L’Odyssée d’Hakim, tome 2 -De la Turquie à la Grèce- : Fabien Toulmé

Quand j’ai lu le tome 1 de l’Odyssée d’Hakim (de la Syrie à la Turquie), je savais que je lirai la suite dès que possible et j’ai vraiment aimé retrouver Hakim!

Résumé de l’éditeur : « Suite du récit de l’histoire vraie d’Hakim, réfugié syrien en exil, ce deuxième tome aborde avec émotion la difficulté de rester ensemble quand on doit survivre, et le terrible choix de traverser la Méditerranée… En exil loin de son pays natal, Hakim trouve un peu d’espoir dans la naissance d’un fils. Mais de petits boulots en difficultés, la complexité du monde le rattrape une nouvelle fois et sépare sa famille. Livré à lui-même avec son enfant, Hakim va tenter de survivre, malgré les obstacles et la précarité, jusqu’à envisager le pire : monter sur un canot de fortune pour trouver un salut… »

*

Nous retrouvons Hakim qui se confie à Fabien Toulmé qui dessine son témoignage. Je ne vais pas rentrer dans les détails pour laisser de la découverte mais Hakim dans son exil va se retrouver à traverser encore d’autres épreuves quand, pour essayer de trouver une meilleure vie, sa femme et sa famille sont allés en France. Malheureusement, Hakim et son fils Habi n’ont pas pu les accompagner.

La vie est compliqué pour ce père et son tout petit garçon, encore un bébé. Il déprime complètement mais il s’en sort. Par contre, il devient trop insupportable d’attendre encore pour rejoindre sa femme alors il tente le tout pour le tout et essaye de rejoindre la Grèce de façon illégale.

Cet album est encore plus touchant et poignant. On a beau savoir qu’Hakim s’en est sorti puisque c’est lui qui raconte son histoire on ne peut s’empêcher d’être malheureux avec lui, et d’avoir peur pour lui et son fils et on prend conscience de l’intérieur de ce que les réfugiés vivent. Ces personnes ordinaires qui veulent juste vivre normalement.

Encore un très bon album documentaire mais aussi d’une grande humanité et avec beaucoup d’émotions. A lire !

Dans la tête de Sherlock Holmes – L’affaire du ticket scandaleux (Tome 1) : Cyril Lieron et Benoît Dahan

A la fin du confinement, j’ai découvert que je pouvais lire gratuitement certaines BD du prix du polar SNCF en ligne en allant sur e-livre.sncf.com (je vous conseille d’y aller car on peut aussi lire « Le Detection Club » et « Cassandra Drake« ). Cette BD me faisait très envie et je ne savais pas à ce moment-là dans combien de temps je pourrai l’emprunter à la médiathèque alors je l’ai lue sur mon ordinateur. Cependant, je ne vous recommande pas ce support et plutôt de lire la BD « physique » (je vais d’ailleurs peut-être la relire en version livre avant de lire le tome 2 qui est en cours de réalisation et sans doute même un tome 3 d’après cet article) car l’objet livre est très original dès la couverture avec une découpe qui donne sur une page du livre et des doubles pages qui permettent de voir ce qui se passe dans la tête de Sherlock Holmes tout autour sur les deux pages ce qui est un peu perdu en numérique quand on voit une page puis l’autre. Cela ne m’a pas empêché de beaucoup aimer cette BD mais j’ai senti tout le long que ça aurait été bien mieux de lire la BD!

Voici le résumé de l’éditeur et un petit trailer :

« Un simple diagnostic médical du Dr Watson se révèle être bien plus que cela…
La découverte d’une poudre mystérieuse sur des vêtements et d’un ticket de spectacle très particulier amène Sherlock Holmes à penser que le patient n’est pas l’unique victime d’un complot de grande ampleur. Il semblerait en effet que l’étrange disparition de londoniens trouve son explication dans les représentations d’un magicien Chinois. D’autres tickets retrouvés confirment les soupçons du détective… »

Je ne connais pas bien Sherlock Holmes, je n’ai lu que « Le chien des Baskerville », il y a très longtemps puis une nouvelle, « L’homme à la lèvre tordue« , et vu trois épisodes de la série télé « Sherlock » ce qui m’a juste permis d’avoir une petite idée du personnage de Sherlock Holmes et du Dr Watson. A mon avis, cette BD rend très bien les relations entre les deux hommes ainsi que la personnalité si particulière de Sherlock Holmes et surtout son esprit analytique extraordinaire!

Pour moi la BD est une bonne version dessinée de la série, puisqu’on voit les rouages du cerveau du detective en action. C’est un magnifique travail de dessins et de scenario, avec de nombreux détails, on n’a pas assez d’une lecture pour tout voir et s’imprégner des scènes. C’est pour cela que je relirai le 1er tome avec plaisir avant de lire le 2e (est-ce que quelqu’un sait quand il sort?)

Une très belle découverte qui nous fait donc voyager dans la tête de Sherlock Holmes mais aussi dans Londres et au 19e siècle! A découvrir!


chez Stephie

chez Lou, Titine et Mélanie

chez Lou et Hilde

catégorie Objet de ma ligne BD

Le Detection Club : Jean Harambat

Résumé de l’éditeur : « Une île en Cornouailles, années 1930. Le milliardaire Roderick Ghyll invite les membres du Detection Club, qui réunit les grands auteurs britanniques de l’âge d’or du roman à énigme dont les célèbres Agatha Christie et G.K. Chesterton, à se rendre dans sa vaste demeure, la villa Briarcliff. Ils sont conviés à assister à la démonstration d’un automate, qui, une fois intégrées les données d’un problème policier, résout le crime en livrant le nom du coupable. Mais Ghyll est assassiné… »

Tout d’abord, il faut savoir que Le « Detection Club » n’est pas une invention et a vraiment existé (et existe toujours)! C’est un club d’auteurs de romans policiers qui se réunissent et ont certaines règles…

Dans cette histoire, ils sont invités sur une île par un milliardaire excentrique et on est plongé dans l’univers d’Agatha Christie tout de suite (je ne connais qu’Agatha Christie parmi les auteurs du detection Club mais j’ai trouvé cet aspect vraiment réussi!).

Il y a donc une enquête, du mystère et tous ces auteurs de romans policiers qui essaient de résoudre le crime à leur manière! C’est loufoque et amusant, léger et en même temps cela critique un peu le milieu littéraire policier, les auteurs n’étant pas tendres les uns avec les autres.

J’ai vraiment apprécié ma lecture

(Quand on sait qu’Agatha Christie ne supportait vraiment pas Hercule Poirot, c’est vraiment amusant!)

Merci aux Editions Dargaud qui ont proposé certaines de leurs BD en libre service pendant le confinement!

  chez Moka 

chez Lou, Titine et Mélanie

chez Lou et Hilde

catégorie « crime »

Le Journal d’Anne Frank : Ari Folman et David Polonsky

Je n’ai pas lu « le journal d’Anne Frank » quand j’étais ado et je n’ai pas du tout aimé quand je l’ai lu il y a quelques années (j’ai même abandonné ma lecture). J’ai presque honte d’avoir trouvé Anne Frank insupportable, une ado dans toute sa splendeur que l’enfermement n’a pas rendu plus agréable me semble-t-il… Mais je comprends par contre très bien que les adolescents de toutes les époques se retrouvent en elle et c’est certainement intéressant qu’ils lisent le livre mais quand je l’ai lu, j’étais du mauvais côté, plutôt côté adulte et Anne m’a paru une tête à claques 😉 Mais j’espère que personne ne me tiendra rigueur de cette impression, j’explique mon ressenti dans le premier billet que j’avais écrit (cliquez sur le lien en début de billet).

Quand mon amie Mrs B m’a proposé de lire cette BD, je me suis dit que ce serait intéressant de voir un autre point de vue. Et effectivement, le support BD m’a plus convenu, d’une part parce qu’il évite un certain nombre de longueurs qu’il y a dans le livre, que toutes les parties descriptives sont forcément plus faciles à visualiser et enfin, que le « personnage » de Anne est tout à fait remise dans son contexte familial de l’ado brimée, incomprise et malheureuse ce qui m’a permis de me rendre compte que ce n’était pas seulement moi qui l’avais perçue comme cela 😉 et puis je trouve aussi que la place donnée aux personnes qui aident les familles enfermées est mise en avant.

Cette BD est pour moi une réussite, elle parlera autant aux jeunes lecteurs qu’aux adultes. Les dessins sont très réussis et vivants. C’est un mélange de BD et de texte, donc très fidèle au récit d’origine tout en sortant l’essentiel.

par Mrs B : merci!

(comme pour le texte d’origine, je pense que cette BD est adaptée aux jeunes lecteurs à partir de 12-13 ans, l’âge de Anne Frank)

personne connue ligne jeunesse

 

L’Odyssée d’Hakim, tome 1 -De la Syrie à la Turquie- : Fabien Toulmé

Résumé de l’éditeur : « L’histoire vraie d’Hakim, un jeune Syrien qui a dû fuir son pays pour devenir « réfugié ». Un témoignage puissant, touchant, sur ce que c’est d’être humain dans un monde qui oublie parfois de l’être. L’histoire vraie d’un homme qui a dû tout quitter : sa famille, ses amis, sa propre entreprise… parce que la guerre éclatait, parce qu’on l’avait torturé, parce que le pays voisin semblait pouvoir lui offrir un avenir et la sécurité. Un récit du réel, entre espoir et violence, qui raconte comment la guerre vous force à abandonner votre terre, ceux que vous aimez et fait de vous un réfugié. »

*

Je n’ai pas grand chose à ajouter au résumé de l’éditeur pour vous raconter l’histoire. Ce que je peux vous dire c’est que j’ai beaucoup aimé cette BD et que j’ai très envie de lire la suite. Tout d’abord, c’est très instructif sur la montée des problèmes politiques dans la vie quotidienne des Syriens, la montée des tensions et de la repression du pouvoir. L’obligation de fuir pour survivre, l’envie de s’en sortir, de travailler, d’aider sa famille …

C’est vraiment raconté avec beaucoup d’humanité, c’est touchant et révoltant et le personnages d’Hakim a aussi beaucoup d’humour et sans doute de résilience quand il témoigne sur son exil. J’ai apprécié aussi le regard de candide de Fabien Toulmé, qui prend la place du lecteur en découvrant cette situation et en nous la transmettant.

C’est vraiment un album témoignage / reportage à découvrir!

De cet auteur, j’avais déjà aimé « Ce n’est pas toi que j’attendais« .

catégorie « prénom »

Sacrées sorcières : Pénélope Bagieu et Roald Dahl (Billet avec Bastien)

J’avais lu le roman « Sacrées sorcières » il y a quelques années et j’avais beaucoup aimé et j’avais entendu parler de la version BD de Pénélope Bagieu sur sa page Instagram mais j’avoue que j’étais sceptique, car j’avais peur que le roman soit un peu dénaturé et puis j’ai entendu les avis très positifs des Bibliomaniacs et j’ai été convaincue! J’ai donc acheté cette BD pendant le confinement chez mes libraires pour moi et Bastien car lui aussi avait aimé le roman.

Je dois commencer par vous dire que les deux premiers chapitres m’ont beaucoup émue et je trouve que c’est un vrai tour de force car les dessins sont colorés et le personnage de la grand mère assez cocasse dès le début mais, l’émotion passe vraiment, j’en ai eu les larmes aux yeux.

Puis, on suit la relation entre le petit garçon orphelin et sa grand-mère irrévérencieuse et hors du commun qui doit apprendre à s’occuper de son petit-fils. Elle va lui dévoiler ses connaissances sur les « vraies » sorcières, pas celles de contes, mais celles qui rodent partout pour se débarrasser des enfants.

Tous les deux vont se retrouver dans un hôtel au bord de la mer, au grand désespoir de la grand-mère qui ne supporte pas les vieux et qui pense plus à fumer ses cigares et boire des cocktails dans ses fringues flashy! (J’ai adoré le personnage de la grand-mère).

Le petit garçon va se retrouver malgré lui au milieu d’un rassemblement de sorcières d’Angleterre et l’aventure pour essayer de se débarrasser d’elles va commencer avec l’aide d’une petite fille rencontrée dans l’hôtel.

C’est dynamique, drôle, touchant et même un peu effrayant (la Grandissime Sorcière est vraiment affreuse!), le scenario est très fidèle au roman de Roald Dahl, les dessins et les couleurs sont vraiment agréables! Une réussite!

Et voici un petit clin d’oeil à Roald Dahl que j’ai remarqué au détour d’une page : on aperçoit sur le bus rouge un bout de la publicité pour la comédie musicale « Matilda » 😉

Voici l’avis de Bastien (10 ans et demi) tapé tout seul sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

Ce livre est une très bonne adaptation de Sacrées Sorcières, par Roald Dahl, en BD. On y retrouve toute l’intrigue du roman d’origine, avec quelques ajouts qui offrent à l’ensemble un suspense dévorant. À lire de toute urgence !

Tout comme le roman dont est tiré l’histoire, l’aventure commence par un petit garçon dont on ignore le nom qui vient d’assister à l’enterrement de ses parents. Puis, un soir, alors qu’il n’arrive pas à dormir, il vient demander une histoire à sa grand-mère, grande amatrice de cigares avec qui il vit désormais. Alors elle commence une histoire (vraie, même si c’est dur à croire) de sorcières qui détestent les enfants. Et puis, de fil en aiguille, en commençant par une toux due aux cigares, en finissant par des souris et en passant par une cabane dans un arbre, ils vont avoir affaire avec lesdites sorcières… Mais je n’en dis pas plus pour laisser du suspense!

Avertissement à l’usage des personnes assez jeunes : grosse surprise de frayeur en voyant le vrai visage de la Grandissime Sorcière. En revanche, les souris de la page 90 sont… je n’ai pas de mots pour décrire quelque chose d’aussi mignon !

  chez Moka 

catégorie gros mot

Martha Jane Cannary Tome 1-Les années 1852-1869 La vie aventureuse de celle que l’on nommait Calamity Jane : Matthieu Blanchin et Christian Perrissin

Comme le sous-titre de la BD l’indique, cette histoire est une biographie de Calamity Jane, mais pour ce premier tome c’est en réalité la vie Martha Jane Cannary. Elle est née dans une famille de Mormons très pauvre avec de nombreux enfants. Ses parents décident de quitter leur ferme pour aller vers l’Ouest à Salt Lake City. A cette époque aller vers l’Ouest était une véritable aventure, surtout en famille. Malheureusement, après des péripéties et la mort de ses deux parents, Martha, à 15 ans, doit élever seule ses petits frères et soeurs dans une grande précarité. Elle refuse de se marier avec un Mormon plus âgé qui cherchait une deuxième épouse et elle part sur un coup de tête en laissant derrière elle les enfants.

C’est le début d’une grande aventure et un grand changement de vie car elle s’est habillée en garçon, cheveux courts, avec son fusil et son cheval et elle traverse la nature hostile, mal préparée. Les gens la prenne pour un garçon même si de temps en temps elle doit subir sa condition de femme en chemin…

Elle traverse les Etats-Unis et cet album a cela de passionnant de voir la vie des Américains qui vont vers l’Ouest, toujours plus à l’Ouest, qu’ils soient civiles ou militaires. Elle va redevenir femme pour pouvoir travailler mais en gardant son caractère bien trempé et presque viril et son envie de ne pas se laisser enfermer dans les rôles féminins réducteurs de l’époque.

C’est vraiment passionnant, peut-être pas tant pour la vie de « Calamity Jane » dans ce premier album parce que finalement, ce ne sont que ses années de jeunesse mais pour le contexte historique et social américain. Malheureusement la médiathèque n’a pas les tomes 2 et 3, il va falloir que je trouve un moyen de mettre la main dessus!

Et pour la petite anecdote, j’ai lu cette BD le 1er mai et le hasard veut que Martha Jane soit née le 1er mai 1852 😉

  chez Stephie

catégorie « personne connue »

Un bruit étrange et beau : Zep

Si vous connaissez Zep pour ses BD « Titeuf » oubliez tout de suite vos idées, ses BD adultes n’ont rien à voir, ni dans le trait ni dans l’ambiance! J’ai vraiment beaucoup aimé cette BD (j’avais déjà aimé « Une histoire d’hommes » mais j’ai trouvé celle-ci encore meilleure.

Cette BD est d’une grande finesse et pose un regard assez lucide sur le monde dans lequel on vit, avec beaucoup de poésie.

L’histoire commence dans la contemplation, dans les dessins et dans l’absence de texte puisque nous rencontrons Marcus, un moine chartreux qui vit dans son monastère depuis 25 ans, ayant fait vœu de chasteté, pauvreté et surtout, de silence. Mais son passé le rattrape quand sa tante meurt. Cette tante, qui n’a jamais accepté le désir de William (son nom d’avant) d’entrer dans les ordres, l’a mis sur son testament et qui rend sa présence exceptionnellement nécessaire à Paris.

Son retour au monde est très étrange pour lui, il redécouvre les sons et sa voix mais aussi les odeurs et les contacts humains. Dans le train, il rencontre une jeune femme malade et il se lie entre eux une belle relation, éphémère certes mais pleine de liberté. C’est une parenthèse dans leurs vies et pour Marcus, c’est un peu un test sur sa croyance et son désir de rester dans son silence.

Dans cet album, il est question donc du rapport au monde, des choix de vie, de la famille, de l’amitié et de l’amour mais aussi de la difficulté à trouver sa place dans un monde auquel on n’a pas forcément l’impression d’appartenir, c’est aussi une réflexion sur la croyance et sur les rencontres qui même brèves peuvent être très enrichissantes.

L’album est aussi graphiquement très réussi, tant par les dessins fins que par les couleurs pastels. C’est vraiment une BD pleine de douceur sur le fond et la forme. Je vous la recommande.

« son »

Olympe de Gouges : Catel et Boquet

Alors, je vais commencer par vous donner le résumé de l’éditeur : « De Montauban en 1748 à l’échafaud parisien en 1793, quarante cinq ans d’une vie féminine hors-normes, et l’invention d’une idée neuve en Europe : la lutte pour les droits des femmes. Née dans une famille bourgeoise de province, sans doute fille adultérine d’un dramaturge à particule, Marie Gouze dit Olympe de Gouges a traversé la seconde moitié du XVIIIe siècle comme peu de femmes l’ont fait. Femme de lettres et polémiste engagée, elle se distingue par son indépendance d’esprit et l’originalité parfois radicale de ses vues, s’engageant pour l’abolition de l’esclavage et surtout pour les droits civils et politiques des femmes. Opposée aux Robespierristes et aux ultras de la Révolution, elle est guillotinée pendant la Terreur. Comme ils l’avaient fait avec Kiki de Montparnasse, Catel et Bocquet retracent de façon romancée, mais avec une rigueur historique constante, le parcours de vie de cette femme d’exception, dont les idéaux très en avance sur son temps ont forgé quelques-unes des valeurs clés de nos sociétés d’aujourd’hui. En quelque trois cent planches de création exigeante et généreuse, un magnifique portrait féminin et un hommage vibrant à l’une des figures essentielles du féminisme. »

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De ces auteurs j’avais aimé deux autres BD alors quand j’ai fait ma moisson de livres à la médiathèque avant le confinement, je me suis dit que c’était la bonne occasion de se lancer sur cette BD pavé… Mais je dois dire que j’ai abandonné à la moitié (mais vu la taille, je me suis dit que j’allais quand même en parler 😉

Si je n’ai pas accroché c’est sans doute parce cette BD est très historique et concerne une période historique que je connais mal et qui ne m’intéresse pas beaucoup  (et dans laquelle j’ai du mal à me projeter). Ne connaissant pas bien les personnalités rencontrées dans l’album, je suis passée à coté de beaucoup de choses…

Mais surtout, j’ai trouvé que c’était une BD qui met beaucoup de temps à installer les personnages et l’histoire. Certes c’est une biographie mais j’ai trouvé que l’on passait trop de temps sur l’enfance et la jeunesse et je me suis arrêtée au moment où Olympe de Gouge commence à prendre son ampleur cela devient vraiment encore plus « bavarde » qu’elle ne l’était au début…

Au bout d’un moment, je me suis dit qu’il était quand même dommage de se forcer…

Pourquoi est-ce que j’en parle quand même? Pour vous conseiller « Kiki de Montparnasse«  et « Joséphine Baker » et pour mon challenge « Petit Bac » 😉

catégorie « personne célèbre »

Les Danois : Clarke


Un phénomène étrange commence à faire jour au Danemark : des femmes d’origines ethniques non européennes donnent naissance à des bébés blonds aux yeux bleus, et ce ne sont pas des enfants adultérins, il y a même eu un test de paternité fait pour la première femme à qui s’est arrivé, Sorraya, une jordanienne. Mais c’est aussi le cas de Kirsten, une danoise -blanche- qui sait avec certitude que le père de son bébé est Mauritanien…

Ce phénomène commence à prendre de l’ampleur dans toute l’Europe et cela crée de grosses tensions entre les communautés issues de l’immigration. C’est considéré comme un virus, comme une épidémie qui vise à annihiler les origines et la culture de certaines populations…

Cet aspect de la BD est plutôt intéressant car il y a un questionnement sur la part du physique dans le sentiment d’appartenance à une culture et le fait que d’effacer toutes différences raciales effacerait aussi toute forme de racisme…

Mais l’histoire prend aussi un tour d’enquête journalistique mais aussi de sorte de complot avec des laboratoires qui cherchent à trouver un vaccin et je dois avouer que c’est là que cette BD m’a perdue car j’ai trouvé tout cet aspect extrêmement confus. J’ai trouvé que tout allait très vite, j’ai eu du mal à situer les liens entre les personnages et j’ai vraiment eu l’impression de n’avoir rien compris à l’aspect politico-scientifico-espionnage…

Et comme je n’ai pas non plus été particulièrement touchée par les dessins, je garde une impression assez mitigée de cette BD.

  chez Stephie

Pour le mois Belge chez Anne et Mina 

catégorie « lieu »