« Tarte aux champignons et aux lardons »

 Ingrédients : Une pâte feuilletée / environ 500 g de champignons de Paris / 200 g de lardons / 2 oeufs / 3 grosses cuillères à soupe de crème fraîche épaisse / 3 grosses poignées de emmenthal râpé / une gousse d’ail / persil / sel et poivre

Pré-chauffer le four TH 6-7

> Couper les champignons en lamelles

> Dans une poêle avec un peu de l’huile d’olive, faire revenir l’ail écrasé avec les champignons et les lardons pendant environ 5 ou 10 minutes (Sel, poivre et persil)

> Dans un bol, battre les oeufs et mélanger avec la crème. Saler et poivrer.

>Étaler la pâte dans un plat.

> Mettre deux poignées de fromage râpe au fond de la pâte à tarte.

>Ajouter le mélange de champignons et lardons.

> Ajouter la crème avec les oeufs.

> Ajouter une poignée de fromage râpé.

> Mettre au four pendant 25-30 mn

 

 

 

« Seuls T2 Le maître des couteaux » de Gazzotti et Vehlmann

On retrouve dans cet album les personnages du Tome 1, toujours dans la ville vidée de ses habitants mais ils ont maintenant emménagés dans le grand hôtel pour se sentir plus en sécurité (il y a des animaux sauvages sortis d’un zoo en liberté).

La vie à l’hôtel est particulière : ils vivent dans un luxe, une opulence et dans une certaine oisiveté qu’ils n’ont jamais connus. Ils perdent leurs repères et des tensions se créent. Particulièrement entre Dodji et Leïla, les deux plus grands à la personnalité forte.

Un danger rôde, ils sont suivis, observés et risquent leurs vies…

Le mystère ne se lève toujours pas sur l’absence des habitants de leur vile et ils n’arrivent pas à joindre d’autres personnes… Mais ils ne sont pas vraiment seuls…

C’est vraiment une réussite, on a envie de connaître la suite!

 

       

 

 

 

  Lecture « objet » pour ma ligne BD du 

« Le marchand de souvenirs » de Ghislaine Biondi

Très court roman (presque une nouvelle) mais pour une histoire délicate et touchante. Antoine vit seul avec sa mère, il n’a jamais vraiment connu son père et s’ennuie en ce début de vacances. Il découvre par hasard un nouveau magasin tenu par un vieil homme qui vend des souvenirs. Pas des objets que l’on rapporte de vacances mais un moyens de se créer des pensées qui rappellent des choses que l’on a pas vraiment vécues.

Antoine commence par se créer des souvenirs de vacances à la mer où il n’est jamais allé mais également des souvenirs de son père dont il ne se souvient pas. Il découvre que sa mère aussi s’achète des souvenirs et leur vie va s’en trouver changée.

Une belle histoire pour des lecteurs de 12 ans et plus.

                 

Lecture « objets » pour ma ligne jeunesse du  (« Souvenirs » dans le sens « petits objets qu’on ramènes de vacances »)

« Le baiser du serpent » de Thomas Scotto

Salomé a 13 ans et ses parents sont danseurs dans un cabaret où elle va souvent les voir. Sa grand-mère, qui n’approuve pas du tout de cette profession, accepte de venir les voir à l’occasion de l’anniversaire de Salomé mais ce soir-là c’est un drame qui va clôturer le spectacle. Une enquête est menée pour savoir qui est le coupable.

Dans ce petit roman noir, il y a un mystère et une mort. On se demande qui est le coupable mais on sait dès le début qu’un serpent est impliqué puisque le narrateur de certains chapitres est le coupable. (Mais bon, le mystère n’a pas tenu très longtemps pour moi). Des thèmes forts sont abordés, comme l’esclavage moderne mais beaucoup trop survolés à mon goût. Le passage concernant les relations entre la grand-mère, ancienne danseuse classique et les parents danseurs de cabaret est vraiment anecdotique et me parait un peu en trop. Je pense que ce roman aurait mérité d’être un peu plus étoffé.

Ce roman pourrait plaire aux lecteurs de 11 à 14 ans.

                 

Lecture « animal » pour ma ligne jeunesse du 

Kinderzimmer : Valentine Goby (Lu par Pauline Huruguen)

« Kinderzimmer » est un roman que j’appréhendais un peu par son sujet mais quand l’occasion s’est présentée de le lire en version audio, je l’ai saisie car j’en avais lu de bien -dur mais beau- et bien c’est exactement cela.

C’est un vrai coup de cœur mais plus dans la catégorie « coup de poing ». Un livre que j’ai lu par tranches d’une heure d’écoute, par un hasard de timming, étant donné que pendant les vacances j’ai moins de temps pour lire en audio en continu, mais c’était très bien comme ça car c’est un roman qui nécessite des respirations. J’ai lu « Kinderzimmer » un peu comme en apnée par moments, le souffle court et avec la sensation qu’une main me serrait physiquement le cœur… J’avais parfois les yeux qui me piquaient (dans des situations incongrues : en faisant mon footing ou en faisant mes courses…). C’est un roman qui m’a complètement coupée du monde… j’étais à Ravensbrück…je ne voyais pas ce qui se passait autour de moi.

Ce roman raconte l’internement de Mila, une jeune résistante française déportée à Ravensbrück, la vie des femmes qu’elle y côtoie, sa grossesse sur place, son accouchement et les premiers moments de la vie de son fils au camp, dans la Kinderzimmer (la chambre des enfants).

Pour moi, ce roman est un magnifique roman de femmes -ce sont les femmes au sens large qui sont les héroïnes de ce roman. Des femmes qui subissent, qui s’entraident, qui vivent, qui meurent, qui survivent, qui donnent naissance, qui donnent leur lait à d’autres enfants que les leurs, qui se réchauffent, qui se nourrissent, qui s’encouragent, qui chantent… Mais surtout des femmes qui parlent, qui pensent et qui font tout pour se souvenir, ne jamais oublier…

C’est aussi, dans l’horreur des camps, un roman de l’espoir et du pouvoir de l’esprit, un roman sur les sensations et les pensées qui font tenir, qui font l’humain. C’est l’histoire avec un grand H qui n’est pas racontable et qui est pourtant vécue.

J’ai du mal à en parler… J’ai écrit ce billet à chaud, juste après avoir terminé mon écoute car je ne voulais pas laisser passer mon ressenti mais j’ai du mal à en parler car justement c’est une lecture que j’ai vraiment ressentie physiquement…

J’en profite pour féliciter Pauline Huruguen qui a lu ce roman de façon magistrale : sans pathos, sans « manières » … Elle  EST Mila, elle nous raconte SA vie, elle a donné vie à une vraie personne en lisant ce roman. Bravo!

Merci à Valentine Goby pour ce roman fort, subtile et terriblement humain. C’est la première fois que je lis cette auteur mais j’ai aimé sa plume, je sais que je la lirai à nouveau.

Avec un peu de retard…  pour le non-challenge des pépites de Galéa
 Lecture « Bâtiment » pour ma ligne générale du Petit Bac 2014

Commentaires laissés à l’époque sur Canalblog :
  • Bon alors là, je passe mon tour. Je ne lis jamais d’ouvrages sur la guerre.
Posté par Une ribambelle, vendredi 22 août 2014
  • Je peux comprendre, ce roman pourra rebuter parce qu’il se passe dans les camps mais c’est un roman sur la survie, c’est terriblement humain…
Posté par ennapapillon, vendredi 22 août 2014 |
  • Une lecture coup de poing en effet. Plusieurs mois après, cette histoire continue de me hanter…
Posté par Midola, vendredi 22 août 2014
  • Je te comprends vraiment! C’est une lecture qui m’a marquée mais seulement dans l’horreur de la situation, surtout pour les côtés « positifs » : l’entraide et la force du mental qui sont évoqués ici. Un roman très bien écrit, très sensible et juste.
Posté par ennapapillon, vendredi 22 août 2014
  • Difficile de parler de ce roman mais tu le fais très bien… Une lecture percutante, douloureuse, que j’avais malgré tout trouvé lumineuse…
Posté par Noukette, vendredi 22 août 2014
  • Merci! Je suis entièrement d’accord avec les mots que tu utilises : je l’ai ressentie comme ça aussi! Un roman fort!
Posté par ennapapillon, vendredi 22 août 2014
  • Je l’ai lu en version papier et il m’a beaucoup marquée. Je n’ai pas pu en faire un coup de cœur, en raison du sujet, mais j’ai pris une vraie claque en le lisant.
Posté par saxaoul, vendredi 22 août 2014
  • oui, une claque! mais j’ai trouvé que dans l’horreur il y a tellement d’espoir pour ces femmes au travers de l’entraide et l’écriture m’a aussi plu (et la lectrice!)
Posté par ennapapillon, vendredi 22 août 2014
  • Coup de coeur pour la version papier de mon côté
Posté par SD49, vendredi 22 août 2014
  • je me souviens que tu m’avais vraiment donné envie de le lire!
Posté par ennapapillon, vendredi 22 août 2014
  • C’est noté Enna, et ça aurait été dommage qu’il n’apparaisse pas dans le non-challenge, car ton billet est très beau, et je suis ravie qu’il y ait la version audio parmi tous les louanges de la version papier. Je ne sais pas dans quel état je vais finir après la lecture de ce livre , franchement !!!
Posté par sous les galets, vendredi 22 août 2014
  • Je pense que tu seras étonnée de ne pas être qu’horrifiée. Il est poignant, physiquement poignant (je crois que la dernière fois que j’ai ressenti cela pour un roman c’était avec Purge) mais il y a toute cette humanité qui rayonne aussi entre ces femmes! Plus qu’un roman sur les enfants c’est un roman sur les femmes… Lis le par petites touches, quand tu te sens bien et tu seras surement contente d’avoir osé le lire.
Posté par ennapapillon, vendredi 22 août 2014
  • oui didonc tout un roman qui semble fort…mais comme Ribambelle, ce n’est pas trop mon theme de lecture…
Posté par rachel, vendredi 22 août 2014
  • je comprends très bien, j’ai même hésité à le lire mais il vaut le détour
Posté par ennapapillon, vendredi 22 août 2014
  • Un thème qui me faisait très très peur aussi mais j’ai finalement aimé le roman. Je ne sais pas si j’aurais su l’écouter par contre… cool si la lectrice est géniale!
Posté par Karine:), vendredi 22 août 2014
  • j’ai vraiment aimé aussi même si j’avais un peu peur. La lecture audio aurait pu être une catastrophe mais à mon avis elle a été sublimée par la lectrice qui a fait un beau travail sur un texte si fort.
Posté par ennapapillon, samedi 23 août 2014
  • Lecture prévue comme tu le sais. Ce sera certainement une de mes prochaines lectures. Je suis certaine d’aimer.
Posté par sylire, vendredi 22 août 2014
  • J’ai hâte de lire ton avis ais je ne vois pas comment tu ne pourrais pas être touchée : la lectrice donne vraiment vie au texte.
Posté par ennapapillon, samedi 23 août 2014
  • je ne pense pas que c’est un livre que j’aurais pu écouter, mais même si j’en ai longtemps repoussé la lecture car il me faisait peur, j’ai beaucoup aimé. Je l’ai trouvé très beau et très pudique.C’est le seul livre que j’ai lu de Valentine Goby et j’aimerais bien en tenter un autre
Posté par Eva, samedi 23 août 2014
  • J’ai trouvé ce roman dur mais aussi plein d’espoir, un beau roman aussi paradoxal que cela puisse paraître et la version audio est vraiment très réussi, tout en délicatesse et en harmonie avec le personnage, comme si c’était Mila qui parlait.
Posté par ennapapillon, samedi 23 août 2014
  • C’est un livre qui m’a chamboulée, qui m’a bouleversée moralement et physiquement. C’est un roman nécessaire dont on ne ressort pas indemne. Je crois que je n’aurais pas pu l’écouter.
Posté par sophie/vicim, dimanche 24 août 2014
  • c’est vrai, cela devient toujours « plus réel » quand c’est sous la forme d’un témoignage je trouve. Mais la version audio a été un plus à mon avis car la lectrice m’a portée pendant mon écoute : c’était « son histoire ».
Posté par ennapapillon, lundi 25 août 2014
  • Ce fût un livre coup de poing pour moi aussi, j’imagine que la lecture audio, étant bien faite, doit être encore plus émouvante!
Posté par Tiphanie, dimanche 24 août 2014
  • Oui, pour moi aussi un coup de poing et une lecture très bien faite, très subtile. J’avais l’impression d’écouter un témoignage. C’était dur à écouter mais pas plus je pense que de le lire.
Posté par ennapapillon, lundi 25 août 2014
  • quel livre!! en audio cela doit être très fort!
Posté par lasardine, mardi 26 août 2014
  • Oui, la version a vraiment contribuer à donner vie à ce roman tellement fort! Je suis vraiment contente de l’avoir lu!
Posté par ennapapillon, mardi 26 août 2014
  • magnifique cette écoute a été bouleversante, une leçon de vie ! Pauline Huruguen se saisit avec justesse et force du récit (sa voix résonne encore en moi), elle nous mène à travers ce texte sublime de Valentine Goby à l’ endroit de l’identification , une prise de conscience absolue: la découverte de l’effroi / la foi en la vie. coup de coeur!
Posté par virginie, vendredi 26 septembre 2014
  • Bienvenue ici! J’ai été moi aussi vraiment bouleversée et j’ai trouvé que la lectrice avait réussi un tour de force car ce roman était quand même très « risqué » à lire mais elle lui a donné une dimension puissante de témoignage. j’ai aussi beaucoup aimé le fait que ce ne soit pas accès que sur la maternité mais sur les femmes au sens large. Je me souviendrai longtemps de cette écoute.
Posté par ennapapillon, vendredi 26 septembre 2014