Fahrenheit 451 : Ray Bradbury (Lu par Thierry Blanc)

Dans ce roman, les pompiers ne sont plus là pour éteindre les incendies mais pour mettre le feu aux maisons de ceux qui ne respectent pas les règles et qui possèdent des livres. Les livres sont interdits et impitoyablement brûlés. A cette époque, les livres sont considérés comme sources de conflits puisqu’ils expriment des avis divergents, ils ne sont donc pas fiables et même inutiles

Les divertissements abrutissants sont au centre de cette société particulièrement les images télévisées : des murs d’écrans remplacent les murs des pièces de vies, les acteurs sont considérés comme « la famille ». Il y a aussi un système de « coquillages » qui se mettent dans les oreilles et qui diffusent des sons en permanence et la publicité est présente en boucle dans les lieux de foule comme les transports en commun. Les gens sont heureux dans leur ignorance, ils ne connaissent pas mieux…

Mais Guy Montague, pompier jusqu’à présent sans scrupule, rencontre une jeune femme à l’esprit libre qui va complètement à contre courant de la société dans laquelle ils vivent. Elle va lui ouvrir les yeux.

Une fois qu’il a pris conscience de cela, Guy se trouve inexorablement attiré par les livres, il veut tout d’abord comprendre pourquoi ils sont si dangereux et puis il veut les sauver. Malgré les réserves de sa femme qui ne le comprend pas et de son chef qui le met en garde, Guy ne veut plus rester dans le moule imposé. Il finit par rentrer en résistance avec d’autres.

Ce roman publié dans les années 50 est particulièrement fascinant parce qu’il semble presque prémonitoire. C’est tellement réaliste quand on pense aux émissions de télé réalité, au matraquage publicitaire et autres sollicitations par les écrans. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à la phrase d’un dirigent de TF1 qui aurait dit que le but de TF1 était de vendre à Coca Cola du temps de cerveau disponible…

C’est donc un roman passionnant, une référence de la littérature américaine que je regrette juste de n’avoir pas lu avant! Maintenant, je comprends mieux les liens avec d’autres livres que j’ai lus comme « La ballade de Lila K » ou « Uglies ». A lire absolument!

La version audio est très réussie et je me suis vraiment laissé porter par cette lecture.

2ème Roman de la catégorie « chiffre, nombre »  pour ma ligne roman du  Petit Bac 2013

Les livres sont considérés comme dangereux  et sont aussi ce qui permet au personnage de se libérer… alors

 j’inscris ce texte au Défi Livres de Argali