« Des vies d’oiseaux » de Véronique Ovaldé

Dans Des vies d’oiseaux, Véronique Ovaldé nous raconte l’histoire d’une famille avec différents points de vue.

On commence par rencontrer Vida Izzara, une femme qui vit une vie sclérosée dans sa maison luxueuse avec un mari matérialiste et indifférent qui la traite comme un objet. Elle s’ennuie. Sa fille, une jeune adulte a quitté la maison et disparu suite à des disputes avec ses parents.  Quand elle réalise que des gens ont habité leur maison pendant  leur absence, Vida est persuadée que c’est sa fille Paloma qui est venue.

Avec l’aide de Taïbo, un inspecteur de police peu conventionnel, assez taciturne et détaché, elle part à la recherche de sa fille dans sa ville d’origine -Irigoy- une ville plutôt malfamée. Auprès de Taïbo, lors de ce voyage, ce retour aux sources pour elle, Vida va se remettre à ressentir des choses profondes, c’est une sorte de prise de conscience de ce qu’est devenue sa vie.

On découvre aussi le point de vue de Paloma, cette jeune fille, qui depuis son enfance a l’impression de vivre en marge des valeurs de ses parents. Auprès d‘Alfredo, un jeune garçon un peu marginal venant d’Irigoy, elle semble trouver sa place dans sa propre vie, une forme de liberté dans son mode de vie un eu nomade.

C’est une histoire de rencontres qui changent les vies, de personnes qui prennent la mesure de ce qui est bon pour eux. Il y a une sorte de retrouvailles avec soi-même. Du moins, c’est ce que j’ai ressenti.

J’ai aimé le style de l’auteur, fluide et simple avec une touche de poésie, d’intemporalité (bien que l’on sache que l’on est en 1997, c’est moins le temps qui compte ici que les sensations des personnages.) Le paysage, comme les personnages, est tourmenté et on sent beaucoup d’humanité dans ces histoires.

Cependant si j’ai beaucoup aimé, je n’ai pas eu un coup de coeur de « Ce que je sais de Vera Candida ». J’ai eu un peu la sensation de rester sur ma faim comme si chaque personnages avaient encore des choses à nous dire et qu’ils n’en avaient pas eu l’occasion.

Chez Canel, vous trouverez des remarques relevées lors d’une rencontre avec l’auteur notamment sur son choix du titre : « …Tous ces personnages fragiles, leurs vies éphémères et volatiles m’évoquaient des oiseaux. Idée de quelque chose de fragile et grave à la fois. Vida pourrait être une perruche, Gustavo un dindon, le jeune couple des coucous qui habitent les « nids » des autres.  »  J’ai trouvé ça très intéressant

Merci à Rémi Gonseau de m’avoir envoyé ce roman dans le cadre des !

5/7

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« Le couteau sur la nuque » de Agatha Christie

 

Hercule Poirot est sollicité par Jane Wilkinson, une actrice qui veut absolument divorcer de son mari, Lord Edgware, faute de quoi elle ne voir pas d’autre solution que de le tuer. Quelques jours plus tard, le mari est retrouvé mort et et la suspecte principale est bien Jane Wilkinson car elle est allée le soir même  voir son mari.

L’affaire serait simple si à l’heure où elle a été vue sur les lieux du crime elle n’avait pas été à un dîner avec plusieurs personnes au-dessus de tous soupçons pouvant témoigner de sa présence…

Est-ce que Carlotta Adams, imitatrice de l’actrice est impliquée dans l’affaire? Est-ce que le neveu de Lord Edgware n’avait pas le meilleur mobile? Est-ce que la fille de la victime qui dit qu’elle détestait son père ne pourrait pas être coupable? Beaucoup de questions qui sont soulevées au cours de l’enquête et qui sont toutes justifiées…

C’est le Capitaine Hastings qui nous raconte l’histoire dans laquelle Poirot semble se perdre parmi tous les suspects possibles mais qui pourtant sait très bien où il va.

Moi par contre, je n’ai pas arrêter de me tromper! C’est bien comme ça que j’aime les Agatha Christie : quand on croit avoir deviné mais qu’en fait on a tord! De plus, l’atmosphère des années1930 donne un charme tout particulier à ce roman plein de rebondissements!

13 ème livre lu dans le cadre du de George (cliquez sur le logo pour en savoir plus)

Ce roman est la lecture « partie du corps«  de ma catégorie « Agatha Christie joue au Petit Bac » pour le

Cette lecture entre dans le cadre du challenge

 

« La petite Caillotte » de Claire Clément


 

La petite Caillotte, c’est Line, une jeune adolescente qui vit dans les Pyrénées avec son père, son grand frère et son petit frère de deux ans. Leur mère est morte peu de temps après la naissance de Titouan et le père, souffrant terriblement de cette disparition, sombre dans l’alcool, l’indifférence et même le rejet de son plus jeune fils.

Aidée par sa grand-mère et une vieille nounou du village, Line est celle qui doit gérer la vie quotidienne avec son petit frère qu’elle adore. Mais les choses se compliquent fortement quand les services sociaux se mêlent de la situation.

En parallèle, Line « rencontre » un ours dans la forêt et avec beaucoup de patience et d’imprudence inconsciente, elle s’en fait en quelques sorte un ami.

Ce roman, même s’il est un peu irréaliste quand il s’agit de l’histoire avec l’ours, est très touchant. Il évoque des thèmes lourds comme le deuil, la perte d’un parent, la responsabilité pour un jeune de s’occuper d’un petit, l’écologie et la place des ours dans la nature pour parler des thèmes centraux.

Facile à lire, les sujets sérieux sont entrecoupés de notes plus légères comme les relations entre copines, l’amitié amoureuse avec un camarade de classe et le langage amusant d’un enfant de deux ans.

Lu dans le cadre du prix des   2011-2012, sélection CM2-6ème.

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Ce mois-ci : j’ai aimé… je n’ai pas aimé…

Pour le rendez-vous mensuel du blog, cette année, j’ai transformé le  de Miss Alfie (avec son accord)…

Je vais vous dire ce que j’ai aimé ou pas entre le 8 octobre et le 8 novembre 2011

Ce mois-ci, dans ma vie de blogueusej’ai gagner un très joli carnet à l’occasion de l’anniversaire du blog Syl. J’ai aussi choisir un nouveau « cahier de billets » pour mon blog! 

J’ai aussi recevoir deux livres de la rentrée littéraire par Price Minister (sans contrepartie, c’est vraiment un chouette cadeau!)

J’ai gagner 50 euros à dépenser chez Amazon grâce au concours de Leiloona et à la main innocente de son petit Tro’gnon! C’est la deuxième fois que je gagne à un concours de ce genre… jamais deux sans trois? 😉 En tout cas, merci à elle!

J’ai présenter ma lecture de 1Q84 (livre 1 et livre 2) au « café nouveautés » de la médiathèque mais je n’ai me sentir devenir toute rouge en parlant au petit groupe alors que d’habitude je suis très à l’aise pour parler en public!

Sur le plan sportif, j’ai participer au semi-marathon de Rennes. Mon temps n’est pas glorieux, certes, mais il a le mérite d’être meilleur qu’au semi de Caen en juin : 2h19. Je suis très contente! D’autant plus que il y avait aussi ma twin, Mrs B! Par contre, ce jour-là, je n’ai pas être terrassée par des crampes à l’arrivée, au point de m’allonger sur le trottoir et d’aller voir les secouristes (de charmants vieux messieurs bedonnants à moustaches 😉

J’ai courir mon parcours de 10km avec des côtes en moins d’une heure (59’55 : C’EST moins d’une heure!) : mon meilleur temps jusqu’ici sur ce parcours! Et courir mon parcours plus plat de 8 km à 10,6 km/h. Ma moyenne est maintenant autour de 10Km/h.

J’ai participer au cross du collège. J’ai couru avec les filles de 6ème-5ème et aussi avec les filles de 4ème-3ème… C’était très agréable (et assez dur aussi!). Les élèves étaient très contents de voir leurs profs courir (et nous encourager : « Go Mrs Enna, you’re the best »… Je les avais briefés avant la course!) et c’était sympa de courir avec des collègues, dont ma twin! J’ai aussi faire colorier mon dossard par Little Boy B 

Pour rester dans le domaine du collège, je dois avouer que je n’ai voir assez peu de monde au Club Lecture en ce début d’année, mais que j’ai quand même voir des anciens revenir, motivés comme l’année dernière et plein d’entousiasme! Mais de manière générale c’est un démarrage assez mitigé…

J’ai beaucoup assister à la cérémonie de remise des diplômes du brevet à nos anciens élèves. J’ai les revoir et constater qu’ils étaient heureux aussi de revenir dans leur cher collège! Par contre je n’ai voir si peu de collègues présents pour ce petit  événement…

Au niveau de la vie en général, je n’ai pas entendre parler de suicides de profs. D’abord parce que c’est un sujet qui m’a touché de près il n’y a pas si longtemps mais aussi parce que ça réveille aussi le fait que je le fait qu’on manque cruellement de prévention dans l’Education Nationale… Je n’ai vu la médecine du travail qu’une fois en douze ans de carrière : lorsque j’ai été titularisée… (et encore à part me peser me mesurer et vérifier mes yeux… m’a-t-il demandé à l’époque si je pleurais tous les jours, si je prenais des médocs pour tenir le coup, si j’avais pris 10 kg en un an???) Et pourtant, est-ce que ce ne sont pas ces médecins qui pourraient déceler des changements de comportement, des dépressions, de l’alcoolisme qui s’installent s’ils nous voyaient tous les ans? 

Je n’ai voir un reportage sur la famine en Somalie, voir les enfants qui meurent de faim et le commerce des denrées envoyées par  les ONG… Que faire?

Je n’ai  voir les décorations de Noël et les jouets dans mon supermarché avant même la fin octobre… Peut-être est-ce parce que j’ai un enfant mais ça me déprime vraiment de voir cet étalage consumériste dans lequel sont entraînés les enfants dès le plus jeune âge. Heureusement que je n’emmène jamais Little Boy B au supermarché… Mais j’ai bien conscience que ça n’empêchera rien à la longue mais je trouve ça triste…

Au niveau de la vie privée, dans la catégorie « futile », je n’ai remettre un collant pour la première fois (et manquer de le filer en prenant Bastien dans mes bras!) Mais j’ai mettre mes nouvelles chaussures de filles (des « claquants » comme dit ma nièce de 3 ans et demi pour parler des chaussures qui font « clac clac ») argentées (enfin, elles sont plutôt grises, mais j’aime l’idée d’avoir des chaussures en argent!) Et puis j’ai aussi m’acheter une mini-jupe en jean que j’adore (j’en rêvais d’une exactement comme ça!)

Concernant les fringues toujours, j’le fait d’avoir un nouveau fer à repasser qui fait vraiment de la vapeur et pas des fuites d’eau… Mais je n’ai repasser une grosse quantité de linge qui ne va pas être porté avant le printemps prochain!

Je n’ai aimé non plus que L’Homme jette un papier important à moi sans me le demander sous prétexte que je suis bordélique (et peut-être que lui est un peu maniaque!)

Avant les vacances de la Toussaint, je n’ai me sentir complètement épuisée, totalement HS avec une laryngite et des migraines. Je n’ai pas aimé faire une insomnie à cause de mon mal de gorge mais j’ai profiter de cette insomnie pour bouquiner (c’est le seul point positif de l’insomnie 😉

Concernant Bastien, j’ai entendre tous les médecins me rassurer : il n’a apparemment pas d’allergies alimentaires, il semblerait qu’il ait fait une très forte réaction aux antibiotiques, sa flore intestinale aurait été détruite et il aurait eu une infection contre laquelle son organisme a lutté tout seul. Je n’ai entendre par contre qu’en fait les médicaments pour stopper les diarrhées l’empêchant de se débarrasser de l’infection ont sûrement prolongé le tout… mais il va bien et ça va se remettre tout seul!

J’ai  emmener Little Boy B au zoo et le voir s’émerveiller devant les animaux qu’il connaissait par ses livres!

J’ai entendre mon petit bébé dire « Zé deuzan », essayer de dire « bon anniversaire » (« Boli versaire kou you »), le voir souffler ses bougies (on a fêté son anniversaire plusieurs fois!), ouvrir ses cadeaux!

J’ai rencontrer mon tout nouveau petit neveu Félix… Ça fait tout drôle de porter à nouveau un tout petit bébé!  (au passage admirez ma jupe en jean que j’adore!). J’ai voir les cousins de Bastien de mon côté, entre 16 ans à 2 ans, jouer ensemble avec le même bonheur de se retrouver et si le petit d’un mois ne jouait pas au ballon avec les autres c’est parce qu’il était dans les bras de sa grande cousine de 14 ans!

J’ai revoir ma best friend venue dans la région pour une journée de travail qui s’est prolongée en un long week-end avec nous! Vu qu’elle habite à Lyon, c’est exceptionnel qu’on se voit à cette période de l’année! On a fait des trucs « de filles »… J’ai eu des cadeaux… Bastien a profité de « ma marraine à moi »… C’était très bien!

 

 

 

Des titres et un texte! Rendez-vous du mois de novembre

Je reprends mon rendez-vous mensuel (mais cette fois-ci je le ferai le 2 du mois) : Il s’agit écrire un texte en intégrant tous les titres des livres chroniqués sur mon blog le mois précédant (ou le votre si vous souhaitez jouer avec moi). L’idée vient de Gwenaëlle qui a plein de jeux d’écriture à vous proposer!

Voici ma liste de titres :

La parenthèse

Poulet aux prunes

Du domaine des murmures

Purgatoire

Les trois lumières

Mon meilleur ami

Sauvez Hamlet

Ouragan

Le premier été

1Q84

Les chaussures

 

Et voici mon texte :

« Je me creuse la tête… J’ai beau réfléchir à en avoir l’impression qu’un ouragan se déchaîne dans mon cerveau… rien ne vient! Je regarde les chiffres jusqu’à en avoir mal aux yeux… Alors : « 1Q84« … « Q » ça doit être l’inconnue… Je mets la parenthèse ici, je pose 1, je retiens 4…

Aaaaarrrgh…. Je déteste les maths! J’ai l’impression d’être au purgatoire avec ce devoir de Maths… et c’est pour demain en plus!

Si seulement je pouvais appeler Tom, Simon ou Mickael, les trois lumières de la classe, mais soyons honnête, on n’est pas particulièrement copains. 

Je pourrai toujours appeler Paul : depuis le premier été de maternelle, c’est mon meilleur ami. Mais lui, son domaine de prédilection c’est la littérature et l’anglais alors si je l’appelais avec la mission : « Sauvez Hamlet« , il accourrait mais les maths c’est pas son fort non plus!

Ma frangine est là, mais elle, sa matière préférée c’est « Shopping » avec en option « Les chaussures » alors aucune chance pour mes maths!

En plus je crève de faim et ce soir au menu du restau de ma mère, « Le Domaine », il y a mon plat préféré : son légendaire poulet aux prunes… Du coup, j’ai des hallucinations : j’entends que s’échappent du domaine des murmures qui me disent : « Viens manger, laisse tes maths, viens manger… » Je ne peux plus lutter… j’abandonne, tant pis pour ma moyenne! »

Vive les bêtises a joué ce mois-ci sur le thème d’Halloween…

Et vous?

La bibliothèque de…

En septembre, ma collègue-doc Vive les bêtises qui anime avec moi le Club Lecture a eu une idée pour animer le site du collège autour des livres

Nous avons demandé aux collègues volontaires de prendre en photos leur(s) bibliothèque(s) et de répondre à quelques questions. Ces photos seront mises en ligne sur le site du collège ainsi que le questionnaire avec le liste des adultes participants, le but étant d’essayer de deviner tout au long de l’année à qui appartiennent ces bibliothèques. Les gagnants auront des lots en rapport avec la lecture.

Nous sommes vraiment contentes car il y a eu plus d’une dizaine de collègues à se montrer motivés, du Principal à la documentaliste, en passant par des profs de français, anglais, EPS, histoire, instit’ spécialisés, surveillante… Bref, beaucoup d’enthousiasme!

Alors je vous propose de jouer aussi le jeu de « La bibliothèque de… » (sans aller jusqu’à faire deviner qui est qui 😉 en photographiant votre/vos bibliothèque(s) en répondant au questionnaire et en taguant quelques blogueurs!

Je commence … Naturellement, je tague Vive les bêtises (cliquez, sa bibliothèque est là!) et je désigne aussi George, Sandrine et Liliba! (cliquez, leurs bibliothèques sont là!)

 

La bibliothèque de… Enna

Que contient votre (vos) bibliothèque(s) (BD, romans, essais, documentaires, jeunesse, policiers, guide de voyages, livres d’art… etc) ?

Il y a beaucoup de romans, quelques policiers et des romans jeunesse, pas mal de romans en anglais. Il y a une partie réservée aux livres de voyages, aux BD et aux livres de photos. 

Tous les livres de votre (vos) bibliothèque(s) vous appartiennent-ils (conjoint, enfants, prêts…)?

La majorité des livres sont les miens mais il y a quelques livres qui appartiennent à L’Homme et aussi quelques livres prêtés par des amis. 

Vos livres sont-ils classés d’une façon particulière ?

Ils sont classés « à peu près » par ordre alphabétique des auteurs. C’est à dire que j’essaie de ranger les livres en « A » ou « B » etc… dans des cases différentes de ma bibliothèque mais ce n’est pas très bien rangé! Il faut dire que je commence à manquer de place. Les BD, livres de voyage, beaux livres sont à part.

Avez-vous lu tous les livres qui sont dans votre (vos) bibliothèque(s)?

Non. Je mets en avant les livres que j’ai acheté mais que je n’ai pas encore lu et les livres que l’on m’a prêté.

Avez-vous des auteurs préférés?

En romans jeunesse, mon auteur préféré est Michael Morpurgo et en romans policiers, c’est Agatha Christie (je collectionne une édition de ces romans, j’en ai 75, ils sont rangés dans une case à part.)

En ce qui concerne les romans, j’aime beaucoup Philippe Claudel, Sorj Chalandon, Olivier Adam, Tracy Chevalier, Alice Walker, Claudie Gallay, Nick Hornby, et bien d’autres!

Avez-vous un livre préféré?

J’aime particulièrement « La couleur pourpre » de Alice Walker (J’ai fait mon mémoire de DEA sur ce roman, il a une place particulière pour moi)

J’ai eu de nombreux « coups de cœur » depuis que je lis… Les derniers en date sont : « L’amour est une île » de Claudie Gallay, « L’étrange disparition d’Esme Lennox » de Maggie O’Farrel et « Le treizième conte » de Diane Setterfeld

 

Et pour ceux qui se demandait… Vous savez maintenant que ma bannière est bien ma vraie bibliothèque!

« 1Q84 -Livre 1 Avril-Juin » de Haruki Murakami

 

Deux histoires, avec chacune un personnage principal, se déroulent en alternance sans qu’elles ne semblent liées.

Tengo, qui travaille pour une maison d’édition, doit réécrire le manuscrit au texte puissant mais mal écrit d’une jeune lycéenne étrange qui parle d’un monde bizarre où vivent entre autre les « Little People » des petits êtres effrayants et où il y a deux lunes…

Aomamé est une jeune femme, professeur de sport et « tueuse » de pervers violents, qui vit une vie solitaire après avoir eu une enfance pénible et perdu sa meilleure amie victime de violences conjugales. Elle a un jour l’impression que le monde qu’elle connaît s’est transformé et qu’elle est entrée dans un monde parallèle au sien, dans lesquels des détails historiques ont changé et où il y a dorénavant deux lunes… Elle appelle ce monde « 1Q84 » en opposition à l’année 1984 dans laquelle elle vivait avant les transformations.

J’ai eu un peu de mal à entrer dans le roman avant la moitié car j’avais un peu de mal à m’accrocher vraiment aux deux histoires si séparées l’une de l’autre qui s’altérnaient un peu trop fréquemment pour que je m’attache aux personnages. Puis  à la moitié, j’ai enfin pu m’y intéresser vraiment. Sans doute parce qu’à partir de là, le décor étant planté, l’auteur a plus développé les vies de ses personnages principaux, leur présent et leur passé et leur environnement était aussi plus détaillé. On découvre des points communs entre les deux personnages, des liens dans leurs passés. Et j’ai alors vraiment eu envie d’avancer dans le récit.

Il faut se souvenir que ce roman est le premier tome d’une trilogie de plus de 500 pages chacun (en tout cas pour les deux premiers) et il n’est sans doute pas si étonnant qu’il mette un peu de temps à s’installer. A la fin du 1er tome on a l’impression d’être au début de l’histoire et on ne sait pas grand chose : tout peut arriver… Est-on dans la réalité ou dans la fiction? La fiction a-t-elle une part de réalité? Je dois avouer que je ne comprenais pas tout…

Le style, comme tout ce que j’ai lu jusqu’ici de Haruki Murakami (« Kafka sur le rivage« , « Sommeil » et « Portrait de l’artiste en coureur de fond« ) est très bon : facile à lire, agréable, fluide. Il y a une part de mystère, de « fantastique » mais  qui se marie très bien au quotidien des deux personnages, ce ne sont que des suggestions.

Ce n’est pas un coup de coeur mais j’avais tout de même envie de lire le tome 2 pour savoir ce qui aller ressortir des ces vies, de ce mystère autour des « Little People ».  A l’heure où vous lisez ces lignes, je suis d’ailleurs en train de le finir!

pas compté dans la Nouvelle PAL car emprunté « en avant première » à la médiathèque pour le présenter au Café Nouveautés (la présentation des nouvelles acquisitions) 

4/7

Tengo est un aspirant écrivain, nous naviguons dans le monde de l’écriture et de l’édition, je pense donc qu’il entre dans  le Défi Livre d’Argali


« Les chaussures » de Gigi Bigot et Pépito Matéo, Isabelle Chatellard (ill)

 

 

Dans cet album, on suit une paire de chaussures -l’histoire est centrée sur celles-ci et la petite filles qui les accompagne. Sous la forme du conte, très simple, c’est l’histoire très forte des terreurs de la guerre et de la reconstruction. Le thème des conflits dans lesquels les innocents sont ballottés, détruits et abîmés mais avec l’espoir de trouver quelqu’un pour se reconstruire est très bien traité.

Avec peu de mots et derrière une certaine naïveté et beaucoup de douceur, on sent beaucoup de peur et de douleur. C’est très réussi, émouvant et délicat. C’est très fort.

Très bel album aux dessins très poétiques aux couleurs douces pleins de mouvements.

A noter : les auteurs reversent leurs droits à la CIMADE (Comité Inter-Mouvement Auprès des Évacués) : « Depuis 1939 [la CIMADE] poursuit la même mission : se faire l’écho des milliers d’histoires quotidiennes vécues par d’anonymes migrants en situation précaire […]

Savoir cela apporte encore plus de poids à cet album.

L’avis de ma collègue-doc Vive Les Bêtises.

 

Lu dans le cadre du prix des   2011-2012 (CM2-6ème)

 

« Le premier été » de Anne Percin

Catherine revient avec sa soeur Angélique dans la maison des grands-parents pour la vider avant sa vente. Elle n’y a pas remis les pieds depuis 15 ans alors qu’elle y passait tous ses étés d’enfance. Dès le début on sent qu’il y a un malaise autour de ce lieu.

Catherine revient alors sur son dernier été dans ce village. Elle raconte sa soeur, un peu plus âgée, plus femme déjà, les copains du village, les jeunes de la colo, les flirts, les codes… Elle parle de son isolement face à tout cela. Elle ne se sent pas vraiment à sa place, comme extérieure par rapport aux autres jeunes. Elle a une relation forte avec sa soeur et pourtant cet été-là, elles sont un peu éloignées par les relations amoureuses de Angélique.

Catherine vit une expérience particulière, initiatique,  qu’elle a du mal à comprendre, à analyser elle-même. Elle aussi été confrontée à des aspects assez noirs de la nature humaine et aujourd’hui encore, elle a du mal à se situer par rapport à cela…

Ne vous laissez pas influencer par les résumés qui parlent d’un « secret ». C’est vrai que Catherine se confie mais ce qui a été pour moi le plus important dans l’histoire ce n’est pas tant « la révélation » que la description d’un certain mal-être, d’une sensation de ne pas savoir qui on est à cette période difficile de l’adolescence où l’on se cherche mais où on a aussi envie de se conformer au groupe.

C’est un roman d’ambiance. J’ai retrouvé un peu l’atmosphère du « goût des pépins de pommes ». Mais c’est aussi le portrait d’une époque… Les ados des années 80 s’y retrouveront! (Allez voir chez Valérie, elle illustre son billet de photos qui me rappellent mon adolescence! Et allez aussi chez Orchidée qui donne un lien vers une compilation musicale qu’elle a faite et qui correspond au livre!)

J’ai beaucoup aimé ce roman même si je me suis parfois sentie moi-aussi une peu à l’écart du groupe…Je me suis peut-être identifiée à Catherine… et cela m’a sans doute un peu rappelé des aspects de mon adolescence…

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 Merci à ma copine Mademoiselle Orchidée

 3/7