Miss Charity T 1 L’enfance de l’art (d’après Marie-Aude Murail) : Loïc Clément et Anne Montel

En 2010 j’avais eu un coup de coeur pour le roman de Marie-Aude Murail « Miss Charity », alors quand j’ai eu vent d’une adaptation BD j’ai tout de suite été intéressée. Et encore plus quand j’ai su que les auteurs étaient Loïc Clément et Anne Montel car j’ai adoré tout ce que j’ai lu d’eux : Shä et Salomé Jours de pluie,  Le temps des mitaines (T1), Coeur de renard (T2), La Nuit des croque-souris (T3), Chaussette et Les jours sucrés!

Ce premier tome, comme son sous-titre l’indique, raconte l’enfance de Miss Charity. Pour vous raconter l’histoire, je vais reprendre ce que j’en avais dit dans mon billet à l’époque car c’est très fidèle au roman!

Miss Charity est une petite fille qui grandit dans une famille de la bonne société Victorienne en Angleterre. Comme la plupart des enfants de cette époque, elle est reléguée à la nursery avec sa bonne (un personnage haut en couleur!). Miss Charity s’ennuie au 3ème étage de la maison familiale jusqu’à ce qu’elle commence à adopter et apprivoiser lapins, souris, crapauds et autres canards et corbeaux… Elle les étudie, ainsi que les champignons et la nature en général et les peint à l’aquarelle. Elle fréquente aussi ses cousines qui, elles, suivent de plus près la vie des jeunes filles de la bonne société.

J’ai aimé l’histoire comme je l’avais aimé lors de ma première lecture mais je dois dire que l’adaptation est excellente! Les dessins et l’univers de Loïc Clément et Anne Montel se prêtent parfaitement à l’ambiance et aux aventures de Miss Charity. C’est vraie réussite et j’ai bien hâte de découvrir la suite!

Pour voir des images, allez sur le site de l’éditeur.

Catégorie Art

Sous les galets la plage : Pascal Rabaté

Pascal Rabaté est un auteur de BD que j’aime beaucoup et j’ai déjà lu plusieurs de ses album alors quand j’ai vu cette BD dans les nouveauté de la médiathèque, je n’ai pas résisté!

A la fin de l’été 1963, Albert, Francis et Edouard, trois copains de bonnes familles, viennent finir leurs vacances dans les propriétés familiales avant de commencer leurs études supérieures. Profitant de leur liberté, les jeunes hommes boivent le vin de leurs pères et trainent sur la plage la nuit. C’est là qu’ils font la connaissance d’Odette, une jeune femme très libre qui leur propose un bain de minuit… Les trois garçons, coincés comme pouvaient l’être des garçons de familles bourgeoises des années 1960, tombent bien entendu sous son charme.

Plus tard, quand ils la reverront, ça sera à leurs dépens puisqu’elle va les manipuler pour les entraîner dans une association de malfaiteurs. Mais Albert et Odette vont tomber amoureux et il va surtout découvrir auprès d’elle et de sa vie marginale qu’il ne veut plus se plier aux désirs et aux traditions de sa famille.

Cette histoire qui se passe au début des années 1960 laisse entrevoir ce que la fin des années 60 et mai 68 va changer dans la vie de nombreux jeunes.

J’ai beaucoup aimé les dessins tout en finesse et plein de sensualité qui représentent très bien l’époque.

Pour voir des dessins, allez sur le site de l’éditeur.

La Ferme des Animaux : George Orwell adapté et illustré par Bernardi Odyr

Bastien et son père ont lu ensemble le roman « La ferme des animaux » en lecture du soir et ils en parlaient parfois et quand j’ai croisé cette BD à la médiathèque, je me suis dit que c’était l’occasion de découvrir ce classique de la littérature anglaise.

Ce n’est pas tout à fait une BD mais plus un album ou un roman graphique. L’histoire est racontée par le texte et illustrée par des peintures. J’ai beaucoup aimé ces illustrations, pleines de mouvements. Cliquez ici pour voir des planches!

Dans cette histoire, les animaux de ferme qui en ont assez de travailler pour le bénéfice des hommes et en suivant les deux cochons, Napoléon et Boule de neige, ils vont se rebeller prendre le dessus sur les hommes. Ils se répartissent alors le travail sur la ferme mais le fruit de leur labeur est symbole de leur nouvelle liberté : ils travaillent maintenant pour eux. Ils établissent des règles et apprennent tous à parler et lire. Il y a un vrai échange entre eux et un sentiment de solidarité.

Et puis, petit à petit, les cochons s’octroient le droit de diriger plutôt que de travailler. Ils sont ceux qui ont les idées et ils estiment qu’ils ne doivent pas faire les efforts…

Ensuite vient la répression envers certains animaux qui ont bien conscience qu’ils sont peut-être « libres » mais qu’ils travaillent plus dur et dans des conditions moins bonnes qu’avant mais ils n’ont même plus la force de se rebeller à nouveau et c’est un état totalitaire qui s’est donc installé.

J’ai trouvé cette histoire vraiment intéressante, montrant tellement bien les états totalitaires ayant existés et pointant du doigt ce qui pourrait encore se produire. Le biais de l’album est très visuel et appuie vraiment de propos. Je vous le recommande.

chez Lou et Titine
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Heartstopper Tome 1 Deux garçons, une rencontre : Alice Oseman + Heartstopper (Série Netflix)

couverture anglaise
couverture française
La série

Cette BD est à l’origine d’une excellente série Netflix que j’ai regardée le mois dernier. Je l’avais conseillée à mon amie Mrs B qui m’a fait la surprise de m’offrir le premier de la BD en anglais.

L’histoire se passe dans un lycée de garçons en Angleterre. Charlie a 15 ans et il est ouvertement homosexuel et s’il a été harcelé l’année précédente, il est maintenant bien perçu dans le lycée malgré une certaine timidité. Nick est un jeune de 16 ans, rugbyman, sportif, sérieux et sympathique. Ils ne gravitent pas dans les mêmes cercles au lycée mais se retrouvent côte à côte dans un groupe d’étude et s’entendent très bien.

Ils deviennent amis et Charlie a très vite un coup de coeur pour Nick tout en se doutant bien que ce dernier est certainement aussi hétéro que possible mais de son côté, Nick réalise que ses sentiments pour Charlie dépassent une simple amitié et cela le perturbe beaucoup.

Les deux garçons vont se rapprocher de plus en plus, de façon aussi délicate que cela peut-être dans une première histoire d’amour, pleine d’incertitudes, de peur de se faire avoir (Charlie a subi une relation cachée juste avant) et la peur du regard des autres (Nick est pris par surprise par ses sentiments qui ne correspondent pas à son groupe d’amis).

La série est très fidèle à la BD, les acteurs ressemblent bien aux personnages. Concernant les dessins, ils ont un air de manga, avec un assez gros traits et des cases très sobres. Je ne suis pas tombée sous le charme du côté graphisme mais j’ai vraiment trouvé l’histoire formidable et je pense que la série de 4 albums devrait se trouver dans toutes les médiathèques et tous les CDI!

Ce premier tome met en lumière deux personnages mais dans la série, plusieurs autres personnages sont développés en parallèle de Charlie et Nick, j’en déduis que les 3 autres tomes vont présenter un peu plus les autres personnages. Je ne vais donc pas trop développer ces aspects de la série pour ne pas spoiler pour ceux qui ne liraient que la BD.

Série de huit épisodes de 30 minutes environ par Alice Oseman (scénariste -autrice de la BD à l’origine de la série) et Euros Lyn (réalisateur).

J’ai eu envie de regarder cette série après avoir lu des témoignages d’homosexuels adultes qui disaient qu’ils auraient adoré avoir accès à ce genre de représentation quand ils étaient adolescents eux-mêmes.

Ce que j’ai vraiment aimé dans la série c’est que les histoires d’amours homosexuelles sont montrées de façon aussi naturelles que des histoires hétérosexuelles, aussi maladroites, incertaines et pleines d’espoir.

C’est une série vraiment mignonne, touchante et cela aborde les thématiques de l’amour, de l’amitié, de la tolérance. J’ai beaucoup aimé et je pense que comme la BD, c’est une série parfaite pour les adolescents qui peuvent se poser des questions sur leur sexualité ou qui ont des amis qui se déclarent homosexuels, bisexuels ou transsexuels. Mais c’est aussi une série qui peut être regardée par tout le monde et j’ai lu quelque part que c’était une « rom-com gay » et je trouve que l’appellation est bonne.

Autre point très intéressant, le réalisateur explique qu’il a voulu que la majorité de l’équipe de réalisation soit issue de la communauté LGBT pour pouvoir apporter un éclairage le plus authentique possible, lui-même étant gay. D’ailleurs le personnage transgenre est joué par une actrice transgenre et si je ne suis pas allée chercher pour tous les acteurs, j’ai lu un article dans lequel Joe Locke -qui joue Charlie- parle de sa propre expérience de jeune gay.

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par mon amie Mrs B
chez Lou et Titine
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Ils étaient dix (adapté d’Agatha Christie) : Pascal Davoz et Callixte

En 2011, j’avais parlé du roman d’Agatha Christie qui s’appelait alors encore « Dix petits nègres » mais que j’ai lu en anglais sous son titre « And then there were none » et cette adaptation en BD du roman est donc une « relecture » pour moi alors pour vous raconter l’histoire, je vais vous recopier ce que j’avais écrit à l’époque :

Dix personnes qui ne se connaissent pas  sont conviées sous divers prétextes sur une île isolée du Devon (« Indian Island » dans la version anglaise moderne qui a transformé « l’île au Nègre » de la version d’origine et de la version française et « L’île du soldat » dans la BD) par un mystérieux Mr Owen .

Dès la première soirée, une voix enregistrée annonce que toutes ces personnes avaient commis un crime, directement ou indirectement au cours de leur vie et qu’ils allaient tous être puni pour ces crimes.

Un par un, les invités meurent, en suivant le schéma d’une comptine affichée dans la maison…et au fur et à mesure que les gens meurent, une des dix statuettes qui étaient dans la salle à manger disparaît… Et pourtant, il n’y a personne à part ces 10 personnes, l’île a été fouillée méthodiquement par les invités dès la première mort…

La BD est très fidèle au roman et si les dessins sont assez classiques (un peu trop pour moi) ils sont réussis et donnent bien la personnalité de chaque personnage et je trouve que c’est un bon support pour découvrir Agatha Christie ou le relire comme moi!

Catégorie chiffre pour ma ligne BD
chez Lou et Titine
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Chez Hilde et Lou

Cinq petits cochons : Agatha Christie (Lu par Samuel Labarthe)

Dans une émission des Bibliomaniacs, Laure a présenté son coup de coeur pour ce roman d’Agatha Christie en version audio et ce qu’elle en disait me tentait bien alors, j’ai regardé dans ma PAL spéciale Agatha Christie et quelle ne fut pas ma surprise de constater que parmi les 77 oeuvres de l’autrice de ma collection Le Masque, je n’avais pas celui-ci! Heureusement ma médiathèque est bien fournie en livres audio et j’ai pu audiolire mon premier Agatha Christie!

Hercule Poirot est sollicité par Carla Lemarchant, qui lui soumet une enquête très particulière, un cold case! En effet, il y a une quinzaine d’années, Amyas Crale, un peintre célèbre, père de la jeune femme, est mort empoisonné et c’est Caroline, sa femme et la mère de Carla, qui a été jugée et condamnée pour ce crime. Carla n’était qu’une enfant de 5 ans à l’époque mais elle raconte au détective qu’avant sa mort en prison, sa mère lui a adressé une lettre dans laquelle elle clame son innocence.Carla Lemarchant veut connaître la vérité, quelle qu’elle soit, avant de se marier.

Malgré la difficulté de retrouver le coupable si longtemps après, Hercule Poirot accepte l’enquête car il n’a pas l’intention de chercher des indices mais juste d’interroger les cinq personnes présentes au moment du drame. Ils leur demande à tous d’écrire le plus précisément possible, leurs souvenirs de cette période, les relations entre tous les protagonistes et les faits précis dont ils se souviennent. Puis, il va recouper ces témoignages écrits et rassembler tout le monde pour raconter à tous comment se sont déroulés les faits exactement!

L’ambiance est celle d’une belle maison dans la campagne anglaise, une bonne famille, avec une gouvernante, un couple explosif, un peintre exubérant, une modèle devenue une maîtresse, une demi-sœur de 15 ans assez chipie, un meilleur ami de toujours et son frère scientifique à ses heures… Evidemment, beaucoup de secrets et de non dits qui vont être mis à jour par Hercule Poirot… ou plutôt par les suspects eux-mêmes sans même s’en rendre compte!

J’ai aimé cette histoire (et Agatha Christie est tellement douée pour tirer plein de ficelles dans tous les sens et nous mener en bateau qu’en écrivant ce billet, je ne suis plus tout à fait sûr de qui est le coupable 😉 C’est aussi très bien lu par Samuel Labarthe.

Petite anecdote personnelle : le titre vient d’une comptine pour enfants qui va servir à Hercule Poirot pour parler des témoignages de ses 5 suspects et moi, même si le texte était en français dans le roman, ça m’a immédiatement rappelé des souvenirs car quand j’étais petite ma mère et ma grand-mère me la chantonnaient et je la disais à Bastien quand il était petit au moment de lui couper les ongles car à chaque phrase, on remue un orteil :

This little piggy went to market,
This little piggy stayed home,
This little piggy had roast beef,
This little piggy had none,
And this little piggy cried « wee wee wee » all the way home.

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catégorie animal
En fait, c’était un des rares Agatha Christie que je n’avais PAS dans ma collection!
chez Lou et Titine
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Chez Hilde et Lou

La terre des fils : Gipi

Résumé de l’éditeur : « La Terre des fils marque un point de bascule dans l’œuvre du grand auteur italien. Trois ans après Vois comme ton ombre s’allonge, La Terre des fils révèle une nouvelle écriture dans l’œuvre de Gipi. Un livre riche, tant roman d’anticipation que roman d’initiation, La Terre des fils est une œuvre ambitieuse, réflexion sur la langue et ode à l’amour seul capable de changer le monde malgré les pires fléaux. Pour ce magistral roman graphique, l’artiste renonce aux couleurs et au récitatif. Seuls les silences et le dialogue racontent, en noir et blanc, une histoire âpre et magnifique. Travaillant de livre en livre sur le passage d’un âge d’enfant à celui d’adulte, Gipi interroge ici sur l’abandon et la mort mais surtout sur ce que nous laissons en héritage. D’une écriture minimaliste, il raconte une histoire d’épreuve ; celle de l’apprentissage de l’autonomie et de la connaissance de la réalité, illustrant de nouvelle manière l’allégorie de la caverne de Platon. Une aventure en zone étrange empreinte ici de ténèbres mais aussi de lumière et d’horizon. Incertain mais ouvert.« 

*

Cette bande dessinée raconte un monde post-apocalyptique, ou en tout cas une monde où seuls quelques individus vivant séparés les uns des autres dans les marais sont les survivants du monde d’avant. Ils sont peu nombreux et doivent se méfier les uns des autres car dans cette situation de survie chacun est une menace potentielle, il n’y a pas d’amis, pas de confiance.

Un père et ses fils vivent ensemble mais les garçons n’ont pas connu ce monde du passé. Le père écrit tous les jours dans un cahier mais les garçons, des adolescents, ne savent pas lire et ne souhaitent qu’une chose : savoir ce qu’il y a dans ce cahier et plus tard, trouver quelqu’un qui le leur lise.

C’est noir, très noir… Il y a de la violence, psychologique et physique. Il n’y a pas de bons sentiments et il ne faut pas croire que la bonté a sa place dans ce monde où dans sa tentative de reconstruction, la société transforme le sadisme en une nouvelle religion.

C’est noir et en même temps, c’est une histoire d’apprentissage, de découverte du monde, de prise de conscience de ce qu’est l’humanité.

C’est noir et pourtant, même si parfois c’est horrible, c’est aussi beau et touchant.

Les dessins sont d’une grande force aussi.

Cliquez ici pour voir des planches.

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Lu en 2021
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Catégorie famille

Nellie Bly, Première journaliste d’investigation : Luciana Cimino et Sergio Agozzino

J’ai lu cette BD en octobre mais j’ai gardé mon billet pour le mois italien car les deux auteurs sont italiens mais j’aurais pu parler de cette BD le 8 mars pour la journée internationale du droit des femmes le 8 mars en même temps que la BD « Nellie Bly dans l’antre de la folie » car cette biographie nous montre à quel point Nellie Bly a été précurseur dans le féminisme et le droit des femmes au 19e siècle.

C’est donc une biographie qui part de sa jeunesse et de ses débuts de journaliste avec son premier reportage pour dénoncer les conditions dans lesquels les femmes étaient internées dans un asile de New York (je vous conseille « Nellie Bly dans l’antre de la folie » qui détaille cet période de la vie de la journaliste.)

Mais la biographie nous parle aussi de son tour du monde en moins de 80 jours sur les pas de Philéas Fogg où elle a brillé, démontrant qu’une femme était capable de voyager seule, puis elle a fait un reportage en immersion pour mettre en lumière les ouvrières.

Puis pendant un temps, elle s’est occupée de l’entreprise de son mari, la faisant fructifier tout en prenant soin des ouvrières.

Enfin, elle a retrouvé le chemin du journalisme mais en gardant toujours en tête de s’occuper de la place des femmes.

C’est vraiment une femme fascinante, on aurait presque du mal à croire que ce soit réaliste si ce n’était pas une histoire vraie! Et c’est une vraie inspiration! D’ailleurs, dans cet album, les auteurs ont fait rencontrer Nellie Bly, très âgée, et une jeune journaliste motivée qui veut donner plus de place aux femmes dans le journalisme, en 1921 et c’est un point de vue que j’ai trouvé intéressant.

J’ai aussi beaucoup aimé les dessins.

Voir une extrait chez l’éditeur.

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Lu en 2021
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Catégorie chiffre

Simon & Louise : Max Radiguès

Le nom de l’auteur et les dessins me rappelaient quelque chose et j’ai vu sur le blog que j’avais déjà lu « 520 km » et en relisant mon billet de 2014, j’ai réalisé que « Simon et Louise » est en fait un intégral qui rassemble « 520 km » et « Un été en apnée » (que je n’ai pas lu). Pour être tout à fait honnête, quand j’ai lu cette BD, je ne m’en suis absolument pas souvenue! C’est donc en partie une relecture mais j’ai beaucoup aimé cet intégrale!

Dans la première partie, Simon découvre que sa petite amie Louise a changé son statut facebook à « célibataire »? Quand il lui demande ce qui se passe, elle lui dit que c’est son père qui lui a dit qu’elle était trop jeune pour avoir un petit ami et elle ne veut plus qu’il la contacte.

Simon est malheureux et il va faire une fugue pour la rejoindre dans le sud où elle se trouve pour la persuader de rester avec lui. En route, en faisant du stop, il fait de bonnes et de moins bonnes rencontres.

Malheureusement, une fois arrivé à Montpellier, c’est la douche froide pour lui.

Dans le deuxième partie, on a la même histoire mais du point de vue de Louise et on découvre alors un éclairage différent et on verra qu’elle n’a pas vraiment vécu les choses comme on le pensait et c’est intéressant de voir que les apparences sont parfois trompeuses.

C’est une très jolie histoire d’adolescents. Cet été sera vraiment pour les deux personnages un moment où ils vont grandir, chacun de leur côté, ils vont apprendre à se connaître eux-mêmes, s’affirmer et cela leur permettra de se retrouver.

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Pour le mois Belge chez Anne

Ballade pour Sophie : Juan Cavia et Filipe Melo

Résumé de l’éditeur : « L’histoire de 2 pianistes pris dans les aléas historiques des années 1930 à 1970 en France. Deux personnes que tout oppose: l’un connaitra le succès et la gloire, l’autre restera à jamais obscur. Un roman graphique en hommage à la musique, par Filipe Melo, scénariste, réalisateur de films… et pianiste professionnel. »

*

Dans cet album deux époques et deux hommes se croisent autour de la musique et du piano.

Nous commençons en 1997 quand une jeune femme se présente chez Julien Dubois, un pianiste renommé et excentrique qui vit en vieillard reclus avec sa gouvernante. Elle se fait passer pour une journaliste et contre toutes attentes, il va lui raconter sa vie depuis son enfance sans lui cacher la vérité.

On retourne alors dans le passé en 1933, quand enfant, Julien Dubois, poussé par une mère ambitieuse de milieu aisé, se confronte à Frédéric Simon, un jeune prodige du piano, un garçon modeste qui ne va pas recevoir les honneurs mérités à cause de l’influence de la mère de Julien.

La guerre arrive et Madame Dubois va choisir son camps, celui de l’influence…

Julien va fuir et connaître une vie démunie et plus tard, sa mère va le remettre au piano de force avec l’aide d’un impresario qui ne pense qu’au gain. Il va vendre un peu son âme au diable et devenir quelqu’un de célèbre et d’adulé par le public mais il se perd en chemin et se méprise, cherchant toujours la reconnaissance de celui qu’il estime valoir mieux que lui : Frédéric Simon.

C’est une histoire touchante avec pas mal de points de vue intéressants sur la création, le talent et la reconnaissance qui ne vont pas forcément de paire.

J’ai bien aimé les dessins, très délicats.

Pour voir des extraits : cliquez ici!

par ma collègue Coralie : Merci!
Catégorie Art