Lomax Collecteurs de Folk Songs : Duchazeau

Dans les années 30, John et Alan Lomax, père et fils, vont à la chasse aux sons dans le Sud profond des Etats-Unis. Ils recherchent les chanteurs noirs pour collecter leurs chansons traditionnelles et garder une trace de ce patrimoine immatériel que sont la musique et les chants. Ces chants, ils les trouvent dans des endroits inattendus : prison, église, lieux de travail et même la rue mais surtout dans la mesure du possible en toute discrétion car ce n’est pas anodin à cette époque et en ces lieux de voir deux hommes blancs se mêler aux Noirs…

En effet, cet album, au-delà de la musique, dresse un portrait sans concession d’un racisme viscéral, ancré dans les mentalités. Un mode de vie qui fait que même si l’esclavage est aboli, les patrons blancs des plantations croient avoir des droits sur leurs employés noirs. Cet album montre bien les tensions entre les deux communautés. On constate aussi la pauvreté qui existe dans le pays à cette époque. C’est un album à la fois musical mais aussi historique et social.

Au niveau musical, ce qui fascinant, c’est de voir les chanteurs s’entendre chanter pour la première fois en écoutant les enregistrement faits par les Lomax : il y a une prise de conscience que ce qu’ils font a une valeur, mérite d’être écouté. Ils découvrent ainsi leur propre potentiel, leurs qualités musicales!

Les dessins en noir et blancs sont très réalistes et efficaces.

Il faut savoir que c’est une histoire vraie et je vous conseille cet article de Fip qui parle d’Alan Lomax et son père dans lequel il y a des enregistrements de ces « collectes musicales » mais surtout à la fin de l’article, il y  a un lien vers une émission sur leur travail et c’est passionnant car cela raconte aussi l’histoire du Blues, l’influence de la musique noire sur la musique moderne et on entend Lomax parler et plein d’autres interventions.

Faites défiler l’article jusqu’à trouver ce lecteur pour écouter l’émission :

  chez Noukette

catégorie « Art » pour ma ligne BD

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Bergères guerrières : Jonathan Garnier et Amélie Fléchais

Cette BD m’a été conseillée par ma libraire et j’ai tout de suite été sous le charme des dessins et le fait que ce soit une histoire où les filles et les femmes ont le pouvoir et qu’un garçon les admire et veuille faire partie de leur camps! Moi qui élève un petit garçon, je trouve ça très intéressant qu’il lise ce genre d’histoires!

Alors, nous sommes dans un lieu indéterminé (mais ça pourrait être l’Irlande ou l’Ecosse) à une époque indéterminée. Cela fait 10 ans que presque tous les hommes (à part les hommes trop âgés ou physiquement diminués) sont partis faire la guerre très loin et personne n’est revenu. Sur place, les femmes ont dû se débrouiller seules et elles ont crée l’Ordre des Bergères Guerrières pour protéger le village.

Molly et ses copines sont en âge de commencer l’entraînement pour devenir des Bergères Guerrières. Elles y vont avec un enthousiasme varié mais elles apprennent les rudiments et découvrent ce que les femmes sont capables de faire. Molly est aussi amie avec Liam, un petit garçon qui rêve de faire partie lui aussi de l’ordre des Bergères Guerrières et qui fait tout pour se faire accepter!

Ensemble, ils vivent des aventures et s’interrogent aussi sur leurs familles et leurs pères qui sont partis depuis si longtemps. Il y a des moments drôles, mignons et aussi assez émouvants. Et les filles et les femmes sont fortes!

Les dessins sont vraiment très bons, les traits ronds mais francs, les motifs et les couleurs qui font que c’est à la fois doux et dynamique. Les animaux sont très amusants et il y a aussi un petit côté fantastique mais très léger. Un très bon mélange qui m’a plu en tant que lectrice adulte mais aussi à Bastien.

Voici l’avis de Bastien (8 ans-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« Tous les hommes sont partis à la guerre et il ne reste plus que des femmes et des enfants au village. Et pour défendre le village, elles ont crée l’ordre des Bergères Guerrières et ça parle d’une apprentie qui s’appelle Molly et qui a 10 ans et avec ses copines Abbie et Erin, elle a envie de devenir une « Bergère Confirmée » et même une « Bergère d’Elite » et ça raconte leurs entraînements.

Liam, c’est un garçon, il veut les suivre dans toutes leurs missions et il veut aussi devenir une Bergère Guerrière mais l’ordre est réservé aux filles.

J’ai bien aimé parce que ça parle de combats et j’aime bien tout ce qui est combat. J’aime bien les dessins, ils sont rigolos surtout le chien de Liam!

Il y a du mystère et du suspens à la fin et dès que je l’ai fini j’ai voulu le tome 2 mais maman a dit que quand il sortirait elle me l’achèterait et c’est un exploit parce que j’ai réussi à obtenir ça sans la supplier! »

Pour info, j’ai lu que la série est prévue en 3 tomes, j’espère (et Bastien aussi, vous l’aurez compris) que le deuxième tome sortira bientôt!

Vous pourrez voir quelques pages en allant ici (cliquez sur le côté droit de la première image!

C’était une « quasi lecture commune » inconsciente avec Petite Noisette!

    chez Moka 

Là où vont les fourmis : Plessix et Le Gall

J’ai repéré cette BD chez Noukette (cliquez pour voir son billet) qui m’avait donné envie de lire cet album qui avait vraiment l’air très joli dans son histoire et ses dessins.

Voici le résumé de l’éditeur (en cliquant sur le lien vous pourrez voir des pages de la BD)

« Un conte moral dédié aux enfants qui rêvent et aux grandes personnes qui ont su garder cette faculté.
Où vont-elles, ces processions de fourmis qui sillonnent inlassablement le sable du désert ? Vers quelle mystérieuse destination ? C’est à cela que songe le jeune Saïd, en négligeant de garder le troupeau de son terrible grand-père.
En les suivant un jour, accompagné de la prodigieuse chèvre parlante Zakia, Saïd va triompher des djinns, des sortilèges et des enchantements, découvrir l’amour et finalement trouver un grand-père, un vrai. »

*

Ce n’est pas facile de parler de cette BD car elle est très riche. Il y a les faits : Saïd un petit garçon qui doit garder les chèvres d’un vieux monsieur acariâtre qui dit être son grand-père alors que son rêve c’est de suivre les fourmis pour voir où elles vont et puis il y a le fantastique, le côté conte avec Zakia, la chèvre parlante. Mais il y a aussi de l’aventure quand Saïd, Zakia et Abir, une petite fille rencontrée en cours de route, s’enfuient et suivent les fourmis. Et il y a aussi un aspect un peu philosophique quand, en rencontrant un vieux sage, ils se questionnent sur ce qu’est le bonheur…
Les couleurs et les dessins  sont doux et participent à la tonalité « conte » de cet album.
Bastien aussi l’a lu mais il n’a pas eu envie de faire un billet car il me dit que ce n’est pas facile à raconter et je crois aussi qu’il n’a pas forcément tout compris car il l’a lu seul. Je conseille donc cet album à des jeunes lecteurs d’un peu plus de 8 ans ou des adultes qui ont envie d’imaginaire intelligent.

catégorie « lieu » de la ligne « jeunesse »

Le blog de Nina : Béka et Grégoire Mabire

J’ai repéré cette BD lors d’un précédent Rendez-vous de la BD de la semaine chez Azilis et je me suis tout de suite dit que ça pourrait plaire aux filles de 10 ans de mon entourage. Je l’ai donc offerte à la fille de mon amie Mrs B et elle me l’a ensuite prêté et je l’ai moi-même prêtée à ma nièce de 10 ans. Je peux donc vous dire que cette BD atteint son but : elle a plu à ces deux jeunes filles, elles sont parfaitement dans la tranche d’âge mais je pense que ça peut aussi plaire au collège! Je suis peut-être moins enthousiaste avec mon regard d’adulte mais je peux néanmoins dire que j’ai apprécié les dessins.

Nina vient de déménager à la campagne. Elle quitte Paris et ses meilleurs amis pour suivre ses parents qui veulent profiter plus de la vie hors de la course citadine (même si malheureusement, travailler en free-lance à la maison, même à la campagne, ça ne donne pas plus de temps pour s’occuper d’une jeune fille de 10 ans qui s’ennuie). Pas de chance, la météo est exécrable à son arrivée et la rentrée dans une toute petite école où il n’y a qu’une poignée d’élèves de son âge n’est pas très encourageante. Nina voit la vie en noir et quand elle ouvre son blog c’est tout d’abord pour se plaindre et garder le contact avec ses amis parisiens.

Et puis un jour, Charlotte, une fille de sa classe laisse un message sur le blog et Nina finit par se retrouver avec deux bandes d’amis, les parisiens et ceux de la campagne. Il y a des histoires d’amitié, des histoires d’amour, des considérations sur le fait de grandir, sur les relations avec les parents.

Entre journal intime, blog et BD, cet album est très moderne et plaira sans doute aux jeunes lecteurs, plutôt filles sans doute…

 par Miss M

  chez Mo

catégorie « prénom » de ma ligne Jeunesse

Les vieux fourneaux -Tome 4- La magicienne : Lupano et Cauuet

Aaaah! Le retour des « Vieux fourneaux »! Quelle joie! Ce n’est pas le même coup de coeur que les 3 premiers tomes mais c’est quand même un immense plaisir de les retrouver!

Sophie et Antoine viennent de finir la tournée du spectacle de marionnettes de la jeune femme, « Le Loup en Slip », pendant lequel Antoine a pu s’occuper de sa petite-fille Juliette. Mais au grand dam de ses amis, il n’a pas découvert l’identité du père de la petite!

Ils rentrent au village pour découvrir que tout est bouleversé :  l’entreprise Garan-Servier qui devait agrandir ses locaux et ainsi potentiellement fournir plus d’emplois dans la région, doit arrêter les travaux car un insecte très rare, « la magicienne dentelée », aurait été vu sur le terrain. Les écologistes arrivent en masse et installent une ZAD (tiens, c’est encore plus d’actualité!).

En plus d’une bande hétéroclite de zadistes, un car de « Ni yeux ni maître » et des vieux copains débarquent aussi… Mais leurs intentions sont peut-être moins écolo que celles des autres manifestants… Les Vieux Fourneaux ont un trésor caché qu’ils ne veulent pas perdre avec les travaux d’agrandissement!

Sophie de son côté tombe sous le charme d’un beau jeune homme beau parleur et découvre des choses sur son père et nous en apprend sur le père de Juliette!

Alors, vivement le Tome 5 et le film qui est en préparation avec Pierre Richard et Eddy Mitchell!

Voici mes billets sur les trois premiers tomes :

Les vieux fourneaux -Tome1- Ceux qui restent
Les vieux fourneaux -Tome 2- Bonny and Pierrot 
Les vieux fourneaux -Tome 3- Celui qui part

 (Lu avant de l’offrir à mon frère à Noël 😉

  chez Mo

catégorie « objet » de ma ligne BD

Le journal d’Aurore T1 Jamais contente…Toujours fachée / T2 Rien ne va plus! : Marie Desplechin et Agnès Maupré

Tome 1 (avis de l’éditeur) :

« Aurore a deux soeurs qui la détestent, les parents les plus insignifiants possible, une aversion avérée pour toute forme d effort scolaire, pas de passion identifiée… autant dire, dans l ensemble, une vie moins passionnante que celle du rat taupe des plateaux d Abyssinie. Heureusement, dans ce tableau sombre d une vie d ado de 3e, il y a Lola, son amie qui habite en face et la comprend, elle. Enfin, ça dépend des jours. Et puis le nouveau demi-frère de Lola, Marceau, élément perturbateur notoire. La vie n’est décidément pas un long fleuve tranquille à 14 ans et vaut bien les pages d un journal. »

Tome 2 (avis de l’éditeur) :

« Au menu de ce deuxième album : vacances au camping, naissance du groupe de rock, tentative de fugue, premières amours littéraires et pas que… Aurore, toujours aussi râleuse, excessive et attachante, nous offre avec sa plume hilarante et son cœur tendre les psychodrames de sa vie quotidienne d’adolescente où les sentiments s’entrechoquent…

Rien de se passe comme prévu, et ce n’est pas de tout repos ! »

J’ai beaucoup aimé ces deux tomes du journal d’Aurore. Aurore est une ado très réelle, très de son temps mais avec un petit côté universel! Cette jeune fille entre deux âges, presque jeune femme mais encore petite peste parfois et gentille gamine par ailleurs, vous fera penser à vos enfants, vos nièces, vos élèves si vous êtes prof ou tout simplement à votre propre adolescence!

Aurore râle, déteste sa famille, adore ses amies, déteste ses amies, elle tombe amoureuse, se lasse, elle s’ennuie à l’école, s’enthousiasme pour l’école, méprise ses parents, s’étonne de voir que ses parents ont été jeunes, vit avec ses grands-parents, se sent délaissée par sa famille, ne veut pas rentrer… Bref, elle est exaltée, elle est pleine de contradictions, de mauvaise foi et elle est très vraie!

Il y a la vie de famille, les copains, les copines, la musique, l’école, les vacances… Toutes les facettes de la vie et c’est à la fois drôle et réaliste.

Je vous recommande ces deux tomes!

 catégorie prénom de ma ligne BD

The Monkey Family : Margo Renard

J’ai acheté cet album à Quai des Bulles parce que j’ai un attachement pour la maison d’édition La Palissade que je connais depuis leurs débuts et parce que j’étais très attirée par la couverture et comme l’auteur était présente, j’ai eu une jolie dédicace pour Bastien.

Cette BD, nous l’avons lu deux fois ensemble, avec Bastien et elle est vraiment chouette!

D’abord, elle est très belle : des aquarelles aux couleurs vives et acidulées avec des animaux malicieux et amusants.

Cela se passe dans un village de singes où tout le monde doit manger des bananes car c’est le seul aliment connu et où tout le monde doit faire la sieste obligatoirement plusieurs fois par jour… Trois jeunes singes se rebellent et veulent faire profiter le village des fruits exotiques qu’ils ont découverts dans la forêt interdites (ils appellent ces fruits des « bananes quelque chose » car ils ne connaissent pas d’autres fruits!)

Malheureusement, leurs efforts se retournent contre eux et ils partent à l’aventure pour trouver une solutions dans la forêt interdite… Là c’est une grande aventure avec des rencontres avec d’autres animaux et d’autres fruits et c’est vraiment très drôle!

Mais au-delà de l’aventure, c’est aussi une histoire sur la différence et le vivre ensemble. Une très bonne découverte pour les petits et les grands.

Voici maintenant l’avis de Bastien (8 ans-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

C’est l’histoire d’un singe qui s’appelle Ba et il n’aime pas les bananes alors quand son copain Hai lui montre une nouvelle banane exotique qu’il a pris dans la forêt interdite (qu’il appelle une « banane de terre », mais en vrai c’est un ananas!), ils ont voulu en faire goûter à tous les singes. Sauf que que tous les autres animaux de la forêt interdite arrivent et détruisent tout.

Alors Ba, Mo et Hai, les trois copains singes vont partir faire une quête dans la forêt interdite pour tout réparer. Suspens…

J’ai bien aimé, c’est rigolo, il y a beaucoup de pages qui m’ont plu. J’ai bien aimé car ça parle d’aventures et on a beaucoup rigolé avec maman!

Les dessins, je les trouve rigolos et bien faits aussi.

Je trouve le petit insecte tout en haut dans la pyramide de la dédicace était très rigolo :

  chez Noukette

 catégorie « animal » pour ma ligne BD

Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre qui donc lui reprisait ses chaussettes? : Zidrou et Roger

Cette BD raconte du quotidien, de l’ordinaire, de la vie qui se répète et pourtant, la vie de Mme Hubeau et son fils Michel n’a rien d’ordinaire.

En effet, cette mère âgée s’occupe de son fils handicapé mental. Dans la journée, il est au centre pour handicapés, mais le reste du temps, ils sont ensemble et elle doit gérer les répétitions, les frustrations, les exigences d’un fils qui est un petit garçon dans sa tête mais un homme costaud physiquement.

Mais en plus de ces difficultés qui commencent à peser sur les épaules de Mme Hubeau, il y  de l’amour. Un amour inconditionnel de Michel envers de sa mère et un immense amour plein d’abnégation de la part de la maman pour son fils qu’elle n’arrive pas à laisser un instant.

Je dois dire que j’ai versé une petite larme à la fin de cette lecture. C’est un album très touchant que je vous recommande vraiment!

  chez Noukette

 catégorie « lieu » pour ma ligne BD

Chaussette : Loïc Clément et Anne Montel

Tout d’abord, quel plaisir de retrouver les dessins et les couleurs d’Anne Montel. J’adore vraiment son style, je le trouve plein de poésie, tout en délicatesse, plein de détails. C’est absolument charmant, je ne  m’en lasse pas!

L’histoire est très touchante aussi. Un enfant raconte la vie de sa voisine Josette qu’il appelle « Chaussette » depuis qu’il est petit. C’est une vieille dame qui vit avec son chien Dagobert et qui suit une vie d’habitudes, réglée comme du papier à musique. Elle fait le tour du village, s’arrête aux mêmes endroits, rentre dans les mêmes boutiques, passe dans les mêmes rues, dit les mêmes phrases…

Et puis un matin, quelque chose d’étrange se passe. Chaussette prend les mêmes chemins pour sa promenade mais Dagobert n’est pas avec elle et elle commet des petits larcins qui intriguent fortement l’enfant.

Cet album est une ode aux personnes âgées qui vivent leurs petites vies solitaires et dont les animaux de compagnie sont un repère, une vraie présence. C’est un album sur le deuil, sur la vie, et sur le fait aussi de faire attention les uns aux autres.

Une très jolie histoire!

Voici maintenant l’avis de Bastien (8 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est un petit garçon qui vit à côté d’une vieille dame qui s’appelle Chaussette, mais en vrai, elle s’appelle Josette mais quand le garçon était petit il avait du mal à prononcer le j et finalement c’est resté.

Chaussette fait toujours la même petite promenade avec son chien Dagobert et c’est rigolo parce que c’est toujours la même chose.

Mais quand le petit garçon voit Chaussette sans Dagobert, il sait que ce n’est pas normal.

J’ai bien aimé mais j’ai trouvé que c’était un petit peu triste la fin. J’ai eu un peu de mal à comprendre la page 15 [qui parle de la routine des personnes seules (voir la première photo)] mais maman m’a expliqué.

Les dessins sont rigolos et sont bien. »

Des auteurs j’ai déjà lu et aimé « Shä et Salomé Jour de pluie« , « Le temps des mitaines T1 » et « Le temps des mitaines T2 »

  chez Stephie

La saga de Grimr : Jérémie Moreau

Résumé de l’éditeur : « La Saga de Grimr est une quête d’identité tragique dans un décor grandiose. Le héros y est confronté à chacun des piliers de la culture islandaise : le prestige de la généalogie, le culte de la loi et la superstition. 1783. L’Islande, accablée par la misère, doit encore subir le joug du Danemark. Et le sort de Grimr, devenu orphelin, est plus cruel encore dans ce pays où l’homme se définit d’abord par son lignage. Doté d’une force impressionnante, il se sait capable de rivaliser avec les plus fameux héros de saga même s’il n’est le fils de personne. Il ne lui manque que l’opportunité de prouver sa valeur… »

Nous sommes en Islande au 18ème siècle et un encart nous informe de la situation  du pays à l’époque :

Nous rencontrons Grimr, un jeune garçon roux au moment même où il devient orphelin à cause d’une irruption volcanique. Au lieu d’être recueilli il est tout d’abord attrapé par des vendeurs d’enfants puis sauvé par un voleur impressionné par la force presque surhumaine de cet enfant malheureux. Autant dire que l’âpreté de l’Islande et la vie difficile dans ce pays à cette époque est campée dès le début de l’histoire!

Grimr est donc le fils de personne mais il se lie à Vigmar le Valeureux (ou plutôt le Voleur!) et quand à nouveau il se retrouve seul, à cause de la noirceur de l’homme cette fois plutôt que de la nature, il part alors en quête d’une nouvelle vie. Mais il n’est vraiment pas simple d’être sans racine dans un pays où tout est lié à la famille. L’amour n’est pas facile non plus quand on est un jeune homme taciturne qui a souffert de ses relations avec les autres et qui par sa différence souffre encore. Et pourtant Grimr veut être aimé…

Le pays est un personnage à part entière avec sa nature dure et belle, avec ses traditions, avec ses dangers. On ressent vraiment les conditions climatiques et géographiques/géologiques mais aussi la mélancolie de Grimr un géant rude mais si sensible aussi.

Les dessins servent magnifiquement l’histoire!

Une très belle découverte faite grâce au billet de Moka.

  chez Moka 

 chez Cryssilda

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