Ce roman se passe à Montréal en octobre 1970. Gaétan est un jeune de 15 ans d’une famille très modeste qui travaille à l’usine pour aider sa famille. Son père, au chômage ne supporte plus de voir son quartier détruit par le maire. Dans l’entourage de Gaétan, familiale ou amical, mais aussi au sens large, au Québec, il y a un ras le bol de la domination de l’anglais dans la vie quotidienne des « canadiens français » comme ils sont appelés à l’époque et particulièrement dans la hiérarchie professionnelle. Il y a les syndicats et les étudiants qui se battent pour la fin de cette injustice.

Mais à cette époque, la révolte a pris un tour plus révolutionnaire quand un groupe politique extrême a kidnappé des hommes importants et cela a entraîné la mise en place d’une « loi exceptionnelle des mesures de guerre » qui permet à la police d’arrêter arbitrairement n’importe qui sans justification pour 21 jours (d’où le titre).

Luc, un ami de Gaétan, a été arrêté et s’en suivent ces 21 jours qui vont à la fois nous montrer la vie des québécois (donc francophones) dans une vie où l’élite parle anglais, la vie d’un quartier populaire et la rencontre avec des étudiants politisés (et une étudiante en particulier). Cette tranche de vie est à la fois pleine de quotidien et de l’Histoire du pays.

J’ai apprécié ce roman même si je n’étais  pas trop au fait des détails de l’histoire mais je pense que c’est un roman qui devrait intéresser les jeunes lecteurs québécois mais sans doute moins les jeunes français car cette tranche d’histoire est vraiment très ciblée. Par contre pour un lecteur adulte français, cela permet de prendre conscience de certains aspects de l’histoire dans une thématique culturelle très intéressante.

 chez Karine:) et  Yueyin

 autour de la littérature jeunesse québécoise

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17 commentaires sur « 21 jours en octobre : Magali Favre »

  1. Cette période était terrible… les arrestations des intellectuels et des contestataires, même ceux qui n’avaient rien à voir avec tout ça auraient été nombreuses. Je suis hyper intéressée. Pour les adultes français, je pense que ça peut expliquer certaines choses à propos d’une génération de québécois.

    Aimé par 1 personne

    1. Oui, je pense que ce roman montre bien les racines de l’attachement au français pour les québécois, au-delà de la langue, c’est une identité et une forme de respect pour une partie de la population

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    1. c’est toujours intéressant de connaître l’histoire récente. Et comme tu fais de la traduction avec le Canada, tu dois « t’amuser » avec certaines expressions 😉

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