Ar-Men L’enfer des enfers : Emmanuel Lepage

J’ai acheté cette BD pour mon père après l’avoir beaucoup vue sur les blogs et je n’ai jamais caché que j’avais l’intention de la lui emprunter plus tard 😉

Quel album magnifique! Chaque page est digne d’être encadrée et j’avais du mal à ne pas tout prendre en photo! Comme Emmanuel Lepage sait dessiner la mer et sa force, sa puissance, sa poésie! C’est vraiment extraordinaire!

Au niveau de l’histoire, plusieurs époques et univers s’alternent. Il y a d’abord, les années 1960 avec la vraie vie des gardiens du phare Ar-Men, phare mythique au large de l’île de Sein.

L’un des gardiens raconte la légende d’Ys, avec un univers pictural différent et tout aussi superbe dans un autre genre, moins réaliste, aux couleurs chaudes qui raconte un récit épique et sensuel.

Et puis, il y a aussi le récit de la construction du phare d’Ar-Men depuis sa conception jusqu’à sa construction au travers l’histoire de Moïzez, jeune homme de l’île de Sein, aux couleurs sépia et aux teintes brunes.

Chacun à ses démons et ses secrets cachés et la mer est à la fois meurtrière et salvatrice. La mer détruit mais aide à se reconstruire. Et cela, peu importe les époques.

J’ai trouvé cet album magnifique tant pour les illustrations que pour l’humain qui se dégage de ces histoires entrecroisées.

A découvrir!

 

 par mon père à qui je l’avais offert 😉

deuxième ligne « lieu »

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Alexandrin ou L’art de faire des vers à pied : Pascal Rabaté et Alain Kokor

J’ai vu passer cette BD plusieurs fois dans le rendez-vous de la BD du mercredi et je n’arrivais vraiment pas à me dire si elle me tentait ou pas malgré les avis très positifs (et si je me souvenais chez qui je l’avais vu, je pense qu’on verrait des commentaires très fluctuants de ma part 😉 Alors, quand j’ai vu qu’elle était à la médiathèque, je me suis dit que la meilleure chose à faire c’était de la lire pour me faire ma propre idée… Et j’ai eu un coup de coeur!

Alors, ce qui me faisait un peu peur c’était le fait que le texte soit composé d’alexandrins, mais si jamais cela vous inquiète aussi, ne vous arrêtez pas à cela car c’est totalement naturel dans le récit!

Alors, comment vous transmettre mon coup de coeur, à part vous conseiller de le lire?

J’ai adoré l’histoire, poétique au-delà des mots utilisés par les personnages. Alexandrin de Vanneville est un vagabond, un clochard diraient certains, un homme qui erre dans les rues, en faisant du porte à porte pour vendre ses poèmes à qui veut bien lui donner quelques pièces. Il ne mendie pas, il transmet, il donne du beau…

Il rencontre un petit garçon lui aussi vagabond mais fugueur et le prend sous son aile pour le protéger et lui apprendre l’amour des mots et des rencontres même si elles ne sont pas toutes positives.

Mais des rencontres il y en a aussi des belles, des fortes, des intenses, à commencer par celle d’Alexandrin et du jeune Kévin, grâce à laquelle, le poète se sent un peu père. Mais aussi, des rencontres où l’amour se glisse dans des beaux moments. C’est vraiment touchant.

Il y a aussi des moments drôles, car le personnage d’Alexandrin est un homme haut en couleur, décalé et surtout libre.

Et pourtant, c’est aussi une histoire triste. On a envie de prendre Alexandrin dans nos bras, on a envie de lui acheter des poèmes, on a envie qu’il nous parle, qu’il nous fasse une leçon de vie et qu’il nous fasse sourire… On n’a pas envie qu’il finisse seul…

Et puis, c’est une très belle bande dessinée. Les dessins sont très agréables, légers, poétiques. Les couleurs sont d’une grande douceur et il y a parfois des détails très délicats. J’ai adoré!

« Alexandrin de Vanneville, poète des campagnes et des villes, arpentant les chemins et les villes, de terre ou de bitume, par vent et par la pluie, sans me taire et sans amertume, je survis en proposant ma poésie. »

pour la deuxième ligne de ma catégorie « déplacement »

Tourne disque : Zidrou et Raphaël Beuchot

Résumé de l’éditeur : « Je m’appelle Eugène Ysaÿe. Je suis violoniste. Le Gouverneur m’avait invité au Congo pour donner un concert. Je comptais passer ensuite trois semaines chez mon neveu au bord du magnifique lac Maï Ndombé. C’est ainsi que je fis sa rencontre. Ne me demandez pas son nom: tout le monde ici l’appelle « Tourne-Disque ». Il pourrait être mon fils… s’il n’était plus noir qu’un café serré. La musique permet des rencontres étonnantes. Celle-là devait me marquer pour toujours. Après tout, je n’avais que 70 ans et encore tant de choses à apprendre! »

J’ai lu cette BD il y a quelques temps et au moment d’écrire le billet je n’en ai pas un souvenir très détaillé mais je me souviens avoir plutôt aimé cette histoire.

Le violoniste Eugène Ysaÿe, un violoniste sûr de sa valeur, part en Afrique et rejoint son neveu. Là-bas, il se délecte d’une vie de colon mais au contact de « Tourne Disque »  un serviteur de la famille qui a pour rôle de passer des disques, il va découvrir un autre aspect de l’Afrique : il va aller au contact des gens et échanger avec des personnes qu’il n’aurait sans doute jamais vraiment vu avant. Et ce qui permet ce contact c’est la musique, que ce soit par les disques de musique classique que les hommes vont partager, ou le violon et les percussions.

Une belle histoire d’une amitié hors du commun.

Les dessins apportent bien l’ambiance chaude de l’Afrique mais je ne suis pas vraiment une grande fan des dessins fait à la tablette car je les trouve souvent un peu trop lisses.

pour la deuxième ligne de ma catégorie « art »

Rencontre avec Sylvère Denné et Sophie Ladame, auteurs de « Bleu amer »

En mars je vous parlais d’une BD qui m’avait beaucoup plu  (cliquez pour lire mon billet) et quand j’ai appris que mes libraires chouchous de la librairie Le Détour allaient les recevoir, j’étais ravie et impatiente de les rencontrer.

La rencontre a commencé par par des dédicaces dans la barque qui se trouve devant la librairie, une dédicace très jolie, différente pour chacun et avec un moment de discussion avec les auteurs. Je leur ai donné la carte du blog en leur disant que j’avais parlé de leur BD mais ils étaient déjà au courant grâce à Mo qui les avait prévenus. En effet, Mo les a rencontré à Angoulême et ils se souvenaient très bien de cette rencontre 😉 ). J’étais très touchée que Sylvère Denné me remercie de mon billet parce qu’ils étaient contents d’avoir de la visibilité (enfin, pas sûr que mon petit blog donne beaucoup de visibilité mais ça me ferait vraiment plaisir si vous vous laissiez tenter par cette BD grâce à moi!).

Une discussion informelle a commencé avec les lecteurs et les auteurs sur la barque, au soleil. C’était vraiment un joli moment. Alors ce compte rendu ne sera pas du tout exhaustif et linéaire car c’était une discussion à bâtons rompus avec l’un ou l’autre des auteurs et les différents participants. Mais je peux vous dire qu’ils sont vraiment sympathiques et intéressants!

Les auteurs

Sylvère Denné et Sophie Ladame viennent de Saint Malo et sont amis depuis plusieurs années mais cette bande dessinée est non seulement leur premier travail en commun mais également leur première BD. Sophie Ladame a auparavant travaillé sur des carnets de voyages et Sylvère Denné a d’abord travaillé 10 ans dans l’immobilier mais il avait envie de travailler dans le monde de l’édition. Il a trouvé que c’était un milieu difficile à pénétrer et a aussi été libraire avant de déménager à Saint Malo où en plus d’écrire il est aussi serveur et libraire, c’est aussi un grand lecteur. Sophie a 3 enfants (qu’elle a eu dans pendant la période d’écriture de Bleu Amer, « 3 enfants en deux ans et demi, ça n’a pas facilité l’avancé du projet » a plaisanté Sylvère qui lui-même va devenir papa dans quelques mois, une perspective qui semble l’inquiéter un peu 😉 . Ils ont aussi un nouveau projet en cours de route (mais c’est top secret car ils sont à la recherche de l’éditeur 😉 mais ils nous en touché deux mots quand même!

La presse

Ils nous ont dit à quel point c’était important pour des auteurs de BD d’être visibles. Il y avait un bel article dans Ouest France, et ils vont aussi passer dans un reportage sur France 3 Normandie mais il y aura aussi un portrait de Sophie dans l’émission Littoral et dans Echappées Belles (gardez l’oeil ouvert!)

La mer

La mer est importante pour eux. Tout d’abord, ils se sont rencontrés autour de la Route du Rhum (même si c’était dans une fête, pas sur un bateau 😉 et Sophie est une grande navigatrice : elle a traversé l’Atlantique à la voile avec son père (et c’est là qu’elle a commencé à dessiner). Mais elle a aussi évoqué son passage sur le Renard (à Saint Malo) et la discussion a aussi embrayé sur les vieux gréements des environs, comme la Granvillaise, la Cancalaise et le Marité!

Bleu Amer

C’est un projet qui a leur a pris 2 ans et demi. Ils ont pris du temps pour élaborer leur méthode de travail. Sophie vient du carnet de voyage qui est dans l’immédiat mais elle a trouvé agréable de travailler sur une BD qui donnait le temps de s’installer.

Ils ont beaucoup travaillé ensemble sur le projet. Ils voulaient un seul lieu, peu de personnages pour avoir plus de temps pour être plus exigeants sur le reste, la mise en scène, les personnages, leurs caractères. Ils avaient une liste de thématiques qu’ils voulaient traiter comme la trahison, la loyauté, le rapport à l’étranger et sans dialogue.

« Bleu amer » a été tiré à 3000 exemplaires, ce qui est beaucoup pour une BD mais ils n’ont pas vraiment de retour sur les ventes (même si ce jour-là, il y a eu pas mal de ventes et que les jours où ils vont en dédicace ou en festival, ils ont l’impression que cela se vend bien.)

Au départ, l’album devait être édité par quelqu’un d’autre qui a fini par abandonner le projet. Ils sont alors allés au festival  Quai des Bulles, à Saint Malo, avec leur dossier sous le bras pour démarcher des éditeurs et c’est comme cela qu’ils ont pu travailler avec « La boite à bulles ».

Leur livre est dédicacé à des amis auteurs qui les ont épaulés et encouragés mais aussi à l’éditeur qui devait au départ s’occuper de l’album. Sophie précise qu’elle y tenait! Et d’ailleurs, il regrette sans doute maintenant 😉

Une personne a fait remarqué que cette BD qui fait réfléchir à ce que l’on aurait fait pendant la guerre fait aussi un parallèle avec la situation de migrants actuellement.

Chausey

Pour cette BD en huis clos, ils voulaient un lieu sans voiture, au calme (Sylvère plaisante en disant que Sophie venait du dessin de bateaux, ils ne se voyaient pas dans un milieu urbain.) Sylvère connaissait Chausey et c’était un lieu qui faisait envie aussi à Sophie et pour elle c’était important de se sentir bien dans un lieu qu’elle allait dessiner longtemps.

C’était pour eux un vrai choix de faire peu de dialogues car les habitants de Chausey sont des « taiseux ».

L’archipel de Chausey est vraiment un lieu magique (un rêve pour les navigateurs comme le dit Sophie) et ils parlaient de faire une dédicace à Chausey cet été! Et pendant qu’ils étaient là, il a aussi été question de leur retour à Granville pour le festival des Voiles de Travail en août.

 

Une belle rencontre pour une BD très forte et belle! A découvrir!

Merci à Sylvère Denné et Sophie Ladame pour leur gentillesse et leur disponibilité et aussi à Fanny et Raphaël, qui sont vraiment des libraires hors pair!

 

  chez Mo

Mots rumeurs, mots cutter : Charlotte Bousquet et Stéphanie Rubini

J’ai souvent vu ce titre passer sur les blogs et quand je suis allée à Rennes au festival Rue des Livres et j’ai eu la chance de croiser Charlotte Bousquet sur un stand et j’ai craqué!

Cette BD commence comme une tranche de vie de collège avec et son côté très réaliste de relations entre les copines, les copains, les cours, la futilité de ces petits moments. Et pourtant, au-delà des histoires de drague, de rivalité entre copines et de fêtes, on bascule un jour dans le harcèlement.

Léa rencontre Mattéo en cours, il est redoublant et ses copines craquent sur lui et quand il commence à l’intéresser à Léa, cela ne plait pas du tout aux autres filles de la classe. Un soir lors d’une fête, alors que la bande de copines a trop bu et a joué à « action ou vérité », une photo compromettante de Léa a été prise et diffusée à tout le collège sans qu’elle soit au courant…

Son copain la quitte, et la vie devient un cauchemar pour la jeune fille car non seulement tout le monde la traite comme une pestiférée mais en plus elle subit des violence verbales, physiques et des brimades anonymes… C’est un enfer pour Léa qui ne sait pas vers qui se tourner…

Ce sujet du harcèlement est toujours très important à évoquer avec et pour les jeunes et le format BD me parait vraiment une bonne idée car c’est très abordable.

J’ai aussi aimé le fait que Léa soit une ado « cool » avec des copines et des amours, pas forcément la caricature de la fille effacée qui se fait harceler. Elle se montre même parfois pas toujours super sympa avec les autres, elle se permet quelques jugements hâtifs mais pourtant, son monde apparemment facile et normal va s’écrouler par cette violence. Et cela montre bien aux jeunes lecteurs que tout le monde peut être concerné. Et enfin, j’ai apprécié que la résolution de cette affaire passe par l’intervention d’une autre élève qui en tenant tête aux harceleurs permet à Léa de comprendre que ce qu’elle subit est inacceptable et elle arrive enfin à en parler à des adultes. Et cela aussi c’est important car c’est un message que j’essaie de faire passer à mes élèves : « Si vous voyez quelqu’un qui est malheureux à cause d’autres personnes, il faut d’abord dire à ces personnes d’arrêter et si ça ne marche pas, il faut encourager la victime à parler à quelqu’un. »

C’est une BD qui devrait être dans tous les CDI et j’ai conseillé à ma documentaliste de l’acheter!

 

Les amandes vertes Lettres de Palestine : Anaële et Delphine Hermans

Cette bande dessinée raconte l’échange de lettres entre deux sœurs, les deux auteurs. L’une d’entre elle part 10 mois en Palestine pour une organisme humanitaire et si la sœur restée en Belgique envoie des cartes postales de son quotidien ordinaire, celle qui est partie lui envoie de longues lettres depuis la Palestine qui sont retranscrites sous forme de récit dessiné.

On découvre ce pays avec les yeux de l’occidentale innocente qui prend conscience au contact des gens qu’elle fréquente là-bas de la réalité d’une vie en permanence dans le danger et dans l’incertitude. Elle est désabusée, elle n’arrive pas à accepter le « C’est normal » qu’elle entend sans cesse car rien n’est normal et tout semble si injuste.

Sans faire de politique, c’est plus un constat des conditions de vie de gens ordinaires et en cela c’est très touchant. Cela montre aussi à quel point c’est une situation bien compliquée. Beaucoup de questionnements sont soulevés et la jeune femme en apprendra aussi sur elle-même sur place.

Une lecture BD a mettre en parallèle avec « Chroniques de Jérusalem » de Guy Delisle.

Je n’ai pas été vraiment sous le charme des dessins mais le fond est intéressant.

 par ma Best

 deuxième ligne couleur

Les petites gens : Vincent Zabu et Thomas Campi

J’ai repéré ce titre chez Bulles d’Air un mercredi de la BD et elle m’a donné envie de lire cette BD alors je l’avais déjà croisée à la médiathèque sans jamais l’emprunter!

Cette bande dessinée raconte les vies de certaines personnes qui vivent dans la même rue. Paul, Monsieur Armand, Lucie, Louis et son papa, Irina…

Ils se croisent, se parlent, ou pas, ils ont des histoires personnelles qui les perturbent et leurs relations de voisinage vont petit à petit les aider à y voir plus clair dans leurs vies de « petites gens » assez ordinaires auxquels on peut tous s’identifier un peu et j’ai passé un bon moment en leur compagnie.

C’est une jolie tranche de vies et de communauté, parfois triste, parfois drôle souvent touchante. Mention spéciale au personnage de Monsieur Armand qui se fait passeur de livres avec sa bibliothèque improvisée dans son appartement du rez de chaussée, presque un médecin/psychologue littéraire!

Les couleurs chaudes, fauves sont vraiment agréables.

Les saisons de Montréal : Raphaëlle Barbanègre

Résumé de l’éditeur :

« Bienvenue à Montréal ! Francophone, cosmopolite, elle est la deuxième plus grande ville du Canada après Toronto et la métropole culturelle incontournable du Québec. Ce livre plongera le lecteur au coeur de ses rues, ses quartiers, ses rites et ses coutumes, au rythme des saisons qui la transforment. De l’hiver à l’automne, les rues de Montréal changent d’aspect et même de couleurs ! Les saisons de Montréal vous fera découvrir ou redécouvrir cette ville aux multiples facettes. »

Quel merveilleux album! C’est comme un bonbon acidulé! Il est vraiment joyeux avec ses illustrations colorées aux dessins un peu vintage. J’ai vraiment beaucoup aimé le graphisme!

C’est une sorte d’album touristique pour jeunes lecteurs (ou moins jeunes!) pour découvrir Montréal au fil des saisons! On voyage dans la ville, on voyage dans les saisons mais aussi au Québec au sens plus large finalement car on y trouve quelques caractéristiques de La Belle Province!

Je vous recommande cet album si vous connaissez Montréal ou si vous allez le découvrir que vous ayez des enfants ou non! C’est vraiment un joli livre plein de bonne humeur!

Cet été quand nous sommes allés au Québec, je n’ai pas eu le temps de découvrir la ville de Montréal. Tout ce que j’ai vu c’était depuis les fenêtres du car Greyhound entre la ligne « Burlington (USA)-Montréal » et « Montréal-Québec » et nous n’avons fait qu’un arrêt très court à Montréal à la gare routière et nous n’avons vu que quelques rues en allant vite manger mais j’ai retrouvé des choses que j’avais vues dans cet album comme celles-ci :

 

Merci 

 ou album

catégorie « passage du temps » de ma ligne jeunesse

Edelweiss : Cédric Mayen et Lucy Mazel

Edmond surnommé « Monmon » et Olympe se rencontrent dans une guinguette en 1947. Ils sont de deux milieux sociaux différents mais Olympe qui tient à son indépendance et qui travaille en tant que couturière contre l’avis de son père, ne veut pas être réduite à ses origines familiales et l’ouvrier et la jeune fille de bonne famille tombent amoureux et se marient… Seulement après que le père d’Olympe ait usé de son influence pour faire faire à Edmond le parisien, son service chez les chasseurs alpins.

Comme tout le monde dans sa famille, Olympe est passionnée de montagne et elle rêve de suivre les pas de sa tante Henriette et faire l’ascension du Mont-Blanc. Régulièrement, le couple fait de l’escalade jusqu’à un drame qui va les empêcher de mener le rêve d’Olympe au bout… Ou pas…

C’est la force de l’amour prend toute sa mesure et là que l’ont voit comment quelqu’un peut faire tout pour aller au bout d’un rêve même quand cela semble impossible et c’est vraiment touchant!

J’ai beaucoup aimé le personnage d’Olympe, cette jeune femme moderne, en avance sur son temps qui ne se laisse pas faire par les conventions de son époque et qui sait ce qu’elle veut. Et le personnage d’Edmond, plus en retrait, plus réservé et raisonnable qui va se révéler d’une grande force!

Voici une BD que j’ai découverte un mercredi de la BD et que peut-être j’aurai ratée et cela aurait été dommage car c’est une très jolie histoire! Une histoire de dépassement de soi et une belle histoire d’amour. Et puis c’est aussi une histoire de la montagne qui est un personnage à part entière de cet album. A lire!

 deuxième titre pour ma ligne « mot unique »

Les jours sucrés : Loïc Clément et Anne Montel

 

Églantine travaille comme graphiste à Paris. Elle n’a pas vraiment connu son père et pourtant à sa mort, elle retourne dans le village breton où elle a passé sa jeunesse avant la séparation de ses parents et où il a toujours vécu. Elle y retrouve Gaël, son copain d’enfance qu’elle n’avait pas revu depuis ses jeunes années et sa tante Marronde.

Son père lui a légué sa maison et sa pâtisserie et au début elle n’a qu’une envie se débarrasser de tout ce qui est en rapport avec ce père à qui elle en veut encore de les avoir chassées, elle et sa mère, de sa vie. Mais petit à petit, elle apprend à connaître l’homme par son journal, elle découvre quelqu’un de différent de celui qu’elle croyait connaître… Et puis elle s’attache à Marronde et à Gaël, et aux chats… Et quand avec leur aide elle décide de reprendre la pâtisserie ce n’est pas que le village qui revit mais elle aussi!

J’ai beaucoup aimé la thématique de la transmission, que ce soit par la maison mais aussi par la passion de la cuisine. C’est l’histoire d’un héritage qui va au-delà du matériel. Mais c’est aussi une très jolie histoire, un peu feel good et joyeuse.

J’ai beaucoup aimé les dessins (mais j’aime toujours le travail de Anne Montel et Loïc Clément!)

 ma Best

  chez Moka