Prendre refuge : Mathias Enard et Zeina Abirached

Deux histoires se croisent : celle de Karsten, qui vit à Berlin, et celle qu’il lit dans un livre appelé « Pendre Refuge » qui raconte la rencontre de Anne-Marie Schwarzenbach, une voyageuse européenne, avec une archéologue et son mari en Afghanistan sur le site des Bouddhas de Bâmiyân en 1939. La relation entre les deux femmes prend une tournure romantique qui sera interrompue par l’annonce de la guerre.

A Berlin, en 2016, Karsten fait la rencontre de Neyla une jeune réfugiée syrienne qui est ingénieure astronome mais qui doit dépasser la barrière de la langue allemande pour s’intégrer. Karsten va l’aider avec l’apprentissage de l’allemand et tomber amoureux d’elle mais leur histoire est compliquée car Neyla a le mal du pays.

J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de poésie dans l’histoire ou plutôt les histoires croisées. J’ai particulièrement aimé tous les passages concernant l’utilisation par Neyla de sa langue d’adoption avec toutes les petites adaptations qu’un étranger fait quand il essaie d’utiliser une nouvelle langue. Et j’ai beaucoup aimé aussi les dessins tout en contraste.

De Zeina Abirached, j’avais énormément aimé « Mourir partir revenir, le jeu des hirondelles » et « Le piano oriental » (coup de coeur).

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De Mathias Enard, j’ai aimé « Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants » (et en version audio) et « Rue des voleurs« .

Whiskey & New-York : Julia Wertz

Résumé de l’éditeur : « L’arrivée de Julia Wertz à New York, ses premiers appartements, ses sept premiers jobs, ses voyages catastrophiques et un nombre incalculable de bouteilles de whisky. Dans ce roman (autobio)graphique, Julia Wertz, auteur de L’attente infinie, raconte l’année où elle a quitté San Francisco pour les rues peu familières de New York. Mais ne vous inquiétez pas, vous ne tenez pas entre les mains le récit typique de la rédemption d’une jeune femme et son glorieux triomphe sur ses malheurs ou je ne sais quelle autre niaiserie. C’est tout simplement un livre hilarant – et parfois poignant – bourré d’humour absurde et d’une bonne dose d’auto-dérision. Case après case, Wertz fait la chronique de quatre appartements douteux, de sept petits boulots horribles, de drames familiaux, de voyages catastrophiques, et de bien trop de bouteilles de whisky pour qu’on puisse en tenir le compte. »

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J’ai emprunté cette BD pour le mois américain pour son titre et en lisant la 4e de couverture je m’attendais à quelque chose d’un peu plus profond car ce récit autobiographie laissait supposer que la jeune femme au coeur de l’histoire allait changer de vie et nous faire découvrir New York…

Mais en fait sa vie à New York est une succession de mauvaises rencontres, de petits boulots inintéressants ou dans lesquels elle ne s’investit pas, sa nostalgie de San Francisco d’où elle vient, de mal bouffe et surtout de beaucoup beaucoup d’alcool… (le titre en anglais étant « Drinking at the movies »).

Ca aurait pu être intéressant mais en fait, je dois avouer que j’ai trouvé ça assez ennuyeux au bout d’un moment. De plus, le résumé parle d’un livre « hilarant » mais moi j’ai trouvé ça plutôt pathétique et je ne peux pas dire que j’ai été emballée.

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catégorie aliment/boisson

Le loup des mers (Librement adapté du roman de Jack London) : Riff Reb’s

Résumé de l’éditeur : « Après un naufrage, Humphrey Van Weyden, un gentleman fluet, est recueilli puis enrôlé de force comme mousse par Loup Larsen, un terrifiant capitaine de goélette, buveur, violent mais très cultivé. Ce capitaine, athée, éprouve peu à peu une sorte d’estime teintée de mépris pour Humphrey, à l’inverse, très religieux: « si vous savez que quand vous mourrez, vous irez dans un monde meilleur, alors, pourquoi avez-vous peur de mourir? » Ainsi naissent les premières joutes verbales – pleines d’humour et d’esprit – qui rythment ce passionnant récit d’aventure, et qui redoubleront à l’arrivée d’une jeune femme, un futur enjeu pour ces deux hommes.
Un enjeu de taille pour qui cherche, à travers la domination de l’autre, celui du monde. »

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Je ne connais pas le roman dont est tirée cette BD mais même si je l’ai empruntée par hasard j’ai trouvé qu’il y avait un vrai univers dans cet album : un univers noir et violent de la mer dans ce qu’elle a de plus terrible!

Humphrey Van Weyden, un homme de bonne famille n’ayant rien à voir avec le monde de la mer, survit à un naufrage en étant recueilli par l’équipage du bateau de Loup Larsen un capitaine vraiment effrayant qui est violent verbalement et physiquement et qui mène son équipage par la terreur. Et il découvre qu’en fait, Loup Larsen n’a aucune intention de le ramener à San Francisco mais de le garder avec lui car il a besoin de quelqu’un dans son équipage pour aller jusqu’au Japon…

S’en suivent des aventures plus proches de la piraterie que de la navigation commerciale, vraiment rude humainement comme au niveau des éléments.

Je ne peux pas dire que j’ai adoré cette BD car le sujet ne m’a pas particulièrement passionnée mais je dois reconnaitre que les dessins sont vraiment réussis!

A lire si les aventures en mer vous plaisent!

Catégorie « animal »

Le printemps suivant T1 Vent lointain : Margaux Motin

Résumé de l’éditeur : « Après une vie de mère célibataire un peu chaotique mais libre et indépendante, Margaux replonge à pieds joints dans la vie de couple. Mais cela ne se passe pas sans heurts et des perturbations se profilent à l’horizon. Et si c’était l’occasion de chercher à comprendre ce qui provoque ces nuages qui viennent de si loin ?
Sept ans après La Tectonique des plaques, Margaux Motin reprend avec humour et émotion le fil du récit de son parcours de femme moderne toujours en quête d’épanouissement personnel et de connaissance de soi. »

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Ma collègue M m’a proposé cette BD parce qu’elle ne la tentait pas du tout et j’avoue que je ne savais pas à quoi m’attendre ou plutôt, je m’attendais à une BD vraiment girly et un peu « parisienne » et « fashion » et en fait j’ai été très agréablement surprise!

Margaux est une jeune femme qui vient de s’installer dans une maison au bord de mer avec son amoureux Paco et leurs filles respectives. C’est l’histoire de l’adaptation à la vie en commun dans un couple depuis le moment où on fait les cartons pour emménager ensemble jusqu’aux concessions qu’il faut faire pour supporter de vivre ensemble…

Et c’est plutôt amusant tout en évoquant des sujets bien réels de la vie de couple! Personnellement, j’ai reconnu pas mal de travers de mon couple dans les petits conflits que nous rencontrons quand il s’agit de prendre des décisions sur la déco dans la maison, le ménage ou le jardinage!

Je pense que cette BD pourra parler à pas mal de monde même si le personnage de Margaux est sans doute un peu « too much » ou « intense » dans ses réactions!

Une bonne découverte que j’ai conseillée à L’Homme qui a bien aimé et qui, quand je lui ai demandé s’il nous reconnaissait, a dit « Tout le monde peut s’y reconnaître un peu, non? »! (Je vais maintenant la conseiller et la redonner à la collègue qui me l’avait donnée, elle sera peut-être agréablement surprise aussi 😉

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Chez Antigone
ma collègue M : merci!
Catégorie « météo »

La nuit est mon royaume : Claire Fauvel

J’ai entendu parlé de cette BD dans une émission des Bibliomaniacs mais je dois avouer que si j’ai apprécié ma lecture sur le moment, j’en ressors nettement moins enthousiaste qu’Eva et Claire.

L’histoire est celle de deux jeunes filles qui se rencontrent au lycée et qui se lient d’amitié. Elles viennent de deux types de familles différents, même si elles habitent la même tour dans le même quartier, Nawel venant d’une famille Nord Africaine assez stricte. Les deux filles sont passionnées de musique et forment un groupe de rock.

Pour leurs études, elles vont à Paris et se trouvent confrontées à un mode de vie très différent. Elles continuent la musique et commencent à se faire connaître. Nawel qui a rencontré un jeune musicien dont elle tombe amoureuse se met à douter terriblement d’elle. Elle sombre petit à petit, l’amitié des filles est impactée.

L’histoire est bien écrite et les dessins sont très agréables. J’ai bien aimé l’étude de la personnalité des deux jeunes filles, en particulier Nawel, exaltée et autodestructrice, dont le destin est plutôt triste. Et pourtant, quand j’écris ce billet quelques temps après avoir lu cette BD je n’en garde pas un souvenir très marquant ou précis.

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Il fallait que je vous le dise : Aude Mermilliod

Résumé de l’éditeur : « La rencontre de la dessinatrice Aude Mermilliod et du romancier Martin Winckler. Deux voix pour rompre le silence sur un sujet encore tabou, l’IVG. Si elle donne le choix, l’IVG ne reste pas moins un évènement traumatique dans une vie de femme. Et d’autant plus douloureux qu’on le garde pour soi, qu’on ne sait pas dire l’ambivalence des sentiments et des représentations qui l’accompagnent. L’angoisse, la culpabilité, la solitude, la souffrance physique, l’impossibilité surtout de pouvoir partager son expérience. Avec ce livre, Aude Mermilliod rompt le silence, mêlant son témoignage de patiente à celui du médecin Martin Winckler. Leur deux parcours se rejoignent et se répondent dans un livre fort, nécessaire et apaisé. »

Cette BD m’a été conseillée par ma copine Kristina et je l’ai empruntée immédiatement. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre et j’ai beaucoup aimé. C’est une BD documentaire dans laquelle Aude Mermilliod raconte son IVG et montre la réalité de cette opération.

Et puis il y a aussi une forme de biographie de Martin Winckler, médecin et auteur, personnalité qui a beaucoup œuvré pour le droit des femmes concernant la santé.

J’ai trouvé cette BD très intéressante, très instructive et touchante. Une BD sur les femmes et pour les femmes. Si vous n’avez pas encore lu « Le choeur des femmes » de Martin Winckler, je ne peux que vous le conseiller et ces deux livres se font echos!

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Le jour où… Tome 1 à 5 (Série BD) : Béka, Marko, Maela

J’ai lu les 5 BD de cette série presque à la suite les unes des autres car ma médiathèque les a reçues en même temps et comme j’écris ce billet deux mois après les avoir lues, je ne vais pas vous faire de résumé personnel mais plutôt vous donner mon impression générale. Voici déjà les résumés de l’éditeur :

Tome 1. Le jour où le bus est reparti sans elle

Résumé de l’éditeur : Pour trouver sa voie, il faut parfois faire de nombreux détours. Un récit initiatique plein d’optimisme.
Le jour où le bus est reparti sans elle, Clémentine se retrouve coincée dans une singulière épicerie de campagne, loin de tout… mais jamais aussi près de trouver ce qu’elle cherche : des réponses à ses doutes existentiels. Les histoires zen d’Antoine, l’incroyable épicier, l’expérience de Chantal l’écrivain, le passage de Thomas le PDG-randonneur, vont irrémédiablement changer la vision de la vie qu’avait Clémentine. Comme chacun de ces personnages, la jeune femme va essayer de trouver son chemin vers le bonheur. Même si, comme tous les chemins, il emprunte parfois d’étranges détours…

Tome 2. Le jour où elle a pris son envol

Résumé de l’éditeur : Depuis sa rencontre avec Antoine, le sage-épicier, Clémentine a changé pas mal de choses dans sa vie. Mais elle n’a toujours pas trouvé ce qu’elle cherchait : le bonheur et l’apaisement. Quand elle retourne à l’épicerie, Antoine n’est plus là. Simon, un physicien apiculteur a pris sa place. Grâce à lui, Clémentine va entrevoir tous les chemins de vie possibles qui s’offrent à elle. Mais comment faire pour trouver le bon ? Pour le savoir une seule solution… Essayer !

Tome 3. Le jour où elle n’a pas fait Compostelle

Résumé de l’éditeur : Antoine et Clémentine se retrouvent pour marcher dans les Pyrénées. « On va suivre un GR ? » demande Clémentine. « Plutôt des CM ! Des Chemins de Moutons ! » répond Antoine. Car prendre des routes balisées, suivre des sentiers battus, revient à être sous l’emprise des « aimanteurs », qui nous éloignent de notre propre chemin de vie, unique et singulier. À travers une balade au gré de leurs envies, Antoine veut révéler à Clémentine une dernière clé, qui va lui permettre d’ouvrir grand la porte sur le reste de sa vie…

Tome 4. Le Jour où il a suivi sa valise

Résumé de l’éditeur : Guillaume et sa compagne Solène se joignent à un « voyage méditatif » à Bali. Mais à l’arrivée, plusieurs bagages ont été égarés… Guillaume propose de les attendre seul, avant de rejoindre le reste du groupe. En compagnie des valises perdues, d’un papi balinais au sourire communicatif et d’une « évaporée » japonaise, Guillaume va entreprendre une équipée insolite, marquante et formatrice. Sa vision de lui même et du monde en sera changée à tout jamais… car après tout, n’est ce pas ce que l’on croit qui devient notre réalité ?

Tome 5. Le jour où la nuit s’est levée

Résumé de l’éditeur : L’hiver, en fin de journée… Une tempête de froid et de neige s’abat sur Paris, bloquant plusieurs personnes dans la librairie de Clémentine. Dont Guillaume et Naori, maintenant installés dans la capitale, ainsi que Chantal l’écrivaine. Cette bulle de temps imprévue sera l’occasion pour chacun de faire remonter ses souvenirs d’enfance, de réfléchir au poids de l’héritage familial, de l’éducation qu’il a reçue, à l’influence de ses parents et de sa famille sur sa vie et ses choix… Jusqu’à ce que la tempête se calme et que la nuit se lève sur un nouveau jour… et peut-être une nouvelle façon de voir et de mener sa vie.

*

Tous les tomes de cette séries sont construits sur le même modèle. Une personne qui est en recherche d’elle-même, qui ne sent pas vraiment bien dans sa vie mais qui ne sais pas ce qui ne va pas et qui rencontrer une autre personne qui va lui ouvrir l’esprit en lui racontant des anecdotes et sans lui dire quoi changer, va montrer à cette personne une nouvelle voie dans laquelle cette personne pourra s’épanouir. Toujours par l’exemple et jamais par l’injonction, les personnages vont à chaque fois se prendre en main et devenir quelqu’un qui correspond plus à ses désirs profonds (parfois des désirs qu’il ou elle ignorait).

C’est un concentré de chemins vers le bonheur qui, si je l’avais lu en roman, m’aurait sans doute écœuré de bons sentiments mièvres (car je ne suis pas du tout cliente pour les livres de « développement personnel / feel good ») mais qui dans le format BD est très bien passé. Bon, je dois avouer que lire les 5 tomes avec peu de temps entre chaque m’a un peu lassée car il y a vraiment un schéma qui se répète et que ça fini par être un peu dégoulinant de bons sentiments, donc personnellement, je vous conseille d’espacer la lecture de chaque tome. Mais je suis contente d’avoir découvert cette série.

Catégories lieu, objet, couleur, voyage

La remplaçante : Sophie Adriansen et Mathou

Sophie Adriansen m’a déjà beaucoup touchée quand elle a parlé de la maternité dans ses romans « Le syndrome de la vitre étoilée » et encore plus dans « Linea Nigra » qui m’avait donné l’impression de parler de moi alors quand j’ai commencé à voir passer la couverture de cette BD par Sophie Adriansen et Mathou sur le retour à la maison d’une jeune maman et son bébé, j’ai su que je l’achèterai!

Alors, mon expérience personnelle d’un retour à la maison compliqué (je ne vais pas tout raconter à nouveau ici, j’ai déjà raconté beaucoup de choses dans le billet sur « Linea Nigra« ) a fait que depuis, dès qu’une de mes connaissances est enceinte, je lui dis qu’il faut qu’elle se prépare à l’idée que ça sera peut-être dur, qu’elle se sentira peut-être perdue et désemparée et qu’il ne faudra pas hésiter à en parler et surtout toujours garder à l’esprit que ça finit par passer car je trouve qu’on entend trop « C’est que du bonheur! » quand on a un bébé et moi, j’ai eu des sentiments très mêlés pendant les 3 premiers mois de mon fils (au point où j’ai pris un congé parental de 2 mois pour allonger mon congé maternité car c’était juste le moment où ça commençait à être « vivable » pour moi et je ne me voyais pas laisser Bastien toute la journée juste quand on pouvait apprendre à se connaître sereinement… Je me suis sentie très seule au niveau du suivi psychologique et j’ai compris à ce moment-là que des personnes vulnérables et seules fassent du mal à leur enfant dans des moments de désespoir 😦 (même si moi je n’en suis jamais arrivé là !)

Vous vous dites peut-être « Mais elle nous parle d’elle, mais elle ne parle pas de la BD! » et pourtant indirectement, je vous parle de la BD car c’est l’histoire d’une femme qui rentre avec son bébé et qui dès la maternité ne se sent pas à sa place de mère dans sa nouvelle vie… Tout le monde semble savoir sauf elle et elle se sent isolée et désemparée et rêve d’une remplaçante qui saurait faire et pourrait prendre sa place… Et ça, moi, je le comprends très bien.

Et comme je le disait au début, on s’aperçoit, comme cette jeune maman, que ça finit par passer, qu’on finit par savoir faire mais que ce n’est pas toujours facile.

Cette BD est très bien faite et devrait être lue par toutes les futures mamans (et papas!) : pas pour faire peur (personnellement, quand je parle de cela aux futures mamans que je connais, je leur dit aussi « Si tout se passe bien pour toi, tu ne te rappelleras même pas que je t’ai parlé de ça ») mais pour rassurer car si cela leur arrive elles sauront qu’elles ne sont pas des monstres sans coeur mais des mamans en aprentissage.

Merci mesdames pour un album très réaliste et utile!

Je n’oublierai jamais le conseil de mon amie Florence : « Souris à ton bébé, tu auras un bébé souriant » 😉
Cette page m’a piqué le coeur de souvenirs…

L’Odyssée d’Hakim, tome 3 -De la Macédoine à la France- : Fabien Toulmé

Résumé de l’éditeur : « – Je suis Syrien et j’arrive de Turquie.- Wouaaah ! C’est un long voyage, ça.- Oui, on peut le dire. Je suis parti de chez moi il y a presque 3 ans… »

Après leur sauvetage en mer Méditerranée, Hakim et son fils arrivent sur le territoire européen avec beaucoup d’espoir. Pourtant, pour rejoindre la France, le tandem va devoir affronter une nouvelle série d’épreuves faite de centres de rétention, de police frontalière et de xénophobie. Leur courage et la solidarité d’inconnus providentiels suffiront-ils à leur permettre d’atteindre leur destination pour enfin retrouver les leurs ? Suite et fin de la trilogie de L’Odyssée d’Hakim acclamée par les lecteurs et par la critique qui la décrit comme « captivante », « bouleversante », « intelligente » et même « salutaire ». Fabien Toulmé raconte l’histoire vraie du parcours d’un homme, un réfugié, et de sa famille, arrivés jusqu’à nous parce que la guerre leur avait tout pris.

*

Comme pour le 2e tome, je n’ai pas grand chose à ajouter au résumé de l’éditeur. Cette BD documentaire est vraiment passionnante : à la fois touchante et très instructive.

Je conseille vraiment cette série à tout le monde et je pense qu’elle est aussi tout à fait adaptée à des collégiens aussi pour montrer la réalité de ce que veux dire « être migrant ».

Une série lauréate du Prix France Info de la Bande Dessinée d’Actualité et de Reportage et voici mes avis sur les 2 premiers tomes :

L’Odyssée d’Hakim, tome 1 -De la Syrie à la Turquie-
L’Odyssée d’Hakim, tome 2 -De la Turquie à la Grèce-

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Catégorie aliment

Vacances à Saint-Prix : Flamand Père et Fils

Cette BD raconte les souvenirs d’enfance de Christian et son petit frère à la campagne. Christian était déjà allée en vacances sa grand-tante Marie-Louise et son grand-oncle Marius et après avoir dépassé ses réticences de citadin, il avait passé un bon moment chez ce couple attachant.

Le deuxième séjour se passe dans la même maison mais chez Odette, la fille du couple âgé, et son mari. Les vacances cette fois-ci sont beaucoup moins agréables car le couple est loin d’être aussi accueillant et bienveillant. Il y a des aventures à la campagne qui montrent les bons côtés de la vie à la campagne mais aussi d’autres qui sont un peu plus effrayantes.

Les dessins enfantins donnent bien l’esprit des années 1950. C’est plaisant et amusant. Bastien a bien aimé aussi.

Catégorie Voyage/vacances