Yasmina et les mangeurs de patates : Wauter Mannaert (Billet avec Bastien)

J’avais repéré cette BD chez Mes pages versicolores et je me suis tout de suite dit qu’elle pourrait me plaire ainsi qu’à Bastien et c’était bien le cas!

Yasmina est une petite jeune fille qui adore cuisiner des légumes. Elle fait à manger tous les jours pour son père qui se donne beaucoup de mal pour joindre les deux bouts en travaillant à contre coeur dans une fritterie. Yasmina peut s’improviser chef cuisinier grâce à l’aide de Cyrille et Marco, deux jardiniers qui cultivent des jardins ouvriers dans le voisinage, en cueillant  des plantes sauvages sur le chemin de l’école ou même en volant quelques fruits et légumes dans le jardin de sa voisine qui cultive aussi son indépendance avec un certain mystère.

Mais un jour, les jardins sont rachetés par une firme industrielle de pommes de terre qui voit les choses en grand et qui inonde le marché de produits alimentaires industriels qui non seulement rendent accros les consommateurs mais qui transforment aussi leur comportement.

Avec l’aide de ses amis jardiniers, de son père et même de la voisine du dessus, Yasmina va s’engager physiquement pour rétablir la santé de ses compatriotes en essayant de contrer l’industrie agro-alimentaire dans ce qu’elle présente de pire pour rétablir les vrais aliments.

Cette bande dessinées jeunesse est vraiment réussie car elle allie de l’humour et l’aventure à des sujets d’actualité vraiment sérieux comme le pouvoir des grosses entreprises qui ne pensent qu’au profit au détriment de la santé des citoyens mais aussi une précarité d’une certaine partie de la société. Les dessins et les couleurs sont très agréables avec des cases suggérées et des pleines pages. J’ai beaucoup aimé l’ensemble.

Voici l’avis de Bastien (9 ans et demi) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est l’histoire d’une petite fille qui adore cuisiner et qui prépare toujours le repas de son père qui travaille dans un magasin de frites.

Elle va voir ses voisins Cyrille et Marco qui ont des jardins mais qui sont très opposés dans leur façon de s’en occuper.

C’est alors qu’arrive une nouvelle marque de patates industrielles et que tout le monde en devient accro. Tous ceux qui en mangent ont un comportement étrange.

Yasmina, son père, Cyrille et Marco vont tout faire pour stopper cette nouvelle industrie et faire revenir les légumes bio.

J’ai adoré ce livre car 1) le titre est rigolo, 2) l’histoire parle du bio et du combat contre l’industrie, 3) il y a beaucoup d’aventure, 4) Cyrille et Marco sont très rigolos et 5) les lapins qui sont au début sont très rigolos aussi.

Je n’ai pas vraiment d’avis sur les dessins mais ils sont bien. »

catégorie végétal

Pour le mois Belge chez Anne et Mina 

L’étrange boutique de Miss Potimary T1 La boîte à secrets : Ingrid Chabbert et Séverine Lefebvre (Billet avec Bastien)

Après avoir fêté son anniversaire en famille et avec son rat Dare Dare, Betty tombe sur l’étrange boutique de Miss Potimary. C’est une sorte de brocante pleine d’objets mystérieux. Betty achète une boîte japonaise qui est une sorte de casse-tête. Miss Potimary la prévient que « quiconque parvient à déjouer les secrets de cette boîte est emporté très loin. »

Quand enfin Betty réussit à l’ouvrir, elle et Dare Dare sont envoyés dans le passé. La fillette voit des fantômes avec qui elle sera en contact.

Je ne peux pas dire que je suis emballée par cet album. J’ai trouvé que le début, l’installation de l’histoire, est un peu lent et la résolution de l’aventure va beaucoup trop vite.

Quant aux dessins, ils sont assez enfantins, aux couleurs chaudes avec un univers un peu intemporel (seuls quelques détails situent l’histoire à notre époque mais les vêtements sont un mélange de différentes époques.) C’est joli mais je ne suis pas vraiment fan.

Voici l’avis de Bastien (9 ans et demi) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« C’est l’histoire d’une petite fille qui a un hamster (maman, elle, pense que c’est un rat) qui s’appelle Dare Dare. A son anniversaire, elle va s’acheter une boîte à secrets japonaise qui va l’emporter très loin.

J’ai bien aimé l’histoire mais pas vraiment l’aventure et la fin car c’est court. Il y a une grande présentation des personnages, une longue présentation de la boîte mais l’aventure est trop courte.

Je n’ai pas trop aimé les dessins mais les fantômes sont très jolis avec leur couleur bleutée. »

catégorie Objet

Les beaux étés 4. Le repos du guerrier : Zidrou et Jordi Lafebre

Dans cet album, on est en 1980. Pour une fois, Pierre, le père dessinateur de BD n’est pas en retard dans son travail et les vacances en famille vont pouvoir commencer à l’heure. Les 4 enfants et le petit copain de Nicole vont partir tous ensemble et pour une fois : pas de camping à l’aventure! Non, Pierre et Madeleine ont acheté une villa tout confort sur plans et ils sont impatients de la découvrir en famille.

Forcément quand ils découvrent que le promoteur est parti avec toutes leurs économies sans avoir construit quoique ce soit, ils tombent de haut… Mais ils ne vont pas se laisser abattre et ils vont camper sur leur terrain, entraînant avec eux les voisins dans la même situation qu’eux.

Et ces vacances semblent être les meilleures de toutes, même pour Jean-Emmanuel le petit ami très aisé pas habitué à ce genre de circonstances.

C’est joyeux, c’est plein d’amour dans une famille qui pourtant se chamaille autant que dans toutes les familles!

Une famille qu’on est toujours content de retrouver : Tome 1 / Tome 2 / Tome 3

  chez Noukette

Pour le mois Belge chez Anne et Mina  (Zidrou, le scénariste est Belge)

catégorie « métier »

Les beaux étés 3. Mam’zelle Esterel : Zidrou et Jordi Lafebre

En 1992, la fameuse 4L qui a accompagné les Faldérault pendant toutes les vacances familiales entre la Belgique et le Sud de la France est vendue et cet album raconte comment cette voiture est entrée dans leur vie avec un retour en 1962 lorsque les parents de Madeleine la leur offre « en échange » de vacances avec eux…

Pierre qui rêve d’aller camper avec sa femme et ses deux enfants (une petite fille espiègle et un bébé glouton) devra suivre scrupuleusement les règles de Yvette, sa belle-mère rigide qui dirige tout le monde avec son guide Michelin et qui impose des vacances à Saint Etienne.

Gros-Papy, le beau-père, est lui plutôt jovial et plein d’entrain, mais il vient de subir un problème cardiaque et Yvette fait tout pour sa santé : même dans l’hôtel restaurant Belge où ils logent, il a interdiction de manger des frites…

Alors ces vacances ne sont pas dépaysantes et pas celles dont les Faldérault rêvaient mais ils vont malgré tout apprendre à aller au-delà des barrières que la mère de Madeleine a dressé et finalement sous les aspects comiques de cet album plein de bonne humeur, c’est une BD assez touchante.

C’est toujours un plaisir de voyager dans le temps avec cette famille : Tome 1 / Tome 2 / Tome 4

  chez Noukette

Pour le mois Belge chez Anne et Mina  (Zidrou, le scénariste est Belge)

Natures mortes : Zidrou et Oriol

Je suis tout de suite tombée sous le charme des dessins et des couleurs qui sont vraiment superbes.

J’ai vraiment aimé cette BD qui raconte une histoire d’art -avec des artistes du 19e siècle en Espagne, des créanciers qui poursuivent des peintres désargentés, des modèles nues superbes…

Au-delà de cet aspect purement artistique, il y a aussi une enquête car une jeune femme a disparu. Elle était  un des modèles dont le peintre Vidal Balaguer avait peint un superbe portrait (la couverture de l’album). Il semblerait que le peintre était le dernier à l’avoir vue. Il est aussi accusé d’avoir dérobé la dépouille d’un homme dont la famille l’avait chargé de peindre un dernier portrait avant l’inhumation…

Vidal ne comprend rien et il vit d’autant plus mal ces accusations qu’il était amoureux de la jeune femme disparue.

C’est là qu’entre en jeu un côté fantastique assez fascinant.

A la fin de l’album, il y a une biographie de ce peintre et en fermant la BD, je n’avais qu’une envie : savoir où je pourrai voir ses oeuvres… C’est alors que j’ai découvert cette page Wikipédia crée par Dargaud, l’éditeur de l’album… Alors, je me suis faite un peu « avoir » par ce faux artiste, mais une chose est certaine, les dessins de cette bande dessinées sont d’une grande qualité esthétiques et l’histoire est si bien écrite qu’on a envie d’y croire!

Repéré chez Moka qui m’a donné très envie de le découvrir et Lili l’a lu aussi et son point de vue est très intéressant!

catégorie « végétal »

Pour le mois Belge chez Anne et Mina  (Zidrou, le scénariste est Belge)

La différence invisible : Julie Dachez et Mademoiselle Caroline

Résumé de l’éditeur :

« Marguerite a 27 ans, en apparence rien ne la distingue des autres. Elle est jolie, vive et intelligente. Elle travaille dans une grande entreprise et vit en couple. Pourtant, elle est différente. Marguerite se sent décalée et lutte chaque jour pour préserver les apparences. Ses gestes sont immuables,  proches de la manie. Son environnement doit être un cocon. Elle se sent agressée par le bruit et les bavardages incessants de ses collègues. Lassée de cet état, elle va partir à la rencontre d’elle-même et découvrir qu’elle est autiste Asperger. Sa vie va s’en trouver profondément modifiée. »

*

J’ai eu un coup de coeur pour cet album. C’est une lecture passionnante et très instructive. Même si j’avais l’impression de connaître un peu l’autisme Asperger de loin, j’ai eu l’impression de le découvrir en profondeur de l’intérieur. J’ai aussi pris conscience de l’intolérance inconsciente de certaines personnes. J’ai aussi pu constater la jungle que peut-être une entreprise privée (et pour connaître des DRH parmi des copines, j’ose croire que tous ne sont pas aussi odieux que celle de la BD!)

L’histoire est très touchante car on perçoit bien la difficulté de la vie de la jeune femme et surtout son soulagement quand elle comprend en fait que ce qui chez elle est perçu comme « anormale » est en réalité tout à fait normal pour quelqu’un avec son handicap (et avant de me reprocher le choix de ce mot, je me suis renseignée auprès d’une personne autiste Asperger pour savoir si ce mot était approprié).

J’ai beaucoup aimé les dessins de Mademoiselle Caroline. J’ai aimé les taches de rouges qui apparaissent m dans le noir et blanc.

Bravo aux auteurs de mettre en avant l’autisme Asperger avec tant de justesse, de finesse et de pudeur.

Cette BD devrait remettre quelques préjugés à leur place : tous les autismes ne sont pas pareils, il faut savoir s’adapter à ceux qui sont différents et l’autisme Asperger n’est pas « une mode » (j’ai parfois l’impression que certaines personnes aimeraient bien être considérées comme « Aspi » comme si ça leur donnait un statut …)

Je vous renvoie d’ailleurs vers ces vidéos de Julie Dachez :

et aussi vers cet article de « The Autist Reading » (que j’apprécie beaucoup par blogs interposés depuis de nombreuses années 😉

Jamais : Bruno Duhamel

Sur la Côte d’Albâtre en Normandie, la falaise est fragile et la maison de Madelaine est en danger de tomber dans la mer.

Le maire voudrait qu’elle quitte sa maison pour protéger la vieille dame (et protéger sa réputation de maire) mais Madeleine, qui a 95 ans, est aveugle de naissance et a perdu son mari tant aimé, est très têtue et elle n’est pas prête à se laisser faire.

Madeleine vit avec son chat et l’ombre de son mari disparu en mer et qu’elle garde en vie dans sa tête et elle ne veut à aucun prix quitter sa maison, danger ou pas.

Sous des dehors cocasses, cette BD est touchante car la vieille dame dure à cuir se révèle être beaucoup sensible qu’il n’y parait.

J’ai bien aimé cette histoire même si je n’ai pas aimé les dessins.

Ninn (Tome 1 : La ligne noire / Tome 2 : Les grands lointains) : Jean-Michel Darlot et Johan Pilet

Tome 1 « La ligne noire » :

Ninn est une petite fille de 11 ans qui a été trouvée bébé dans le métro à Paris et c’est d’ailleurs là qu’elle se sent le mieux encore aujourd’hui. Elle connait tous les recoins et tous les gens qui y travaillent sont un peu de sa famille et elle aime l’atmosphère de ce lieu qui ne plait pas tant que ça à ses deux amis d’école Chad et Ulrika.

Pourtant, le mystère autour de sa naissance continue de la tracasser.

Un jour elle croise un homme étrange qui chasse des papillons dans le métro. Il lui donne un tigre en origami et à partir de ce jour, sa quête sur son passé va prendre une dimension fantastique avec un tigre géant comme protecteur et des êtres mystérieux qui la poursuivent dans des couloirs secrets du métro…

catégorie « couleur » de ma ligne BD

*

Tome 2 « Les grands lointains » :

Ninn et son tigre ont atteint « Les Grands lointains », un territoire sauvage d’où Ninn vient et dont elle est la gardienne.

Des aventures vont se poursuivre dans ce lieu fantastique pendant que dans le vrai monde, la disparition de Ninn inquiète tout le monde, notamment ses amis Chad et Ulrika qui partent à sa recherche dans les couloirs du métro.

L’homme étrange aux papillons du premier tome sera le lien entre les deux mondes.

catégorie « adjectif » de ma ligne BD

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Ces deux albums plein d’aventures fantastiques sont enlevés et rythmés. Les couleurs sont agréables, mais je ne suis pas super fan des dessins que je trouve un peu trop enfantins et lisses. Je ne suis pas sure que je lirai la suite  car même si ces deux albums forment un ensemble, on termine quand même sur une note de suspense.

Bastien a bien aimé et pour sa part, il a envie de lire la suite!

  chez Moka 

Pou le mois Belge chez Anne et Mina  (j’ai découvert par hasard que le dessinateur Johan Pilet est Belge!)

La Guerre des Lulus – 1916 La Perspective Luigi (Tome 1) : Régis Hautière et Damien Cuvillier

Avec Bastien nous avons lu les 5 premiers tomes de la série « La guerre des Lulus », et il y a un ellipse dans la série : on sait qu’il s’est passé quelque chose en 1916 quand les Lulus se sont trompés de train et se sont retrouvés en Allemagne au lieu de la Suisse où ils pensaient se réfugier. Rien n’était dit dans la première série mais « La perspective Luigi » commence  1936 quand un homme vient interviewer Luigi, maintenant adulte, car il veut rassembler des témoignages de Français ayant été déportés en Allemagne durant la 1ère guerre mondiale.

C’est donc un retour en arrière sur cette période. Luigi raconte leur arrivée à Berlin, où ils ne savent pas tout de suite qu’ils sont en Allemagne! Très vite, ils doivent fuir la police locale et se trouvent liés à une bande de jeunes vagabonds, voleurs, mendiants, pickpockets…

Ils ne disent pas qu’ils sont français, se faisant passer pour des Suisses et finissent par gagner la confiance de la bande et ils dépassent même la barrière de la langue grâce aux rudiments d’allemand appris auprès de Hans (T2). Ils vont partager leurs vies très difficiles. En effet, Berlin subit la famine et ils ont sans cesse peur d’être attrapés par la police ou par la bande ennemie « Les artilleurs » avec qui ils doivent partager leur territoire de rapine.

Ce premier tome se termine pourtant sur une situation encore plus dramatique pour les jeunes français qui vont s’apprêter à connaître leur épreuve la plus terrible depuis le début de la guerre.

 avec Blandine : Allons voir son avis.

catégorie « métier » de ma ligne BD

 chez Blandine

Calpurnia -Tome 1 : Daphné Collignon (Billet avec Bastien)

Texas, 1899, Calpurnia Tate est une petite fille dans une grande famille aisée. Elle observe ses frères et la nature qui l’entoure. Elle est curieuse du monde animal et auprès de son grand-père, elle se découvre naturaliste. Mais la petite fille un peu sauvageonne a aussi du mal à intégrer ce que la bonne société à laquelle elle appartient attend d’elle. Elle s’intéresse surtout à la science.

C’est un personnage intéressant et attachant et j’espère pouvoir lire le deuxième tome.

J’ai beaucoup aimé les dessins et les couleurs pleins de douceur.

Voici l’avis de Bastien (9 ans et quelques) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« Ca parle de la seule fille d’une grande famille de garçons qui a un grand-père plutôt réservé et mystérieux. Elle s’intéresse à la biologie et à tout ce qui se passe autour d’elle.

Elle va découvrir un petit quelque chose au sujet de sauterelles dans son jardin qui lui donne envie de devenir naturaliste comme son grand-père qui l’aidera dans ses recherches.

J’ai beaucoup aimé ce livre où il y  a des insectes et la nature. Je n’ai rien de spécial à dire sur les dessins. »

  chez Stephie