Ce roman m’a été prêté par mon amie Mrs B et je ne savais pas trop à quoi m’attendre mais je peux vous dire qu’elle m’a dit que ça lui avait fait penser à « Le jour d’avant » de Sorj Chalandon et elle avait raison.

En effet, ce roman se passe dans un village minier au coeur d’une famille de mineurs. Une famille dont le père et tous les fils sont mineurs et dont la vie de la mère est entièrement orientée sur ses mineurs. La mine est une présence omniprésente en arrière plan, les fumées, le charbon, une certaine noirceur pèse sur le village.

Dans cette famille, il y a aussi un jeune fils et une fille, la seule de la famille, Ted and Rose, et eux, vont chercher tous les deux chercher à se libérer de cette obligation de faire partie de la mine. Ted en grandissant s’affirmera en s’opposant à la mine et à son père en allant travailler à la ferme auprès de moutons en plein air plutôt que sous la terre. Il  deviendra le « mouton noir » de la famille dès cet instant. Rose, s’échappe en se mariant, mais elle réalise que le mariage n’est pas une liberation mais un autre enfermement… Tous les deux sont un peu rebelles et leur relation sera intimement liée dans un drame.

Je ne veux pas en dire plus car ce roman est court mais il est aussi très dense. C’est un portrait social et humain. Cela parle de la place de l’individu au sein d’une famille et d’une société. Cela parle d’une quête de liberté pas facile à atteindre.

Ce que j’ai aussi beaucoup aimé dans ce roman c’est qu’il est intemporel, on ne sait pas trop à quelle époque cela se passe. J’ai fait une petite vérification historique (à partir d’un événement dont je ne parlerai pas dans ce billet) et tout ce que je peux dire c’est qu’il se passe obligatoirement avant 1964 et j’imaginais bien qu’il se situait dans les années 40-50 mais Mrs B, elle, imaginait que ça se passait plutôt au début du 20ème siècle. Et je trouve ça assez fort car on pourrait aussi imaginer que ça se passe de nos jours.

Le style est précis et sans fioritures. Comme je vous le disais, le roman est court mais certainement pas creux.

Pour l’instant, il n’est pas traduit, mais je vous le conseille si vous lisez en anglais.

 par Mrs B : Merci!

pour ma 2ème ligne « animal »

chez Lou et Cryssilda

12 commentaires sur « Black sheep : Susan Hill »

  1. J’aime beaucoup ce que tu dis sur le fait que ce roman soit intemporel. Pour moi, c’est un des éléments qui font les « grands » romans.

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  2. Je n’avais pas été emballée par le seul titre que j’ai lu d’elle mais il y avait un enquêteur intéressant, Simon quelque chose je crois.

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  3. Je vais commencer par un des livres traduits e cette auteure que je ne connais pas encore mais je me note celui-ci dans un coin de ma tête, si jamais l’auteure me plait 🙂

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    1. Je crois qu’elle a écrit des romans policiers et des romans un peu fantastiques mais je ne sais pas si elle a écrit d’autres romans de ce genre.

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