La mort du roi Tsongor : Laurent Gaudé (lu par Pierre-François Garel)

Cela faisait des années que j’entendais du bien de ce roman de Laurent Gaudé et je comptais le lire pour le Challenge Goncourt des Lycéens. Quand j’ai vu que les Éditions Thélème proposait une version audio de ce roman lu par Pierre-François Garel (que j’ai déjà écouté lire « Ouragan » et « Les amants du Spoutnik » et que j’avais beaucoup apprécié), j’ai osé les contacter pour le leur demander…
 
Alors que dire sur ce roman sans trop en dire? Je ne savais presque rien de l’histoire avant de le commencer à part que le roi Tsongor mourrait le jour  du mariage de sa fille… Depuis j’ai lu des commentaires qui font une comparaison avec des tragédies Grecques mais comme je ne suis pas du tout calée dans ce domaine, ce n’est pas un rapprochement que j’ai fait…
 
Le roi Tsongor qui a été un guerrier impitoyable pendant des années et qui a construit un empire puis est devenu un roi respecté est sur le point de marier sa fille Samilia dans le royaume de Massaba. Son fidèle serviteur Katabolonga décide pour lui de sa mort quand deux hommes se disputent la main de Samilia :  Kouame, celui à qui le roi à promis sa fille et Sango Kerim, celui qui vient réclamer celle qui s’est promise à lui dans leur jeunesse… Alors le roi meurt en souhaitant épargner des morts car il sentait que deux prétendants se livreraient une guerre sanglante pour la conquérir…
 
Malheureusement au lieu d’éviter une guerre, la mort du roi entraîne un long et très violent carnage qui durera des années…
 
Pendant ce temps, Souba, le fils cadet du roi obéit à ses dernières volontés en parcourant tout le royaume pour construire 7 tombeaux et en choisir un pour enterrer son père, même si cela prend des années… En chemin il apprend à connaitre son père et lui-même…
 
Cette histoire c’est comme une saga, une légende africaine chantée sur la grandeur et la décadence d’un empire, sur la nature humaine qui finit par vouloir tout détruire sur son passage par vanité. 
 
J’ai du mal a exprimer ce que j’ai ressenti en écoutant cette histoire mais une chose est sure j’ai vraiment ressenti des choses fortes : on connait la peur, la haine, l’humiliation, la fierté, la violence (il y a des passages très violents), la honte, des forces presque mystiques qui poussent les hommes les uns contre les autres…
 
C’est donc un roman que je vous conseille vraiment et si vous souhaitez l’écouter en livre audio, je veux bien le faire voyager (si je vous connais au travers du blog) car, la voix et la manière de lire de Pierre-François Garel sont excellentes et donne réellement une grande force à ce récit,  une musique… Il sert vraiment le texte en y apportant une dimension « orale » à ce roman qui se rapproche du conte initiatique.

Merci aux 

 2002