En 1994, Milan est un ado de 12 ans à Versailles, de père français et de mère rwandaise mais il ne sait rien des origines de sa mère arrivée en France en 1973 et il ne se rend pas vraiment compte non plus de ce qui se passe dans le pays de cette dernière, jusqu’à ce qu’elle ramène un jeune garçon venu du Rwanda qu’elle dit être son neveu et qui est gravement blessé suite aux massacres qui ont lieu sur place.
Milan, qui est enfant unique, se lie à celui qu’il pense être le neveu de sa mère jusqu’à ce que du jour au lendemain le garçon soit renvoyé au Rwanda.
En 1998, ses parents divorcent et Milan va au Rwanda pour la première fois avec sa mère. Là, il découvre qu’il a de la famille dont il n’avait jamais entendu parlé, dont sa grand-mère et il retrouve Claude, son ami d’enfance, ainsi qu’une amie de sa mère et son bébé. Il va en apprendre plus sur l’histoire de sa famille et du pays dont il ne savait rien.
Et puis, il va retourner au Rwanda, malgré les réticences de sa mère, pour ses études, pour en apprendre plus sur les procès des bourreaux du génocide et la façon dont les victimes ont besoin de ces procès. C’est à ce moment là que Milan, comme le lecteur, apprend énormément de choses sur l’histoire du Rwanda et sur les massacres terribles qui ont détruit le pays mais aussi sur les origines de ces conflits, comme la colonisation.
C’est un roman à la fois historiquement et sociologiquement passionnant et instructif mais aussi un roman d’initiation avec ce jeune qui grandit au fil du roman, qui se détache de ses parents et en particulier de sa mère qui garde sa part d’histoire personnelle secrète et il se crée son propre lien avec ses origines, il se crée sa propre famille.
J’ai beaucoup aimé ce roman qui n’est certes pas facile par son sujet mais qui se lit vraiment très bien avec une belle écriture fluide!
Repéré chez Argalit
De Gaël Faye, j’avais beaucoup aimé « Petit Pays » dans lequel il parle aussi de la situation au Rwanda. Le Rwanda est aussi au coeur de « Notre-Dame du Nil » de Scholastique Mukasonga ainsi que « Courir sur la faille » de Naomi Benaron.
