« Mes hommes de lettres » de Catherine Meurisse

 

Difficile de parler en détails de cette BD mais sachez que grâce à elle on balaye l’histoire de la littérature et on découvre les auteurs ayant marqué les siècles, du Moyen Âge au XXème siècle.

C’est instructif et c’est surtout très drôle. Une sorte de Lagarde et Michard avec beaucoup d’humour et de second degré.

A lire et à faire lire aux élèves qui passent le bac de français pour qu’ils se détendent un peu en révisant 😉

                                         

 

J’inscris ce texte au Défi Livres de Argali 

« Cadavre exquis » de Pénélope Bagieu

Cette BD nous présente d’abord Zoé, une jeune femme qui travaille comme hôtesse d’accueil dans divers salons. Elle n’est ni épanouie dans sa vie professionnelle ni dans sa vie privée puisqu’elle n’arrive pas à se lier avec ses collègues et que son homme est un lourdaud avec qui elle ne partage pas grand-chose. Elle est assez aigrie et malheureuse.

C’est alors qu’elle rencontre par hasard Thomas Rocher –un auteur très connu qui vit en ermite dans son grand appartement parisien et qu’elle ne reconnait pas (au grand dam de l’homme). Ils se revoient et commencent une histoire où la fraicheur et la naïveté de Zoé apporte un nouveau souffle à l’auteur qui se remet à écrire après une période de page blanche.

Ils ne sortent jamais de l’appartement mais Agathe, l’éditrice de Thomas, leur rend visite ce qui crée des tensions entre eux. Un jour, alors que Zoé va dans une librairie pour chercher à se cultiver un peu, elle découvre que Thomas lui a caché quelque chose de capital.

Même si elle soutient l’auteur de son mieux pendant la phase d’écriture frénétique qu’il traverse, Thomas devient obsédé par son roman et finit par la mettre à l’écart.

J’ai beaucoup aimé cette BD qui pointe du doigt les travers de certains auteurs à succès avec un égo surdimensionné. On y voit aussi le monde de l’édition de l’intérieur. Et la fin est assez jubilatoire !

Une bonne découverte vraiment amusante !

 

 

 

                                         

 

ligne BD catégorie « Mort »

J‘inscris ce texte au Défi Livres de Argali 

« Sobibor » de Jean Molla

 

 

Ce roman jeunesse est loin d’être mièvre, il aborde des thèmes très lourds quand l’histoire avec un grand H empiète sur le présent de manière détournée.

Le premier chapitre nous plonge dans l’horreur de Sobibor le camp de la mort avec une scène poignante.

Ensuite nous rencontrons Emma, une jeune fille d’aujourd’hui, qui vole dans un magasin, comme un appel au secours et qui souffre d’anorexie et de boulimie et surtout d’un grand mal-être caché derrière un sentiment de toute puissance à dominer son corps. Elle était très proche de sa grand-mère polonaise qui vient de mourir. Cette dernière avait rencontré son mari, le grand-père d’Emma pendant la 2ème guerre mondiale. Un jour à la fin de sa vie, elle lui parle d’un certain Jacques et de Sobibor et quand Emma en parle à son grand-père, il se ferme complètement…

Puis nous découvrons Jacques Desroches que l’on suit au travers de son journal qui commence en 1942 quand ce jeune français se retrouve impliqué de son plein grès et avec enthousiasme dans les idées nazies et qui a un poste à responsabilité dans le camp de la mort de Sobibor.

Les histoires sont directement ou indirectement liées et sont toutes très poignantes, que ce soit dans l’horreur de la guerre et de la solution finale, dans la froideur et l’absence d’empathie de Jacques Desroches ou dans ce que ressent Emma.

C’est un roman sur l’histoire et les histoires de famille liées à celle-ci et le poids que doivent porter ceux qui savent ou devinent.

Un roman vraiment fort que je conseille à partir de 14 ans.

« La chambre des officiers » de Marc Dugain lu par Pierre Moquet

 

 

« La guerre de 14, je ne l’ai pas connue. Je veux dire, la tranchée boueuse, l’humidité qui traverse les os, les gros rats noirs au pelage d’hiver qui se faufilent entre les détritus informes, les odeurs mélangées de tabac gris et d’excréments mal enterrés, avec, pour couvrir le tout, un ciel métallique uniforme qui se déverse à intervalles réguliers comme si Dieu n’en finissait plus de s’acharner sur le simple soldat.
C’est cette guerre-là que je n’ai pas connue. »

Le narrateur, Adrien Fournier, a été blessé dès son entrée dans la guerre. Il aurait pu  mourir mais il a survécu à ses blessures et c’est un miracle, même si quand il prend conscience de l’ampleur des dégâts, il ne voit pas du tout cela comme un miracle… Il n’est pas mort, certes, il n’a pas perdu de membres, mais c’est son visage qui a été arraché… Et même si la médecine fait des progrès énormes pendant cette terrible guerre, il vit les années qu’il va passer à l’hôpital du Val de Grace dans « la chambre des officiers », parmi d’autres officiers défigurés, comme un emprisonnement.

L’emprisonnement n’est pas que physique, dans cette chambre, il est aussi mental, puisqu’au début, il ne veut même pas que sa famille soit au courant. Et puis il y a la conscience que la société ne peut pas accepter des hommes comme lui. Il y est question de place dans la société, d’amour et d’amitié, de reconnaissance militaire et de l’oubli aussi.

Mais au fil du roman, et au fil des années, ces hommes vont au-delà de la souffrance et des humiliations vécues et ressenties et cela devient le récit d’amitiés fortes et sans faille, de courage et de volonté.

Ce roman est vraiment un livre à lire pour voir l’envers du décor, voir la guerre hors du front. C’est un roman très fort et très juste, sans pathos, avec des faits, durs à lire quand il s’agit des blessures mais aussi plein d’espoir. Une très bonne découverte.

Evidemment, je ne peux pas m’empêcher de penser à Otto Dix que mes élèves de 3ème étudient souvent pour l’Histoire des Arts (et qui est d’ailleurs évoqué dans le roman). Il y a un film qui a été tiré du roman mais je ne l’ai pas vu.

La lecture de ce roman par  Pierre Moquet était tout à fait adaptée au texte, j’avais vraiment l’impression d’entendre le narrateur me raconter son histoire.

 Les joueurs de skat de Otto Dix

                               

« Elle » de Hariette Lane

Ce roman raconte l’histoire de deux femmes très différentes : l’une, Nina, est une artiste aisée, aux goûts sûrs, pleine d’une assurance posée, remariée, mère d’une adolescente blasée et l’autre, Emma, est une jeune mère à la maison, débordée par son petit garçon de presque 3 ans et épuisée par sa grossesse mais surtout tirée vers le bas par l’impression que sa vie est mise entre parenthèses (ce personnage est vraiment très réaliste et bien écrit, est-ce du vécu ?)

Les deux femmes n’ont rien en commun mais Nina reconnait Emma qu’elle a connue dans le passé et leur chemin se croisent régulièrement par hasards –ou ce qui semble à Emma des hasards… On se demande où et comment Nina a connu Emma et surtout jusqu’où va aller le rapprochement qu’elle initie.

Au niveau du récit, l’histoire alterne les points de vue de Nina et Emma. Cela a un côté positif : on rentre dans la vie des deux femmes et dans leurs pensées et cela met bien en scène l’expression anglaise « there are two sides to a story » (quel est l’équivalent en français ?) puisque les mêmes événements sont racontés avec la vision de Nina ou d’Emma. Malheureusement, le défaut de cette construction c’est que cela se révèle assez répétitif puisqu’on a parfois une impression de « déjà lu ».

Après un début un peu lent, je suis bien rentrée dans l’histoire avec une réelle envie de savoir ce qui allait se passer entre les deux femmes et quel était le fond du mystère qui entoure leur passé commun. Une tension monte petit à petit et par petites touches on s’attend à un drame.

Malheureusement, je dois avouer que la fin m’a déçue, me laissant une impression de « tout ça pour ça ». Avec du recul, en y repensant en écrivant mon billet, je me rends compte aussi que cette histoire montre que parfois des petits riens du passé peuvent engendrer des récriminations telles qu’elles se cristallisent pour devenir des drames… Mais je pense que dans ce roman, il y a trop de contraste entre la montée de la situation et la révélation…

Une lecture pas déplaisante mais pas essentielle.

Ariane a plus aimé que moi!

 par Mrs B. Merci!

 chez Titine

« pronom personnel sujet »

« Come prima » de Alfred

 

Cette BD a deux types de dessins pour présenter deux époques. Elle raconte les retrouvailles de deux frères italiens dans les années 60. Giovanni, le plus jeune, retrouve son frère Fabio en France après une très longue séparation sans nouvelles. Il vient lui annoncer la mort de leur père et ils prennent la route ensemble (dans une petite Fiat bringuebalante) pour retourner au village. Fabio vient à contre cœur et plus pour éviter des ennuis qui lui pendent au nez que par amour familial.

Sur la route, ils oscillent entre silences pesants, engueulades violentes, récriminations, retours sur le passé et secrets sur le présent.

Les deux hommes ont leur vision de l’époque à laquelle Fabio est parti –l’époque sombre où des choix politiques –chemises noires ou rouge communiste- changeaient les relations pour toujours.

J’ai trouvé cette histoire très touchante, très riche et très subtile car elle n’est pas manichéenne. On creuse la nature humaine au travers de ces individus car leurs réflexions personnelles vont leur permettre de prendre conscience de ce qu’ils ont fuit ou recherché. C’est vraiment plein de subtilité.

Au niveau des dessins, il y a donc deux types de traits qui montrent la vie avant le départ de Fabio : la partie « historique » avec une ambiance et des couleurs un peu retro et les dessins de l’époque de l’action avec ses couleurs vives et des traits plus ronds qui nous fait voyager vers l’Italie et la chaleur.

Une belle découverte !

 

                                

 

Roaarrr Challenge

« Le grand combat » de Zéphir

 

 

J’ai choisi cette BD un peu par hasard car elle était dans les nouveautés et après avoir feuilleté les premières pages, j’ai su qu’elle me plairait. Et c’est un coup de coeur!

Cette BD est atypique car les parties plus traditionnelles qui racontent une histoire avec ses cases et ses bulles sont entrecoupées de superbes pages artistiques et de paysages. C’est comme feuilleter un livre d’art.

L’histoire est celle de l’artiste Chomo (je ne connaissais pas cet homme mais la postface explique de qui il s’agit). C’est un vieil homme qui vit comme un ermite dans la forêt. Ses contacts avec les gens des environs sont très restreints et il passe sa vie dans les bois à créer, sculpter, peindre, transformer à partir de la nature ou des choses récupérées dans une décharge et il en fait des œuvres d’art intégrées dans la forêt. Il crée son « palais », un lieu où l’art se confond avec la nature.

J’ai vraiment aimé cet album que j’ai feuilleté à nouveau après l’avoir fini tellement je l’avais trouvé beau par les dessins et poétique par le sujet. 

C’est une merveille que je vous conseille!

                                

 

 

Happy Birthday to me!

Aujourd’hui, j’ai 42 ans : j’ai tendance à devoir un peu réfléchir pour être sûre de quel âge j’ai. Je me sens tellement plus jeune  mais c’est un fait : je vieillis comme tout le monde… Sauf, que je dois avouer que ça ne me gêne pas de vieillir. Pour moi, le temps qui passe n’est pas une fatalité mais une chance d’évoluer! (Positive attitude!!)

J’en profite  pour souhaiter aussi un bon anniversaire à Estellecalim qui est née le même jour que moi, à Aifelle qui est ma quasi jumelle de blog et ma quasi jumelle d’anniversaire puisqu’elle est du 7 août, à Sophie Herisson qui est  du 8  août et aussi Saxaoul qui est encore plus ma quasiquasi jumelle puisqu’elle est du août !!! Ça fait une belle brochette de blogueuses, non? (et j’en oublie sûrement!) (Sans oublier la vraie soeur de ma Twin, qui en plus d’etre née le même jour que moi porte le même prénom 😉 Et autre coïncidence : je suis en ce moment entrain de lire « Pietra viva » de Léonor de Récondo (en audio) et l’auteur est aussi née un 10 août! 😉

 

Voici la carte que m’a offerte ma Best pour mon anniv avec un peu d’avance 😉

 

Rugissons ensemble!! Les lionnes sont les meilleures!! 😉

 

Temps glaciaires : Fred Vargas (lu par Thierry Janssen)

Ce n’est pas un secret : j’aime beaucoup les romans de Fred Vargas, j’aime beaucoup son personnage Adamsberg et je trouve que ses romans se prêtent particulièrement bien à la lecture audio. Je ne sais pas à quoi cela tient : le rythme, l’ambiance, les personnages…en tout cas je n’ai jamais été déçue!

Alors pas simple de parler de cette enquête car Fred Vargas et Adamsberg et son équipe font tout pour nous perdre. Ils se perdent eux-mêmes, font des tours et détours entre deux enquêtes en se demandant si elles ne sont pas liées, elles semblent l’être d’ailleurs mais est-ce du faux semblants? Là est la question!

On commence par des suicides qui semblent être liés et avoir des points communs qui font penser que les victimes ont en réalité été assassinées… Le point commun de ces personnes : l’Islande et un drame qui a eu lieu là-bas 10 ans auparavant…

Mais il se trouve que ces personnes ont un autre point commun qui n’a rien à voir avec l’Islande (ce qui n’empêchera pas Adamsberg d’aller faire un tour là-bas pour mieux comprendre la situation!) En effet, ces personnes appartenaient toutes à un cercle d’amateurs éclairés qui mettent en scène les assemblées avec Robespierre et les autres figures de la Révolution. Il y a alors un autre voyage, dans le temps celui-là et c’est assez passionnant!

J’ai aimé cette histoire dans laquelle j’ai eu l’impression d’apprendre des choses (je suis nulle en histoire et peu attirée par le sujet et pourtant, j’adore quand Fred Vargas me raconte « L’Histoire »! Il y a aussi une certaine dose de mystère presque fantastique et surtout des personnages bien construits et très attachants!

Le lecteur est très bon, ce n’est pas la première fois que je l’écoute lire du Fred Vargas et il sait bien se mettre dans l’ambiance.

 Chez Sylire  (Le thème du mois était  « un livre qui fait voyager » : ici l’Islande)

Petit Bac 2015 : Catégorie « Musique » de ma ligne « Audio » (= l’unité de mesure de la durée musicale)

Adèle et moi : Julie Wolkenstein

Ce livre est entré dans ma vie au moment du prix de ELLE lorsque des copines jurées ont été extrêmement déçues que leur coup de coeur ne passe pas le présélection et n’ait pas sa chance pour ce prix. Je savais que je le lirai un jour pour cette raison, mais aussi parce que l’histoire se situe en grande partie à 10 mn de chez moi. Je  vous renvoie vers l’avis de Valérie (sur Babelio)  qui a été la première à me donner envie et aussi chez Galéa qui avait enfoncé le clou (et qui m’avait dédié son billet… presque 2 ans après, je l’ai ENFIN lu 😉

Alors même si vous ne voyez pas de coup de coeur en haut de ce billet, je peux dire que je n’en suis pas loin :  je suis conquise. J’ai dévoré ce roman de 600 pages tout en le savourant et je peux vous dire que s’il avait passé la présélection de ELLE, il aurait été mon titre préféré!

Julie Wolkenstein nous parle de son arrière-grand-mère Adèle et elle parle aussi d’elle. C’est sans doute mon bémol et ce qui fait que je n’ai pas eu le vrai coup de coeur, car j’ai trouvé que ce « moi » était un peu trop présent dans certains détails sans intérêt, même si le parallèle entre les deux femmes étaient malgré tout souvent intéressant. J’ai aussi trouvé dommage qu’elle ajoute un chapitre de liste de lieux à la toute fin, à mon avis, elle aurait du finir avec son  chapitre « 1er janvier 2012 » (mais bien entendu je ne vous dirai pas pourquoi, à vous de venir me dire si vous êtes d’accord avec moi quand vous l’aurez / si vous l’avez lu  😉

Elle ne sait pas grand chose sur cette femme mais au fil de ses recherches, elle en brosse un portrait très romanesque, point d’ancrage d’une saga familiale passionnante. D’abord on voyage dans le temps, entre 1870, où Adèle enfant est envoyée à Saint Pair sur Mer dans la Manche pour être protégée de la guerre  à Paris et l’entrée dans la 2ème guerre mondiale. On y voit donc les changements dans la société (très aisée) que fréquentent Adèle et sa famille, mais en plus des drames historiques  on traverse des drames personnels, entre naissances, mariages, morts…

Adèle est une femme hors norme, elle le sent depuis qu’elle est enfant et elle passera sa vie à ne pas vivre comme les autres femmes de son milieu et de son époque. Elle demande son mari en mariage et est très libérée avec lui, elle ne supporte pas les contraintes des goûters d’enfants ou des mondanités avec les femmes de son entourage, elle a de l’argent mais préfère le dépenser pour se faire construire un havre de paix à Saint Pair, le village sur la côte normande qu’elle a toujours aimé. Cette maison, perchée au-dessus de la mer, c’est son refuge mais c’est aussi le point de rendez-vous de toute la famille et donc un personnage à part entière de cette histoire d’une vie.

Les maisons ont d’ailleurs leur importance dans le roman, ainsi que les lieux géographiques. La poésie, la musique, la littérature, les journaux intimes, les secrets de famille, les liens ténus entre fictions et réalité… Autant d’éléments qui m’ont tellement plu dans cette histoire et qui me donnent envie de vous donner envie de le lire 😉

Alors, le fait que je connaisse les lieux qu’elle décrit a apporté un petit plus à ma lecture… Mais je suis sure que ce récit pourra rappeler d’autres villages ou  lieux de votre vie et pourra donner un petit coup de projecteur nostalgique sur un certain passé.

Bref, même si j’ai un peu de mal à en parler aussi bien que je le voudrais (pourquoi est-ce toujours plus difficile d’écrire un billet sur un roman qu’on a aimé que sur un roman qu’on a détesté??),  j’espère vous donner envie de le découvrir! Ne soyez  pas effrayés par les 600 pages : je n’aime pas les pavés et pourtant je l’ai lu en une semaine de vacances et je l’ai trouvé très facile à lire!

Petit clin d’oeil : il m’arrive régulièrement  de courir au même endroit que Julie Wolkenstein, peut-être l’ai-je déjà croisée ? 😉

Deuxième clin d’oeil : p 513, Adèle évoque le feu d’artifice de Saint Pair le 13 juillet 1934… or hier, le 13 juillet, je suis aussi allée voir le feu d’artifice de Saint Pair, qui a la réputation d’être le plus beau du coin 😉

 

Et enfin, troisième clin d’oeil : je vous ai dit que les maisons étaient importantes dans l’histoire « La Croix Saint Gaud », la maison d’Adèle, aussi appelée « la maison du Capitaine » car placée en hauteur sur une butte et celle d’Arabella, sa cousine, « La Saigue »,  la maison de Julie Wolkenstein… Je cours dans souvent dans ce coin là et j’ai regardé les grandes maisons du 19 ème d’un autre oeil,  je les ai scrutées, et même prises en photo en me disant « Ce sont peut-être celles-là » 😉

Plus tard, après avoir fini le roman,  j’ai joué au détéctive : je suis allée à l’endroit où l’auteur décrit l’environement de la maison et j’ai regardé de laquelle il pouvait s’agir…

J’ai donc pensé que c’était celle-ci…

Je suis ensuite allée dans l’impasse près des maisons, je suis même montée jusqu’à la barrière de la maison blanche (hum hum… je me suis un peu sentie comme une espionne et après je me suis dit que les voisins allaient croire que j’étais en train de préparer un cambriolage, à faire le tour des villas avec mon appareil photo 😉 j’ai même « échappé » de justesse aux habitants de la maison blanche qui sont sortis juste quand je tournais le dos 😉

Et puis je suis allée à l’office du tourisme et les filles là-bas ont été charmantes! Il faut dire que je ne suis pas la première à me renseigner sur Adèle… Et je dois avouer ma décéption quand elles m’ont dit qu’en fait l’auteur avait inventé cette maison… Par contre elles m’ont indiqué la maison de famille de l’auteur et j’ai pu la voir « en vrai » (et je n’étais pas loin, lors de ma première « enquête » 😉 Alors je dois avouer que j’ai été assez émue par cette maison, qui n’est pas tout à fait « la Saigue » mais qui est sans doute beaucoup la maison d’Adèle …

Alors voici la maison « officielle » et puis les deux maisons qui pour moi auraient pu être « La Croix Saint Gaud » 😉

 

Challenge Pavé de l’été 2015 de Brize (600 pages en version brochée)