L’incolore Tuskuru Tazaki et ses années de pèlerinage : Haruki Murakami (lu par Bernard Gabay)

Résumé de l’éditeur : « Depuis le mois de juillet de sa deuxième année d’université jusqu’au mois de janvier de l’année suivante, Tsukuru Tazaki vécut en pensant presque exclusivement à la mort.
À Nagoya, ils étaient cinq amis inséparables. L’un, Akamatsu, était surnommé Rouge ; Ômi était Bleu , Shirane était Blanche et Kurono, Noire. Tsukuru Tazaki, lui, était sans couleur.
Tsukuru est parti à Tokyo pour ses études ; les autres sont restés.
Un jour, ils lui ont signifié qu’ils ne voulaient plus jamais le voir. Sans aucune explication. Lui-même n’en a pas cherché.
Pendant seize ans, Tsukuru a vécu comme Jonas dans le ventre de la baleine, comme un mort qui n’aurait pas encore compris qu’il était mort.
Il est devenu architecte, il dessine des gares.
Et puis Sara est entrée dans sa vie. Tsukuru l’intrigue mais elle le sent hors d’atteinte, comme séparé du monde par une frontière invisible.
Vivre sans amour n’est pas vivre. Alors, Tsukuru Tazaki va entamer son pèlerinage. À Nagoya. Et en Finlande. Pour confronter le passé et tenter de comprendre ce qui a brisé le cercle. »

Je suis un peu partagée sur ce roman qui m’a à la fois plu et à la fois un peu ennuyée.

J’ai aimé le lien qui unissait les 5 amis, le fait que Tsukuru accepte en façade leur abandon mais qu’en réalité cette rupture incompréhensible le tue à l’intérieur. J’ai aimé que Sara comprenne qu’il avait besoin de comprendre ce qui était arrivé à l’époque de cette rupture amicale pour pouvoir avancer dans son présent. J’ai aimé le courage de  Tsukuru quand il va confronter ses amis pour avoir des explications et également la révélation de ce que cachait cette rupture.

Mais j’ai aussi trouvé le roman un peu classique pour Murakami, il me manquait un petit côté déjanté et onirique que j’avais découvert dans d’autres romans de lui (il faut dire que ma première lecture était « Kafka sur le rivage », j’avais mis la barre haute !

J’ai  aussi trouvé qu’il y avait beaucoup de longueurs au début et notamment des personnages secondaires qui n’apportaient rien à l’histoire globale (jusqu’à la fin je me suis demandé quand le personnage de l’ami de fac avec qui il va à la piscine allait avoir une importance dans le récit et l’histoire du père de celui-ci allait-elle avoir un sens à un moment ou un autre… et en fait…non…

Bref, je ne sais pas si je vous vends vraiment ce roman : je pense que si vous êtes fans du côté un peu barré de Murakami vous serez peut-être déçus mais si ce côté-là ne vous tente pas, vous aimerez sans doute. J’ai vraiment envie de lire vos avis pour affiner un peu le mien !

 Chez Sylire

(Je suis hors thème, car je ne suis allée ni au Japon, ni en Finlande 😉

6 commentaires sur « L’incolore Tuskuru Tazaki et ses années de pèlerinage : Haruki Murakami (lu par Bernard Gabay) »

  1. Bon, effectivement, tu ne le vends pas vraiment… Et comme j’ai moi aussi adoré « Kafka sur la rivage », j’ai bien peur d’être déçue moi aussi. Mais je l’écouterai un de ces jours malgré tout.

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    1. oui, c’est vrai j’ai aimé les personnages mais j’ai trouvé qu’il y avait
      des longueurs et des passages qui ne me paraissaient pas utiles. Je file
      lire ton billet!
      Posté par ennapapillon, lundi 18 juillet 2016

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