Paul Calhoun est mort …

Le 6 juin, je vous racontais une belle histoire : des retrouvailles après 70 ans entre Paul Calhoun un parachutiste américain qui avait participé au Débarquement en Normandie en juin 1944 et mon père qui était alors un petit garçon. L’américain avait été caché par mon grand-père et le grand-père d’Eric S qui avait fait le lien avec moi au-travers du blog. Ce fut une rencontre virtuelle mais très vivante grâce à des échanges de mails, de lettres et de photos avec Paul Calhoun et surtout avec son fils aîné qui a été présent pour faire le lien entre les familles.  Nous lui avons envoyé des fleurs le 6 juin, un article lui a été consacré dans un journal américain et dans la Presse de la Manche chez nous.

C’est donc avec beaucoup de tristesse que j’ai lu le dernier e-mail de Paul Calhoun Jr aujourd’hui car il nous annonçait la mort de son père le 25 juin dernier. Ce n’est pas en soit une surprise car il nous avait déjà dit que son père avait attrapé une pneumonie et fait une chute et à 92 ans, on se doutait bien que ce n’était pas bon signe, mais c’est malgré tout une nouvelle que j’ai appris avec les larmes aux yeux.

Cet homme, je ne le connaissais pas réellement, je ne l’avais jamais rencontré mais je sentais pourtant qu’il y avait un lien fort avec ma famille. Un lien qui allait même au-delà de nos familles… un lien presque historique. Je sais que vous avez été nombreux à être touchés par cette histoire et je voulais vous faire part de son issue. C’est triste mais en même temps, nous avons eu la chance de retrouver Paul Calhoun et il a su à quel point il nous a marqué et lui aussi a été touché.

Voici un extrait de l’email envoyé par le fils de Paul et vous constaterez que nous avons tous été heureux de cette aventure et c’est un souvenir que nous garderons en nous pour toujours :

« Les mots ne suffisent pas à exprimer à quel point cela avait été important pour papa d’avoir de vos nouvelles à la fin de sa vie et de recevoir autant d’hommages et de remerciements de votre part et de tant d’Américains qui ont lu son histoire. Il avait l’intention de vous écrire et vous remercier personnellement pour les fleurs que vous avez envoyées à la date anniversaire du jour J, mais malheureusement ses forces l’ont laissé avant qu’il n’ait eu la chance de le faire. 

Vous aurez toujours une place spéciale dans le cœur de tous les membres de la famille Calhoun. J’ai l’intention de rester en contact avec vous, et j’espère vous rencontrer dans un avenir pas trop lointain et vous remercier personnellement pour votre prévenance et gentillesse extraordinaire. »

Alors merci Paul Calhoun pour ce que vous avez fait pendant la guerre, je suis contente de vous avoir connu même si ce n’était que par les mots et des photos. Je suis surtout heureuse que vous ayez pu entendre à quel point vous avez marqué des vies. Le plus important est là : des émotions sont passées entre nos deux familles.

PAUL CALHOUN 1922-2014


COMMENTAIRES LAISSÉS SUR CANALBLOG À L’ÉPOQUE :
  • C’est très émouvant, une fois de plus Posté par SD49lundi 30 juin 2014 |
  • Je n’ai pas voulu attendre avant de l’écrire : j’ai lu le mail à 17h avant de partir du collège et j’avais les larmes aux yeux… C’est dingue quand même cette histoire aura été brève mais pourtant sur 70 ans… et on aurait pu le manquer : mais il a su qu’on pensait à lui et ça l’a touché, c’est beau je trouve. Posté par Ennalundi 30 juin 2014
  • C’est vraiment très émouvant ce que tu écris. Posté par Dame ribambellelundi 30 juin 2014

  • C’est une émotion sincère… Posté par  Enna lundi 30 juin 2014 |
  • Tres emouvant ………. j’en ai les larmes aux yeux …. quelle chance vous avez eu de vous retrouver … peu importe si c’est virtuel ou non … les mots sont la … la rencontre est la ….. et c’est quelque chose de tres important …. Posté par stefflundi 30 juin 2014
  • C’est une rencontre qui a mis 70 ans à se faire, elle n’a duré que peu de temps mais elle a été intense. C’est une belle histoire. Posté par  Enna lundi 30 juin 2014 |
  • Oui, c’est très émouvant. Posté par sylire, lundi 30 juin 2014 |
  • Je trouve tellement touchant le mail du fils de Paul qui en nous annonçant la mort toute récente de son père pense à nous alors que ça fait si peu de temps que nous sommes dans leur vie. Paul Calhoun a vraiment su être aussi touché que nous par cette histoire. Posté par Ennalundi 30 juin 2014
  • Ce serait vraiment formidable que vous puissiez vous rencontrer. Posté par sylire, lundi 30 juin 2014
  • Il me semble que ça aura sans doute lieu au printemps prochain. Posté par  Ennalundi 30 juin 2014
  • Tu as fait un beau travail de mémoire ! Cela restera. Posté par Annelundi 30 juin 2014 |
  • J’ai seulement été le vecteur de cette transmission mais je suis heureuse d’avoir fait partie de cette aventure et j’espère garder cette mémoire vive. Posté par  Ennalundi 30 juin 2014 
  • Oh oui vraiment toute une histoire qu’on pourrait considerer belle…mais emouvante c sur… Posté par rachelmardi 01 juillet 2014
  • Les retrouvailles étaient belles, sa mort est triste, le tout est émouvant… Posté par Ennamardi 01 juillet 2014 |
  • oh que oui…… Posté par rachelmardi 01 juillet 2014 |
  • Les yeux mouillés. Posté par Claire, mardi 01 juillet 2014 |
  • Moi aussi … Posté par Ennamardi 01 juillet 2014
  • Ce qui est extraordinaire, c’est qu’il a tenu le coup pour vivre cette commémoration et le temps des remerciements et de la gratitude ; c’est une belle vie bien remplie, qui se termine et l’histoire avec sa famille n’est pas rompue … Posté par aifelle1mardi 01 juillet 2014
  • Oui, c’est une grande chance que nous ayons pu le connaître, on aurait pu se manquer, mais ce rendez-vous a pu avoir lieu et visiblement, il lui a
    autant apporté qu’à nous donc c’est une belle fin de vie, dans les honneurs auxquels ils ne s’attendait sans doute pas. Posté par  Ennamardi 01 juillet 2014 |
  • J’ai les larmes aux yeux. Merci de partager cette belle histoire avec nous Posté par sophie/vicimmardi 01 juillet 2014
  • Je savais que de nombreuses personnes avaient été heureuses de découvrir cette histoire qui était très positive et je savais que la mort de Paul
    allait aussi toucher beaucoup de personnes. Je suis encore émue aussi. Posté par  Ennamardi 01 juillet 2014 |
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8 photos pour 8 moments de vie

 

Depuis la première année du blog, je vous donne rendez-vous tous les 8 du mois… D’abord c’était avec les « Curiosités bloguesques », puis « Une année en couleur«  « Des titres et des textes » « Ce mois-ci, j’ai aimé, je n’ai pas aimé » et enfin « Les 5 sens » 

Voici le rendez-vous de cette 5ème année!

Pour ce nouveau rendez-vous, « 8 photos pour 8 moments de vie »,  j’ai envie de garder une trace du temps qui passe en photographiant (ou en illustrant autrement) mon quotidien, qu’il soit ordinaire ou extraordinaire! (Librement adapté d’une idée repérée chez Cstef il y a déjà bien longtemps)

Chaque mois, je vais donc essayer de prendre 8 photos  qui racontent un peu ma vie en image en suivant des thèmes :

« Au boulot! » (quelque chose en rapport avec mon travail)

« A table! » (quelque chose en rapport avec la nourriture… Et il y aura peut-être même des recettes aussi 😉

« Chut, je lis! » (quelque chose en rapport avec la lecture)

« Famille je vous…aime! » (Quelque chose en rapport avec ma famille)

« Je blogue, tu blogues, il ou elle blogue! » (Quelque chose en rapport avec mon blog ou d’autres blogs)

« Je cours, je vole » (Quelque chose en rapport avec le sport)

« En voiture Simone! » (Quelque chose à voir avec l’extérieur, que ce soit en voiture ou pas d’ailleurs)

« Image animée » (Quelque chose à voir avec des images qui bougent, vidéos de musique, films…)

 

« Au boulot! »  

   Fin d’année scolaire = surveillance du Brevet…avec 14 élèves dans une petite salle on peut se permettre de lire…

 

Dernier jour de cours = goûter anglais avec mes 6ème

  

« A table! »  

 

Les « bouffes » de fin d’année font que je me lance dans les recettes de salades composées! En voici une qui est devenue un classique pour moi et dont on me demande la recette à chaque fois que je la fais : 

 

Mais c’est aussi l’occasion de tenter de nouvelles recettes… Celle-ci a été faites deux fois de suite pour trouver un assaisonnement qui me plaise vraiment! (Cliquez sur l’image pour voir la recette!)

 

« Chut, je lis! » 

 

Le plaisir retrouvé de la lecture à la plage!

 

« Famille je vous…aime! »  

 

Jeux de plage en famille

 

« Je blogue, tu blogues, il ou elle blogue! » 

 

D’abord je tiens à dire que je suis triste que mon amie Mrs B ait arrêté son blog mais l’envie n’était plus là pour elle… ça ne nous empêche pas de continuer à parler lectures sur mon blog ou IRL (dans la « vraie vie ») 😉 Petit message personnel : Claire, la rubrique  « Les coups de coeur de Mrs B » existe toujours chez moi et tu reviens quand tu veux si tu as envie d’écrire un billet coup de coeur!!

 

 

 

Grâce à Marion, j’ai découvert cette initiative. Cliquez sur le logo, elle vous explique tout. Je pense que les livres sont tellement importants pour les enfants que tout ce qui peut contribuer à leur faire aimer la lecture est valable. 

 

 « Je cours, je vole » 

 

J’ai couru 5 km de La Rochambelle

J’ai fait une rando de 24 km avec ma copine Séverine 

 

« En voiture Simone! » 

 

Dernier trajet vers le travail autour de 7 heures du matin, dernière fois que je commençais à 8h…(Horaire beaucoup plus agréable en juillet qu’en hiver!) On verra en septembre maintenant!

 

« Image animée » 

 

 

Cette vidéo montre comment on peut insuffler un peu de féminisme par la publicité! Merci à Sandrine de me l’avoir faite découvrir, j’ai versé ma larmichette et je me demande comment l’exploiter en vie de classe pour parler du sexisme à mes élèves de 4ème!

 

*Si vous voulez jouer chez vous, il suffit de faire un lien vers mon blog avec mon logo et me prévenir pour que j’ajoute votre lien à mon billet! Vous pouvez garder ou changer les catégories pour qu’elles correspondent à votre vie quotidienne, vous pouvez jouer une fois de temps en temps ou tous les mois : venez partager un petit bout de votre vie avec nous!

 

Secrète Louise s’est dévoilée en octobre 

Marion s’est dévoilée en novembre et en janvier et en février elle dévoile « son » Québec

Théo (le fils de Marion) s’est dévoilé en novembre 

Wakanda s’est dévoilée en décembre et en janvier et en mars

La vérité sort de la bouche de Little Boy B

4 ans et 9 mois et je continue à vous faire part de ses petites phrases et ses bons mots volontaires ou involontaires!

Moins de petites phrases ce mois-ci… Pas parce qu’il parle moins mais parce que la fin d’année scolaire a été plus dure pour lui et pour moi (les mamans d’enfants de maternelle confirmeront…) Je dois dire que cette année, avec le mercredi matin travaillé en plus et autant de garderie qu’avant (oui, quand son père fini à 18h et que je finis à 17h à 30 km de chez nous, il est obligé d’aller à la garderie jusqu’à 17h45 ou plus et parfois même le matin et le mercredi midi, il est un des rares à attendre ses parents jusqu’à 12h20… Alors « le rythme de l’enfant »… ça me fait rire un peu jaune parce que ça va bien quand on peut être à 11h30 le midi et à 16h30 à la sortie de l’école et il y a quand même beaucoup de gens qui ne peuvent pas 😦 Bref, Bastien s’est montré assez infecte avec nous (et surtout avec moi), il répond comme un ado de 14 ans et demi … ce qui n’est pas rassurant… Alors quand il disait des phrases mignonnes, je n’avais plus toujours le réflexe de les noter …mais je remarque que depuis qu’il dort plus en vacances, ça va déjà mieux alors je vais faire le plein de petites phrases pendant les vacances (je ferai une compil’ « vacances » 😉

Par contre, je peux vous dire que du repos et la mise en place des gommettes pour devenir plus sage (avec la promesse que s’il y arrive il aura des élastiques pour faire des bracelets marchent très bien pour assagir ma terreur 😉

 

Je pousse Bastien vers le lavabo pour qu’il se brosse les dents : 

« Mais! J’ai pas besoin qu’on me dirige vers le lavabo!

-J’ai l’impression que tu n’as pas tellement besoin de maman en ce moment (autant le dire tout de suite, il a été pénible avec moi à la fin de l’année scolaire…)

Si! J’ai  pas besoin d’une maman pour aller jusqu’au lavabo mais j’ai besoin d’une maman pour vivre! »

 

« Puisque tu as été sage, je vais te donner une petite surprise.

C’est quoi??

-Tu verras bien!

En tout cas, me dis pas que c’est un bisou parce que ça c’est pas une surprise bien!« 

 

« Tu vois que j’avais raison! Qu’est-ce qui a raison?

Son père le corrige : « QUI a raison. »

C’est moi! »

 

Premier match de foot à la télé… Heureusement que L’Homme n’est pas un fou de foot parce qu’il a été abreuvé de questions : 

« Le rouge c’est qui? » « C’est quoi un carton? » « Pourquoi ils ont des couleurs différentes? » « Il y a des brésiliens? » « Pourquoi ils sont des chaussures jaunes? » « C’est quoi le gardien? » 

 

« On peut regarder la coupe du monde ce soir?

-Pour nous c’est fini la coupe du monde, on a perdu!

On a perdu? Mais non! On n’a pas perdu parce que nous on la regarde : on la joue pas! »

 

 

Le soir de la finale, il regarde le match : 

« Si on est fatigué au milieu d’un match est-ce qu’on peut dire à l’arbitre qu’on a envie de s’arrêter?

-Non, c’est seulement l’entraîneur qui peut décider de faire sortir un joueur.

Les Allemands, ils sont fatigués, on dirait, ils ont qu’à demander à l’entraîneur de sortir!« 

 

 

« Je mets un petit coup de vue sur le tapis pour voir s’il reste des jouets!« 

 

« Un dragon, c’est un dinosaure qui crache du feu.« 

 

« Maman, le fil de l’ordinateur il m’a frôlé la jambe! Et maintenant, j’ai une frulure!

-C’est quoi une « frulure »?

C’est quand on se fait frôler, c’est comme quand on est griffé!

-C’est un joli mot que tu as inventé!

Je l’ai pas inventé, il existe déjà!« 

 

Je fais cuire du riz dans une casserole pour une salade de riz. D’habitude pour le riz blanc nous utilisons un « rice cooker ». Quand je dis à Bastien que je fais cuire du riz, il me demande : 

« Mais elle est où la riteuse?« 

 

Il me montre les côtés de son torse et me dit : 

« J’ai mal aux coins de côté!« 

 

Il mange une tartine de pain mais il laisse la croûte :

« J’aime pas la coûte du pain!

-Pourtant quand on mange de la baguette, tu manges le croûton.

Oui, mais moi j’aime quand il y a beaucoup de croûton mais pas quand il y en a pas beaucoup!« 

 

« Je voudrais bien changer de prénom.

-Ah bon? mais tu sais, ton nom, c’est papa et moi qui l’avons choisi, on a mis beaucoup de temps à choisir ce prénom pour que soit le plus joli pour toi.

Ah bon? Mais je savais pas, moi, que c’étaient les parents qui choisissaient le prénom!

-Tu croyais qu’il venait d’où?

Je croyais qu’il arrivait comme ça tout seul quand on était bébé! »

 

 

Cadeaux aux maîtresses et à l’ATSEM : des cadres avec un dessin fait par Bastien

« Pourquoi tu fait un cadeau pour les maîtresses?

Parce que je les aime!« 

 

Son « bulletin »… Qui malgré les choses positives me reste un peu en travers de la gorge… Il n’était qu’en moyenne section de maternelle quand même…

 

 

Il n’a plus peur sur les manèges!

 

 

Vive la plage!! 

 

 

« Les Hauts de Hurlevent » d’Emily Brontë en BD : Scénario par Yann et Dessins et Couleurs par Edith

 

Je ne vais pas rentrer en détail sur l’histoire même car je viens de mettre en ligne un billet sur le roman que j’ai découvert en version audio.

J’ai commencé ma découverte de ce classique de la littérature anglaise avec la Bande dessinée et même si l’histoire est un peu simplifiée et raccourcie par rapport au roman (autant le roman m’a paru très long autant la BD est peut-être un peu courte, même en deux tomes), on ne peut pas nier que l’histoire est très noire et d’ailleurs elle aussi très fidèle au roman comme j’ai pu m’en rendre compte après. Le côté noir des vengeances et de la haine, la manière dont sont traités certains personnages et les caractères quelque peu hystérique de Catherine et quasiment « psychopathe » de Heathcliff sont bien présents! Ce n’est pas vraiment édulcoré.

Concernant le dessin, j’ai beaucoup aimé les couleurs, les fonds souvent sombres mais aussi parfois très lumineux. Les visages sont très expressifs (le côté peste de Catherine ressort bien, le côté ténébreux de Heathcliff aussi!). Les dessins sont réussis et l’ambiance est vraiment très importante. Une bonne adaptation pour une première découverte de cette histoire.

 Sur le site BDFugue vous pourrez voir des planches pour vous rendre compte des dessins. Cette BD existe en 2 tomes ou en intégrale.

Allez donc aussi voir ce que les autres en ont pensé car c’est une    dans le cadre du  (allez donc voir les billets du 30 juin en cliquant sur le logo!) Et Yoda Bor l’a aussi lu en BD!

Lecture « bâtiment » pour ma ligne BD du (« Les Hauts de Hurlevent, tel est le nom de l’habitation de Mr Heathcliff »)

 

« Les Hauts de Hurlevent » de Emily Brontë (Lu par Mélodie Richard)

 

Quelques mots sur l’histoire : Mr Earnshow et sa femme ont deux enfants, Hindley et Catherine. Ils recueillent un petit vagabond qu’ils nomment Heathcliff. Catherine et Heathcliff apprennent à se connaître et deviennent très liés, faisant les quatre cents coups dans la lande, courant et jouant comme deux enfants assez libres peuvent le faire. Par contre, Heathcliff et Hindley se détestent, il y a une très forte rivalité entre les deux garçons. 

Quand  Mr Earnshow meurt, les enfants sont laissés à la charge de Hindley qui se marie et qui se met à traiter Heathcliff de plus en mal, très durement. Catherine, elle, a beaucoup d’affection pour son ami d’enfance mais avec le sens des conventions de son époque, elle ne veut pas se marier avec lui car il reste très sauvage.

Elle se marie avec un voisin aisé, Edgar Linton, ce que Heathcliff ne supporte pas et il fuit. Des années plus tard, il revient, mystérieusement riche et s’immisce à nouveau dans la vie de Catherine qui ne peut pas s’empêcher de ressentir des sentiments ambigus pour lui. Quand il réalise qu’il ne pourra pas « avoir » Catherine, il séduit Isabelle la soeur d’Edgar, l’épouse et la maltraite jusqu’à ce qu’elle fuie après avoir eu un fils.

Quand Catherine meurt après avoir donné naissance à une petite fille, Cathy, Heathcliff semble mettre toute son énergie à se venger de tout le monde. Il a le plan de faire en sorte que Cathy épouse son fils Linton pour les déposséder tous les deux de toutes leurs possessions. Il y a aussi le cousin de Cathy, Herton, le fils de Hindley qui a lui aussi été maltraité par son père alcoolique et qui vit auprès de Heathcliff comme un rustre, vengeance également sur son ennemi d’enfance. Mais le souvenir de Catherine le poursuit…

L’histoire est racontée par Nelly, la domestique qui a connu la famille depuis l’enfance de Catherine et Heathcliff, qui a toujours été très proche et qui connaît tous les secrets. Le ton est très irrévérencieux car elle dit les choses comme elles sont et qu’elle a toujours eu des paroles très franches avec Catherine et Heathcliff.

Cela faisait bien longtemps que je voulais lire ce roman, classique de la littérature anglaise car en temps qu’angliciste cela me semblait incontournable… Je suis contente de l’avoir fait mais je dois dire que je ne m’attendais pas à ça… Je savais que c’était sombre mais c’est plus que ça… c’est noir, très noir! La nature humaine est montrée sous son pire aspect… Il dégage de ce roman une vraie méchanceté des caractères, la haine à l’état pur, beaucoup de violence… Catherine est égoïste, colérique, capricieuse, Heathcliff est orgueilleux, fier, manipulateur, il utilise les autres pour arriver à ses fins de vengeance et n’a aucune compassion… C’est un roman terriblement destructeur! Transposé de nos jours ce roman ferait sans doute un thriller assez terrible… Ici, c’est du romantisme (mais je ne suis pas du tout experte dans ce domaine…) J’ai juste trouvé que pour son époque c’était sacrément osé, surtout quand on pense que c’est une jeune femme qui l’a écrit au milieu du 19ème siècle. J’ai lu qu’il avait fait scandale à sa parution et cela ne m’étonne pas.

Je dois quand même dire que j’ai trouvé cela assez long et répétitif, j’ai même fini par m’ennuyer… A la fin, je me demandais quelle autre méchanceté gratuite Heathcliff allait encore inventer pour se venger sur les êtres innocents que sont son propre fils et la fille de Catherine…

La version audio est très réussie. La lectrice, Mélodie Richard, a très bien lu le texte, elle est posée et assez neutre tout en faisant vivre le récit. Si ça n’avait pas été une version audio, j’aurai sans doute abandonné (et j’ai même un peu fait avance rapide à la fin de mon écoute!)

                                                     par Mrs B : Merci!

      

 avec Sylire : Allons voir ce qu’elle en a pensé!

Mais allez donc aussi voir ce que les autres en ont pensé car c’est une    dans le cadre du  (allez donc voir les billets du 30 juin en cliquant sur le logo!)

« Pension Vanilos » de Agatha Christie

Hercule Poirot est très étonné quand il apprend que sa parfaite secrétaire Miss Lemon a une soeur qui s’occupe d’une pension pour étudiants. Mais il est surtout très intrigué quand on lui dit que cette dernière a des soucis à cause de disparitions d’objets divers dans la pension. Il décide de s’y pencher car les objets ayant disparus n’ont pas de liens entre eux : certains ont de la valeur, d’autres aucune, certains objets ont été abîmés, d’autres ont été retrouvés… Bref, il n’y a pas de logique et Hercule Poirot aime ce qui est logique! 

Il rencontre donc les pensionnaires. C’est un groupe assez hétéroclite : jeunes gens qui travaillent, étudiants étrangers venant d’Afique, de Turquie ou d’Egypte, jeunes anglais et anglaises… Il y a des intellectuels et des plus naïfs, ils s’entendent bien ou ont leurs petites rivalités, les caractères sont bien trempés…

Assez vite une personne se dénonce d’une partie des petits vols (Ah… l’amour vous fait faire de ces choses…) mais l’histoire est loin d’être finie quand un meurtre est déguisé en suicide…

Petit à petit, Hercule Poirot faisant marcher son sens logique et son observation de la nature humaine découvre qui est en cause et les petits vols du début cachaient bien autre chose…

Je n’en dis pas trop sur l’intrigue car il faut vraiment découvrir au fur et à mesure mais comme d’habitude je peux vous dire que Poirot est égal à lui-même (c’est mon personnage préféré d’Agatha Christie) et évidemment, on se pose la question tout le long pour savoir qui est le coupable, pourquoi et comment Hercule Poirot le découvre. J’ai aimé l’ambiance de cette pension avec ses étudiants des années 50, on sent une modernité, un changement de période, c’est intéressant de voir que Agatha Christie sait peindre son époque.

Petite anecdote trouvée sur Wikipédia : « Le nom Vanilos n’apparaît pas dans les éditions anglophones. C’est en effet un nom introduit par Albert Pigasse, fondateur et directeur de la collection Le Masque à la Librairie des Champs-Élysées, pour couper court, dans les années 1950, à la contestation émanant d’une personne ayant pour mère une dame Nicoletis (le nom de la propriétaire de la pension, dans les éditions en anglais). »

Allez donc voir ce que les autres en ont pensé car c’est une     autour de Agatha Christie dans le cadre du  (allez donc voir les billets du 28 juin en cliquant sur le logo!)

Lecture « bâtiment » pour ma ligne générale du 

 

34 ème livre lu dans le cadre du  de George

« En finir avec Eddy Bellegueule » de Edouard Louis (Lu par Philippe Calvario)

 

Je vais avoir du mal à parler de ce livre que j’ai aimé mais qui est surtout un livre qui m’a beaucoup remuée. Il y a beaucoup de sujets forts qui sont évoqués… Bref, de quoi s’agit-il et pourquoi est-ce que ce roman m’a bouleversée?

Eddy Bellegueule (c’est son vrai nom) est né dans le Nord dans une famille plus que modeste, dans un environnement pauvre, que ce soit financièrement ou socialement et intellectuellement… Et cette misère sociale et humaine je l’ai reconnue. Je la connais car même si je ne vis pas dans le Nord, je travaille dans une petite ville dans un collège avec 65 % de familles défavorisées (c’est à dire au chômage ou ouvriers non qualifiés) et des enfants qui vivent ce genre de vie j’en connais, des familles qui ont la même indifférence, le même langage, la même vie, j’en connais et j’ai souvent pensé à la souffrance de ces enfants d’être si visiblement pauvres. Des ados sales, qui sentent mauvais parce que dans la famille, on ne se lave pas tous les jours, aux vêtements en mauvais état, avec zéro ambition et aucune curiosité du monde et même un rejet de l’ailleurs… Ce monde décrit par Eddy Bellegueule, je le connais, il existe, à côté de chez moi, à côté de chez vous… 

Pour moi, une part importante de ce roman c’est sa souffrance de vivre dans ce monde.

Une deuxième partie du roman, qui pour moi pourrait presque être indépendante de l’autre, c’est la difficulté de se découvrir homosexuel dans un petit collège, dans une petite ville. Ce qui est terrible pour Eddy c’est qu’on a presque l’impression que ce sont les autres qui s’aperçoivent avant lui qu’il est « PD » (insulte qu’il doit subir très jeune car il est très efféminé)… Il en résulte des brimades violentes au collège, une souffrance morale et physique. Cet aspect là m’a beaucoup perturbée, bousculée, en tant que professeur car je fais tout mon possible pour tenter d’aider mes élèves à traverser les années collège le plus sereinement possible mais de savoir que Eddy a subi des violences terribles, une pression permanente en faisant en sorte que personne ne le voit, ça me fait réaliser à quel point on peut passer à côté de certaines choses.

Dans ce roman, on prend réellement conscience aussi de la difficulté pour un ado d’accepter son homosexualité, de se sentir différent, on constate les efforts  qu’il fait pour essayer de rentrer dans le moule, d’être un « dur », un « vrai mec »… C’est vraiment violent, et pourtant c’est aussi une violence qu’il s’impose à lui-même pour ne pas risquer d’en subir d’autres. Depuis que je suis maman (dès que j’ai été enceinte en fait) je suis intimement persuadée que si mon fils devait être homosexuel, ça ne changerait rien pour moi, je l’accepterais sans problème mais ma seule inquiétude ce sont les autres quand viendrait le moment de s’en ouvrir au monde et j’aurais uniquement peur de cette violence et de cette souffrance.

Contrairement à d’autres, je n’ai pas trouvé que l’auteur faisait l’amalgame entre sa souffrance causée par son homosexualité et celle entraînée par son milieu social, je pense sincèrement qu’il décrit d’un côté un aspect quasi universel de ce que c’est de vivre dans un milieu défavorisé à tous points de vue et d’un autre côté il décrit de manière quasi universelle ce que ça doit être de se découvrir homosexuel (ou plutôt s’admettre à soi-même) à 12 ans, car le secret et la souffrance doivent être la même dans n’importe quel milieu social et je trouve qu’il fait la part des choses.

J’ai aimé ce livre, je le considère comme un de ces romans coups de poing qui vous prend aux tripes. Ce n’est pas un coup de cœur, sans doute à cause de toutes les polémiques qui ont gravité autour et qui m’ont fait me poser beaucoup de questions, mais je suis contente de l’avoir lu.

C’est d’ailleurs aussi ce qui fait que c’est difficile d’en parler parce qu’il a fait beaucoup parler de lui sur la blogosphère et dans la presse, c’est un livre très polémique mais je n’ai pas vraiment envie de revenir là-dessus. On a critiqué le fait que l’auteur raconte sa vie en citant de vraies personnes. J’ai lu des témoignages de sa famille depuis mais je préfère rester sur le texte et sur l’entretien que j’ai entendu après car j’ai tendance à penser que s’il a souffert et s’il « dénonce » les gens qui l’ont fait souffrir, c’est qu’il en avait besoin. Ces personnes le nient mais je suis persuadée qu’elles ne se sont soit pas rendues compte du poids qu’avaient leurs mots, leurs attitudes à l’époque, soit elles cherchent aujourd’hui à se dédouaner parce que le projecteur est braqué sur leur façon d’être. Il ne faut pas oublier que l’auteur à changé de nom, pas seulement pris un pseudo, un nom de plume, mais changé d’état civil, ce qui montre bien une volonté de couper avec son passé…

Ce que j’ai trouvé positif c’est qu’on comprend à demi-mots que c’est l’école qui l’a sauvé. Il évoque à un moment les profs :

« J’appréciais l’école, pas le collège, la vie du collège, il y avait les deux garçons, mais j’aimais les enseignants. Ils ne parlaient pas de gonzesses ou de sales PD, ils nous expliquaient qu’il fallait accepter la différence, les discours de l’école républicaine, que nous étions égaux. Il ne fallait pas juger un individu en fonction de sa couleur de peau, de sa religion, ou de son orientation sexuelle. Cette formule « orientation sexuelle » faisait toujours rire le groupe de garçons au fond de la classe, on les appelait « la bande du fond ». Mes résultats étaient assez médiocres. Il n’y avait ni lumière, ni bureau dans les chambres. Il fallait faire le travail scolaire dans la pièce principale avec mon père qui regardait la télévision et ma mère qui vidait un poisson sur la même table en marmonnant « C’est pas l’heure pour faire des devoirs ». » (Retranscription incertaine de la ponctuation car je n’ai pas le livre sous les yeux)

Il a trouvé une place dans le collège grâce au théâtre qui lui a permis de s’épanouir mais aussi de fuir en allant dans un lycée avec une option théâtre et c’est donc par l’école qu’il a pu s’en sortir.

Quant à la version audio, je l’ai trouvée très réussie. Le lecteur, Philippe Calvario, est devenu pour moi Eddy Bellegueule ou plutôt Edouard Louis et quand j’ai écouté l’entretien à la fin, j’ai été d’abord surprise que ce ne soit plus la même voix! Dans le texte écrit je sais que les parties dites par des gens du village, la famille, sont en italiques pour marquer la différence de registre de langue mais Philippe Calvario arrive très bien à rendre cette différence à l’oral. Il appuie sur certains mots de manière à faire ressentir une colère, une violence sans que le ton ne soit artificiel. J’ai beaucoup apprécié cette écoute.

Dans la version audio il y a un entretien avec l’auteur à la fin et j’ai trouvé cela très intéressant. Il est très jeune, 22 ans je crois et pourtant, il s’exprime vraiment très bien (et d’ailleurs le roman est très bien écrit) et il a une grande maturité et de grandes connaissances littéraires.

 

Très intéressante vidéo, je retrouve ce qu’il a dit dans l’intereview

                                                       

 

Mes copines du Prix Audiolib en parlent : SylireLeiloona,  Sandrine,  Saxaoul  , Estelle, Sophie Vicim, Laure, Bladelor 

 

 Pré-sélection du  2014

 

Randonnée autour de Granville

Dimanche dernier avec  ma copine Séverine, j’ai retrouvé le chemin de la randonnée… Séverine, la rando et moi, c’est une grande histoire : on marche et on parle et on rigole… beaucoup! Il y a quelques années on faisait 45 km, puis on est passé à 35 km et ce dimanche on a été des « petites joueuses » (on n’avait pas marché depuis TRES longtemps) et on a pris le parcours de 24 km seulement! (On vieillit, on vieillit 😉

Mais les paysages sont magnifiques. On est parti de la cabane Vauban de Carrolles et on est passé par Saint Pair sur Mer pour arriver à Granville et finir sur la commune de Donville. Cette rando est très connue dans la région, elle s’appelle « La Bleue et Verte » et ce qui est incroyable c’est qu’elle est organisée par l’APE de l’école publique de Donville les Bains : une organisation formidable!

Je vous laisse avec des photos!

 

La cabane Vauban

 

Vous voyez au loin, le petit point? c’est le Mont Saint Michel! Il faut savoir que la rando de 45 km commence au Mont Saint Michel par une traversée de la baie!

Ma copine!

 

Vue sur Saint Pair

 

 

Vue sur Granville

 

 

Le port de Granville

 

Aïe aïe aïe… les escaliers!

 

 

On ne s’est pas laisser abattre : il y avait un pique nique…

 

Une dégustation de produits normands : poiré et teurgoule…

 

 

 

 

Et une petite bière à l’arrivée 😉

 

Mais surtout c’était le plaisir de se retrouver entre copines : des kilomètres, des heures de marche et de bavardages!!!

 

 

« Brighton Report » de Vincent Vanoli

 

Cette BD aux dessins en noir et blanc rehaussés de touches de orangées raconte la vie d’un français (l’auteur) à Brighton. Il décrit sa vie sur place -géographie, architecture, histoire mais aussi les gens : sa famille, ses voisins, des habitants excentriques…

Il n’y a pas grand chose à raconter car il n’y a pas « d’histoire » c’est plus un voyage immobile dans sa ville, ou plutôt une incursion au fil des rues, à pied ou à vélo, une immersion au coeur de la ville. C’est une découverte très plaisante d’une ville anglaise typique, une description très humaine.

J’avais vraiment l’impression d’y être, j’ai découvert la ville, et j’ai bien envie d’aller y faire un tour.

 

L’auteur parle de Brighton Report ici et c’est vraiment intéressant.

                                                                                

Lecture « Lieu » pour ma ligne BD du 

 

« The hand that first held mine » (« Cette main qui a pris la mienne ») de Maggie O’Farrell

Dans ce roman nous suivons deux histoires à deux époques différentes qui n’ont apparemment aucun lien entre elles -et pourtant, assez vite on se demande ce qui les lie… Et on a la révélation assez tard dans l’histoire ce qui est très bien! Les périodes s’alternent.

La première histoire est celle de Lexie, une jeune femme des années 50, qui quitte sa famille et sa vie rigide à la campagne pour Londres après avoir rencontré Innes, rédacteur en chef d’un magazine artistique, bohème et fantasque. Elle va s’épanouir dans le milieu artistique et libre de Soho, tomber follement amoureuse de Innes et prendre de l’assurance. Plus tard, elle devra se débrouiller toute seule pour faire sa place dans le journalisme toujours à Londres. Elle aura un petit rôle de correctrice dans un journal avant d’être remarquée pour son écriture et devenir une journaliste de qualité. Toujours très indépendante et moderne, elle élève son fils Théo seule.

L’autre histoire se passe à notre époque. Ted et Elina viennent d’avoir un bébé et la naissance s’est très mal passée. Elina ne se remet pas bien et elle semble complètement noyée dans l’organisation de son nouveau quotidien (au point où les premiers jours, elle a oublié qu’elle avait accouché). Ces passages montrent sans concession la difficulté des premiers temps avec un nouveau né (j’ai assez bien compris ce qu’elle ressentait en fait). Mais surtout au fur et à mesure qu’Elina commence à reprendre le dessus, c’est Ted, son conjoint, qui commence à perdre pied mais pas de la même manière. La naissance de son fils fait monter en lui des souvenirs d’enfance qui ne correspondent à rien qu’il connaissait jusqu’alors et qui le perturbent beaucoup.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman. Au début, j’avais un peu l’impression de lire deux romans indépendants et j’aimais les deux thèmes évoqués : une jeune femme qui évolue, qui prend sa vie en main, une femme entière. J’ai trouvé Lexie vraiment touchante et intéressante. C’est aussi la peinture d’une époque. Et puis la partie sur le couple de Ted et Elina est très réaliste, très touchante aussi. J’ai bien senti assez vite le lien qui existait entre les deux histoires mais sans pouvoir mettre exactement le doigt dessus et c’est vraiment une histoire forte.

Ce roman parle de femmes fortes qui font tout pour se sortir des difficultés qu’elles rencontrent (les hommes sont plutôt faibles dans l’ensemble, à part Innes qui est surtout un passionné rêveur) et il parle aussi de maternité (qui est loin d’être idéalisée). C’est aussi une histoire de secrets de famille qui ne se laissent pas si facilement cacher et qui peuvent perturber l’inconscient des années plus tard.

L’alternance des histoires et des époques est vraiment une construction intéressante et originale même si Maggie O’Farrell a déjà joué sur les différentes périodes avec des histoires qui se rejoignent dans « L’étrange disparition de Esme Lennox » pour lequel j’avais eu un coup de coeur. C’est décidément une auteur que j’aime beaucoup!

Pour la petite histoire, dans le roman, il y a un personnage qu’on rencontre de façon très fugace qui fait lien entre les deux histoires car c’est un photographe que Lexie a croisé dans sa vie à Soho et Ted et Elina vont voir une expo de ses photos. Ce photographe, c’est John Deakin (dont je n’avais jamais entendu parler avant) et il se trouve que la couverture de l’édition anglaise que j’ai lue (en photo ici) est une photo de lui intitulée « Girl in Café » : j’aime beaucoup cette photo et maintenant que j’ai découvert ça, j’aime penser que c’est Lexie sur la photo 😉

   avec Tiphanie : Allons voir son avis!

  

Repéré chez Leiloona                                          : – 13