La nuit est mon royaume : Claire Fauvel

J’ai entendu parlé de cette BD dans une émission des Bibliomaniacs mais je dois avouer que si j’ai apprécié ma lecture sur le moment, j’en ressors nettement moins enthousiaste qu’Eva et Claire.

L’histoire est celle de deux jeunes filles qui se rencontrent au lycée et qui se lient d’amitié. Elles viennent de deux types de familles différents, même si elles habitent la même tour dans le même quartier, Nawel venant d’une famille Nord Africaine assez stricte. Les deux filles sont passionnées de musique et forment un groupe de rock.

Pour leurs études, elles vont à Paris et se trouvent confrontées à un mode de vie très différent. Elles continuent la musique et commencent à se faire connaître. Nawel qui a rencontré un jeune musicien dont elle tombe amoureuse se met à douter terriblement d’elle. Elle sombre petit à petit, l’amitié des filles est impactée.

L’histoire est bien écrite et les dessins sont très agréables. J’ai bien aimé l’étude de la personnalité des deux jeunes filles, en particulier Nawel, exaltée et autodestructrice, dont le destin est plutôt triste. Et pourtant, quand j’écris ce billet quelques temps après avoir lu cette BD je n’en garde pas un souvenir très marquant ou précis.

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Il fallait que je vous le dise : Aude Mermilliod

Résumé de l’éditeur : « La rencontre de la dessinatrice Aude Mermilliod et du romancier Martin Winckler. Deux voix pour rompre le silence sur un sujet encore tabou, l’IVG. Si elle donne le choix, l’IVG ne reste pas moins un évènement traumatique dans une vie de femme. Et d’autant plus douloureux qu’on le garde pour soi, qu’on ne sait pas dire l’ambivalence des sentiments et des représentations qui l’accompagnent. L’angoisse, la culpabilité, la solitude, la souffrance physique, l’impossibilité surtout de pouvoir partager son expérience. Avec ce livre, Aude Mermilliod rompt le silence, mêlant son témoignage de patiente à celui du médecin Martin Winckler. Leur deux parcours se rejoignent et se répondent dans un livre fort, nécessaire et apaisé. »

Cette BD m’a été conseillée par ma copine Kristina et je l’ai empruntée immédiatement. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre et j’ai beaucoup aimé. C’est une BD documentaire dans laquelle Aude Mermilliod raconte son IVG et montre la réalité de cette opération.

Et puis il y a aussi une forme de biographie de Martin Winckler, médecin et auteur, personnalité qui a beaucoup œuvré pour le droit des femmes concernant la santé.

J’ai trouvé cette BD très intéressante, très instructive et touchante. Une BD sur les femmes et pour les femmes. Si vous n’avez pas encore lu « Le choeur des femmes » de Martin Winckler, je ne peux que vous le conseiller et ces deux livres se font echos!

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Le jour où… Tome 1 à 5 (Série BD) : Béka, Marko, Maela

J’ai lu les 5 BD de cette série presque à la suite les unes des autres car ma médiathèque les a reçues en même temps et comme j’écris ce billet deux mois après les avoir lues, je ne vais pas vous faire de résumé personnel mais plutôt vous donner mon impression générale. Voici déjà les résumés de l’éditeur :

Tome 1. Le jour où le bus est reparti sans elle

Résumé de l’éditeur : Pour trouver sa voie, il faut parfois faire de nombreux détours. Un récit initiatique plein d’optimisme.
Le jour où le bus est reparti sans elle, Clémentine se retrouve coincée dans une singulière épicerie de campagne, loin de tout… mais jamais aussi près de trouver ce qu’elle cherche : des réponses à ses doutes existentiels. Les histoires zen d’Antoine, l’incroyable épicier, l’expérience de Chantal l’écrivain, le passage de Thomas le PDG-randonneur, vont irrémédiablement changer la vision de la vie qu’avait Clémentine. Comme chacun de ces personnages, la jeune femme va essayer de trouver son chemin vers le bonheur. Même si, comme tous les chemins, il emprunte parfois d’étranges détours…

Tome 2. Le jour où elle a pris son envol

Résumé de l’éditeur : Depuis sa rencontre avec Antoine, le sage-épicier, Clémentine a changé pas mal de choses dans sa vie. Mais elle n’a toujours pas trouvé ce qu’elle cherchait : le bonheur et l’apaisement. Quand elle retourne à l’épicerie, Antoine n’est plus là. Simon, un physicien apiculteur a pris sa place. Grâce à lui, Clémentine va entrevoir tous les chemins de vie possibles qui s’offrent à elle. Mais comment faire pour trouver le bon ? Pour le savoir une seule solution… Essayer !

Tome 3. Le jour où elle n’a pas fait Compostelle

Résumé de l’éditeur : Antoine et Clémentine se retrouvent pour marcher dans les Pyrénées. « On va suivre un GR ? » demande Clémentine. « Plutôt des CM ! Des Chemins de Moutons ! » répond Antoine. Car prendre des routes balisées, suivre des sentiers battus, revient à être sous l’emprise des « aimanteurs », qui nous éloignent de notre propre chemin de vie, unique et singulier. À travers une balade au gré de leurs envies, Antoine veut révéler à Clémentine une dernière clé, qui va lui permettre d’ouvrir grand la porte sur le reste de sa vie…

Tome 4. Le Jour où il a suivi sa valise

Résumé de l’éditeur : Guillaume et sa compagne Solène se joignent à un « voyage méditatif » à Bali. Mais à l’arrivée, plusieurs bagages ont été égarés… Guillaume propose de les attendre seul, avant de rejoindre le reste du groupe. En compagnie des valises perdues, d’un papi balinais au sourire communicatif et d’une « évaporée » japonaise, Guillaume va entreprendre une équipée insolite, marquante et formatrice. Sa vision de lui même et du monde en sera changée à tout jamais… car après tout, n’est ce pas ce que l’on croit qui devient notre réalité ?

Tome 5. Le jour où la nuit s’est levée

Résumé de l’éditeur : L’hiver, en fin de journée… Une tempête de froid et de neige s’abat sur Paris, bloquant plusieurs personnes dans la librairie de Clémentine. Dont Guillaume et Naori, maintenant installés dans la capitale, ainsi que Chantal l’écrivaine. Cette bulle de temps imprévue sera l’occasion pour chacun de faire remonter ses souvenirs d’enfance, de réfléchir au poids de l’héritage familial, de l’éducation qu’il a reçue, à l’influence de ses parents et de sa famille sur sa vie et ses choix… Jusqu’à ce que la tempête se calme et que la nuit se lève sur un nouveau jour… et peut-être une nouvelle façon de voir et de mener sa vie.

*

Tous les tomes de cette séries sont construits sur le même modèle. Une personne qui est en recherche d’elle-même, qui ne sent pas vraiment bien dans sa vie mais qui ne sais pas ce qui ne va pas et qui rencontrer une autre personne qui va lui ouvrir l’esprit en lui racontant des anecdotes et sans lui dire quoi changer, va montrer à cette personne une nouvelle voie dans laquelle cette personne pourra s’épanouir. Toujours par l’exemple et jamais par l’injonction, les personnages vont à chaque fois se prendre en main et devenir quelqu’un qui correspond plus à ses désirs profonds (parfois des désirs qu’il ou elle ignorait).

C’est un concentré de chemins vers le bonheur qui, si je l’avais lu en roman, m’aurait sans doute écœuré de bons sentiments mièvres (car je ne suis pas du tout cliente pour les livres de « développement personnel / feel good ») mais qui dans le format BD est très bien passé. Bon, je dois avouer que lire les 5 tomes avec peu de temps entre chaque m’a un peu lassée car il y a vraiment un schéma qui se répète et que ça fini par être un peu dégoulinant de bons sentiments, donc personnellement, je vous conseille d’espacer la lecture de chaque tome. Mais je suis contente d’avoir découvert cette série.

Catégories lieu, objet, couleur, voyage

La remplaçante : Sophie Adriansen et Mathou

Sophie Adriansen m’a déjà beaucoup touchée quand elle a parlé de la maternité dans ses romans « Le syndrome de la vitre étoilée » et encore plus dans « Linea Nigra » qui m’avait donné l’impression de parler de moi alors quand j’ai commencé à voir passer la couverture de cette BD par Sophie Adriansen et Mathou sur le retour à la maison d’une jeune maman et son bébé, j’ai su que je l’achèterai!

Alors, mon expérience personnelle d’un retour à la maison compliqué (je ne vais pas tout raconter à nouveau ici, j’ai déjà raconté beaucoup de choses dans le billet sur « Linea Nigra« ) a fait que depuis, dès qu’une de mes connaissances est enceinte, je lui dis qu’il faut qu’elle se prépare à l’idée que ça sera peut-être dur, qu’elle se sentira peut-être perdue et désemparée et qu’il ne faudra pas hésiter à en parler et surtout toujours garder à l’esprit que ça finit par passer car je trouve qu’on entend trop « C’est que du bonheur! » quand on a un bébé et moi, j’ai eu des sentiments très mêlés pendant les 3 premiers mois de mon fils (au point où j’ai pris un congé parental de 2 mois pour allonger mon congé maternité car c’était juste le moment où ça commençait à être « vivable » pour moi et je ne me voyais pas laisser Bastien toute la journée juste quand on pouvait apprendre à se connaître sereinement… Je me suis sentie très seule au niveau du suivi psychologique et j’ai compris à ce moment-là que des personnes vulnérables et seules fassent du mal à leur enfant dans des moments de désespoir 😦 (même si moi je n’en suis jamais arrivé là !)

Vous vous dites peut-être « Mais elle nous parle d’elle, mais elle ne parle pas de la BD! » et pourtant indirectement, je vous parle de la BD car c’est l’histoire d’une femme qui rentre avec son bébé et qui dès la maternité ne se sent pas à sa place de mère dans sa nouvelle vie… Tout le monde semble savoir sauf elle et elle se sent isolée et désemparée et rêve d’une remplaçante qui saurait faire et pourrait prendre sa place… Et ça, moi, je le comprends très bien.

Et comme je le disait au début, on s’aperçoit, comme cette jeune maman, que ça finit par passer, qu’on finit par savoir faire mais que ce n’est pas toujours facile.

Cette BD est très bien faite et devrait être lue par toutes les futures mamans (et papas!) : pas pour faire peur (personnellement, quand je parle de cela aux futures mamans que je connais, je leur dit aussi « Si tout se passe bien pour toi, tu ne te rappelleras même pas que je t’ai parlé de ça ») mais pour rassurer car si cela leur arrive elles sauront qu’elles ne sont pas des monstres sans coeur mais des mamans en aprentissage.

Merci mesdames pour un album très réaliste et utile!

Je n’oublierai jamais le conseil de mon amie Florence : « Souris à ton bébé, tu auras un bébé souriant » 😉
Cette page m’a piqué le coeur de souvenirs…

L’Odyssée d’Hakim, tome 3 -De la Macédoine à la France- : Fabien Toulmé

Résumé de l’éditeur : « – Je suis Syrien et j’arrive de Turquie.- Wouaaah ! C’est un long voyage, ça.- Oui, on peut le dire. Je suis parti de chez moi il y a presque 3 ans… »

Après leur sauvetage en mer Méditerranée, Hakim et son fils arrivent sur le territoire européen avec beaucoup d’espoir. Pourtant, pour rejoindre la France, le tandem va devoir affronter une nouvelle série d’épreuves faite de centres de rétention, de police frontalière et de xénophobie. Leur courage et la solidarité d’inconnus providentiels suffiront-ils à leur permettre d’atteindre leur destination pour enfin retrouver les leurs ? Suite et fin de la trilogie de L’Odyssée d’Hakim acclamée par les lecteurs et par la critique qui la décrit comme « captivante », « bouleversante », « intelligente » et même « salutaire ». Fabien Toulmé raconte l’histoire vraie du parcours d’un homme, un réfugié, et de sa famille, arrivés jusqu’à nous parce que la guerre leur avait tout pris.

*

Comme pour le 2e tome, je n’ai pas grand chose à ajouter au résumé de l’éditeur. Cette BD documentaire est vraiment passionnante : à la fois touchante et très instructive.

Je conseille vraiment cette série à tout le monde et je pense qu’elle est aussi tout à fait adaptée à des collégiens aussi pour montrer la réalité de ce que veux dire « être migrant ».

Une série lauréate du Prix France Info de la Bande Dessinée d’Actualité et de Reportage et voici mes avis sur les 2 premiers tomes :

L’Odyssée d’Hakim, tome 1 -De la Syrie à la Turquie-
L’Odyssée d’Hakim, tome 2 -De la Turquie à la Grèce-

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Catégorie aliment

Vacances à Saint-Prix : Flamand Père et Fils

Cette BD raconte les souvenirs d’enfance de Christian et son petit frère à la campagne. Christian était déjà allée en vacances sa grand-tante Marie-Louise et son grand-oncle Marius et après avoir dépassé ses réticences de citadin, il avait passé un bon moment chez ce couple attachant.

Le deuxième séjour se passe dans la même maison mais chez Odette, la fille du couple âgé, et son mari. Les vacances cette fois-ci sont beaucoup moins agréables car le couple est loin d’être aussi accueillant et bienveillant. Il y a des aventures à la campagne qui montrent les bons côtés de la vie à la campagne mais aussi d’autres qui sont un peu plus effrayantes.

Les dessins enfantins donnent bien l’esprit des années 1950. C’est plaisant et amusant. Bastien a bien aimé aussi.

Catégorie Voyage/vacances

Emma G Wildford : Zidrou et Edith

Cela fait longtemps que j’avais noté cette BD sur les blogs pour la lire pour un mois anglais (car même si aucun des deux auteurs ne sont anglais, l’histoire est se passe en partie en Angleterre) et enfin j’ai découvert cette histoire.

Tout d’abord, il faut dire que les dessins sont vraiment beaux! Les détails, les couleurs, les jeux de lumière. J’ai vraiment beaucoup aimé l’esthétique de cette BD.

Ensuite, l’histoire aussi m’a plu, surtout le personnage d’Emma. Nous sommes dans les années 1920 en Angleterre. Emma G . Wildford vit avec sa soeur enceinte et le mari de cette dernière (qu’elle ne supporte pas et à raison) en attendant des nouvelles de son fiancé Roald Hodges parti plus d’un an auparavant pour une expédition en Norvège pour la « National Geographic Society ».

Avant de partir, il lui a laissé une lettre à lire s’il ne revenait pas mais elle refuse de croire à sa mort et elle défie la National Geographic Society et part seule en expédition en Laponie.

Là-bas elle va rencontrer un guide qui va lui apprendre les rudiments de la vie en expédition et elle va surtout s’apercevoir que ce qui l’a poussé à aller au bout du monde n’existait pas en réalité et elle va apprendre à connaître bien d’autres choses et en premier lieu : elle-même!

Une belle histoire de femme forte dans une époque où on croyait souvent que sans homme il n’y avait pas de salut, une jeune femme indépendante et c’est aussi une histoire d’amour mais pas celle à laquelle Emma s’attendait.

Pour voir des planches, allez sur le site de l’éditeur.

Clin d’oeil à Agatha Christie

De l’autrice Edith, j’ai déjà lu « Le jardin de minuit » et de Zidroubeaucoup de choses que vous pourrez trouver en cliquant sur ce lien!

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Catégorie prénom
chez Cryssilda, Lou et Titine

1984 (d’après George Orwell) : Fido Nesti

Résumé de l’éditeur : « 1984, le chef-d’œuvre de George Orwell, fait partie des plus grands textes du XXe siècle. Les lecteurs de tous âges connaissent Big Brother et Winston Smith, car plus qu’un roman politique et dystopique, 1984 a nourri notre imaginaire sans jamais perdre de son actualité. L’atmosphère envoûtante et le dessin aux teintes fantastiques de l’illustrateur brésilien Fido Nesti, alliés à la modernité de la traduction de Josée Kamoun, nous offrent aujourd’hui une magnifique édition de 1984, la première version graphique du texte mythique d’Orwell.
Il s’agit d’un des événements éditoriaux les plus importants de l’année à travers le monde.
« 

Au début du mois anglais j’ai lu l’avis de The Cannibal Lecteur sur cette BD et j’avais été tentée alors quand j’ai croisé cette BD parmi les nouveautés de la médiathèque je l’ai prise sans hésiter.

Je crois que j’avais lu le roman il y a longtemps, avant le blog, mais je ne suis pas sûre : l’ai-je vraiment lu ou est-ce que mon vague souvenir est juste lié à ma connaissance générale sur cette oeuvre? En tout cas, je suis vraiment très contente d’avoir lu cette BD qui est très réussie. C’est un album dense par son sujet et sa présentation et qui mérite bien le terme « roman graphique ». Ce n’est pas le genre de BD que l’on lit d’un oeil. J’ai d’ailleurs entrecoupé ma lecture par d’autres livres.

L’histoire est celle d’une société totalitaire oppressante qui rappelle le Stalinisme, ou le Nazisme et plus récemment, la Corée du Nord. Cette dystopie se situe à Londres dans une ville dévastée par les bombes (qui ressemble bien à la ville à l’époque où George Orwell a écrit ce roman, en 1949) car les différents blocs qui divisent le monde sont en conflits.

La société est régie par des règles très strictes. Non seulement, les gens n’ont pas le droit de penser ce qu’ils veulent mais en plus, ils sont sans cesse surveillés chez eux. Big Brother, le chef du parti/gouvernement, voit tout, domine tout, dirige tout. Les ministères emploient des gens pour modifier le passé afin que tout corresponde au présent.

Mais Winston Smith s’interroge. Il garde de vagues souvenirs du monde d’avant, a vu passer une coupure de presse qui démentait l’un des principe fondateur du parti et il se demande si une autre vie n’est pas possible. Une rencontre amoureuse va lui faire goûter à un rêve de liberté. Une possibilité d’alliance pour lutter contre le parti de l’intérieur est envisagée… Mais les apparences peuvent être trompeuses et surtout la force du lavage de cerveaux est impressionnante…

Cet album aux dessins au petit air retro qui colle bien avec le sujet rend parfaitement cette ambiance pesante et terrifiante. Pour voir des extraits, cliquez sur le site de l’éditeur.

Je vous la recommande fortement pour découvrir ce classique de la littérature d’anticipation. Dans le même genre, j’ai lu Le meilleur des mondes et Fahrenheit 451 qui sont également des classiques qui font froid dans le dos et que je vous conseille aussi.

chez Cryssilda, Lou et Titine

Pour la thématique « Années 30, 40, 50 » car le roman d’origine a été écrit en 1949

Les quatre de Baker Street – Tome 2 Le dossier Rabouquine et Tome 3 Le rossignol de Stepney : Djian, Legrand, Etien

Dans ce 2e tome, on retrouve Billy, Charlie et Black Tom, les enfants des rues qui aident Sherlock Holmes dans ses enquêtes.

Dans ce tome, les enfants se trouvent mêlés à des réfugiés russes certains étant des révolutionnaires fomentant un coup politique et d’autres faisant parties de la police secrète du Tsar cherchant à étouffer cette révolte. Evidemment, il y a des traitres mais les enfants sont malins et vont déjouer tous les pièges!

Plein de rebondissements, c’est un voyage historique dans le Londres du 19e.

Pour voir un extrait : cliquez ici!

Dans le 3e tome, toujours la même bande d’apprentis détectives doivent aider Sherlock Holmes en surveillant le jeune Lord Neville Asprey qui est tombé amoureux d’une jeune chanteuse de cabaret. Malheureusement, le cabaret est attaqué par les gros bras de la mafia locale et les enfants doivent se débrouiller tous seuls car Sherlock Holmes n’est pas disponible pour les aider et pour sauver la jeune chanteuse et son noble amoureux, ils devront même aller dans l’asile d’alignés de Bedlam…

Toujours plein de rebondissements et d’action, tout est bien qui finit bien et toujours un portrait assez réaliste du Londres du 19e, que ce soit les bas-fond ou la haute société.

Pour voir un extrait : cliquez ici!

Mon avis sur le tome 1 est ici!

chez Cryssilda, Lou et Titine
Catégorie lieu

Tropique de la violence : Gaël Henry

Cette BD est l’adaptation du roman de Natacha Appanah mais ne l’ayant pas lu, je ne peux pas vous dire si c’est une adaptation fidèle.

L’histoire est se passe à Mayotte. Une jeune mère qui vient de débarquer des Comores avec son bébé, l’abandonne à Marie qui est une infirmière blanche, parce que l’enfant à des yeux de deux couleurs différentes ce qui d’après elle porte malheur.

A l’adolescence, Moïse, se rebelle et se rapproche d’un gang dans un quartier malfamé et c’est l’escalade de la violence.

Moïse est en pleine recherche de son identité. Qui est-il? Qu’aurait été sa vie si sa mère biologique l’avait gardé? Il va sombrer dans un tourbillon qui le dépasse et aller jusqu’à tuer …

Cette BD dépeint la grande pauvreté de Mayotte, le problème des gangs et de la violence mais aussi toute une part psychologique sur la recherche de soi.

Les dessins transmettent le côté torturé de cette histoire et a une ambiance vraiment forte. J’ai bien aimé le côté social et torturé du personnage de Moïse.

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