« Crime city » de Gudule

Corentin est un adolescent comme les autres qui vit avec une mère rendue dépressive par sa séparation d’avec le père de Corentin. Le garçon a du mal à supporter cette nouvelle vie et les relations tendues de ses parents et il se plonge dans le monde virtuel et idéal du jeu vidéo « Cream City » où il a créé une ville et une société lisse et sans défaut et surtout la famille Lovely, une famille parfaite -aimante et sans conflit.

Tout bascule le jour où il tente de pousser son jeu un peu trop loin en ne respectant pas les règles morales… Son jeu « buggue » et en essayant de le débloquer, il introduit sans le savoir un virus qui  « attaque » sa ville. Corentin se retrouve alors propulsé à l’intérieur même du monde virtuel qu’il a créé… un monde pas si idéal finalement.

C’est un bon petit roman adolescent sur la vie de famille, sur le virtuel qui sert de refuge à une vie quotidienne dont on peut avoir envie de s’échapper.

Rythmé et facile à lire avec un peu d’ironie sur la « ville idéale ».

Sélection « 6ème-5ème » du Festival du livre de jeunesse et de bande dessinée de Cherbourg-Octeville

« Prodigieuses créatures » de Tracy Chevalier

Au 19ème siècle, dans une petite station balnéaire anglaise, Elisabeth Philpot, une « vieille fille » de bonne condition sociale quoiqu’un peu excentrique pour sa génération, et Marie Anning, une jeune fille d’ouvrier, arpentent les plages à la recherche de fossiles.

Au delà d’un simple loisir ou d’une activité lucrative, c’est le début de découvertes scientifiques majeures et de questionnement sur l’évolution et sur la religion.

Mais c’est aussi le portrait d’une société où les femmes n’ont pas une place aisée, que ce soit dans leurs libertés ou dans leurs place dans le monde scientifique.

C’est aussi une belle histoire de relations humaines et d’amitié incongrue pour l’époque.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman que j’avais à la fois envie de dévorer (j’y pensais quand je ne le lisais pas!) et de déguster et faire durer!

Écris avec beaucoup de finesse, ce roman à deux voix est un petit bijou que je conseille particulièrement à ceux qui ont aimé « Miss Charity » de Marie Aude Murail car j’y ai pensé plusieurs fois en le lisant!

Mon 2011 est à -8/ 45

 

« La bibliothécaire » de Gudule

Guillaume est un ado pas très scolaire qui tombe amoureux de l’incarnation du souvenir de jeunesse de sa vieille voisine qui écrivait ses mémoires… (dit comme ça, c’est compliqué mais dans le roman c’est très simple!). Le fantasme disparaît quand la vieille dame meurt mais Guillaume veut tout faire pour faire réapparaître Ida, la jeune fille qu’il avait croisé un soir et qui lui avait confié son désir de toujours de trouver le grimoire qui permet de devenir écrivain…

Avec l’aide de son ami Doudou, rappeur beaucoup plus porté sur la langue française que Guillaume, ils vont partir en quête de ce fameux grimoire et explorer le monde des livres, que ce soit dans l’apprentissage de la langue elle-même que dans un voyage physique au coeur des histoires en plongeant littéralement dans les livres.

Ils y rencontrent des personnages et des clés sur ce qu’est la littérature.

J’ai beaucoup aimé cette histoire fansatsico-littéraire!

Ce roman est la lecture « métier«  de ma catégorie « Petit Bac Jeunesse » pour le

Il rentre dans le Défi Livres d’Argali 

Mon 2011 est à -7/ 45

 

« Local » de Brian Wood et Ryan Kelly

Roman graphique en noir et blanc… Ou devrais-je dire « recueil de nouvelles graphiques »? Un peu des deux en fait, chaque chapitre ayant son unité, sa petite histoire et un personnage -Megan- que l’on croise et recroise plus ou moins au centre de chaque chapitre…

J’ai failli lâcher à cause du troisième chapitre qui m’a un peu ennuyé (celui sur le groupe de rock qui se sépare et rentre au pays) mais quand j’ai réalisé qu’il n’y avait pas forcément de cohérence entre chaque chapitre qui fonctionne comme une nouvelle, je me suis laisser happer!

Des tranches de vie, pathétiques, inquiétantes, noires, violentes… Des rencontres positives ou négatives, des gens qui passent à côté les uns des autres.

Et plus on avance, plus on voit que la cohérence, l’unité de ce roman graphique existe. On voit Megan changer, physiquement et psychologiquement, on voit sa détresse, on la sent évoluer.

La conclusion est vraiment touchante.

J’ai beaucoup aimé cette bande dessinée parsemée de détails et de gros plans, créant du mouvement et de l’émotion.

On pense encore à Megan après avoir refermé le livre.

Merci à Jérôme grace à qui cet album a emménagé chez moi lors du Loto BD. Je ne serai peut-être pas allée vers cet album et je suis très contente de l’avoir lu.

Une belle découverte!

-1 = 10

 

« Marilyn dernières séances » de Michel Schneider

 

J’ai abandonné ce roman même si j’ai bien aimé l’écriture, le style fluide et les chapitres courts qui font que ce roman se lit facilement…

Ce qui m’a gênée c’est justement le fait que même si c’est sensé être un roman, j’avais plus l’impression de lire une biographie (de Marilyn et de son psy Ralph Greenson) avec une ribambelle de noms d’acteurs, réalisateurs et producteurs de cette époque, que je ne connais pas du tout.

C’est aussi en quelque sorte une histoire du cinéma hollywoodien de l’époque… en tout cas, le côté « obscur » du cinéma : les arrangements financiers et sexuels, les amitiés et haines et les névroses…

C’est également une petite histoire de la psychanalyse de cette période et là on se rend compte que les psys (et particulièrement Greenson) sont presque plus stars et cabots que leurs patients!

En ce qui concerne Marilyn Monroe qui est au coeur de ce roman, elle est montrée comme une pauvre fille, trop sensible et névrosée, malheureuse, toujours à la recherche d’amour et de reconnaissance et finalement, à la recherche d’elle-même. Elle se noie dans le sexe, les médicaments, les sunlights et la psychanalyse pour essayer de se sauver d’elle-même. (En tout cas, ce n’est pas un roman qui fait une très bonne pub pour la psychanalyse car elle passe de thérapeutes en thérapeutes sans grand succès.)

Je me suis arrêtée après presque 200 pages (sur presque 550) car j’avais l’impression d’avoir fait le tour d’une histoire assez répétitive (Peut-être que s’il avait fait 200 pages j’aurai beaucoup aimé 😉

 Merci à Orchidée pour ce prêt!

Lu dans le cadre du Challenge de George 

 

Et mon   2011 est à6 / 45

 

Hier, c’était la Saint Valentin…

Je n’aime pas trop ça et pourtant… J’ai eu une petite surprise quand même…

Moi qui croyais que L’Homme n’était pas romantique…

Il m’a offert un petit cadeau rigolo et tendre (alors que moi, je ne lui ai rien offert 😦

Une pomme de terre en forme de coeur, un petit recueil de citations et une conserve de pâquerettes à faire pousser…

J’adore!

« Le discours d’un roi » de Tom Hooper

Synopsis d’Allociné :

D’après l’histoire vraie et méconnue du père de l’actuelle Reine Elisabeth, qui va devenir, contraint et forcé, le Roi George VI (Colin Firth), suite à l’abdication de son frère Edouard VIII (Guy Pearce). D’apparence fragile, incapable de s’exprimer en public, considéré par certains comme inapte à la fonction, George VI tentera de surmonter son handicap grâce au soutien indéfectible de sa femme (Helena Bonham Carter) et d’affronter ses peurs avec l’aide d’un thérapeute du langage (Geoffrey Rush) aux méthodes peu conventionnelles. Il devra vaincre son bégaiement pour assumer pleinement son rôle, et faire de son empire le premier rempart contre l’Allemagne nazie.

Voici un film que j’avais très envie de voir en VO avec ma mère!

L’occasion s’est présentée le weekend dernier et j’ai vraiment adoré! D’abord le film dure 2h et je ne m’en suis même pas rendue compte…

Les acteurs sont formidables, vraiment poignants d’émotions et l’histoire est vraiment très forte…

On y voit un homme qui souffre de son bégaiement, et un autre qui cherche à l’aider… On voit la douleur que ce handicap peut créer…

C’est un film fort et très émouvant (je ne compte plus les larmes qui me sont montées aux yeux…) et aussi drôle même si derrière l’humour il y a toujours de l’émotion.

C’est aussi un pan passionnant de l’histoire anglaise.

Et il ne faut pas oublier l’histoire d’amour entre George VI et sa femme Elisabeth, car dans les mariages royaux ce n’était sans doute pas chose commune et c’est aussi cet amour sincère qui a permis la rencontre des deux hommes qui deviendront amis.

Bref un film à voir absolument et de préférence en VO!

http://www.dailymotion.com/swf/video/xgblcm?theme=none
Le Discours d’un roi – Bande Annonce VOST
envoyé par wildbunch-distribwildbunch-distrib. – Les dernières bandes annonces en ligne.

« Rendez-vous à Bagdad » de Agatha Christie

Voici un Agatha Christie qui change de ce que j’avais lu jusqu’ici : ici pas de crime ni de détectives mais plutôt une histoire d’espionnage.

Dans les années 50, en pleine période politique mondiale tendue, une grande conférence doit se tenir à Bagdad, beaucoup de secrets entourent cette réunion. En parallèle, Victoria Jones, jeune anglaise menteuse, fantasque et dynamique part à Bagdad sur un coup de tête pour rejoindre un jeune homme qui lui a tapé dans l’oeil! Les situations se percutent!

J’ai aimé ce roman plein de rebondissements (même si ce n’est sans doute pas très élaboré au niveau de l’intrigue « politique »). J’ai aimé le personnage de Victoria Jones qui se sort de toutes les situations grâce à son caractère et à son imagination (même si certaine situations sont un peu tirées par les cheveux!). J’ai eu un peu l’impression de lire un roman de chick lit des années 50 : c’était frais et retro!

Et puis j’ai aimé découvrir Bagdad comme un lieu touristique et cosmopolite!

A tenter!

4 ème livre lu dans le cadre du de George (cliquez sur le logo pour en savoir plus)

Ce roman est la lecture « lieu«  de ma catégorie « Agatha Christie joue au Petit Bac » pour le

Cette lecture entre dans le cadre du challenge

Des titres et un texte! Rendez-vous du mois de mars

Depuis le mois d’octobre, je vous propose un rendez-vous mensuel : écrire un texte en intégrant tous les titres des livres chroniqués sur mon blog le mois précédant (ou le votre si vous souhaitez jouer avec moi). L’idée vient de Gwenaëlle qui a plein de jeux d’écriture à vous proposer!

Voici ma liste de titres :

Eve Green

Nagasaki

Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants

Indignez-vous

Peau d’âne

Le silence de l’opéra

Nous ne grandirons pas ensemble

La loi du Roi Boris

Rendez-vous à Bagdad

Et voici mon texte :

« Indignez-vous tant que vous voudrez, mais j’ai pris ma décision : je renonce aux femmes! Et oui, je suis en échec permanent et j’en ai assez!

Avec moi les rencards se transforment plus souvent en rendez-vous à Bagdadqu’en week-end en amoureux à Venise… Ma dernière rupture en date m’a complètement détruit… Ça s’est passé dans le silence de l’opéra « Peau d’âne«  quand Eve Green m’a asséné froidement que nous ne grandirons pas ensemble… Ça m’a fait l’effet de la bombe sur Nagasaki!

J’avais pourtant écouté mon pote Boris qui me répétait sans cesse : « Écoutela loi du roi Boris : les filles, il faut les faire rêver. il faut les faire voyager sans bouger de chez soi! Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants et tu verras, ça sera dans la poche! »

Tu parles… La loi du roi des grandes gueules, oui! Parce qu’avec moi, ça ne marche jamais… et là, j’abandonne! »

Retrouvez mon texte du mois d’octobre, celui du mois de novembre, celui du mois de décembrejanvier et celui du mois de février

Orchidée avait joué avec moi en octobre, novembre , décembre, janvier et en février… Et vous?

« Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants » de Mathias Enard

Curieusement, ce roman me laisse une meilleure impression maintenant que je l’ai fini que pendant ma lecture.

Cette histoire est un épisode de la vie de Michel Ange, romancé par Mathias Enard.

Michel Ange quitte Florence où il était sensé travailler pour le Pape Jules II pour aller à Constantinople dessiner un pont pour le Sultan Bajazet.

Là-bas, il ne se sent pas forcément plus respecté par son commanditaire qu’à Florence mais il est baigné dans un monde de nouveautés, de sensations et de tentations.

J’ai aimé le style de Mathias Enard, j’ai aimé les déambulations de Michel Ange dans Constantinople et sa découverte d’un nouveau monde et particulièrement ses listes d’objets… Il y a une certaine poésie dans ce roman.

« Michelangelo possède un carnet, un simple cahier qu’il a réalisé lui-même : des feuilles pliées en deux, retenues par une ficelle, et une couverture de carte épaisse. Ce n’est pas un carnet de croquis, il n’y dessine pas ; il n’y note pas non plus les vers qui lui viennent parfois, ou les brouillons de ses lettres, encore moins ses impressions sur les jours ou le temps qu’il fait.

Dans ce cahier taché, il consigne des trésors. Des accumulations interminables d’objets divers, des comptes, des dépenses, des fournitures ; des trousseaux, des menus, des mots, tout simplement.

Son carnet c’est sa malle.

Le nom des choses leur donne la vie.

11 mai, voile latine, tourmentin, balancine, drisse, déferlage.

12 mai, garcette, cabestan, varangue, coupée, carlingue.

13 mai 1506, étoupe, amadou, briquet, mèche, cire, huile.

14 mai, dix petites feuilles de papier lourd et cinq grandes, trois belles plumes, un encrier, une bouteille d’encre noire, une fiole de rouge, mines de plomb, porte-mine, trois sanguine. […] »

Et pourtant, je reste sur un avis mitigé sans pour autant réussir à mettre le doigt sur ce qui fait que je ne suis pas vraiment emballée… Peut-être qu’il y avait trop de lenteur? Peut-être que les personnages n’avaient pas assez de profondeur à mon goût?

J’ai l’impression que j’en attendais trop … Je voulais tellement l’aimer plus!

Allez donc voir l’avis de Constance qui m’a donné envie de le lire!

C’est le Prix Goncourt des Lycéens 2010…Ce qui me fait dire une fois encore que les jeunes lecteurs ne vont pas forcément vers la facilité et c’est tout à leur honneur!

Merci à L’Homme pour ce cadeau!

C’est une lecture commune avec XL, allons vite voir ce qu’elle en a pensé!

Ce roman est la lecture « animal«  de mon

Et mon   2011 est à -4 / 45