L’histoire est une saga familiale qui fait des allers-retours dans le passé mais c’est une famille un peu particulière car elle est composée principalement de deux membres -un frère et une soeur- que l’on va suivre de leur jeunesse jusqu’à l’âge adulte. Mais plus original encore, un des « membres » essentiels de cette famille est la maison d’enfance de ces enfants qui va être réellement au centre de l’histoire, comme le titre le laisse supposer.

Danny et Maeve Conroy ont grandi dans ce que tout le monde appelle « La maison des Hollandais », une magnifique demeure ayant appartenu autrefois à un couple de Hollandais dont les portraits sont encore dans la maison. Leurs parents sont très différents l’un de l’autre. Leur père adore la maison et y tient beaucoup, leur mère, elle, ne l’aime pas et une certaine fragilité psychologique lui fait quitter la maison plusieurs fois puis une dernière fois définitivement, abandonnant également ses deux enfants. Ils vivent sans elle, avec leur père, épaulé par du personnel aimant, jusqu’à ce qu’il se remarie avec une femme qui a déjà deux petites filles.

Maeve est alors déjà une jeune adulte, étudiante à New York, mais Danny, plus jeune est encore à la maison à Philadelphie. Andrea, leur nouvelle belle-mère semble surtout intéressée par la maison et n’a aucune intention de s’impliquer auprès des enfants de son nouveau mari. A la mort inattendue de ce dernier, elle va d’ailleurs les chasser tous les deux de la maison mais aussi les couper de tout ce qui appartenait à leur père, sauf un fond prévu pour les études de Danny que Maeve va pousser à utiliser au maximum en lui faisant faire les études de médecine les plus longues possibles.

C’est vraiment très dur pour Maeve d’accepter cette trahison et elle qui vit encore à Philadelphie, va toujours être attirée par la maison et venir régulièrement l’observer depuis sa voiture, avec Danny quand il est là, même si elle n’a aucun contact avec sa belle-mère.

On va suivre Maeve et Danny quand ils grandissent, avec leurs différentes relations, amoureuses, familiales, on va aussi revenir sur leur passé, dans la petite enfance et plus grands et aussi en savoir plus sur leur mère et leur belle-mère.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman, je ne suis pas passée loin du coup de coeur et j’ai d’ailleurs acheté depuis un autre livre de l’autrice, en anglais cette fois, car j’ai beaucoup aimé la plume et la fluidité de l’écriture.

J’ai aimé tout le traitement psychologique des personnages qui ne sont pas du tout manichéens, on les voit évoluer, on perçoit comment le passé et le présent les influencent et on voit l’importance des relations familiales. J’ai trouvé la relation de Danny et Maeve vraiment touchante, elle est empreinte d’un certain sens du sacrifice qui va influencer toutes les relations qu’ils auront avec les autres.

Repéré chez Les Bibliomaniacs (merci du bon conseil!)

Catégorie animal (= un lapin)
Etats-Unis

10 commentaires sur « La maison des Hollandais : Ann Patchett »

  1. Je le vois régulièrement à la bibliothèque mais je suis trop débordée en ce moment pour l’emprunter. Je le ferai plus tard, j’ai beaucoup aimé « Dans la course » et j’ai « Orange amère » dans ma PAL.

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