Noire, la vie méconnue de Claudette Colvin : Emilie Plateau

Résumé de l’éditeur : « Prenez une profonde inspiration, soufflez et suivez ma voix. Quittez le lieu qui est le vôtre, quittez le 21e siècle. Vous voici dans les années 1950 au sud des États-Unis, à Montgomery, en Alabama. Désormais, vous êtes Claudette Colvin, une jeune adolescente noire. Ici, noirs et blancs vivent dans la ségrégation. Ici, être noir c’est n’avoir aucun droit. Mais, le 2 mars 1955, Claudette Colvin, qui n’a que 15 ans, refuse de céder sa place à une passagère blanche dans le bus. 9 mois avant Rosa Parks, elle devient la première noire à plaider non coupable et à poursuivre la ville en justice. Et pourtant, son nom tombera dans l’oubli. Voici son histoire…« 

Ce que j’ai aimé dans cet album c’est qu’avec des dessins très simples, l’autrice fait passer beaucoup d’informations. C’est une très bonne présentation de ce qu’était le Sud des Etats-Unis avec ses lois ségrégationnistes séparant les Blancs des Noirs.

Claudette a été la première femme à être arrêtée pour avoir refusé de céder sa place de bus à un blanc. Pourtant, c’est Rosa Parks qui sera celle qu’on retiendra comme la « mère des droits civiques » quand elle fera la même chose quelques temps plus tard.

Le bémol que j’apporterai à ce texte (écrit à l’origine par Tania de Montaigne) : c’est l’impression qu’en voulant mettre la jeune Claudette sur le devant de la scène (et elle mérite d’être mieux connue, car elle avait 15 ans quand elle a eu ce courage), il fallait critiquer le reste du mouvement, Rosa Parks par exemple qui n’aurait « qu’imité » Claudette et qui ne l’aurait pas soutenue et Martin Luther King qui n’aurait été qu’un sacré misogyne (alors qu’il faut quand même replacer les choses dans leur contexte socio-culturel des années 1950). Personnellement, je comprends que Claudette Colvin n’ai pas été choisie comme figure de proue du mouvement car elle était trop jeune et en plus, étant tombée enceinte peu de temps après, elle n’aurait sans doute pas fédéré autant que Rosa Parks à cette époque, mais c’est bien son action qui a été le déclencheur.

Je vous recommande cet album au dessin original et au propos clair et très abordable pour les jeunes lecteurs aussi (d’ailleurs je l’ai emprunté dans la section jeunesse de ma médiathèque).

J’étudie tous les ans l’évolution des droits des Afro-Américains avec mes élèves de 3e et même si c’est très survolé, c’est vrai, je leur parle de la lutte pour les droits civiques et je parle surtout de Rosa Parks et Martin Luther King mais je connaissais aussi Claudette Colvin. Et si je n’en parle pas (si j’étais prof au lycée, je le ferai pour justement approfondir ce que les collégiens connaissent déjà), ma collègue documentaliste a acheté cette BD pour le CDI sur mes conseils, ils auront donc l’occasion de la découvrir et pour le 8 mars, des élèves volontaires vont faire des affiches sur des femmes importantes et une affiche sera faite sur Claudette Colvin!

catégorie « couleur de ma ligne BD

Pour le rendez-vous : « Autour des Droits Civiques aux Etats-Unis » (en l’honneur de la date de l’assassinat de Malcolm X)

Le rêve de Meteor Slim : Frantz Duchazeau / + le blues de Robert Johnson

Résumé de l’éditeur : « La vraie-fausse histoire d’un bluesman ou la quête tragi-comique d’un homme cherchant à échapper à sa condition par l’exercice de son art. Mississipi, 1935. Edward Ray Cochran a tout largué, femme enceinte, maison et boulot. Il part sur les routes, guitare à la main pour réaliser son rêve : vivre de sa passion et devenir musicien. En chemin, il rencontre Robert Johnson, la légende du Blues, qui l’aidera à devenir “Meteor Slim”. Pour réussir, pas de secret : “La route est longue, mais ‘y faut tenir, c’est tout”. »

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Cet album est un très bel album sur le blues, la passion de la musique et les débuts de la célébrité avec les premiers disques, la difficulté d’être noir aux Etats-Unis à cette époque, la musique comme moyen d’échapper à un destin de pauvreté et de brimades, l’alcool pour oublier ou pour faire la fêtes, les femmes…

“Meteor Slim”, ce bluesman imaginaire, rêve de la célébrité et le chemin qu’il parcourt lui fera régulièrement croiser la route de Robert Johnson. En lisant cette BD, je me disais que je connaissais Robert Johnson et puis en cherchant dans les archives du blog, j’ai retrouvé la trace d’une autre BD vraiment passionnante sur le vrai bluesman : « Love in vain« .

Je me suis d’ailleurs dit que cette fausse biographie de Meteor Slim était plutôt un hommage à Robert Johnson et au blues en général. Mon interprétation est d’ailleurs que Meteor Slim ne fait que rêver cette vie que l’auteur nous montre, un rêve plus grand que nature.

Je vous conseille cet album et au moment où je le lisais, j’ai regardé un documentaire sur Robert Johnson sur Netflix que j’ai trouvé vraiment intéressant :

Quand j’étais étudiante, j’avais une cassette audio de blues que j’ai beaucoup écouté et en faisant des recherche, je me rends compte que je connaissais déjà Robert Johnson :

« Autour de l’art »

Hate Jazz : Jorge Gonzales et Horacio Altuna

Résumé de l’éditeur : « Clarence T., noir New-Yorkais, saxophoniste de jazz surdoué mais aussi junkie en manque, fait irruption un soir au club où il a coutume de jouer. A cran, il obtient son salaire par la force, mais son compère Cecil en profite pour rafler ce qui reste en caisse et tuer le patron.

C’est toutefois sur Clarence que le sort va s’abattre. Et la rage de ce dernier ne fera que s’amplifier au fil des pages. De ses tripes sortiront paradoxalement la musique la plus enchanteresse mais se préparera aussi la vengeance la plus sanglante. Pendant ce temps un acte de barbarie pourtant encore bien plus odieux que tout ce dont il est capable se trame dans l’ombre de ce milieu véreux.
Un récit noir, servi par des couleurs chatoyantes. Un chef-d’oeuvre ! »

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Je n’ai pas grand chose à ajouter à ce résumé. Je vais plutôt vous confirmer que c’est un récit noir, tant par le genre, presque polar, que par les sentiments exprimés… On voit vraiment la noirceur des âmes dans cet album. C’est vraiment une histoire sans concession : sexe, drogues et … jazz (plus que rock and roll)!

Par contre les dessins sont lumineux, colorés, brûlants et flamboyants par moments ou plus froids et bleus dans d’autres, tout en mouvements qui alternent avec des gros plans.

J’ai trouvé le graphisme vraiment intéressant mais l’histoire en elle-même était peut-être un peu trop « barrée » pour moi.

Des planches sont visibles ici!

« Autour de l’art »

O’Boys : Steve Cuzor, Philippe Thirault (T1 et T2), Stéphan Colman (T3)

J’ai lu ces BD en 3 tomes : T1 « Les sang du Mississippi », T2 « Deux chats gais sur un train brûlant », T3 « Midnight crossroad » mais il existe aussi un album intégral.

Huck Finn est un jeune qui vient d’une famille pauvre avec un père alcoolique et extrêmement violent. Quand il est adopté par une famille bien-pensante et aisée, il n’arrive pas à s’y faire et il préfère se lier à Charley Williams, un ouvrier agricole de la ferme de son nouveau père… Huck ne rêve que d’aller écouter des musiciens noirs dans les Juke Joints… Mais pas si simple car dans le Mississippi des années 30, ce jeune homme blanc, malgré ses origines extrêmement basses, n’a rien à faire avec ce grand noir, plus tout à fait esclave mais à peine mieux dans le Sud ségrégationniste.

Ils finissent par prendre la route tous les deux, portant chacun des secrets, des drames, des peurs : ils doivent fuir, prendre la route de train en train, fuyant la police mais aussi la pauvreté terrible de la grande crise. Ils sont aussi à la recherche de certaines choses, se mêlant à des groupes de ce que l’on pourrait appeler des anarchistes ou vendant son âme au diable en échange du don de la guitare…

C’est une série vraiment intéressante car elle dresse un portrait de l’Amérique de la crise avec ses hobos cherchant à survivre à la pauvreté, le racisme institutionalisé, la passion de la musique… C’est plein de rebondissements et d’action, il y a même presque un petit côté western. Et c’est surtout une belle histoire d’amitié entre deux hommes, comme un grand frère protégeant ce petit frère qui ne voit pas de différence de couleur entre eux deux.

Une bonne découverte faite par hasard à la médiathèque au grès de mes recherches pour trouver une BD qui irait bien pour l’African American History Month challenge et c’est la bibliothécaire qui m’a conseillé de prendre les trois tomes d’un coup vu qu’ils étaient disponibles : elle a bien fait! 😉

catégorie « être humain » de ma ligne BD


chez Stephie

Les vieux fourneaux -Tome 6- L’oreille bouchée : Lupano et Cauuet

Mimile a invité Antoine et Pierrot à le rejoindre en Guyane. Autant Antoine est enthousiaste à l’idée de partir en voyage et s’émerveille de tout, autant Pierrot est totalement réfractaire et il passe son temps à ronchonner.

La découverte de la Guyane sera l’occasion pour les trois amis de renouer avec leurs souvenirs d’enfance quand ils jouaient aux pirates mais ça sera aussi l’occasion de mettre en lumière un sujet plus politique en abordant les dangers de l’extraction de l’or en Guyane et un côté écologique et social.

A chaque fois qu’un nouveau tome des Vieux Fourneaux sort, je l’offre à mon frère et … je le lis avant 😉 J’ai retrouvé les personnages avec plaisir comme on retrouve une bande de copains mais je dois avouer que je suis un peu moins enthousiaste et surtout l’histoire m’a moins marquée et j’ai du mal à me souvenir en détails de l’histoire seulement quelques temps après ma lecture. Je ne sais pas si c’est parce que ce tome sort un peu trop les personnages de leur univers, leur donnant un petit côté artificiel.

Mais cela ne m’empêchera pas de lire la suite!

Les vieux fourneaux -Tome1- Ceux qui restent
Les vieux fourneaux -Tome 2- Bonny and Pierrot 
Les vieux fourneaux -Tome 3- Celui qui part
Les vieux fourneaux -Tome 4- La magicienne
Les vieux fourneaux -Tome 5- Bons pour l’asile

catégorie « objet » de ma ligne BD

Sixtine -3 Le salut du pirate : Frédéric Maupomé et Aude Soleilhac

Après avoir lu le tome 1 et le tome 2, j’ai retrouvé Sixtine dans ce tome 3.

Billet rapide car au moment où j’écris ce billet cela fait déjà un moment que j’ai lu cette BD et je dois admettre que je n’en garde pas beaucoup de souvenir.

Résumé de l’éditeur : « Coincée dans la pièce secrète de son père, Sixtine découvre le monde des ombres, accompagnée de ses amis, Martin et Sophie. Mais la jeune fille est surtout concentrée sur les secrets qui se dévoilent à elle… Elle comprend que les pirates lui ont caché beaucoup de choses. En colère, elle ne veut plus les voir et, petit à petit, s’isole.« 

Je me suis moins intéressée à ce tome. Je ne saurais pas trop dire pourquoi. Peut-être parce que cette fois-ci on entre plus dans un aspect plus fantastique? En tout cas je me suis moins intéressée à la vie de Sixtine. C’est un tome plus noir tant dans le thème que dans les dessins.

Je pense toutefois lire le tome 4 car je suis quand même curieuse de savoir la suite!

catégorie « prénom » pour ma ligne jeunesse

La maison de la plage : Séverine Vidal et Victor L.Pinel

Résumé de l’éditeur : « Une maison familiale en bord de mer. Le récit suit ses habitants, à trois périodes différentes (de nos jours, en 1968 et en 1960). Des liens forts et sensibles existent entre eux, traces laissées par les uns s’imprimant dans les vies des autres.
Julie, une trentenaire parisienne, revient avec sa cousine Coline dans la maison de famille, en Loire-Atlantique. Elle a perdu son compagnon quelques mois auparavant. Elle est enceinte de sept mois et demi. Julie et Coline attendent le reste de la famille. Tout le monde se réunit dans la maison de la plage parce que l’oncle Albert souhaite la vendre pour récupérer sa part. Du récit, se dégage une atmosphère de vacances avec ses grandes tablées familiales, ponctuées de blagues, de discussions teintées de nostalgie puisque tous croient passer leur dernier été à la maison de la plage. Julie a une relation assez particulière avec cette maison. Sa chambre est repeinte en jaune, à l’exception d’un petit carré caché derrière un miroir, où l’ancien papier peint des années 60 a été conservé. Elle se souvient que sa grand-mère, Lucette, aujourd’hui décédée, lui avait fait promettre, si elle voulait un jour repeindre la chambre  ; de ne surtout jamais toucher à ce petit carré derrière le miroir. Cette promesse est la clé de ce récit familial et intimiste… »

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Cette BD commence comme une histoire de famille, autour d’une maison de vacances, la maison des grands-parents. Le fait que l’un des frères veuille vendre la maison crée des tensions dans la famille car tout le monde est attaché au lieu et aux souvenirs. Il y a beaucoup d’émotions liées à certains évènements dramatiques dans les vies des uns et des autres mais aussi beaucoup de joies dans les souvenirs évoqués.

Il y a aussi un petit mystère autour de la promesse que la grand-mère a faite dès l’achat de cette maison de ne pas changer un pan de la tapisserie d’une des chambres.

La deuxième partie de la BD change d’époque et raconte la vie d’une des habitantes de la maison de la plage avant qu’elle appartienne à la famille de la première partie. Et c’est une autre histoire d’enfance très touchante qui est racontée.

Je pensais lire une bande dessinée un peu légère sur une histoire d’été et c’est une histoire beaucoup plus profonde et émouvante. J’ai aimé l’ambiance, les dessins et les couleurs et je vous recommande cet album.

Album repéré chez Jérôme.

La brigade des cauchemars (T1 Sarah / T2 Nicolas / T3 Esteban / T 4 Mélissandre) : Franck Thilliez, Yomgui Dumont et Drac (Billet avec Bastien)

Avec Bastien, nous avons lu ces 4 albums les uns après les autres alors c’est difficile quelques temps après de savoir avec certitude ce qui pourrait vous spoiler ou pas alors je vais essayer de ne pas en dire trop sur les tomes 2 à 4 et juste vous planter les décors du tome 1.

Tristan et Esteban sont deux adolescents qui vivent ensemble avec le Professeur Angus, le père de Tristan, qui est en fauteuil roulant, et le père adoptif de Esteban qu’il a recueilli après la mort de ses parents. Ils vivent dans une clinique assez particulière car elle s’occupe de problèmes de sommeil de jeunes ou plus exactement, de problèmes de cauchemars.

Le Professeur Angus va plus loin que l’aspect médical dans sa clinique car il a trouvé une technologie qui permet de rentrer dans les cauchemars des jeunes malades et en réalité, Esteban et Tristan forment la  « Brigade des cauchemars ». Ils pénètrent dans les rêves où ils peuvent circuler comme dans la vraie vie… mais où ils ont des super pouvoirs! Leur objectif est de découvrir ce qui est la cause de cette souffrance pour les patients.

Dans ce premier tome, ils vont aider Sarah en la libérant de son cauchemar et elle sera ensuite présente et même membre de la Brigade avec les garçons dans les tomes suivants.

Il y a beaucoup de mystère dans ces albums. Tout d’abord, il y a le côté complètement loufoque et décalé des cauchemars avec de nombreux rebondissements. Mais il y a aussi beaucoup de mystère autour de la clinique. Le Professeur cache quelque chose et Esteban se pose beaucoup de questions sur ses origines…

J’ai bien aimé cette série jeunesse, peut-être parce que je l’ai lue d’une traite et que je n’ai pas eu le temps de ma lasser, je vous conseille d’avoir les 4 tomes disponibles sous la main!

Voici l’avis de Bastien (11 ans) tapé tout seul sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

J’ai adoré cette série de (pour l’instant) 4 tomes, qui nous fait plonger dans l’univers sombre et obscure des cauchemars, pour découvrir des monstres dont nous n’avons même pas idée, pauvre humains que nous sommes… Bon, en vrai, c’est moins glauque, mais ça commence quand même assez mal : Tristan, lycéen bloqué dans un fauteuil roulant pour « une certaine raison », se fait traiter de « boite de conserve », mais est défendu par Esteban, frère adoptif de Tristan, retrouvé amnésique dans la forêt qui entoure… la clinique des cauchemars ! Elle est gérée par Albert Angus, le père de Tristan et d’Esteban, et (petit spoiler, mais tout petit) leur permet de rentrer dans les rêves ! À eux deux, Tristan et Esteban forment la Brigade des Cauchemars dont le but est de guérir les gens de leurs cauchemars. Mais dans le tome 2, ils seront rejoint par une autre personne. Outre les sauvetages dans les rêves, Esteban et cette personne mystérieuse (indice : c’est une fille) vont partir à la recherche de leurs origines… Mais je n’en dis pas plus pour laisser du suspense !

  chez Stephie

catégorie « gros mot » de ma ligne BD

Supers T3 Home Sweet Home / T4 Solitudes / T5 Retrouvailles : Frédéric Maupomé et Dawid

J’avais lu avec Bastien les tomes 1 et 2 de cette série jeunesse mais le tome 3 de la médiathèque avait disparu alors quand j’ai vu qu’il avait été racheté et qu’en plus les tomes 4 et 5 étaient disponibles, j’ai sauté sur l’occasion. Ces 5 tomes forment un cycle qui se termine mais si un nouveau cycle sort, Bastien est partant pour le découvrir car il a beaucoup aimé cette série.

C’est compliqué de parler des tomes d’une série sans dévoiler des choses qui seraient dans les premiers ou dans le suivants…

Voici le résumé de l’éditeur pour le tome 3 : « À la fin du second tome, nous avions laissé Mat, Lili et Benji en mauvaise posture… Effrayés par la perspective d’une enquête des services sociaux, les enfants se sont volatilisés. Et c’est à présent la police qui se met à leur recherche. Tandis que ses collègues considèrent la fratrie comme une bande de voyous dangereux, l’inspecteur Lesec tente d’aider les jeunes super-héros. Livrés à eux-mêmes, Mat, Lili et Benji, peuvent heureusement compter sur les liens qui les unissent et quelques fortes amitiés. Mais cela sera-t-il suffisant pour échapper aux menaces qui pèsent sur eux ? »

Ce résumé donne une bonne image des trois tomes finalement (comme ça je ne dévoile rien des intrigues!).

Sous couvert d’aventures, ces albums sont beaucoup plus profonds : on y parle d’enfants livrés à eux-mêmes sans leurs parents, à la rue même. On aborde aussi les traumatismes que peuvent vivre des enfants maltraités (on pourrait faire le rapprochement avec des enfants soldats) et les enfants apprennent aussi à se faire leur propre opinion sur des gens malgré leurs à priori.

Bastien m’a plusieurs fois dit qu’il trouvait certains passages tristes ou durs et j’ai aimé le mélange des genres entre le côté presque naïf et enfantin de la jeunesse et un côté assez réaliste et riche pour les plus grands.

catégorie « aliment » (sweet = bonbon) pour ma ligne jeunesse

Dans la foret (d’après le roman de Jean Hegland) : Lomig

J’ai eu un coup de coeur pour « Dans la forêt » le roman à l’origine de cette BD et après avoir participé à la traduction de l’émission dans laquelle les Bibliomaniacs ont interviewé Jean Hegland, j’ai eu envie de découvrir cette adaptation.

J’ai trouvé la BD plutôt fidèle au roman mais forcément, le format fait qu’il y a pas mal de raccourcis et je pense que le lecteur qui lirait cette BD sans connaître le roman passerait vraiment à côté quelque chose à mon avis mais c’est un complément intéressant.

La BD est en crayonné noir et blanc mais je dois dire que je n’ai pas aimé les dessins des personnages. Je vous renvoie vers le site de l’éditeur où vous pourrez voir des planches pour vous faire une idée.

Vous l’aurez compris je vous recommande plutôt de commencer par le roman!

  chez Moka 

catégorie « lieu » pour ma ligne BD