Résumé de l’éditeur (papier car je ne trouve pas ce titre dans le catalogue audiolib) : « Le soir de son treizième anniversaire, lors d’une énième dispute entre ses parents, Jane Howard annonce qu’elle ne se mariera jamais et n’aura jamais d’enfants.
Mais sommes-nous maître de notre destinée ? Une quinzaine d’années plus tard, Jane est professeur à Boston et amoureuse de Theo, un homme brillant et excentrique qui lui donne une petite Emily. A sa grande surprise, Jane s’épanouit dans la maternité. Mais la tragédie frappe et Jane, dévastée, n’a plus qu’une idée en tête : quitter le monde. Alors qu’elle a renoncé à la vie, c’est paradoxalement la disparition d’une jeune fille qui va lui donner la possibilité d’une rédemption.
Lancée dans une quête obsessionnelle, persuadée qu’elle est plus à même de résoudre cette affaire que la police, Jane va se retrouver face au plus cruel des choix : rester dans l’ombre ou mettre en lumière une effroyable vérité… »

*

Si en lisant ce résumé vous avez l’impression qu’il se passe beaucoup de choses, dites vous bien que la version audio dure plus de 19h (donc j’en déduis que c’est un pavé en papier) et que c’est un roman à la fois assez foisonnant au niveau du récit mais assez « bavard » au niveau du style.

Tout d’abord, j’ai eu l’impression de lire trois ou quatre romans à la suite car j’ai trouvé que les différentes parties de la vie de Jane pouvait presque faire des romans à part entière et il y a peu de vrais liens entre les trois à part ce personnage finalement. Il y a d’abord « Jane et sa famille dysfonctionnelle et Jane étudiante amoureuse d’un homme parfait… » (mais cette partie finit mal…), puis « Jane professeur d’université, mariée à un escroc et mère d’une petite fille parfaite » (mais cette partie finit mal aussi…), puis « Jane malheureuse et suicidaire qui devient bibliothécaire dans une petite ville loin de tout ». Ca aurait pu se finir là-dessus, mais Jane ne se laisse pas avoir par les bonheurs simples… elle va chercher des histoires pour s’assurer que les choses finissent mal… Et la dernière partie, celle qui tombe le plus comme un cheveu sur la soupe, ou comme un roman à part entière, c’est « Jane est persuadée qu’un homme accusé d’avoir tué sa fille n’est pas coupable et elle va mener l’enquête pour prouver la vérité »…

Bref, je ne suis pas tendre avec ce roman mais parfois trop c’est trop… Pourquoi est-ce que Douglas Kennedy n’a pas écrit 4 romans distinct? Est-ce qu’il déteste à ce point son personnage pour lui faire subir malheur après malheur? A un moment je me suis demandé s’il pouvait encore plus la tirer plus bas… et bien oui, il le peut! Et enfin, c’est vraiment plein d’exagérations et d’incohérences qui font que je n’ai pas du tout adhéré à cette histoire et je ne me suis pas du tout attachée au personnage de Jane qui m’a plus exaspérée qu’autre chose… Et autre chose qui m’a plutôt lassée c’est tout l’aspect littéraire, intellectuel, « professoral » de ce roman… Comme si l’auteur voulait nous en mettre plein la vue…

Sur le coup, je dirai que ça se laisse lire mais c’est quand même très long…Peut-être que si je n’avais pas été en plein dans des travaux de peinture dans ma maison cet été et que ça me faisait passer le temps, je ne l’aurais pas lu jusqu’au bout.

 Chez Sylire

 chez Titine

avec Nath Sci : Allons voir si elle est plus gentille que moi!

7 commentaires sur « Quitter le monde : Douglas Kennedy (Lu par Isabelle Miller) »

  1. Oh oui, moi j’ai beaucoup aimé, je l’ai lu en 3 jours alors qu’il fait presque 500 pages… C’est vrai que la dernière partie est un peu étonnante mais elle s’explique quand même (la détresse qu’elle a vu dans les yeux de l’homme / le besoin d’occuper son cerveau pour ne pas devenir folle…). Mais j’aimé les grandes sagas ou les romans fleuves qui permettent de rester longtemps avec les personnages ! Quand à sa vie, si je te racontais la mienne (moins triste heureusement ) il y aurait de quoi écrire un roman aussi… Mon Homme est en train de le lire, et pour le moment ça lui plaît bien (il a entamé la 3eme partie.)

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    1. en fait ce qui m’a surtout gêné c’est le côté collage , les histoires pas assez liées les unes aux autres, cette impression de lire des petits romans les uns après les autres 😉 Mais c’est le bon côté des LC : voir d’autres points de vue de lecteurs 😉

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