S’enfuir -Récit d’un otage : Guy Delisle

Christophe André travaille dans une ONG et il est enlevé en Tchétchénie. Guy Delisle raconte sa captivité, jour après jour (111 jours) en décrivant tout ce qui se passe … ou ne se passe pas, tout ce qui passe par la tête de l’otage.

Il pense d’abord que cela va être régler en quelques jours, puis il compte les jours, les semaines et les mois en commençant à croire qu’il ne sortira jamais.

Il ne comprend pas la langue de ses ravisseurs et ne peut donc ni nouer de contact ni comprendre ce qui se passe autour de lui. Il subit absolument tout.

Nous sommes à la place de l’otage, on n’en sait pas plus que lui sur sa situation. On est dans la même attente, dans le même ennui des jours qui se ressemblent et où il ne se passe rien pour ensuite accélérer au moment de la libération.

Je connaissais Guy Delisle pour « Pyongyang » (lu avant le blog), « Chroniques Birmanes », « Chroniques de Jérusalem » et j’avais beaucoup aimé ces récits très instructifs, réalistes et sérieux mais qui contenaient aussi une part de légèreté et d’humour qu’évidemment, vu le sujet, on ne trouve pas dans ce récit. « S’enfuir » est réellement le témoignage d’un otage mais le parti pris de l’auteur de nous montrer chaque journée m’a un peu ennuyée même si j’ai bien conscience que c’était sans doute nécessaire pour rendre compte de l’enfermement et de l’incertitude ressentie par Christophe André.

Alors c’est un sentiment un peu mitigé : l’effet recherché est atteint car on se met à la place de l’otage enfermé ce qui est vraiment intéressant mais cela a aussi pour conséquence une certaine lassitude pour le lecteur.

Sur le site de Guy Delisle (clic clic), il y une rubrique qui concerne cet album dans laquelle on peut entendre des témoignages audio de Christophe André.

    chez Mo

 chez Karine:) et  Yueyin

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Mon coeur pédale : Simon Boulerice et Emilie Leduc

J’ai eu un gros coup de coeur pour cette BD qui raconte une tranche de vie d’un jeune adolescent des années 80. Simon vit avec ses parents qu’il aime beaucoup. Il a une grande admiration pour sa mère mais encore plus pour sa matante (tante) Chantal la petite soeur de sa mère. Elles viennent de se réconcilier et c’est elle qui gardera Simon pendant l’absence de ses parents pendant un mois.

Simon adore Chantal, la vingtaine décomplexée, très jeune dans sa tête, assez sexy et très attentionnée, un mélange de jeune fille et de femme. Ils vont connaître une grande complicité et Simon, le jeune garçon pas forcément bien dans sa peau et peut-être même en recherche de lui-même, va s’épanouir, grandir et se sentir plus fort au contact de sa tante, en chantant du Samantha Fox, en rêvant de secouristes de « Alerte à Malibu » ou en frissonnant devant des films qui font peur.

Mais  l’équilibre de cette parenthèse enchantée s’effrite quand un homme de l’âge de Chantal rentre dans le tableau et que Simon est relégué à sa place d’enfant et là, c’est une terrible déception pour lui. Car en plus de se sentir sur un nuage en présence de sa tante, Simon est peut-être bien un peu amoureux de cette dernière. Heureusement, le petit garçon n’est pas trop grand pour se réconforter dans les bras de sa mère…

Très belle histoire de cet âge si compliqué qu’est l’entrée dans l’adolescence où on voudrait à la fois grandir plus vite et en même temps que les choses restent comme on les connait. Belles relations amicales et familiales. Il est vraiment touchant ce Simon et Chantal est une belle personne aussi, même si elle ne se rend pas forcément compte de tout ce qui repose sur ses épaules dans la relation avec Simon.

J’ai adoré les dessins et les couleurs, pastels acidulés (si, si, c’est possible!) et traits délicats tout en mouvements. J’avais envie de photographier toutes les pages 😉

Une très belle découverte!

Du même auteur, j’avais lu le roman jeunesse « Jeanne Moreau a le sourire à l’envers »

Merci 

 chez Karine:) et  Yueyin

   chez Stephie

L’oiseau de Colette : Isabelle Arsenault (Billet avec Bastien)

Quelle joie de retrouver le trait d’Isabelle Arsenault découvert dans Jane le renard et moi et Louis parmi les spectres. Cette fois, la BD s’adresse à un public un peu plus jeune (ou aux adultes qui aiment la poésie de l’enfance).

Colette est une petite fille qui vient d’emménager dans un nouveau quartier et qui est vraiment déçue de ne pas avoir d’animal de compagnie. Elle part explorer son nouveau quartier et quand elle croise deux garçons, elle invente une histoire sur le moment : elle a perdu sa perruche. Ensemble, ils vont partir à sa recherche et au fil de la journée, Colette va étoffer son mensonge et les rangs des nouveaux amis vont grossir et le quartier va être ratissé.

L’imagination débordante -presque onirique à la fin- de Colette va servir de ciment à cette bande d’enfants parmi lesquels elle va trouver sa place.

C’est un très joli album sur l’amitié, le pouvoir de l’imagination et l’art de conter. Les dessins sont vraiment très délicats, rehaussés de motifs et de touches de jaune et de bleu. Quand on referme cette BD, on aimerait bien avoir une perruche comme celle de Colette!

Voici maintenant l’avis de Bastien (8 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« Je trouve que d’abord, en fait, elle ment parce qu’elle dit qu’elle a une perdu un animal de compagnie alors qu’au début de l’histoire les parents disent bien qu’ils ne veulent pas en acheter.

Par contre, une perruche, c’est bien imaginé comme mensonge parce qu’une perruche, c’est un animal de compagnie qu’on ne voit pas souvent. Moi, j’aurais surement dit un chat!

Des enfants qui ont l’air assez sympa mais qu’elle ne connait pas vont l’aider à retrouver sa perruche. Le but de cette histoire ce n’est pas de retrouver une perruche qui n’existe pas mais de se faire des amis et de découvrir le quartier comme lui a dit de faire sa mère.

J’ai bien aimé car j’aime bien les animaux et avec les indices que Colette donne sur sa perruche, je pense qu’elle doit être assez jolie.

Je trouve que les dessins de la perruche que Colette a dessiné est rigolo et bizarre mais celui que l’illustratrice a fait pour de vrai est très joli! »

Merci 

 

 chez Karine:) et  Yueyin

   chez Stephie

 catégorie « animal »

 

Où le regard ne porte pas (T1 et T2) : Georges Abolin et Olivier Pont

J’avais repéré ces album il y a bien longtemps chez Sandrine (cliquez pour voir son billet) et elle conseillait à l’époque d’avoir les deux tomes sous la main avant de le commencer, conseil que je vous donne aussi (mais j’ai vu qu’il existait aussi une version intégrale de ce titre). En effet, on peut rester sur sa faim en attendant la suite mais aussi pour mon cas, je dois dire que le premier tome a pris plus de sens en lisant le deuxième car j’étais un peu perdue dans le premier. Je vais essayer de vous expliquer pourquoi sans trop en dire!

Je vais commencer par vous donner les résumés de l’éditeur :

Tome 1 : « 1906, Barellito. Une famille venue de Londres emménage au bord de la mer, dans un petit village d’Italie. Le père veut se consacrer à la pêche. Le fils, William, se réjouit déjà à l’idée de courir en pleine nature, loin de la grisaille londonienne. Et puis, il y a Lisa, la petite voisine aux cheveux noirs qui l’a si gentiment accueilli… Mais les habitants de Barellito ne cachent pas leur hostilité aux nouveaux arrivants. Ils n’apprécient pas que des  » étrangers  » s’installent chez eux. Quant à Lisa, elle semble douée d’étranges pouvoirs… »

Tome 2 : « Des années après leur séparation, devenus adultes, Lisa, William, Paolo et Nino se retrouvent enfin, à Istanbul où réside Lisa. Celle-ci leur apprend qu’elle vient de perdre l’enfant qu’elle attendait et que son compagnon, Thomas, l’a quittée précipitamment. Pour William, Paolo et Nino, la surprise est totale et les souvenirs reviennent vite à la surface… Lisa leur demande de l’accompagner au Costa Rica où se trouverait Thomas. C’est aussi là que la réponse à leurs étranges visions se trouve… Une magnifique histoire au dénouement inattendu dans lequel on découvrira aussi  l’explication du titre… »

Dans le premier tome, il y a un air d’insouciance chez 4 enfants qui s’entendent très bien et qui sont tous nés le même jour. Mais au-delà des jeux d’enfants dans la campagne et le bord de mer italien, il y aussi d’étranges séances presque chamaniques où les enfants ont des visions qu’ils ne comprennent pas (et pour être honnête, moi non plus avant de lire le tome 2!). Leurs relations sont très fortes mais des événements extérieurs les séparent.

Ils se retrouvent dans le deuxième tome, ou plutôt, 20 ans plus tard, Lisa, la jeune fille du groupe dont les 3 garçons étaient plus ou moins amoureux, fait appel à ses compagnons de jeu d’enfance pour leur demander de l’aide. Ils partent ensemble au Costa Rica pour retrouver l’amoureux de Lisa mais dans cette aventure c’est bien plus qu’ils vont découvrir… Ils vont comprendre ce qui les unissait quand ils étaient enfants, ils vont comprendre leurs visions et nous, lecteurs allons comprendre la part fantastique qui était latente dans le premier tome.

J’ai plutôt bien aimé cette histoire mais j’ai préféré le deuxième tome, le premier tome se dispersant sans doute un peu trop dans des histoires sur l’île qui n’étaient pas forcément « utiles » à l’histoire. Les dessins sont très agréables, les couleurs rendant vraiment bien les atmosphères.

Ce n’est pas un coup de coeur mais une bonne découverte malgré tout.

L’adoption : Zidrou et Monin

Tome 1 : Qinaya

Alain et Lynette reviennent du Pérou avec la petite Qinaya qu’ils viennent d’adopter après un terrible tremblement de terre. Toute la famille est là pour les accueillir. Il faut plus de temps à Gabriel -le grand-père- pour laisser Qinaya entrer dans sa vie. Il est bourru et n’aime pas trop qu’on bouscule ses habitudes d’homme de 74 ans. Mais, petit à petit, l’adorable petite fille de 4 ans l’adopte, lui, et il devient un grand-père gâteau.

Ce serait une belle histoire d’adoption mais il y a un twist à la fin du 1er tome qui apporte une fin abrupte et violente…

J’ai beaucoup aimé cet album que j’ai trouvé très touchant, mignon et drôle tout en étant assez réaliste dans la façon dont les enfants adoptés adoptent aussi leur entourage. Très belle histoire de famille.

Tome 2 : La Garùa

Je ne veux pas dévoiler la fin du tome 1 en vous parlant du tome 2 car moi même je ne savais pas comment se finissait le premier album quand je l’ai commencé.

Alors, dans cet album, Gabriel se trouve au Pérou. Il a décidé d’aller là-bas pour y voir plus clair sur certains événements du tome 1. Il regrette très vite d’être venu mais en attendant un avion, il fait la connaissance de Marco, qui lui est venu pour trouver le corps de sa fille morte dans le tremblement de terre.

Ils vont visiter la ville ensemble et parler de leurs familles. Cette rencontre fait comprendre à Gabriel que c’est chez lui, en France que sa famille a besoin de lui et cela lui permet de clore un chapitre.

Je dois dire que j’ai moins aimé cet album que j’ai trouvé plus délayé et aurait sans doute pu être une conclusion de quelques pages au premier album en en faisant un one shot. Je n’ai pas trouvé la même émotion que dans le premier tome, comme s’il était détaché. Peut-être aussi que j’en attendais trop.

La poudre d’escampette : Chloé Cruchaudet (Billet avec Bastien)

J’ai choisi cette BD après avoir lu l’avis de Lasardine qui m’avait tentée. Quand j’ai commencé à la lire je n’ai pas pu m’empêcher de glousser presque à chaque page! Et j’ai donc proposé à Bastien de la lire aussi!

L’histoire est celle de Paul, un petit garçon loin d’être aventureux (il est même équipé pour survivre à toutes les éventualités grâce à ses nombreuses poches!) qui au détour d’une promenade avec sa chienne Paulette (une sorte d’ourse poilue et fofolle), rencontre une bande d’enfants qui ont construit un radeau-cabane amélioré (un paquebot, d’après eux) pour suivre la rivière jusqu’à la mer et accomplir leur rêve qui est tout simplement de « trouver [leur] place, l’endroit qui [leur] est destiné ».

Après s’être largement moqué de Paul, de ses poches et de ses gadgets de survie et lui avoir donné le nom de code « Pouch » (mélange de bec de poule et poches), ils acceptent qu’il embarque avec eux.

Et c’est parti pour l’aventure, une rencontre avec d’autres enfants et des batailles dignes de pirates en culottes courtes!

C’est mignon, c’est plein d’innocence et c’est drôle mais c’est aussi une belle leçon d’amitié et de solidarité!

J’ai beaucoup aimé cet album aux dessins crayonnés aux crayons de couleur.

Voici maintenant l’avis de Bastien (presque 8 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot :

J’ai eu envie de la lire parce que maman m’a dit que ça pouvait me plaire et qu’elle rigolait en la lisant mais j’ai pas trouvé ça drôle, j’ai pas rigolé par rapport à elle.

Mais j’ai trouvé cette BD bien! L’histoire m’a plu. J’ai trouvé ça original : des enfants qui veulent partir dans des paquebots construits eux-même tout en récupération. Aussi, ils disent que dans la mare, il y a des sirènes, c’était rigolo et ça, c’est là qu’on peut voir que c’est pas vrai. Par contre des enfants qui veulent fuguer de leurs parents, ça pourrait arriver.

En un seul mot : j’ai bien aimé!

Mon personnage préféré, c’est Paul parce qu’il était marrant avec toutes ses poches. A un moment, il énumère toutes les choses qu’il a dans ses poches il a même une poche dans ses chaussettes! Mes gadgets préférés c’est les « jumelles-caméra à infrarouge pour voir les animaux nocturnes », le « répulsif multi-bêtes » et le « goûter de survie » parce que ça a l’air bon! Et aussi, le chien, j’ai bien aimé!

Par contre, je me demande vraiment si Paul  porterait pas une jupe?

 

De cette auteur, je vous recommande aussi : « Mauvais genre« , « Groenland Manhattan«  et « Ida« !

 

    chez Moka 

 

Je ne suis pas n’importe qui! Six histoires pas trop courtes et franchement distrayantes : Jules Feiffer

Comme l’indique le sous-titre l’indique, cet album est composé de six histoires courtes, comme un recueil de nouvelles en BD. Les planches en noir et blanc et grisé n’ont pas de cases. Les espaces sont parfois délimitées par des fonds gris ou entourés par le texte. Il y a parfois des pleines pages d’un dessin. Le trait est net, sobre, expressif et efficace.

Dans toutes ces « nouvelles » l’auteur qui a dessiné dans les années 50 montre la société dans laquelle il vit avec un certain cynisme tout en laissant assez d’intemporalité dans les planches pour que l’ont puisse s’identifier à ces histoires encore tout à fait d’actualité! Les dessins ont à la fois un petit côté rétro et moderne! J’ai beaucoup aimé!

  • Passionella

Cette histoire raconte la vie d’une femme au physique un peu ingrat qui rêve d’être une star de cinéma et qui, quand elle se transforme par magie, réalise que l’adulation ne lui suffit pas, elle veut en réalité être aimée pour elle-même.

 

  • Harold Zwerg

Harold Zwerg pourrait être le meilleur dans tous les sports mais il ne le souhaite pas! Ce qu’il aime, c’est vivre sa « petite vie » de simple employé de classement qui rêve d’être un jour comptable. Mais arrivent les jeux olympiques et quand la Russie annonce qu’elle va présenter ses meilleurs athlètes,  Harold Zwerg subit des pressions et est taxé d’antipatriotisme alors il accepte de participer mais à sa façon qui relève de l’exploit même si ce n’est pas l’exploit qu’attendait le gouvernement.

 

  • La lune de George

George est sur la lune -la vraie lune- il est seul… Au début, il cherche à comprendre puis il cherche à s’occuper puis il cherche un sens à la vie, cherche même une puissance supérieure… Et puis il commence à voir des fusées et il espère d’abord être sauvé puis il réalise qu’il n’est pas sûr de vouloir l’être…

 

  • La machine solitaire

Walter Fay n’aime personne et n’est aimé par personne. Il veut pourtant être aimé mais forcément, ça ne marche pas. Il se coupe du monde et crée une machine qui va être tous les compagnons dont on peut avoir besoin dans une vie. Il prend confiance et se sent alors prêt à affronter le monde et aimer et être aimé… Mais il faut alors sacrifier celle qui lui a redonné le goût des autres.

 

  • Munro

Munro est un petit garçon de 4 ans qui est un jour convoqué dans l’armée… Malgré son âge, que personne ne remarque, il doit subir les entraînements et le formatage de l’armée. L’institution est clairement montrée comme insensible, aveugle et  déshumanisante. Une critique acerbe!

 

  • La relation

En quelques pages toutes construites de la même manière, on voit un résumé d’une vie de couple, entre rejet, passion, affection, ennui et isolement pour retomber dans le rejet et repartir sur le même cycle. Une critique très graphique de certaines relations malsaines.

7169085-une-collection-de-bulles-de-discours-de-style-bd-illustration       BD de la semaine saumonchez Stephie

 objectif 2017 : –28

objectif PAL chez Antigone

 chez Titine

 

Western : Rosinski et Van Hamme

Western

Pour commencer, cet album m’a été offert par Anne et si elle-même ne m’avait pas dit dans son petit mot que ce n’était pas le genre d’univers qui l’attirait mais qu’elle avait beaucoup aimé, j’aurais moi aussi eu des doutes. Et puis, j’ai lu « Faillir être flingué » et pour rester dans l’ambiance « western » que j’avais beaucoup aimé dans ce roman, je me suis dit qu’il était temps de sortir cette BD de ma PAL. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre et j’ai beaucoup aimé !

L’histoire commence dans une petite ville à la fin du 19ème siècle quand Ambrosius Van Deer, un riche éleveur de bétail vient à Fort Laramie parce que Jess Chisum lui a dit avoir retrouvé son neveu Eddie, disparu 10 ans auparavant, kidnappé par des Indiens qui ont massacré le reste de sa famille. En réalité, même si Chisum présente un médaillon avec les photos des parents de l’enfant disparu, il a monté une arnaque pour récupérer les 1000 dollars promis en faisant passer son petit frère pour un enfant élevé par des Indiens mais les faux semblants ne s’arrêtent pas là puisque Van Deer ne venait pas sauver son neveu mais le tuer pour être sûr d’hériter de toutes les terres de son frère. Aucun des plans des deux hommes ne se passent comme ils l’imaginaient et après une fusillade, c’est le jeune Nate qui est le seul à s’en sortir à peu près… Il va perdre un bras et apprendre à très bien tirer avec son bras valide et une fois adulte, il va arriver dans une ville où il est embauché par le shérif pour devenir gardien de la banque ? Le shérif qui pensait que le jeune manchot ne saurait pas se débrouiller se retrouve dans l’embarras quand Nate devient le meilleur garde que la banque ait connue.

Mais il ne fait pas bon de contrarier un shérif véreux et quand Nate essaie de refaire sa vie, c’est le passé qui se rappelle à lui et on va constater que ce n’est pas la fin des faux semblants quand il retrouve par hasard la fille de Ambrosius Van Deer.

Une histoire sombre, une plongée dans le grand Ouest américain avec ses personnages rudes et sans concession. Une très bonne découverte au niveau de l’histoire et des dessins réalistes : on est dans un western mais aussi entrecoupé de belles pages peintes.

Je pense que j’ai encore plus accroché à cette BD pour l’avoir lu juste après « Faillir être flingué », c’est pourquoi je vous parle de ces deux titres aujourd’hui !

Et enfin, pour l’anecdote, puisque c’est le jour de la BD de la semaine, quand j’ai passé l’album à L’Homme en lui disant que ça pourrait lui plaire, il a regardé la couverture en disant « Ah oui, Van Hamme, l’auteur de Thorgal et XIII ! » (alors que moi, je ne connaissais pas du tout !!)

7169085-une-collection-de-bulles-de-discours-de-style-bd-illustration      BD de la semaine saumonchez Moka

PAL 2017 objectif 2017 : -24          

 objectif PAL                    chez Antigone

 par Anne dans le cadre du concours qu’elle avait organisé pour l’Objectif PAL 😉 (Cliquez sur son nom pour voir son avis)

mois américain chez Titine

Un océan d’amour : Lupano et Panaccione

coeur

 

un océan d'amour

A force de voir cette couverture de BD passer sur la blogo, j’ai sauté dessus dès que je l’ai vu à la médiathèque. Et je suis ravie car ça a été un coup de cœur.

L’histoire est celle d’un pêcheur breton qui part un matin sur son bateau laissant sa femme comme d’habitude… Mais cette fois les choses ne se passent pas du tout comme prévu ! Son petit chalutier fait une mauvaise rencontre avec un monstrueux bateau de pêche démesuré et commence alors pour lui une aventure maritime où il est accompagné d’un goéland et nourri aux sardines en boîtes, il va risquer la mort à plusieurs reprises il fait aussi de mauvaises rencontres.

De son côté, sa femme, après avoir attendu le retour de son homme sur le quai avec sa robe noire et blanche et sa coiffe bretonne, traverse des angoisses terribles en ne le voyant pas revenir. Après avoir cherché conseils auprès d’une voyante puis de Dieu, sa quête va la mener sur un paquebot de luxe qui va à La Havane. Partout où elle passe, elle apporte sa petite touche bretonne !

Je ne veux pas vous spoiler mais je vous annonce quand même un happy end pour ces deux personnages hauts en couleurs qui malgré les apparences s’aiment beaucoup !

Cet album qui a la particularité d’être sans parole est extrêmement vivant et expressif et à la fois drôle et touchant. Les dessins sont parfois comiques parfois grandioses selon les scènes.

Une BD à conseiller à tous les Bretons mais pas seulement ! A découvrir sans modération !

BD     chez StephieBD de la semaine saumon

médiathèque

Listes des BD lues ici

Voici la liste des BD lues sur le blog :