de Modesta. Née le 1er janvier 1900 dans une famille miséreuse de Sicile, farouche et insoumise, la jeune femme nous entraîne sur le chemin d’une liberté qui gagne irrésistiblement le lecteur.
L’édition définitive de ce texte, devenu un classique de la littérature italienne, a été établie par Angelo Maria Pellegrino, qui fut le dernier compagnon de l’autrice et sauva ce roman culte de l’oubli. »

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Je dois commencer par dire que j’ai abandonné «L’art de la joie» … En version audio, ce roman fait 23h (et en version papier plus de 600 pages) et je l’ai abandonné à plus de la moitié… 57 plages sur 107… donc, je pense qu’on peut dire que je lui ai quand même laissé sa chance…

Ce roman a été publié de manière posthume en 1998 car il avait été refusé par tous les éditeurs italiens dans les années 70.

Je vous ai recopié les résumés des éditeurs (broché et audio) et je vais plus me concentrer sur mon ressenti…

Alors pour commencer, je dois parler des aspects positifs de ce roman : il y a des choses très intéressantes, il y a des passages très sensuels, de très belles pages au niveau du style et des idées et des questionnements philosophiques, religieux et politiques et cela raconte l’histoire d’une femme trop indépendante pour son époque, une femme libre, féministe sans doute.

Malheureusement, c’est aussi très long et très « bavard » et je n’en pouvais plus… Ce roman aurait mérité d’être épuré pour garder le fond mais gagner sur la forme… Je pense que j’aurais pu l’apprécier vraiment s’il avait été moitié moins long…

La version audio est réussie, elle donne une voix à Modesta qui correspond bien au personnage.

Et pour contrebalancer mon avis peu enthousiaste, voici un article de Télérama : « Trois raisons de (re)lire “L’art de la joie” de Goliarda Sapienza« !

 Chez Sylire

Voici les avis de quelques co-jurées : Meuraïe

Chez Martine

Bilan de mes lectures de avril 2019

En avril, j’ai lu :

Ca raconte Sarah

On the come up

Yasmina et les mangeurs de patates

Frère d’âme

Appelez-moi Nathan

L’amour, c’est n’importe quoi!

Kérosène

Les beaux étés Tome 4 : Le repos du guerrier

La petite peste philosophe -Anatomie d’une débâcle

Courtes distances

Notre secret à nous

Nom de code Supers pouvoirs

Call me by your name

La croisade des innocents

Martin Eden

Eleanor Oliphant va très bien

L’écorchée

Une mer si froide

 

J’ai abandonné :

L’homme idéal existe. Il est québécois

J’ai abandonné et je ne ferai pas de billet : je n’ai pas aimé le genre « chick litt » qui fait semblant de casser le genre en étant très critique et cliché sur les relations hommes-femmes, un vrai catalogue de récriminations (l’homme est par essence « un connard »??) Je n’ai pas aimé le style que j’ai trouvé très lourd et quand il s’agissait de faire rire avec les différences de compréhension entre les Québécois et les Français, j’ai été exaspérée dès le début… D’abord, pour avoir été au Québec et avoir lu des romans québécois, le personnage décrit ici est vraiment une combinaison de clichés…  Et la française qui ne comprend pas mais qui préfère au mieux rester sur une incompréhension au pire prendre son interlocuteur pour un con plutôt que de lui demander tout simplement ce que ça veut dire… Je n’ai pas compris son attitude… Quand on est allé au Québec, on demandait aux gens quand on ne comprenait pas…. TOUT LE MONDE sait que les deux langues sont différentes quand même… Désolée, mais je n’ai pas pu aller plus loin…

Oh Dear Silvia

Je n’arrivais pas du tout à entrer dedans….

18 lectures : 7 BD, 0 albums jeunesse, 4 romans jeunesse, 7 romans, 0 document, 0 recueil de nouvelles/poésie, 0 nouvelle (dont 5 livres audio, 1  , 3 livres en anglais, 5 livres de ma PAL (je compte les abandons de ma PAL car ils l’ont quand même quittée!) (et 0 de ma PAL Agatha Christie = –54), sur liseuse

Je suis un écrivain japonais : Dany Laferrière

Je dois commencer par vous dire que j’ai abandonné cette lecture après en avoir lu la moitié… Et que juste avant j’ai mis de côté après un tiers « Le cri des oiseaux fous » (mais je vais laisser une seconde chance à ce titre, peut-être pour Québec en Novembre 2019, car la langue est belle et le propos très intéressant…. Je pense que ce n’était pas le bon moment pour ce livre et moi!). Mais pour cette lecture commune autour de Dany Laferrière, j’avais envie de participer quand même car c’est un auteur dont j’ai aimé ce que j’ai lu jusqu’ici. Avant le blog, il y a très longtemps, j’avais lu et beaucoup aimé « Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer » et j’ai eu un coup de coeur pour « L’énigme du retour » et j’ai découvert l’homme et l’auteur grâce à un entretien avec Jean-Luc Hess. Mais je dois admettre que je n’ai pas du tout réussi à entrer dans « Je suis un écrivain japonais »…

Alors, je vais vous recopier le résumé de l’éditeur québécois pour vous donner une idée de l’histoire : « Il vit à Montréal, il lit Mishima et Basho, il drague des japonaises, il passe sa journée au café, il projette d’écrire un roman ou de faire un film, mais plus particulièrement un roman ou un film à la manière des maîtres japonais.
C’est ce qu’il raconte à une journaliste japonaise en tournée dans la métropole québécoise, et c’est ainsi que le scandale éclate à Tokyo. Comment peut-on, quand on vit à Montréal, se prendre pour un écrivain et un cinéaste japonais ? Jusqu’à son éditeur, qui l’appelle pour lui dire son mécontentement de ne pas avoir reçu ce roman qui l’a déjà rendu célèbre sur les rives du Pacifique.
Dany Laferrière est ici plus que jamais fidèle à lui-même. Fête de l’intelligence et des sens, Je suis un écrivain japonais est une célébration de la littérature et du plaisir, des femmes et des écrivains, dans l’ordre et dans le désordre. »

Et je vais être franche avec vous, pour moi, j’ai surtout remarqué le désordre car très vite, je n’ai rien compris 😉 J’ai trouvé que ça partait un peu dans tous les sens et puis la littérature japonaise et moi ça fait deux, je ne suis pas vraiment fan, alors Dany Laferrière a sans doute bien réussi  son coup : il m’a autant perdue qu’un « vrai » écrivain japonais l’aurait fait!

Cependant, j’ai relevé plusieurs phrases que j’ai trouvées belles, fines et très bien pensées ce qui me fait dire que ce n’est pas l’auteur qui ne m’a pas plu mais ce roman en particulier. Ce n’est donc sans doute pas mon dernier Dany Laferrière. D’autant que j’aime beaucoup l’homme que je trouve vraiment passionnant!

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Cliquez sur la photo pour écouter un interview de l’auteur au sujet de ce roman 

 autour de l’auteur Dany Laferrière dans le cadre de    chez Karine:) et  Yueyin

Bessie Smith des routes du sud à la vallée heureuse : Stéphane Koechlin

J’ai choisi ce livre lors de l’opération Masse Critique car Bessie Smith est une chanteuse de Blues réputée, que j’ai pensé que ça irait parfaitement pour mon challenge Afro-Américain et que ce que je savais d’elle me faisait penser au personnage de Shug Avery dans « La couleur pourpre » dont je vous parlerai le 12 février.

Malheureusement, je n’ai pas du tout accroché. Je n’ai pas du tout réussi à entrer dans le récit de la vie de la chanteuse. L’auteur, qui doit être un spécialiste du Blues, a commencé sa biographie par une longue (très longue!) introduction sur le Blues. Il a fallu attendre de dépasser 100 pages (sur moins de 300) pour vraiment commencer à vraiment parler de Bessie Smith. Avant cela, on nous parle d’autres chanteuses, d’autres artistes, certes importants pour le Blues mais qui ne sont pas Bessie Smith… Et à ce moment-là, je m’étais déjà lassée…

D’autant plus que je n’ai pas du tout aimé le style. J’ai trouvé cela fouillis et confus, manquant de cohérence, assez lourd. On passe d’une personne à l’autre, on site des tas de noms. J’avais même parfois l’impression qu’il y avait des passages mal traduits alors que l’auteur a écrit en français je crois.

Je suis désolée de ne pas avoir pu lire entièrement cette biographie et de ne pas en avoir découvert plus sur Bessie Smith avec ce livre mais j’ai quand même fait quelques petites recherches pour en savoir plus :

Une mini biographie sur RFI 

Une émission sur Bessie Smith sur  France Musique 

Pour écouter Bessie Smith :

Il existe un biopic sur la chanteuse :

Merci à  et  

 Thématique « Biographie / documentaire »

Le journal d’Anne Frank (lu par Irène Jacob)

Après avoir lu « Mon amie Anne Frank », je me suis dit qu’il fallait quand même que je lise enfin ce texte si connu. Je l’ai trouvé en version audio à la médiathèque et je me suis dit que c’était l’occasion parfaite.

La version d’Audiolib est la version intégrale, c’est à dire le journal d’Anne Frank avec ses propres corrections ainsi que les passages que Otto Frank, son père, avait supprimés avant sa première publication afin de préserver la morale (Anne était une jeune adolescente et elle exprimait ses sentiments sur les garçons) et pour préserver la mémoire de sa femme, la mère d’Anne car leurs relations n’étant pas sereines, il estimait que ce n’était pas correcte de laisser ces passages.

Voici ce que dit la 4ème de couverture d’Audiolib :

« Le nom de cette toute jeune fille, née en 1929, arrêtée sur dénonciation en 1944 déportée à Auschwitz, puis à Bergen-Belsen, et  morte du typhus en mars 1945, est connu dans le monde entier : Anne Frank est devenue le symbole des victimes des idéologies racistes, du nazisme à l’apartheid. Elle a tenu son journal du 12 juin 1942 au 1er août 1944, et ce texte, classé 19ème parmi les 100 meilleurs livres du XXème siècle, reste l’un des plus émouvants sur la vie quotidienne d’une famille juive sous le joug nazi. 
Audiolib donne ici la première version audio intégrale, lue avec subtilité et sensibilité par Irène Jacob, de ce texte devenu emblématique des victimes de toutes les barbaries. »

Je vais commencer par dire que le texte est très bien lu par Irène Jacob mais je dois avouer que j’ai abandonné cette lecture après un tiers. L’histoire d’Anne Frank est celle d’une adolescente de 13 ans qui vit en huis clos avec ses parents et sa grande soeur et une famille d’inconnus et un homme adulte et c’est une vraie ado… Elle est très critique, elle se plaint beaucoup, notamment de sa mère, se présente souvent comme la victime des brimades de tous (personne ne la comprend, sauf son père qui lui passe presque tout) et je dois admettre que si au début je me suis dit : « C’est bien, c’est une vraie ado, c’est presque rassurant », elle a fini par m’exaspérer…

Je me suis assez vite ennuyée : c’est un peu toujours pareil : les disputes, les leçons, les repas, le pipi caca… j’exagère à peine… A un moment quand même elle dit qu’elle est un peu gênée de se plaindre de ses vêtements usés quand d’autres Juifs souffraient vraiment…

J’ai un peu honte d’avoir ressenti ça et d’avoir abandonné mais ça ne passait pas!

Pour en savoir plus sur Anne Frank cliquez sur son nom.

Toute la lumière que nous ne pouvons voir : Anthony Doerr (lu par Denis Laustriat)

Résumé de l’éditeur : « Véritable phénomène d’édition aux États-Unis, salué par l’ensemble de la presse comme le meilleur roman de l’année, le livre d’Anthony Doerr possède la puissance et le souffle des chefs-d’œuvre. Magnifiquement écrit, captivant de bout en bout, il nous entraîne, du Paris de l’Occupation à l’effervescence de la Libération, dans le sillage de deux héros dont la guerre va bouleverser l’existence : Marie-Laure, une jeune aveugle, réfugiée avec son père à Saint-Malo, et Werner, un orphelin, véritable génie des transmissions électromagnétiques, dont les talents sont exploités par la Wehrmacht pour briser la Résistance.
En entrecroisant avec une maîtrise éblouissante le destin de ces deux personnages, ennemis malgré eux, dans le décor crépusculaire d’une ville pilonnée par les bombes, Anthony Doerr dessine une fresque d’une beauté envoûtante. Bien plus qu’un roman sur la guerre, Toute la lumière que nous ne pouvons voir est une réflexion profonde sur le destin et la condition humaine. La preuve que même les heures les plus sombres ne pourront parvenir à détruire la beauté du monde. »

J’ai commencé ce roman au début de l’été dans sa version papier en anglais car l’ami américain que nous allions rencontrer l’avait offert à mes parents et l’avait beaucoup aimé. Je n’ai pas accroché, j’ai cru que peut-être c’était parce que j’avais la tête ailleurs alors je lui ai donné une deuxième chance en version audio à mon retour de vacances quand j’ai repris les habitudes de jogging/trajets de boulot…

Mais malgré un bon lecteur, je dois dire que je n’ai pas plus adhéré que la première fois : je suis allée plus loin mais je me suis aussi rendue compte que j’écoutais sans plaisir en comptant les plages qui me restaient avant de commencer autre chose qui me tentait plus… Alors j’ai abandonné…

L’histoire aurait pu me plaire : des destins croisés sur temps de guerre, une petite française aveugle débrouillarde, un jeune allemand orphelin très intelligent mais ce n’est pas l’histoire qui m’a gênée, plutôt le style.

L’auteur a choisi une construction où l’on passe de Werner enfant en Allemagne à Marie-Laure enfant à Paris, puis Werner soldat à Saint Malo et Marie-Laure jeune fille à Saint Malo et j’ai trouvé chaque partie trop courte et du coup je n’arrivais pas à m’attacher à chaque personnage, chaque événement évoqué. J’avais un peu l’impression d’être secouée dans une histoire qui, en plus, me donnait l’impression d’être un peu répétitive et longuette (et je pense que s’il y avait eu moins de ruptures entre chaque partie, si on était resté plus longtemps dans chaque période cela ne m’aurait pas gênée).

Bref, un roman qui a certainement de nombreuses qualités vu les avis que j’ai lus ici ou là mais pas pour moi (et ce n’est pas faute d’avoir essayé!)

Si vous l’avez lu et aimé, n’hésitez pas à laisser un commentaire ou un lien vers votre blog pour me le dire et si vous n’avez pas aimé, dites le moi aussi, que je me sente moins seule 😉

livre audio

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 Chez Sylire

médiathèque

 chez Titine

Gambadou a plus aimé que moi!

« Rule Britannia » (« Mad ») de Daphne du Maurier

J’avais beaucoup aimé « Rebecca » alors quand ma mère m’a prêté ce titre de Daphne du Maurier, j’étais contente de le découvrir mais je n’ai pas réussi à accrocher.

L’histoire pourtant commence avec une impression de roman prémonitoire car Daphne du Maurier a écrit ce roman en 1972 –un an avant l’entrée du Royaume Uni dans l’Union Européenne- mais elle décide de situer son roman dans une Angleterre qui vient de quitter cette organisation : un Brexit avant l’heure !

Mad, le personnage central est une vieille dame, ancienne comédienne excentrique qui vit dans la campagne anglaise dans une grande maison avec sa fidèle gouvernante, sa petite-fille Emma, une jeune femme qui connait bien le caractère de sa grand-mère et 6 garçons de tous âges qu’elle a adoptés.

Ils se réveillent tous un matin pour découvrir que leur région a été envahie par des troupes de militaires américains. Officiellement, c’est pour installer une coalition entre le Royaume Uni et les Etats Unis qui viennent de se lier et qui deviennent un seul et même pays : l’USUK (dans la version originale, je ne sais pas comment cela a été traduit). Mais dans les faits, seuls les officiels étaient au courant de cette union, les habitants, ayant été mis devant le fait accompli, sont pris par surprise.

Mad essaie de rassembler autour d’elle des mécontents pour organiser une forme de résistance contre ces alliés qui ressemblent plus à des ennemis.

Je n’en sais pas plus car je me suis arrêtée au bout d’un tiers du livre.

L’idée était bonne mais j’ai trouvé que c’était vraiment long à démarrer, un peu trop bavard et sans doute un peu « poussiéreux », comme si ce roman avait mal vieilli. J’aurai aimé plus de rythme.

Je suis désolée de cet avis plus que mitigé et décousu mais comme cette lecture se fait dans le cadre d’une LC autour de l’auteur que j’avais moi même suggérée, la moindre des choses était de dire quelques mots dessus ! Si vous avez aimé « Mad », n’hésitez pas à me le faire savoir en commentaire, j’ajouterai votre lien dans ce billet 😉

 L’avis de Fanny : https://danslemanoirauxlivres.wordpress.com/2016/09/03/mad-de-daphne-du-maurier/

 

 objectif 2017 : -18   chez Antigone

 par ma maman

      chez Cryssilda et Lou

A girl from earth : Ma cousine Rachel de Daphne du Maurier – https://lecture-sans-frontieres.blogspot.fr/…
Coquelicote : La Crique du Français de Daphne du Maurier – https://withoutmuchinterest.wordpress.com/…
lcath: Le mont brûlé Daphné Du Maurier http://theetlivres.eklablog.fr/
Félicie: “Manderley for ever”, de Tatiana de Rosnay – http://felicielasouris.blogspot.fr/…
Lilas : L’auberge de la Jamaïque de Daphné du Maurier : http://lilasviolet.blogspot.fr/2017…

« Ma part de Gaulois » de Magyd Cherfi (lu par l’auteur)

 

J’ai abandonné cette lecture audio car je n’ai pas du tout adhéré à la manière de lire de Magyd Cherfi : son accent de Toulouse un peu gouailleur, un peu trop « enthousiaste », comme s’il faisait une lecture en extérieur plutôt qu’une lecture de livre audio m’a dérangée. De plus, comme le style du livre est très « parlé », cela m’a gêné à l’oral car comme il n’y avait qu’un seul lecteur les dialogues m’ont paru assez artificiels.

Par contre, d’après ce que j’ai lu de l’histoire (plus d’un tiers je pense) j’imagine que j’aurais pu apprécier cette lecture en version papier.

Au travers de son histoire personnelle, l’auteur raconte tout un pan de l’histoire contemporaine de la France. Il raconte sa vie d’adolescent d’origine algérienne dans un quartier populaire de Toulouse. C’est le premier à passer le bac, c’est « l’intello » qui aime la poésie et qui fait du théâtre et du soutien scolaire dans le quartier.

C’est aussi le portrait des autres habitants du quartier : les « racailles », les filles qui n’ont pas les mêmes droits les mêmes choix, les mères qui mettent de l’espoir dans leurs enfants. Il y a des règles implicites et la lecture est considérée comme terriblement subversif !

Et au-delà du quartier, c’est aussi un portrait de la France de cette époque au moment des élections présidentielles de 1981 et les bouleversements que les gens imaginent et craignent mais aussi la montée d’une identité « beure ».

Je ne suis pas allée plus loin mais je ne vous déconseille pas du tout cette lecture, mais plutôt en version papier ou en audio après avoir écouté un extrait pour voir si le lecteur vous convient !

Voici un article qui vous apportera un éclairage plus détaillé sur cette lecture : 

Le leader de Zebda, Magyd Cherfi, se raconte : si franc, si français

Leader de Zebda, groupe rock-punk-reggae des années 90 à l’accent toulousain, Magyd Cherfi vient de publier « Ma part de Gaulois »*. Ce récit revient sur l’année de son bac, décroché dans un quartier où l’éducation n’a pas droit de cité. Enfant d’immigrés algériens, il nous livre depuis la Ville rose sa vision sombre et mordante d’un échec, celui de l’intégration.

https://www.marianne.net

 

       Chez Sylire

 

Les avis de SandrineMeuraïe  (les autres jurés du prix Audiolib)