Couronne tressée au saumon fumé

Ingrédients pour une couronne : 

  • 2 pâtes feuilletées
  • 8 tranches de saumon fumé
  • 1 fromage à tartiner style Boursin poivre et baies ou Philadelphia (moi je prends ça  et c’est génial pour les intolérants au lactose ou les allergiques au lait comme moi car ça fait vraiment illusion, je l’ai servi à plein de gens sous diverses formes qui ne se sont jamais doutés qu’il n’y avait pas de fromage dedans!) 
  • 1 citron pour son zest et quelques goûtes du jus
  • Préchauffer le four TH6

Préparation : 

 Effectuer l’opération suivante deux fois, pour chaque pâte à tarte :
  • Dérouler la pâte feuilletée
  • Étaler la moitié du « fromage »
  • Saupoudrer la moitié du zest du citron sur le fromage
  • Placer 4 tranches de saumon fumé
  • Mettre quelques goûtes de citron sur le saumon
  • Rouler la pâte pour en faire un cylindre
  • Couper le cylindre en deux dans le sens de la longueur en laissant quelques cm à une extrémité
  • Tresser la pâte avec ces deux bandes
  • Quand cette opération a été effectuée avec les deux pâtes, rassembler en soudant les deux extrémités en faisant un cercle
  • Mettre au four pendant 25-35 mn selon votre four

Présentation :

Servir sur un lit de mâche soit en entrée soit en plat principal selon l’appétit (on s’est dit que ça faisait des bouchées un peu grosses pour un apéro, mais pour un apéro dînatoire avec assiettes c’est bien aussi!

Je l’ai refait pour l’entrée des 80 ans de mon père en faisant 2 « couronnes » 🙂

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Tresse feuilletée aux potimarron, marron et noix

Encore une recette que je ne vais pas recopier mais vous donner le lien car je l’ai suivie à la lettre (sauf que j’ai remplacé le sirop d’érable par du miel)

C’est vraiment délicieux!

 

Tresse feuilletée de Noël – potimarron, marrons et noix – La cuisine d’Anna et Olivia

Si vous suivez un peu les tendances de la blogosphère, il ne vous aura sûrement pas échappé qu’il y a fort fort longtemps les tresses feuilletées avaient envahi la toile (également les pizzas tressées, enfin vous voyez, il s’agit de tresser une pâte à…

http://www.lacuisinedannaetolivia.com

Bûche de Noël chocolat-orange vegan

Cette année j’ai fait une bûche de Noël pour le 25 décembre dans ma belle famille et ce n’était anodin car c’était mon premier roulé de toute ma vie (le sentiment de victoire ressenti quand j’ai réussi à rouler et dérouler ma génoise sans la casser était intense!) et c’était une recette vegan/végétalienne, donc sans lactose pour les intolérants ou les allergiques au lait comme moi!

Je ne vais pas vous recopier la recette étant donné que je l’ai faite sans la modifier du tout. Je vous renvoie plus simplement vers le site où je l’ai trouvée : 

 

Bûche {Chocolat & orange} #Noël vegan – La gourmandise selon Angie

Oui, j’avais envie de vous gâter!! 😉 Après ma bûche façon tiramisu , je vous propose une autre variante, un peu moins complexe à réaliser. Il s’agit d’une génoise garnie d’une mousse au chocolat, légèrement parfumée à l’orange. A la limite, cette nouvelle version convient aux personnes pressées et/ou aux gourmands de chocolat!!

http://www.la-gourmandise-selon-angie.com

En tout cas j’ai eu du succès avec cette bûche (mais je vous recommande de cuire la génoise plus longtemps : 20 ou 25 minutes

Challenge Petit Bac 2017… C’est parti! A vous de jouer!

Je déclare la partie 2017 du Challenge Petit Bac ouverte !

 

Pour savoir de quoi il s’agit ou pour vérifier les règles 2017 :  cliquez sur le logo !

 Si vous êtes déjà inscrits, vérifiez que je ne vous ai pas oublié (nous sommes 27 pour l’instant). Et si vous n’êtes pas encore inscrits, il n’est pas trop tard mais attention : clôture des inscriptions le 1er février ! Et Si vous avez mis au point une ébauche de liste de titres (facultative) et que vous voulez en faire profiter les autres : envoyez moi le lien et je le rajouterai à la liste des participants (et n’hésitez pas à aller piocher dans les idées de titres des autres participants!) :

 

Pendant la partie, je compléterai au fur et à mesure (hum hum… en tenant compte de mon retard dans la collecte des liens…les anciens savent de quoi je parle…) les mots acceptés et les mots refusés : n’hésitez pas à la consulter si vous avez un doute!

La partie peut commencer! Vous pouvez m’envoyer vos liens à partir d’aujourd’hui du moment que vous avez un billet daté du 1er janvier 2017!

 

Petit rappel des catégories :


PRÉNOM : masculin ou féminin, surnom, diminutif (mais pas nom de famille)


LIEU réel ou imaginaire … (ville, pays, état, continent, fleuve, mer, lieu naturel, construit, aménagé…, j’accepte « ici » et « là », les pièces et les bâtiments


ANIMAL : réel ou imaginaire... (de l’insecte au dinosaure en passant par les licornes et les sirènes et les mots associés comme « animal », « bête », « bestiole »…)


OBJET : petits ou gros, du moment qu’ils sont transportablesJ’accepte le mot « objet » mais je n’accepte pas « maison » ou « immeuble » par exemple.


COULEUR : Toutes les couleurs que l’on peut trouver dans les catalogues de peintures sont acceptées 😉 et aussi les mots « couleur », « teinte », « nuance »…


SPORT/LOISIR : Tous les mots en rapport avec les sport ou les loisirs. Sport / matériel de sport / loisirs d’extérieur / Loisirs d’inéterieurs / créatifs etc...


PERSONNE CÉLÈBRE  : Personne connue (réelle ou imaginaire) / Je ne pends pas les titres de biographies /  Je ne prends pas un titre où un personnages devenu célèbre apparaît pour la première fois sous la plume de son créateur.


ALIMENT / BOISSON : tout ce qui se mange ou se boit : légumes, fruits, viandes, poissons, plats préparés, ingrédients pouvant être utilisés dans une préparation culinaire (condiments, herbes, épices…), boissons alcoolisées ou non, chaudes ou froides et l’eau aussi. J’accepte aussi « repas », « plat », « aliment » et « boisson », sucré, salé, amer…


SPHÈRE FAMILIALEle cercle familial (enfants/parents, fils, fille, oncle, tante, grand-père/grand-mère, grands-parents, petit-fils…, beau-fils, gendre…) famille, époux/épouse, femme/mari…


MORT : tout ce qui a un lien avec la mort  (mort, fin, meurtre, meurtrier, cimetière, assassinat, enterrement, veuve/veuf…)


GROS MOT (bonus facultatif) : assez libre puisque j’accepte tout ce qui peut être dit d’un ton insultant ou méprisant… Ça va de « zut », « flûte », « crotte » jusque aux grosses insultes bien vulgaires en passant par des grossièretés plus fleuries à la Capitaine Haddock! Tout ce qui quand c’est dit sur un certain ton peut être insultant.


Amusez-vous bien surtout et soyez indulgents avec mes retards et mes pertes de liens surtout 😉

Premier recap le 1er avril 2017!

« Le bal mécanique » de Yannick Grannier

 

Il ne va pas être facile de vous parler de ce roman de 550 pages environ qui est vraiment très riche et qui se décompose en deux parties assez distinctes et pourtant liées. La première partie (qui fait la moitié du roman) est comme une introduction de la deuxième ou comme une suite prémonitoire de ce que l’on va lire dans la deuxième partie… mais pas vraiment… Bref, ne vous inquiétez pas si cela semble compliqué, c’est en réalité très fluide à la lecture et clair mais difficile à présenter sans trop en dire !

Donc dans le Livre I, on rencontre Josh Schors qui est présentateur d’une émission de décoration d’intérieur qui mêle des reconstructions de maisons et de la psychologie familiale. En effet, en passant par la maison des candidats, il analyse, avec sa femme et son équipe, les liens qui existent entre les différents membres de la famille.

De son côté, sa propre famille est particulière. Son père, Carl Schors, vit en France. C’est un artiste peintre renommé mais vieillissant qui est en froid avec son fils dont il ne comprend pas le choix de carrière « show-bizz ». De son côté Josh en veut à son père d’avoir été si absent, égoïste et centré sur l’art et l’alcool pendant sa jeunesse. L’histoire de Carl est singulière car il a été adopté juste avant la deuxième guerre mondiale. Ses parents biologiques étaient allemands et son père, un marchand d’art d’origine juive, a confié son fils à son avocat vivant aux Etats Unis.

L’histoire familiale est remise sur le devant de la scène quand une histoire de spoliation de tableaux de grands peintres de l’entre-deux guerres est découverte et concerne Théodor Grenzberg, le père de Carl. En faisant faire des recherches, il découvre alors qu’il aurait eu une grande sœur. Mais ce pan de l’histoire familiale restera pour l’instant un mystère pour la famille de Carl et Josh même si ce dernier mène l’enquête…

Par contre le lecteur, lui, revient en arrière dans le livre 2, puisque celui-ci est centré sur la vie de Théo Grenzberg, sa jeunesse, son attrait pour l’art non en tant qu’artiste mais en tant que marchand, sa vie de famille, bohème et chaotique. Il y a un petit côté « Scott et Zelda » dans sa vie avec sa femme dans un entre-deux guerres allemand entre crise et décadence.)

Il a une fille, Magdalena, qui grandit et prend son indépendance et se rebelle contre la vie qu’elle a connue jusqu’ici…

Je n’en dis pas plus mais sachez que cette partie nous plonge dans le monde artistique de cette époque : le parrain de Magdalena est Paul Klee et elle devient élève de l’école Bauhaus. C’est une fresque culturelle foisonnante et aussi une peinture historique de l’Allemagne sous la montée d’Hitler. Et cela est vraiment très intéressant.

Mais c’est aussi une histoire familiale qui, mise en parallèle avec l’histoire de Carl et Josh, révèle des points communs en filigrane.

J’ai beaucoup aimé ce roman et s’il n’a pas été un coup de cœur, c’est parce que j’ai trouvé quelques longueurs dans la partie concernant le passage de Magda à l’école de Bauhaus et que j’aurais aimé une conclusion un peu plus développée reprenant les personnages de la première partie. Mais c’est un roman que j’ai trouvé vraiment riche et passionnant.

Merci à  et   

Lu en 2016   objectif 2016 : -48

catégorie « loisir » de ma ligne générale

Âmes Graphiques – Lumière

 

Pour le rendez-vous photographique du Petit Carré Jaune  « Âme graphique », cette fois-ci Sabine nous a confié le mot « Lumière »… 

J’avoue que dans le tourbillon des fêtes je n’ai pas beaucoup réfléchi mais le hasard a voulu que vendredi 16 décembre, en quittant le travail pour commencer mes vacances, je me suis arrêtée deux fois que le bord de la route pour capter des lumières assez spectaculaire.

Alors je profite de ce dernier rendez-vous 2016 des âmes graphiques pour vous souhaiter une année 2017 lumineuse!

 

Joyeux Noël!

(Je ne sais plus d’où vient cette photo, désolée, mais ce n’est pas moi la bricoleuse 😉

Je ne suis pas une grande fan de Noël en tant que fête imposée où tout le monde doit être joyeux et heureux sur commande ce jour là, je ne suis pas fan de la course aux cadeaux, des repas à répétition et de l’agitation mais au fond, quand le jour J arrive, je suis contente de retrouver les gens qui comptent et j’aime aussi les cadeaux, j’avoue 😉

Alors je vous souhaite à tous de belles fêtes de fin d’année, peu importe comment vous les fêtez, je vous souhaite juste d’être heureux : ce jour-là et tous les autres!

« Puisse votre Noël être rempli de joie et de bonheur … et de piles de livres merveilleux! » 😉

Je remets le blog en pause et je reviens le mercredi 28 décembre avec une BD pour le rendez-vous de la BD de la semaine et après ça, si tout va bien ça sera un retour à la normale 😉

A bientôt!

 

« Started early, took my dog » (« Parti tôt, pris mon chien ») de Kate Atkinson

 

J’ai traversé une mauvaise passe de lecture fin novembre début décembre où tous les livres me tombaient des mains. J’ai donc choisi une « valeur sure » : une auteur que j’ai toujours aimée et un personnage récurrent que j’ai plaisir à retrouver et en anglais pour changer et ça a marché, je l’ai lu d’une traite avec plaisir !

Il s’agit donc de Kate Atkinson et son personnage de Jackson Brodie, ancien policier, ancien détective, un peu ours et pourtant très attachant dont j’ai suivi les aventures dans « Case histories » (« La souris bleue »), « One good turn » (« Les choses s’arrangent mais ça ne va pas mieux « ), « When will there be good news » (« A quand les bonnes nouvelles »).

Il fait des recherches sur les parents naturels d’une femme en Nouvelle Zélande qui a été adoptée toute jeune et qui vient d’Angleterre et son enquête le mène à Leeds.

C’est là que l’on rencontre Tracy Waterhouse, ancienne flic qui travaille dans la sécurité d’un centre commercial. C’est aussi là que l’on croise Tilly, une actrice vieillissante qui commence à perdre la tête.

Le passé de Tracy comme jeune recrue de la police qui a découvert le corps d’une prostituée assassinée dans les années 70 va remonter et entrer en collision avec son présent et celui de Jackson. Celui d’une assistante sociale en charge du dossier à l’époque aussi.

Le présent de Tracy est aussi complètement bouleversé par une décision qu’elle prend concernant une petite fille qui entre dans sa vie et qui va la transformer complètement mais qui n’est sans doute pas sans lien avec son passé…

Je ne vous en dis pas plus et je pense que ce que je vous dis est déjà un peu confus mais c’est le genre de romans où tous les éléments se rejoignent ou semblent se rejoindre et il ne faut pas trop en savoir pour être surpris par les évènements. Kate Atkinson sait très bien faire en sorte que les vies de ses personnages se retrouvent entremêlées et que le passé et le présent de mélangent aussi. C’est très bien fait !

J’ai beaucoup aimé et j’aime toujours autant le style pince sans rire de l’auteur. Il y a des petites pointes d’humour dans des passages inattendus, et beaucoup de second degré (mais je ne sais pas si cela est bien rendu en français car le seul que j’ai lu en français ne m’avait pas frappé dans ce sens). J’aime aussi beaucoup sa manière de brosser des personnages bien campés et assez profonds.

Je n’ai pas lu les quatre romans dans l’ordre de la série mais si vous n’avez pas encore découvert Jackson Brodie, je vous conseille quand même d’essayer de suivre l’ordre car il y a certains aspects de son évolution personnelle qui peuvent paraître confus, notamment sa relation avec sa sœur assassinée quand il était tout jeune et qui a marqué sa vie.

Je suis juste un peu triste après avoir lu que celui-ci serait sans doute le dernier titre avec Jackson Brodie avant très longtemps. Je me consolerai en essayant de regarder la série télé qui en a été tirée et en lisant le Kate Atkinson qui est dans ma PAL !

 objectif 2016 : -46

catégorie « animal »

 

 chez Titine

 par ma maman

« Haytham une jeunesse syrienne » de Nicolas Hénin et Kyungeun Park

 

Chez Dargaud : « À Deraa, en Syrie, Haytham est le fils d’un des leaders de la jeune révolution. À 14 ans, il est sur les premières barricades, mais bientôt il doit fuir. Il arrive en France, un pays dont il ne parle pas la langue. Quatre ans plus tard, après une mention bien au bac, le jeune réfugié est devenu un élève de maths sup. Cette histoire vraie, à la fois tragique et porteuse d’espoir, est racontée par Nicolas Hénin, grand reporter et spécialiste de la Syrie qui fut pendant près d’un an otage de Daesh, et mise en images par le dessinateur de Yallah Bye. Haytham a activement participé à l’écriture du scénario, donnant à ce récit passionnant toute sa vérité. »

 

(4ème de couverture)

J’ai trouvé cet album très intéressant : j’ai appris beaucoup de choses sur les conflits en Syrie (oui, n’ayons pas peur des mots, je ne suis pas une as de la géopolitique et je ne comprends pas toujours très bien ce qui se passe dans le monde) et surtout c’est une situation vue par le regarde de l’enfant qui participe activement et qui est impliqué par son père dans les conflits. On est au cœur de la crise syrienne, on vit ce que les gens ordinaires vivent et on constate ce qu’il en est d’avoir des opinions divergentes…

Et puis il y a la vie en France pour Haytham, la découverte d’un nouveau mode de vie et surtout l’apprentissage d’une nouvelle langue et la reconnaissance de ce jeune pour ceux qui savent lui ouvrir les bras (même s’il y a aussi la bureaucratie kafkaïenne…)

C’est donc un message d’information sur un conflit, d’explication sur la raison de la venue de tant de Syriens et aussi un beau message d’amour pour un pays d’accueil et d’espoir pour l’avenir…

 

 

Et voici une vidéo de l’UNICEF qui me tire les larmes car en lisant cette BD, je ne pouvais que penser aux enfants qui sont au coeur des conflits sans y être pour quoi que ce soit … 

       BD de la semaine saumon chez Mo

« Petit pays » de Gaël Faye (lu par l’auteur)

J’ai vu passer beaucoup de billets sur « Petit pays » mais je les ai lus en diagonale quand j’ai compris que c’était un coup de cœur pour tant de lecteurs car je savais que je le lirais et je ne voulais pas être influencée ! Je ne savais pas grand-chose donc sur l’histoire à part que ça se passait au Burundi et qu’il y était question des conflits entre Tutsis et Hutus. Alors quand j’ai vu qu’Audiolib avait sorti une version lue par l’auteur j’ai sauté sur l’occasion.

Cette histoire est une histoire d’enfance. Le personnage principal, Gaby, revient sur ses jeunes années au Burundi où il vivait avec sa sœur, sa mère rwandaise exilée après des massacres ethniques dans les années 60 et son père français.

Ils vivent une vie plutôt simple et agréable, même si ses parents se séparent. La part la plus importante de la vie de Gaby c’estt sa bande de copains de l’impasse. Il y a un petit côté « Marcel Pagnol en Afrique » : Gaby et ses copains font les 400 coups, des bêtises, des aventures et des intérêts d’enfants de 10 ans…

Le lecteur voit en filigrane les problèmes plus larges qui se dessinent -politiques et sociaux- mais les enfants ne les ressentent pas vraiment. On est dans le sous-entendu et cela rend très bien une vision enfantine de la vie sans pour autant nier, pour le lecteur, les particularités de ce pays et de la vie aisée de ces jeunes au milieu d’un monde qui vacille.

Et puis presque du jour au lendemain, les choses basculent : coups d’états et violences raciales (entre les Tustis et les Hutus) et les massacres au Rwanda racontés par la mère de Gaby nous basculent dans l’horreur. Ce passage est poignant même s’il est raconté d’une façon presque neutre par cette femme brisée par ce qu’elle a vu et vécu. Là encore, j’ai aimé que l’auteur ne mette pas de pathos artificiel dans la bouche de cette femme qui raconte cela presque dans un état second. Cela ne m’a pas empêché d’être très émue.

J’ai beaucoup aimé ce roman. J’ai aimé le ton, la voix que l’auteur a choisi de donner. J’ai aimé qu’il dise les choses sans forcément les dire, en installant cette vie ordinaire et heureuse pour la balayer encore plus fort quand tout bascule. J’ai aimé qu’il mette en lumière son « petit pays » et les variétés de gens qui y vivent.

J’ai aimé la plume de l’auteur, la poésie qu’il y glisse (j’ai particulièrement en tête deux lettres : celle qu’il écrit à son cousin mort qui a failli me faire pleurer en conduisant et celle à sa correspondante française après les massacres… Quelles belles lettres poignantes !)

J’avais 20 ans au moment des massacres au Rwanda et j’étais étudiante en Irlande et je suis passée complétement à côté, j’en ai honte maintenant…

C’est donc Gaël Faye qui lit la version audio et il arrive à mettre de l’entrain quand il s’agit de parler des aventures d’enfance et beaucoup de gravité dans les parties dramatiques.

J’ai beaucoup aimé les intermèdes musicaux entre chaque chapitre (par Samuel Kamanzi) et comme souvent j’ai trouvé l’entretien avec l’auteur vraiment intéressant ! J’aimerai beaucoup l’entendre parler plus longuement et pourquoi pas chanter !

Regardez cette vidéo, très bon complément à cette lecture : 

 

 (cliquez)

 2016

Les avis de Aproposdelivres, Estelle, Les lectures de Lily, Meuraïe,   PascalSandrineSylire  (les autres jurés du prix Audiolib)