« Les cahiers d’Esther -Histoires de mes 10 ans » de Riad Sattouf

 

Cette BD est composée d’une planche par page et une anecdote de la vie d’Esther par page mais l’ensemble de la BD montre une année de la vie de la fillette de 9-10 ans. Elle parle de sa famille (son père qui est formidable, beau, gentil et fort, sa mère qui est gentille (mais très discrète) et son frère qui est au collège, un horrible individu qui l’embête tout le temps et qui est un digne représentant de la gente masculine (empirée par l’adolescence) selon les critères d’Esthèr.

Car pour Esther, qui est à cet âge entre la petite fille et la préado, les garçons sont avant tout les pires êtres sur terre mais aussi l’objet d’une certaine fascination (enfin, les « bad boys » surtout, ceux qui ressemblent à des garçons du collège !).

Elle nous raconte aussi sa vie à l’école avec ses copines, ses jeux, enfantins encore, et les rivalités entre les clans et la violence qui existe aussi chez les plus grands (même si son père est persuadé que de la mettre dans une école privée la préservera de cela).

Au fil des pages, elle évoque son amour de la musique pop (style Tal et Kendji Girac) et de la danse (son idée de la perfection c’est d’être souple pour bien danser) et sa passion pour l’Iphone (que son père lui refuse avant le collège).

Elle est à la fois gentille et mignonne par certains aspects, un peu naïve et innocente et parfois assez méchante et contente d’elle. C’est un savant mélange de ce qu’est la fin de l’enfance quand on veut tout être à la fois et qu’on ne s’est pas encore bien trouvé. 

C’est aussi une photographie d’une époque (qui sera vite datée par contre je pense) et de notre société à un moment précis.

Par contre, je m’interrogeais aussi sur la continuité des planches : est-ce que chaque planche est d’abord parue en feuilleton ? Car il y a souvent des rappels de pages précédentes (pour les noms, les liens entre les personnages ou les situations) et quand on lit la BD à la suite, c’est un peu répétitif et lassant.

Bravo à Riad Sattouf d’avoir su donner chair à cette petite Esther.  Alors moi je suis curieuse de savoir qui est cette « Esther » vu que chaque planche est annotée « Ecrits d’après les histoires vraies d’Esther A. »

           

Âmes Graphiques – Livre-

 

Sabine du Petit Carré Jaune a rendu son rendez-vous photographique « Âme graphique » nomade en le faisant voyager de blog en blog. Ce mois-ci, elle a confié les clés à Camille (qui est hébergée chez Sabine) et donc aujourd’hui, dernier jeudi du mois je vous attends avec vos photos inspirées par le mot « LIVRE« !

De mon côté,étant donné que c’est Bastien qui a choisi le mot du mois, il me parait naturel de vous le montrer en train de lire! Je vous présente donc la dernière position de lecture improbable que mon petit lecteur compulsif a adopté pour dévoré son livre du moment (« Les royames de feu » : il vient de finir le tome 4 et il adore!)

A bientôt!