Calpurnia -Tome 1 : Daphné Collignon (Billet avec Bastien)

Texas, 1899, Calpurnia Tate est une petite fille dans une grande famille aisée. Elle observe ses frères et la nature qui l’entoure. Elle est curieuse du monde animal et auprès de son grand-père, elle se découvre naturaliste. Mais la petite fille un peu sauvageonne a aussi du mal à intégrer ce que la bonne société à laquelle elle appartient attend d’elle. Elle s’intéresse surtout à la science.

C’est un personnage intéressant et attachant et j’espère pouvoir lire le deuxième tome.

J’ai beaucoup aimé les dessins et les couleurs pleins de douceur.

Voici l’avis de Bastien (9 ans et quelques) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

« Ca parle de la seule fille d’une grande famille de garçons qui a un grand-père plutôt réservé et mystérieux. Elle s’intéresse à la biologie et à tout ce qui se passe autour d’elle.

Elle va découvrir un petit quelque chose au sujet de sauterelles dans son jardin qui lui donne envie de devenir naturaliste comme son grand-père qui l’aidera dans ses recherches.

J’ai beaucoup aimé ce livre où il y  a des insectes et la nature. Je n’ai rien de spécial à dire sur les dessins. »

  chez Stephie

Joséphine Baker : Catel et Bocquet

Résumé de l’éditeur : « Entre glamour et humanisme, la vie tumultueuse de la première star mondiale noire. 
Joséphie Baker a 20 ans quand elle débarque à Paris en 1925. En une seule nuit, la petite danseuse américaine devient l’idole des Années Folles, fascinant Picasso, Cocteau, Le Corbusier ou Simenon. Dans le parfum de liberté des années 1930, Joséphine s’impose comme la première star noire à l’échelle mondiale, de Buenos Aires à Vienne, d’Alexandrie à Londres.
Après la guerre et son engagement dans le camp de la résistance française, Joséphine décide de se vouer à la lutte contre la ségrégation raciale. La preuve par l’exemple : au cours des années 1950, dans son château des Milandes, elle adopte douze orphelins d’origines différentes, la tribu arc-en-ciel.
Elle chantera l’amour et la liberté jusqu’à son dernier souffle. » 

Josephine Baker était une petite fille née de parents danseurs et grandit d’abord auprès de sa grand-mère afro américaine et sa grand-tante amérindienne. Puis elle retourne vivre chez sa mère et sa nouvelle famille. Josephine, appelée Tumpie par son entourage, aime plus que tout danser et faire le clown et faire rire les gens. Cela lui joue des tours à l’école mais elle commence à faire des spectacles dans une cave avec une amie et elle a du succès auprès du voisinage. Elle se marie à 13 ans puis devient danseuse professionnelle et finit par partir en tournée dans tous les Etats-Unis…

Elle connait la pauvreté, les violences, misogynes ou raciales, les injustices envers les femmes et les Noirs… Elle connait aussi la joie de vivre, l’amour de la danse et des hommes… Elle est belle, talentueuse, forte et drôle.

Un jour, elle est repérée par une américaine pour participer à ce qui deviendra la célèbre « Revue Nègre » à Paris. La vie de Joséphine deviendra foisonnante de rencontres de toutes sortes de personnalités du monde de la culture des années 20. Elle voyagera dans le monde entier.

Pendant la guerre, elle s’engagera pour la liberté jouant les espionnes et les pilotes d’avion. Puis plus, elle retournera aux Etats-Unis pour montrer son soutien aux mouvements des droits civiques. Elle adoptera 12 enfants de toutes les origines, sera une amoureuse, une artiste, gagnera beaucoup d’argent, perdra beaucoup d’argent…

Quelle femme! Quelle vie! Joséphine était une femme digne d’être un personnage de roman! J’ai adoré cette BD qui m’a donné envie d’en savoir plus sur elle, moi qui ne connaissais que quelques images et quelques chansons d’elle. Elle a eu une vie fascinante et improbable et elle vaut  vraiment le coup d’être connue!

  chez Noukette

catégorie « métier » (=boulanger) pour ma ligne BD

Billie Holiday : Muñoz et Sampayo

(Un petit Book Face pour la route)

Dans cette BD, un journaliste doit écrire un article pour commémorer les 30 ans de la mort de Billie Holiday. Il ne sait rien d’elle et mène donc son enquête et la BD raconte donc la vie de la chanteuse de Blues / Jazz mythique. Une vie assez terrible d’une femme noire née aux Etats-Unis en 1915 et décédée en 1959. Elle a bien entendu connu le racisme mais aussi une vie vraiment tragique… Entre la misère et la prostitution, la célébrité et les dépendances à la drogue et à l’alcool, Billie Holiday a été victime des hommes qui l’ont côtoyée, victime de la société dans laquelle elle vivait et victime de ses propres démons.

Les dessins très noirs et graphiques servent le destin de cette femme qui pourrait être l’héroïne d’un roman noir…

Pourtant, si j’ai apprécié de mieux connaître l’artiste, je ne suis pas tombée sous le charme des dessins et le choix narratif m’a paru un peu confus parfois avec les allers et retours dans le présent avec le journaliste. Dommage.

Pour un aperçu des dessins avec la voix de Billie Holiday en arrière plan :

Quelques chansons célèbres de Billie Holiday :

http://www.jazzradio.fr/son/freestyle-audio/30530/billie-holiday-en-cinq-titres-cultes

« Strange fruit » est une chanson poignante sur les lynchages de Noirs et j’ai trouvé un article très intéressant dans Télérama que je vous recommande.

Et enfin, un article très complet sur la biographie de Billie Holiday.

  chez Noukette

Reporter T1 -Alabama 1965- Bloody Sunday, Une marche pour la liberté : Renaud Gareta, Jonathan Granier, Kid Toussaint

Yann Koad est un très jeune journaliste franco-américain du magazine « Reporter ». Le 2 janvier 1965, alors que toute la rédaction est malade, le patron n’a pas d’autre choix que d’envoyer sa jeune recrue inexpérimentée aux Etats-Unis pour couvrir les actions du mouvements des droits civiques pour les Noirs.

A New York, il retrouve le photographe Roberto Cagliari, un vieux de la vieille, rompu aux reportages de guerre qui n’est pas plus impressionné que cela par la situation (avec quelques relents colonialistes par dessus le marché). Tous deux vont à Selma, en Alabama.

Cette BD est l’occasion de montrer par les yeux de Yann, qui découvre tout en direct, de plein fouet, que le racisme et la ségrégation ont un poids énorme dans le Sud particulièrement lorsqu’ils sont physiquement pris à parti par des membres du Ku Klux Klan.

Au contact des groupes de défenseurs des droits civiques, il découvre les différentes organisations, les gens qui marchent pour la liberté et aussi l’implication du FBI et de la politique. On rencontre Malcom X (Yann assiste même à son assassinat), on marche entre Selma et Montgomery, on entend Martin Luther King…

Et puis, il y a une enquête pour résoudre le meurtre d’une activiste blanche des droits civiques.

Cette BD est assez intéressante du point de vue historique et politique mais je dois avouer que je ne suis pas vraiment emballée car elle est un peu fouillis. Et puis il y a des incohérences avec le personnage de Yann qui est complètement irréaliste… Ce jeune blanc de moins de 21 ans qui, certes, est franco-américain (mais qui dit lui-même au début qu’il ne connait pas vraiment son père), se fait parfaitement comprendre de tous et réussit à avoir des contacts avec le FBI… Et puis, la manière dont il suit les membres du KKK de son propre chef…. Ce jeune homme serait déjà mort 10 fois dans la vraie vie et franchement, cela a fini par m’agacer 😉

De plus, je n’ai pas aimé les dessins qui me semblent vraiment d’un autre temps (on dirait une BD des années 70), ce n’est vraiment pas mon genre.

Pour découvrir les mouvements des droits civiques en BD je vous conseille vraiment de lire (cliquez sur les images pour voir mes avis) :

Le film « Selma » est aussi très intéressant :

catégorie « lieu » de ma ligne BD

  chez Stephie

Un autre regard (T1 et T2) : Emma

J’ai repéré cette BD chez Soukee mais je connaissais déjà la dessinatrice Emma qui a été très médiatisée avec sa BD sur la « charge mentale ». Vous pouvez la retrouver sur son blog et sur sa page FB.

Je vais commencer par dire que je n’apprécie pas particulièrement ses dessins mais je pense que ceux-ci sont surtout un support pour illustrer ses propos et ne sont pas l’intérêt principal.

Je ne vais pas vous parler en détails des deux tomes mais plus en parler comme un ensemble de façon assez générale. Tout d’abord j’ai trouvé qu’ils étaient assez inégaux ou plutôt un peu fouillis. J’ai trouvé que ça partait un peu dans tous les sens. Les albums sont constitués de différentes BD indépendantes qui se suivent et ce qui passe plutôt bien dans un blog ou sur une page FB, que l’on lit par-ci par-là et non pas à la suite les uns des autres, passe, à mon avis, moins bien que dans un album papier. Mais ce n’est évidemment que mon impression personnelle.

Elle parle principalement de féminisme et d’injustices faites aux femmes, que ce soit à la maternité avec les violences obstétriques ou le congé maternité considéré comme des vacances, au travail avec le sexisme ordinaire dans le milieu professionnel ou au sein du couple avec la célèbre BD sur la charge mentale « Fallait demander » (personnellement, chez moi, la charge mentale est un peu inversée, c’est mon homme qui la porte mais cette BD m’a fait en prendre conscience et j’essaie de me corriger après avoir lu cette BD!)

Certaines planches m’ont aussi intéressé comme celle sur la liberté de s’habiller comme on le souhaite en adressant le problème de l’interdiction du burkini en inversant la situation avec un pays imaginaire où on imposerait à toutes les femmes de se promener seins nus : « Montrez moi ces seins que je ne saurais pas ne pas voir« . Mais j’ai aussi trouvé la BD « Travaille! », qui est plus économique, plutôt intéressante, même si elle aussi très utopiste et irréaliste.

Les propos de Emma sont très politiques et très tranchés et ne laissent pas beaucoup de place à des opinions opposées. Il y a peut-être un côté un peu moralisateur et curieusement, pour certaines BD, j’étais tout à fait d’accord avec elle et pour d’autres je me sentais un peu « agressée » par ses propos. Encore une fois, c’est très personnel et tout le monde ne réagira pas comme moi. En tout cas, cette dessinatrice a des opinions fortes et elle les défend. Et elle aussi le mérite de questionner notre société et de mettre en avant un féminisme concret.

  chez Noukette

 chez Stephie (De nombreux sujets entrent dans ce rendez-vous : l’égalité homme-femme et toutes sortes d’injustices et d’inégalités que l’on croise tous les jours dans notre société)

Le loup en slip : Paul Cauuet, Wilfrid Lupano et Mayana Itoïz (Billet avec Bastien)

Après avoir beaucoup aimé « Les vieux fourneaux », j’ai été très tentée par « Le loup en slip » qui est en quelque sorte un « spin-off » comme on dirait dans les séries, pour les enfants (mais aussi les adultes ;-)).D’ailleurs, je l’ai lu avec Bastien et quand je m’étonnais qu’il ne rigole pas quand moi ça me faisait rire, il m’a répondu « ça m’a fait rire quand je l’ai lu tout seul mais là, tu rigoles pour des trucs qui ne me font pas rire! » C’est donc le gage d’une lecture multi-générationnelle!

Dans la forêt, tous les animaux vivent dans la terreur du loup qui vit juste au-dessus d’eux … Il y a même toute une organisation autour de cette peur du loup. C’est même une peur qui est entretenue : toutes les unes des journaux ne parlent que de cela, on lit des histoires de loups, on y tient des conférences autour de cette peur… Et puis surtout, il y a toute une économie qui s’est développée en rapport avec le loup :  il y a des marchands de clotures anti-loup, des vendeurs de pièges à loups, des milices anti-loup et même un vendeur de douceurs aux noisettes pour se réconforter de sa peur du loup….

Mais un jour, tout bascule… Le loup descend dans la forêt et… personne ne le reconnait et il ne fait plus peur à personne car il porte un slip… Un slip un peu ridicule qui fait de lui un animal tout à fait placide…

Tout le monde devrait être content : il n’y a plus de loup féroce donc plus de peur du loup… Mais ce n’est pas si simple… Cela perturbe terriblement la forêt : que vont devenir tous ceux qui exploitaient cette peur du loup?

Les dessins sont vraiment charmants et drôles, les couleurs très agréables et les situations vraiment bien pensées et amusantes! Et puis on finit avec un petit clin d’oeil aux Vieux Fourneaux car pour ceux qui ne connaissent pas la série : « le loup en slip » est le spectacle de marionnettes que l’un des personnages présente!

Cliquez pour voir les premières pages !

Pour les adultes : Les vieux fourneaux -Tome1- Ceux qui restent / Les vieux fourneaux -Tome 2- Bonny and Pierrot / Les vieux fourneaux -Tome 3- Celui qui part / Les vieux fourneaux -Tome 4- La magicienne / Les vieux fourneaux -Tome 5- Bons pour l’asile

Voici l’avis de Bastien (9 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

Ca parle d’un pays où les animaux parlent, portent des vêtements, ont des métiers etc… La plupart de ces métiers servent à faire la sécurité contre LE LOUP! (Bastien m’a expressément demandé d’écrire ce mot en majuscule 😉

Ce loup est féroce, il a le pelage hirsute, un regard sanguinaire et des crocs comme des pioches. Mais dans la forêt, les animaux croisent LE loup… en slip et les animaux n’ont pas peur du tout de ce loup en slip! Il n’a pas de pelage hirsute, pas de regard sanguinaire (mais il a quand même d’assez bons crocs) et il explique de façon très drôle que ce slip a changé sa vie.

Finalement les habitants du village dans la forêt n’ont pas du tout peur de ce loup mais ils sont en pleine crise car ils ont perdu tous leurs métiers sur la protection contre le loup!

Mais certains animaux se demandent où sont les soit-disant victimes du loup qu’on a annoncé dans les journaux? Suspense…

C’était très rigolo et à la fin on se rend compte que c’est la marionnettiste des « Vieux fourneaux » (une BD que lit maman) qui raconte l’histoire!

catégorie « objet » de ma ligne jeunesse

Les vieux fourneaux -Tome 5- Bons pour l’asile : Lupano et Cauuet

J’ai une petite tradition : depuis quelques temps, à chaque noël j’offre le nouveau tome des Vieux Fourneaux à mon frère et bien entendu, je le lis avant de lui donner 😉

Ma première impression est que ce 5e tome renoue avec les premiers tomes, j’y ai retrouvé le souffle et le rythme qui m’avait un peu manqué dans le 4e.

Antoine et Mimile vont à Paris avec Juliette, l’arrière petite-fille d’Antoine, pour déposer la fillette chez sa mère avant d’aller au  Stade de France pour assister au match de rugby France-Australie. Mais c’était sans compter sur le fait que Sophie ait monté un petit stratagème pour que son père et son grand-père se retrouve pour enfin se reparler (et éventuellement se réconcilier) en les obligeant à s’accorder pour garder Juliette. Ce qui ne sera pas une mince affaire!

Mimile se retrouve tout seul et part à la recherche de Pierrot dans l’immeuble où logent les membres de « Ni yeux ni maître » mais ce dernier est en « mission » avec sa bande de révolutionnaires du 3e âge! D’ailleurs, c’est en garde à vue qu’on apprend son passé d’éducateur pour jeunes de quartier quand une des agents de police se trouve être une de ses anciennes protégées.

Quant à l’immeuble, il a bien changé car « Ni Yeux ni Maître » a décidé de prendre en main le problème des migrants qui  ne sont pas le bienvenus en France en utilisant une ruse très bien pensée (je ne vous dévoile rien! C’est très malin!)

Mimile se retrouve seul pour aller à son match car Pierrot estime ne pas pouvoir soutenir la France, qui refuse d’accueillir les migrants, ou l’Australie, qui ne respecte pas les droits de l’homme en matière d’immigration… Mais il va surprendre tout le monde, influencé par l’état d’esprit de son ami.

Alors, ils ne sont pas encore bon pour l’asile nos vieux fourneaux mais ils se livrent tous un peu plus et on a envie de les suivre encore longtemps!

Les vieux fourneaux -Tome1- Ceux qui restent
Les vieux fourneaux -Tome 2- Bonny and Pierrot 
Les vieux fourneaux -Tome 3- Celui qui part
Les vieux fourneaux -Tome 4- La magicienne

catégorie « Gros mot » (« bons pour l’asile ») pour ma ligne BD

Bergères Guerrières (Tome 2) La menace : Jonathan Garnier et Amélie Flechais (Billet avec Bastien)

Après avoir lu le premier tome de Bergères guerrières, avec Bastien, je savais que nous lirions la suite car on avait tous les deux aimé et il l’a d’ailleurs eu pour son anniversaire!

Ce deuxième tome commence sur un flash-back sur l’enfance de Molly, l’une des apprenties bergères guerrières, puis on retourne au coeur du combat dans lequel le premier tome nous avait laissé. Les jeunes bergères guerrières ainsi que leur compagnon Liam sont en effet attaqués par une sorte de monstre géant indomptable car composé d’une nuée de rats qui semblent faits de fumée étrange… C’est Molly, qui une fois sortie de sa torpeur, comprend que le feu est leur seule arme et les sauve mais malheureusement, Erin est blessée par la magie noire de la « malbête »…

De retour au village, tous sont pris de stupeur : Molly s’en veut de son incompétence, Jane, leur cheffe, s’en veut de ne pas avoir pu protéger ses apprentis et les bergères guerrières confirmées décident que la seule solution pour sauver Erin est d’aller sur l’île des sorciers chercher des plantes et les enfants iront avec elles pour qu’ils se préparent aussi à savoir se défendre et défendre le village plus vite que prévu.

Une fois sur l’île, ils rencontrent les sorciers (il y a certains moments plutôt amusants ce qui contrebalance un peu des moments plus noirs dans cet album). Ils retrouvent aussi la jeune fille aux oiseaux dans les cheveux : ses pouvoirs, qu’elle ne domine pas vraiment, leur permettent de se rentre compte que le village est en danger…

La fin nous laisse sur un gros cliffhanger : on veut la suite car on craint le pire!

Très bonne série qui mélange plusieurs univers (fantastique, aventure, mythologique) avec des dessins toujours aussi agréables même si les thématiques sont plus noires que dans le premier tome.

Voici l’avis de Bastien (9 ans) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

A la suite du premier tome où ils avaient laissé beaucoup de suspense, on les redécouvre face au monstre. Après beaucoup d’efforts, ils tentent de lui lancer une flèche enflammée, ce qui le fait fuir. Malheureusement ce combat sera la cause de la blessure extrêmement grave de Barbe Noire (le bouc de Molly) et de la morsure au bras de Erin.

Après, ils rentrent au village, ils sont tous tristes. Ensuite, ils se disent que cette créature doit être le produit de la magie noire, ils vont donc aller voir les sorciers sur leur île pour savoir s’ils peuvent leur en dire un petit peu plus.

Ainsi commence un voyage pour aller sur l’île des sorciers. Après, sur l’île, ils croisent Urty qui est le père de Jane. Ensuite, il se passe quelque chose d’assez mystérieux que je vous laisse découvrir. Après ils découvrent la « fille aux corbeaux » que Molly avait déjà vu sur la Tourbière des Pieds Sales (tome 1). A ce moment-là, plein d’oiseaux lui sortent des cheveux, il parait que c’est un pouvoir qu’elle a.

La cloche de relais sonne : le village serait-il attaqué? Il se passera un autre événement assez tragique que je ne vous dévoile pas pour vous laisser du suspense.

J’ai aimé parce qu’il y a de l’action et du suspense. J’ai bien aimé les dessins.

catégorie « métier » de ma ligne BD

  chez Stephie

Rose (T 1/3 et T 2/3) : Valérie Vernay, Emilie Alibert, Denis Lapière

J’ai lu les deux premiers tomes à la suite alors forcément, il n’est pas simple de se rappeler de ce qui appartient au 1er ou eu 2ème tome…alors je fais un billet pour les deux, en essayant de ne pas trop en dévoiler car c’est une enquête pleine de mystères…

Rose vient de perdre son père qui était détective privé et qui a été assassiné. Elle va dans l’immeuble qu’il possédait et où se trouve son bureau pour rechercher des papiers concernant les affaires sur lesquelles son père travaillait et qui pourraient aiguiller les enquêteurs sur sa mort.

Il se trouve que Rose a une particularité : elle peut sortir de son corps et son esprit peut circuler sous la même forme que son corps mais absolument invisible pour les autres. Cela lui arrive depuis qu’elle est toute petite. Le jour où elle va dans l’immeuble de son père, elle découvre que son esprit en se détachant de son corps peut communiquer avec 3 fantômes qui vivent là et qui vont lui donner des informations sur son père qui était un homme très secret. Ces trois personnages hauts en couleurs deviendront ses amis.

Le père de Rose menait une enquête sur des morts suspectes en lien avec des tableaux. Il y a aussi une histoire de malédiction de l’immeuble… Et puis le mystère de la mort de la mère de Rose qu’elle n’a jamais connue… qui aura une grande importance pour l’ensemble de l’histoire…

Mais à la fin du tome 2, le mystère reste entier!

J’ai beaucoup aimé l’histoire mais aussi les dessins et les couleurs qui sont très délicats. Le troisième tome doit sortir courant janvier alors j’espère pouvoir le lire bientôt!

 catégorie « végétal » de ma ligne BD

7e étage : Åsa Grennvall

Cette bande dessinée raconte l’histoire d’Åsa, étudiante en art. Elle quitte sa famille et prend de l’assurance, elle s’épanouit. Et puis, elle tombe amoureuse de Nils. Il est beau, attentionné, il prend soin d’elle, il est protecteur, ils sont le couple idéal…

Et pourtant, parfois, il y a des réactions très braques, il se vexe, il exige d’elle toujours plus d’attention, il se montre jaloux, allant même jusqu’à lui reprocher de penser à d’autres hommes… Åsa est mal à l’aise mais elle se remet toujours en question, elle, se dit toujours qu’il a raison. Et puis, il l’aime, elle a tellement de chance qu’un garçon si bien que lui, l’aime…

Insidieusement, il commence à influencer sa vision d’elle-même, elle va changer ses vêtements, rejeter ses goûts, modifier son style artistique, se couper petit à petit de ses amis…

Et puis, la violence s’installe, psychologique et physique… Il faut qu’elle touche le fond pour partir et s’apercevoir qu’elle sera écoutée et aidée.

Cet album est très important car il montre bien les différentes étapes de l’installation des violences sous toutes ses formes au sein d’un couple. Cela montre bien comment ce n’est pas si facile de « partir à la première gifle » car cela ne commence pas toujours aussi simplement, c’est surtout très souvent une destruction psychologique où la victime se sent même parfois coupable…

Les dessins sont assez durs mais ils se prêtent bien au propos.

 chez Cryssilda (Suède)