Quand des blogueuses se retrouvent au milieu de la Baie du Mont Saint Michel

Il y a environ un an, une idée a germé dans ma tête quand après avoir fait une traversée de la Baie du Mont Saint Michel en famille, des amies-blogueuses s’étaient montrées intéressées

J’avais envie de rencontrer Liliba et de revoir Sandrine et Canel… Nous avons donc organisé un weekend avec traversée de la Baie avec aussi Mrs B (ma twin « Sans Blog Fixe ») et Orchidée (mes copines de « la vraie vie »). Certains maris et enfants se sont montrés prêts à affronter cette horde de blogueuses et rendez-vous a été pris…

Il y a ensuite eu de nombreux échanges de mails délirants, des craintes sur la météo, des incantations au soleil…

Nous nous sommes donc retrouvées hier chez moi pour manger un pique-nique/repas dans mon salon (pas assez de place ou même de chaises pour asseoir tout le monde à table 😉

Puis, nous avons affronté les éléments pour aller traverser la Baie… Le temps était gris et humideDe plus en plus humide au fil de la rando… Mais nous étions motivés et équipés! Je dois avouer que j’ai déjà fait de nombreuses traversées de la Baie mais c’était la plus « extrême » : pluie, vent, beaucoup de boue et des rivières très hautes (plus d’habitude, même du point de vue des guides!)

Avant

Pendant

Vous croyez qu’on peut marcher à côté de l’eau? (Private joke…speciale dédicace à certain B…)

Pour avoir la chance d’admirer le Mont Saint Michel

 

Après

Après cette aventure (digne de Koh Lanta, n’est-ce pas?!) nous sommes retournés chez moi pour un deuxième pique-nique/repas dans mon salon!

Nous avons trinqué à toutes sortes d’événements : notre journée mémorable, le fait que grâce aux blogs on ait pu se rencontrer, le marathon, les gentilles familles qui accompagnent leurs blogueuses de femmes et même d’autres joyeuses nouvelles imprévues 😉

Nous avons aussi échangé des cadeaux (les rencontres de blogueuses c’est comme Noël?? C’est d’ailleurs ce que Little Boy B risque de croire car au déjeuner, il avait été couvert de cadeaux!!)

(Regardez cette pile de cadeaux sur mes genoux… et encore tous les cadeaux de Bastien ne sont pas là!)

On a beaucoup bavardé, beaucoup rit, beaucoup marché, on a été assez mouillé, on s’est même vu en culotte… On a beaucoup mangé, un peu bu, beaucoup rit et bavardé

Bref j’ai passé un moment formidable!

Je n’avais rencontré Sandrine que deux fois à Rennes et Canel une fois à Rennes aussi, je n’avais jamais encore rencontré Liliba, et Orchidée et Mrs B ne connaissaient pas les autres non plus… Et pourtant, j’avais l’impression de retrouver des copines!

Le monde des blogs est vraiment un univers très particulier car on est dans le virtuel, certes, mais quand on est soi-même on apprend à connaître les gens et quand on se rencontre dans la « vraie » vie, on est pas déçu!

Merci à mes copines-blogueuses! Merci à leurs hommes (de les avoir accompagnées ou d’avoir géré la famille en leur absence!)!

Aujourd’hui, nous avons revu Liliba et sa famille mais le temps était bien pire qu’hier et notre sortie touristique des salines s’est soldée par 5mn sous le vent et la pluie battante

Nous avons donc préféré faire un goûter à la maison (et en profiter pour finir les restes des desserts d’hier  😉 )

Même les enfants de blogueuses s’entendent bien!!

Ma première impression est confirmée : je veux recommencer!!! On remet ça quand? 😉

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« Star-crossed lovers » de Mikaël Ollivier

J’ai choisi de lire ce roman jeunesse car j’étudie quelques scènes de « Romeo and Juliet » avec mes élèves de 3ème et le titre m’a frappé : c’est un extrait du prologue (d’ailleurs cité et traduit en exergue) : « From forth the fatal loins of these two foes, a pair of star-crossed lovers take their lives. »

Le lien avec Roméo et Juliette tient dans l’amour contrarié avec des familles qui s’opposent, sur fond de lutte des classe et de combat social. Juliette, c’est Clara, fille d’ouvrir et de syndicaliste dont le père mène le combat contre la fermeture de l’usine. Roméo, c’est Guillaume, le fils du patron de l’usine qui va être fermée pour faire du profit.

Le roman est plaisant mais quand même bourré de clichés : les ouvriers sont gentils avec une famille aimante et chaleureuse et le patron est froid et cynique, très riche et indifférent à sa femme et son fils… Parfois, il y a des clins d’œil sur la vision que les deux jeunes ont sur le monde de l’autre et sur le leur… Ils croient que l’herbe est plus verte chez l’autre… Mais le message de l’auteur , lui, semble assez orienté.

Alors, je vais « spoiler » : les amoureux ne meurent pas à la fin mais ce n’est pas pour autant un « happy end ».

Cette lecture n’est pas une révélation. De cet auteur, j’ai nettement préféré « La vie en gros » (coup de cœur) et « Tu sais quoi? ».

Je fais entrer ce roman dans le challenge  car le titre et le thème sont lié à « Roméo et Juliette » de William Shakespeare même s’il y a des différences avec la pièce : les deux familles se détestent mais ne sont pas de même niveau social et les enfants ne meurent pas à la fin et les familles ne sont pas réconciliées grâce à eux…

La pièce de Shakespeare est aussi évoquée dans le texte :

P 165 : « Et au milieu de cette tourmente, de cette lute des classes acharnée, une note d’espoir nous vient de la jeunesse, de François-Guillaume, le fils du directeur de l’usine et de sa petite amie Clara, la fille du délégués syndical des ouvriers en grève. Roméo et Juliette de notre temps, ils s’aiment malgré tout. »

P 173 : « -Et ben! Ça prouve que Shakespeare est vraiment indémodable.

-Pourquoi? j’ai demandé.

-Roméo et Juliette! Les fameux star-crossed lovers : les amants maudits par les étoiles » parce qu’ils appartiennent à des familles ennemies. »

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Mrs B vous donne son avis sur « Afterwards » de Rosamund Lupton

« Afterwards » est le second livre de Rosamund Lupton après « Sister » ( A toi ma soeur). Cela faisait un bon moment que je l’avais acheté mais comme j’avais DEVORÉ et ADORÉ «  Sister » j’avais peur d’être déçue. Et bien non .

Grace est une mère de famille avec deux enfants Adam 8 ans et Jenny 17 ans. C’est elle le narrateur et elle s’adresse à son mari.

Alors qu’elle assiste à l’école à la journée du sport, un incendie se déclare dans le bâtiment. C’est alors qu’elle se rend compte que sa fille Jenny se trouve à l’intérieur et décide de braver les flammes pour la sauver. Nous les retrouvons toutes deux à l’ Hôpital, inconscientes, blessées, brûlées, intubées. C’est alors qu’un phénomène étrange se produit. Leurs esprits de détachent de leurs corps et leur permettent de communiquer entre elles et d’assister sans être perçues à ce qui se passe autour d’elle : le chagrin du père, la colère de la tante, le silence d’Adam, l’enquête policière. Et on y croit !!!

De pages en pages on assiste à des drames, des rebondissements dans l’enquête, des relations émouvantes entre mère et fille, l’amour d’un mari, le désespoir d’un père, des adieux…

Une fois le roman fini j’ai eu comme un besoin de me recueillir quelques minutes pour, moi aussi, par esprit, dire à Grace quelle mère formidable elle a été .

« I will come into your dreams and speak soft words when you think of me. There is no happy ever after but there is an afterwards. This isn’t our ending ».

Je ne sais pas quand il sera traduit en français mais je vous conseille fortement de le lire et en attendant de lire «  Sister ».


Des titres et un texte! Rendez-vous du mois de mai

 

Je reprends mon rendez-vous mensuel (le 2 du mois) : Il s’agit écrire un texte en intégrant tous les titres des livres chroniqués sur mon blog le mois précédant (ou le votre si vous souhaitez jouer avec moi). L’idée vient de Gwenaëlle qui a plein de jeux d’écriture à vous proposer!

Voici ma liste de titres :

Jenna Fox pour toujours

Ce qu’on peut lire dans l’air

Connard!

Lire est le propre de l’homme

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

Trois éclats blancs

Le meurtre de Roger Ackroyd

3 »

L’affaire Jennifer Jones

Maus

SoS ange gardien

 

Et voici mon texte  :

« Mr Maus, détective privé dans l’agence « SOS  anges gardien » avait 3 » pour décider s’il allait accepter ou non l’affaire Jennifer Jones.

Elle était accusée d’avoir commis le meurtre de Roger Ackroyd mais il sentait au plus profond de lui qu’elle n’était pas coupable… Il le sentait comme une évidence, comme si c’était écrit dans le ciel sous ses yeux… Mais il savait aussi qu’il ne faut pas forcément croire ce que l’on peut lire dans l’air.

Après tout, n’avait-il pas cru qu’il serait amoureux de Jenna Fox pour toujours alors qu’en réalité elle le prenait pour un parfait connard!

Trois secondes pour réfléchir, elle attendait sa réponse… Trois éclats blancs qui se réfléchissaient dans l’horloge du bureau…

Il avait beaucoup lu dans sa vie, grâce à son père qui lui disait toujours dit que lire est le propre de l’homme, alors il savait d’expérience qu’il fallait réfléchir vite et se faire confiance… Cette fille, personne ne voulait la croire alors il serait son ange gardien, il mènerait l’enquête, car après tout son père disait aussi « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » et il sentait qu’il y avait en elle quelque chose de cet oiseau, il fallait la protéger! »

 

Vous trouverez tous mes textes dans la rubrique « des titres et des textes »

 

Vive les bêtises a joué en novembre , en décembre, en février , en mars, en avril, en mai

 

Véronique a joué dans les commentaires du mois de janvier, dans les commentaires du mois de février, dans les commentaires du mois de mars, dans les commentaires du mois d’avril et dans les commenatires du mois de mai

 

Et vous?

« SOS ange gardien » de Véronique Delamarre-Bellégo

Un collégien ne se sent pas très bien dans sa vie : il habite dans une cité, il a de mauvaises notes à répétition, et une maman qui l’élève seule, femme de ménage la nuit, et qui ne fait que croiser son fils… Il appelle à l’aide, souhaitant avoir un ange gardien pour le soulager de ces soucis.

Un matin : surprise, une fille lui apparaît dans sa chambre, une fille qui peut lire ses pensées et connaît son futur… C’est son ange gardien! Sa présence le rassure et l’encourage et il se met à mieux travailler et réussir au collège.

Puis, avec sa maman il traverse une mauvaise passe, faite de chômage et de déprime... Le hasard et la chance (ou peut-être l’ange gardien) met sur leur chemin un vieil homme et sa famille qui ont une ferme bio à la campagne et qui accueille Kévin et sa mère. Cette rencontre leur permet de se sentir mieux, de reprendre confiance dans la vie

Cette famille, c’est la famille idéale, la maison du bonheur… On a presque envie de dire… « et ils vécurent tous heureux jusqu’à la fin des temps… »

En effet, si j’ai trouvé que la première partie de ce petit roman jeunesse sonnait juste en étant plutôt réaliste sur l’aspect social (vie en HLM, difficultés scolaires, précarité…) dès l’instant où ils rencontrent la famille « Ingalls » (c’est Kévin, lui même qui compare cette famille à celle de « La petite maison dans la prairie »), où tout le monde est beau, gentil et heureux, il n’y a plus de problèmes et j’ai trouvé que cela perdait de son intérêt et de profondeur.

Bref, un avis en demi-teinte mais je pense que ce roman pourra plaire aux jeunes de la tranche d’âge visé.

 

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Lu dans le cadre du prix des 2011-2012, sélection CM2 – 6ème.

Ce roman est ma lecture « Métier / Fonction » de ma catégorie « Petit Bac Jeunesse » pour le 

« Maus -L’intégrale- » de Art Spiegelman

Cela faisait longtemps que j’avais envie de lire cette bande dessinée mais j’avais un peu peur de me lancer… J’avais tort car même si c’est une histoire terrible, la bande dessinée est très abordable et forte.

Cette histoire en raconte deux : celle de la montée du nazisme en Pologne, la vie des juifs à cette période et leur persécution et Auschwitz au travers du témoignage de Vladek Spiegelman, le père de l’auteur mais aussi la relation entre Art Spiegelman et son père à l’époque où il recueille son témoignage et commence l’écriture de « Maus ».

J’ai trouvé le témoignage historique poignant, le rendant très « vivant », réel… Mais j’ai aussi beaucoup aimé la partie contemporaine et la manière dont au-delà de l’histoire juive, l’auteur cherche à recueillir des informations sur sa famille, les relations compliquées avec son père qui n’est pas un homme facile, la culpabilité d’être le fils qui n’a pas connu les camps mais qui doit quand même « vivre avec ».

J’ai aussi apprécié que ce ne soit pas « romantique »… Je m’explique : le père, n’est pas un personnage idéalisé, malgré ce qu’il raconte, la terrible épreuve, il n’en est pas moins un vieil homme acariâtre. Ce qu’il a à raconter en est encore plus poignant, je trouve, il nous raconte une vérité incroyable...

C’est un récit fort, instructif, dur et utile. A lire!

 

Cette BD est ma lecture « Animal » de ma catégorie « Petit Bac BD » pour le   

Roaarrr Challenge  

« L’affaire Jennifer Jones » de Anne Cassidy

Alice Tully est une jeune fille de 17 ans qui vit chez Rosie, une femme plus âgée qui s’occupe d’elle, elle a un travail dans un café et un petit ami. Elles est un peu solitaire et lit avec avidité tout ce qui concerne la sortie de prison d’une certaine Jennifer Jones qui six ans auparavant a tué une autre petite fille alors qu’elle même n’avait que dix ans.

On l’apprend très vite dans le roman, cette jeune fille c’est elle… C’est elle qui essaie de se réinsérer dans une vie normale, même si cela doit se faire en secret, même si au fond d’elle, elle se dit qu’elle n’a peut-être pas le droit d’être heureuse après ce qu’elle a fait.

Sa réinsertion n’est pas si simple car les journaux, le public, sa mère veulent tous savoir où elle se trouve. La crainte d’être découverte la fait repenser à ce qu’elle a vécu enfant et en parallèle de sa vie actuelle, on découvre la vie de la petite Jennifer Jones.

Une vie de petite fille ballotée par une mère inconstante et toxique. Elle n’est pas maltraitée mais elle ressent en permanence un sentiment d’abandon…

L’histoire de Jennifer Jones est poignante car malgré l’horreur de la fin, le crime envers une autre enfant, on ne peut pas s’empêcher d’avoir de l’empathie pour elle et de la plaindre. Sans arriver jusqu’à tuer quelqu’un, on peut comprendre la frustration causée par le vie difficile de cette petite qui a tant de mal à trouver sa place.

En ce qui concerne Alice Tully, on a aussi envie de lui laisser une chance de se créer une nouvelle vie, on en veut à ceux qui veulent la traquer et lui faire payer éternellement ce crime car on voit bien qu’elle-même ne s’en affranchira sans doute jamais. On ne peut pas s’empêcher de se dire qu’elle aura du mal à avoir une vie normale même si le secret est gardé parce qu’elle doit « vivre avec » en permanence.

Roman jeunesse poignant et qui fait vraiment réfléchir sur la rédemption possible après un crime, sur ce que le voyeurisme de la presse à scandale peut faire, sur le fait que la maltraitance n’est pas forcément physique et qu’un enfant peut être « abîmé » autrement et que cela peut avoir des conséquences dramatiques.

Ce livre m’a été recommandé par des filles de 5ème (12-13ans) du club lecture qui ont adoré!

Depuis cette lecture, j’ai vu le film « Boy A » sur le même sujet… Je l’ai trouvé poignant… J’ai eu les mêmes reflexions et le même questionnement que lors de ma lecture de ce roman jeunesse.

 

Boy A – bande annonce 

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5 ème lecture de la version 2012 du challenge

 

 

 

« 3 »  » de Marc-Antoine Mathieu

Je vais avoir beaucoup de mal à parler de cette BD

Sans texte, chaque page est une série d’images qui deviennent de plus en plus précises (par des gros plans ou des détails) et chaque planche apporte un point de vue différent sur un même événement qui ne dure que 3 secondes mais qui raconte pourtant une histoire.

Difficile d’imaginer ce que ça peut donner, n’est-ce pas? Je m’en rends bien compte pourtant, je dois dire que j’ai été bluffée par cet album. Il y a tout un travail sur le jeu de miroir, de la réflection. Je n’arrêtais pas de me dire « C’est trop fort! »

C’est donc une expérience de BD que je vous conseille de faire! Il y a aussi un code fourni sur l’album qui permet de voir tout l’ensemble en mouvement sur internet : un bon complément!

Voici la préface de l’album:

« Cet ouvrage se propose de relater la trajectoire de la lumière dans une petite portion d’espace-temps. Les 3 secondes qui la constituent forment un récit très court mais aussi très dense, aux allures d’intrigue policière. Observer les détails, enquêter d’une scène à l’autre permet de reconstituer les angles morts et de récolter les indices sur ce qui relie les personnages et les motive. Affaire, crime, complot… A chacun de se faire sa propre idée. Quelques pistes vous mettront sur la voie : Quel scandale secoue la presse ? Qu’a dit Renato Nacci et que fait-il ? Qui est dans l’avion et que lui arrive-t-il ? Qu’a-t-on offert à Carine ? Bonne investigation »

« Trois éclats blancs » de Bruno Le Floc’h

En 1911, un jeune ingénieur est envoyé en Bretagne pour construire un phare. Il est confronté à de nombreuses difficultés comme l’adaptation aux conditions météorologiques, aux marées et même la langue! Il doit s’adapter à la vie avec les gens du village. Il passe du jeune homme aux grands airs supérieurs à quelqu’un qui sait s’intéresser aux autres. Il doit aussi faire avec la lenteur et l’indifférence de son administration.

Cette bande dessinée aux dessins agréables et aux couleurs douces est une page d’histoire sur le travail de la mer, la construction, les difficultés de la vie sur la côte. J’ai trouvé cela très intéressant.

Petit bémol, l’album se finit un peu abruptement avec une impression de suite à venir… qui ne semble pourtant pas prévue.

Cette BD est ma lecture « Couleur » de ma catégorie « Petit Bac BD » pour le   

Roaarrr Challenge

Mon Marathon!!!

Pour ceux et celles qui ont suivi mon projet, je vais essayer de vous raconter mon marathon, mon défi, mon aventure!

On peut dire que le marathon a commencé le samedi matin quand on est allé chercher mon dossard 😉 après une longue attente je suis toute fière d’avoir mon numéro personnel 50725 et toute fière de poser pour la photo d’avant course!

Samedi soir, après avoir tout préparé pour éviter de réveiller mes hommes trop tôt , je dois avouer que je n’ai pas très bien dormi : réveil toutes les heures comme avant un examen 😉

Je me suis réveillée à 6h40 et j’ai mangé mon « gâteau sport » (une espèce de truc spongieux qu’il faut manger de 1/4 d’heure en 1/4 d’heure et qui diffuse de l’énergie tout au long de la course) et j’ai préparé mes boissons isotoniques que j’ai réparti dans des gourdes que je vais m’obliger à boire régulièrement (non, non, ce n’est pas du dopage…c’est de la préparation diététique 😉

A 7h45, je suis prête… (Mon fameux dossard avec mon badge « Keep calm and carry on » qui représente ma copine Mrs B et mon badge « Vedette » qui me fait penser à ma best Bulise (fantômette) qui me l’a offert et la photo de Bastien et Maëlys pour me donner du courage!)

Dès le matin, je reçois des sms qui m’encouragent.

J’ai la chance de loger à deux pas de l’Arc de Triomphe (merci S et L) et je suis très vite entourée d’autres coureurs. Je suis  envahie d’une émotion très très forte, avec des papillons dans le ventre, l’envie de sourire, rire et aussi pleurer... C’était vraiment fort ce moment où les gens se rassemblent dans les sas.

L’attente est longue car les départs sont espacés pour éviter les engorgements dans les rues plus étroites alors quand mon sas est parti, les champions avaient déjà couru 15 km ;-). Il fait froid, on se réchauffe avec un peu d’aérobique et avec les sacs plastiques protecteurs.

Départ vers 9h30. Sensation magique de courir au milieu d’une foule hétéroclite avec la musique dans les oreilles avec comme paysage Paris! Je m’oblige à ne pas aller trop vite au début (oui, bon, on ne se moque pas, je parle de mon rythme, ma vitesse 😉 pour ne pas être surprise au bout d’un moment… Après tout après 21km, pour moi c’est l’inconnu!

A 10h40, j’ai couru 10km et je me sens vraiment bien!

A 21km, je suis étonnée de voir que les kilomètres se sont enchaînés si vite... Mais je pense que c’est parce que je me suis préparée à courir le double et du coup, je ne me sens pas à la fin!

A 12h27, j’en suis à 24 kmje commence à souffrir du vent qui est fort et froid.

A 13h13, j’en suis à 30km… on ne peut pas dire que j’ai eu le « mur » parce que je ne courrai quand même pas assez vite pour ça, mais par contre je ressens un fort découragement, plus mental que physique. L’Homme s’occupait de Little Boy B et n’a pas pu aller sur le parcours (c’est compliqué avec un petit de suivre une course) mais je me suis sentie un peu seule (d’ailleurs j’en profite pour remercier les copines qui m’ont envoyé des sms pendant la course, je ne répondais pas mais je les lisais, le sourire aux lèvres!) A ce moment, j’ai alterné marche et course et j’ai eu un peu peur à ce moment là de finir en marchant.

Au 32ème kilomètre,  je croise le chemin du meneur d’allure de 5h30 et je me suis greffée au petit groupe et ça me reboostée!

Au ravitaillement de 35km, j’ai eu du mal à les suivre dans une petite côte et j’ai remarché…

Mais je me suis donné comme objectif de me remettre à courir à 37km200 pour finir les 5 derniers kilomètres en courant… Et je l’ai fait, j’ai pris mon rythme et je ne me suis plus arrêtée. Ces 5 petits kilomètrs sont presque ma plus grande fierté!

Alors? Vous n’en pouvez plus de ces détails techniques… Vous voulez savoir si j’ai fini?

Oui!!! J’ai fini avec grand bonheur, avec le sourire, avec mes deux hommes qui m’encourageaient à l’arrivée : je suis arrivée 32085ème sur les 34297 qui sont partis et les 32980 qui sont arrivés (il y a donc eu 1317 abandons et 895 personnes sont arrivées après moi), j’ai couru les 42,195 km en  5h32’22 »

 

(Écoutez bien, la petite voix, c’est Bastien qui m’encourage…)

Comme le temps ne m’importait pas du tout, je me suis même arrêtée quelques secondes pour prendre une photo de la fameuse ligne d’arrivée : Ça a du amuser les photographes officiels car ils ont pris cette photo là :

J’étais envahie d’une sorte d’euphorie, je ne pouvais pas m’empêcher de sourire! Ma best friend m’a téléphoné quelques minutes à peine après que j’ai passé la ligne et j’ai pu partager un peu ce moment très intense! J’ai récupéré mon poncho (bienvenu car il a fait froid à cause du vent) et ma médaille.

Je dois avouer que j’étais très étonnée de moi : à part des douleurs aux jambes, je me sentais en pleine forme, pas de malaise ou de fatigue… Je ne me sentais pas différente qu’après un semi-marathon. J’ai marché pour soulager mes jambes. L’Homme m’a retrouvée et m’a donné ma boisson de récupération (il dit en rigolant qu’il s’occupe de moi comme le mari de Janie Longo 😉 et de la Saint Yorre contre les crampes. Nous avons marché jusqu’à l’appartement. J’étais sur un nuage, je racontais ma course, je répondais aux textos de questionnements et de félicitations.

Je dois avouer que sur le coup, je n’ai pas eu l’impression d’avoir fait un exploit, j’ai l’impression que ce n’était pas si difficile que ça! J’ai couru assez doucement, c’est peut-être pour ça, mais je suis vraiment heureuse d’avoir été au bout de cette aventure. C’est le lendemain en relisant les sms de félicitations de mes amis et la famille que j’ai réalisé que ce que j’ai fait n’était pas anodin!

En fin de journée, après une douche froide sur les jambes, suivi d’un bain chaud, suivi d’une autre douche froide, quelques pansements sur les ampoules (par catastrophiques car j’avais anticipé les points stratégiques!), nous avons marché (oui, oui, marché… C’était pour faire de la récupération active… Merci mon coach!) jusqu’à l’Arc de Triomphe et nous avons même été sur le toit (mais en ascenseur grâce à Bastien et sa poussette car j’aurai été incapable de monter les escaliers!)

Les avenues du départ et de l’arrivée… vu d’en haut et après la course!

Bref, lundi, ça allait déjà mieux, un peu raide dans les montées et descentes d’escaliers… ce qui tombe mal vu que j’ai une maison sur 4 niveaux 😉

En rentrant lundi soir, j’ai lu les commentaires, les encouragements et les félicitations sur le blog et sur facebook et j’ai été à nouveau très émue de voir tout l’enthousiasme que mon aventure a sucité!

J’ai réalisé que j’ai repris le footing il y a 2 ans, aux 6 mois de Bastien… Ma première course été en juin 2010 avec les 5km de La Rochambelle et j’ai pris la décision de faire le marathon de Paris après le semi-marathon de La Liberté en juin 2011… Mais c’est quelque chose que j’avais envie de faire depuis très longtemps!

J’ai commencé ma préparation officielle pour « finir le marathon » fin décembre 2011 et grâce à la montre GPS de L’Homme, je peux vous dire que j’ai couru 354km à une moyenne de 9,4km/h… + 42, 192 km!

Quelques jours avant la course j’ai eu un peu peur de ne pas y arriver car je ne me suis presque pas entraînée pendant les 3 dernières semaines pour cause de maladie… Mais comme le dit ma Twin Mrs B : le mental c’est très important! Et il était là depuis le début et je me voyais arriver et avec le sourire… et j’ai réussi!

Je dois vous dire aussi que le matin du marathon, mon amie Nelly m’a envoyé un sms pour m’annoncer que l’AFHA avait récolté 1000 euros grâce à cette course! Cela m’a transportée de joie!

Je tiens à remercier mille fois ceux qui ont donné! Il n’est pas trop tard pour donner si vous avez envie de me féliciter en faisant une bonne action!(cliquez vous tomberez sur le billet evec le coupon pour faire un don 😉

Pour finir voici une pub pour une marque de sport qui sponsorisait le marathon dont le message me correspond aujourd’hui  tout à fait :

 

Mon message personnel sera : si vous avez un projet qui vous tient à coeur, tentez-le! Même si vous n’êtes pas « taillée comme une marathonnienne » (dixit le cardiologue que je suis allée voir au début de l’entraînement 😉 : vous pouvez réussir!