Des vies d’oiseaux : Véronique Ovaldé

Dans « Des vies d’oiseaux », Véronique Ovaldé nous raconte l’histoire d’une famille avec différents points de vue.
 
On commence par rencontrer Vida Izzara, une femme qui vit une vie sclérosée dans sa maison luxueuse avec un mari matérialiste et indifférent qui la traite comme un objet. Elle s’ennuie. Sa fille, une jeune adulte a quitté la maison et disparu suite à des disputes avec ses parents.  Quand elle réalise que des gens ont habité leur maison pendant  leur absence, Vida est persuadée que c’est sa fille Paloma qui est venue.
 
Avec l’aide de Taïbo, un inspecteur de police peu conventionnel, assez taciturne et détaché, elle part à la recherche de sa fille dans sa ville d’origine -Irigoy- une ville plutôt malfamée. Auprès de Taïbo, lors de ce voyage, ce retour aux sources pour elle, Vida va se remettre à ressentir des choses profondes, c’est une sorte de prise de conscience de ce qu’est devenue sa vie.
 
On découvre aussi le point de vue de Paloma, cette jeune fille, qui depuis son enfance a l’impression de vivre en marge des valeurs de ses parents. Auprès d’Alfredo, un jeune garçon un peu marginal venant d’Irigoy, elle semble trouver sa place dans sa propre vie, une forme de liberté dans son mode de vie un eu nomade.
 
C’est une histoire de rencontres qui changent les vies, de personnes qui prennent la mesure de ce qui est bon pour eux. Il y a une sorte de retrouvailles avec soi-même. Du moins, c’est ce que j’ai ressenti.
 
J’ai aimé le style de l’auteur, fluide et simple avec une touche de poésie, d’intemporalité (bien que l’on sache que l’on est en 1997, c’est moins le temps qui compte ici que les sensations des personnages.) Le paysage, comme les personnages, est tourmenté et on sent beaucoup d’humanité dans ces histoires.
 
Cependant si j’ai beaucoup aimé, je n’ai pas eu un coup de coeur de « Ce que je sais de Vera Candida« . J’ai eu un peu la sensation de rester sur ma faim comme si chaque personnages avaient encore des choses à nous dire et qu’ils n’en avaient pas eu l’occasion.

Chez Canel, vous trouverez des remarques relevées lors d’une rencontre avec l’auteur notamment sur son choix du titre : « …Tous ces personnages fragiles, leurs vies éphémères et volatiles m’évoquaient des oiseaux. Idée de quelque chose de fragile et grave à la fois. Vida pourrait être une perruche, Gustavo un dindon, le jeune couple des coucous qui habitent les « nids » des autres.  »  J’ai trouvé ça très intéressant

Merci à Rémi Gonseau de m’avoir envoyé ce roman dans le cadre des Matchs de la Rentrée Littéraire

12 commentaires sur « Des vies d’oiseaux : Véronique Ovaldé »

  1. @Sandrine : Ce n’est pas parce que je n’ai pas eu un « coup de coeur » que je n’ai pas beaucoup aimé! Mais il y avait le petit plus pour moi. C’est intéressant d’ailleurs de voir qu’on peut parfois avoir les mêmes goûts sur certains livres et moins sur d’autres! Ici, j’avais juste l’impression que j’en aurai voulu plus sur chacun des personnages.

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  2. Ooooh, je suis toute fière d’avoir fait un petit relais entre les paroles de V. Ovaldé et toi ! c’est vrai que ça m’a intéressée aussi, mais comme je ne regarde pas la TV, je me suis dit qu’elle l’avait peut-être déjà évoqué partout ! Merci ! PS : ce livre est mon coup de coeur de la rentrée, pour l’instant, et même de toute l’année 2011…

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    1. Je voulais passer chez toi te dire que je t’avais emprunté une citation mais j’ai oublié Je ne suis pas du tout les émissions littéraires et moi non plus je ne l’ai pas entendue alors ton billet (tes billets) m’ont appris beaucoup de choses! Pas un coup de cœur pour moi, mais une belle découverte quand même!
      Posté par enna, jeudi 10 novembre 2011

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    1. C’est le problème des PAL monstrueuses, elles finissent parfois par noyer quelques livres J’espère que tu arriveras à le lire!
      Posté par enna, vendredi 11 novembre 2011

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  3. J’aime beaucoup le style de l’auteur, il me reste encore à lire celui ci et Ce que je sais de Vera Candida… J’avais adoré Les hommes en général me plaisent beaucoup, très particulier…

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    1. Ah, tu as de la chance, il te reste mon coup de coeur à lire Je garderai l’oeil ouvert si je vois celui dont tu parles!
      Posté par enna, samedi 12 novembre 2011

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  4. @Leiloona : J’ai quand même beaucoup aimé mais j’avais le sentiment qu’elle pouvait m’emporter plus loin

    @George : J’en ai lu trois d’elle, mon préféré est « ce que je sais de Vera Candida » et j’ai plutôt bien aimé celui-ci (moins « Et mon cœur transparent ») mais elle a un vrai style je trouve.

    @Valérie : il y a des auteurs dont on sait qu’on va aimer et d’autres pour lesquels ce n’est pas la peine de s’acharner Il y a tant de livres à lire!
    Posté par enna, jeudi 10 novembre 2011

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